V. — O RA SERRATA
La rétine subit un amincissement considérable au niveau de l'ora serrata. Il se produit progressivement chez la plupart des Mammifères et présente une étendue variable suivant les espèces ; il occupe, par exemple, un espace dix fois plus considérable chez le Cheval que chez l’Homme (Terrien). Dans certains cas, chez ce dernier, la rétine optique surplombe à la manière d’un crochet l'origine de la partie ciliaire. Il en est de même
Fig. 335. — Coupe de la réline el delà choroïde en avant de /’orn serrata.au niveau de /’orbiculus ciliaris.
(Homme.)
rél, rétine ciliaire, avec ses deux couches, une couche externe formée de cellules cylindriques non pigmentées; une couche interne formée de cellules cylindriques pigmentées. — ch, choroïde vasculaire avec la chorio-eapillaire en dedans. — scli, supra-choroïde, dont les lames constitutives sont écartées les unes des autres. X 250.
chez certains Oiseaux. Dans d'autres cas, les cellules visuelles diminuent progressivement de nombre ; les bâtonnets s’atrophient peu à peu et se réduisent à de courtes protubérances arrondies qui font saillie à la surface de la limitante externe. Ces protubérances elles-mêmes disparaissent et la limitante externe, tout à fait lisse, s'applique sur la couche pigmentaire. D’autre part, les couches granuleuses externe et interne se fusionnent l’une avec l’autre et leurs éléments perdent tout caractère spécifique. Les cellules ganglionnaires et la couche plexiforme interne se prolongent un peu plus loin, puis s’effacent rapidement tandis que les cellules de Millier deviennent de plus en plus puissantes, finissent par constituer les seuls éléments du bord de la rétine optique et se continuent avec les cellules cylindriques de la rétine ciliaire.
ORGANES DES SENS
La région antérieure de la rétine optique renferme souvent, surtout chez les individus âgés, des cavités arrondies appelées «lacunes de Blessig ». Elles sont limitées par des cellules de Müller accolées et semblent résulter d’une atrophie du tissu rétinien, que Greeff désigne sous le nom de « dégénérescence cystoïde périphérique de la rétine ». Ces cavités confluent quelquefois les unes avec les autres ; il peut ainsi se produire une disparition du bord antérieur de la rétine optique et un recul de l’ora serrata.