‹ Traité d'histologie :Chapitre 205 sur 267 · V. — Glandes périorbitaires (i · texte numérisé non relu

V. — Glandes périorbitaires (i

i° Glande lacrymale. — La glande lacrymale , est, d’après Stôhr, Maziarski, Fleischer une glande du type tubulaire composé; ses culs-desac sécréteurs ne sont cependant pas cylindriques, mais légèrement dilatés, de façon à prendre sur la coupe une forme alvéolaire; ce qui explique que plusieurs auteurs l’aient regardée comme une glande acineuse composée. La glande lacrymale se distingue nettement, quoi qu’il en soit, par la forme de sa ramification, des glandes salivafces, notamment de la parotide, à laquelle on l’a souvent comparée.

Les cellules sécrétrices produisent des grains analogues à ceux des glandes salivaires Nicolas. Noll, Fleischer). Quelques-uns de ces grains sont de nature graisseuse (Nicolas, Axenfeld et Bietti, Noll). Stôhr et Noll décrivent d’ailleurs deux sortes de cellules sécrétrices. D’après Stôhr, les unes sont assez hautes, cylindriques, quand elles sont remplies par le produit de sécrétion; les autres, basses, renferment un produit concrété en grosses sphères. Entre les cellules pénètrent des canalicules radiés intercellulaires. Les acinus sont entourés par des cellules en panier très nettes.

Le système excréteur est diversement décrit. Schwalbe, Merkel, Stôhr ont vu les culs-de-sac sécréteurs se rattacher aux canaux excréteurs par de longs segments intercalaires, que Maziarski a niés, et qui, d’après Zimmer-

(1) Les petites glandes comprises dans l’épaisseur des paupières et de la conjonctive seront étudiées avec la peau.

GLANDES

mann, Fleischer, manquent en effet chez l’Homme. Il y a d’ailleurs à cet égard de grandes différences selon les espèces animales (Fleischer). Les canaux excréteurs à épithélium strié paraissent, de l’avis presque unanime, faire défaut.

Les canaux excréteurs proprement dits, ou conduits de la glande lacrymale, sont tapissés par une double rangée de cellules, les superficielles cylindriques. Les voies lacrymales, qui représentent le conduit excréteur physiologique des glandes lacrymales et par lequel les larmes sont conduites dans les fosses nasales, se composent, comme on le sait, successivement : des conduits lacrymaux , du sac lacrymal et du canal nasal. Les conduits lacrymaux sont tapissés par un épithélium stratifîéà cellules plates ; leur paroi est formée par une tunique propre, riche en fibres élastiques, renforcée par une couche de fibres musculaires striées, à direction surtout longitudinale. Le sac lacrymal et le canal nasal sont revêtus par un épithélium à deux ou plusieurs assises de cellules, les superficielles cylindriques et vibratiles mélangées de cellules caliciformes. Leur tunique propre offre un caractère lymphoïde bien marqué et peut môme renfermer des follicules clos; elle est en rapport par sa partie profonde avec un riche plexus veineux. Il existe dans le sac lacrymal des glandes de deux sortes, acineuses et tubuleuses (Alt) ; dans la partie inférieure du canal nasal, on remarque des diverticules tubuleux de l’épithélium, que certains auteurs ont voulu considérer comme des glandes; mais Roghon-Duvignüaud nie l’existence de glandes dans les voies lacrymales.

2° Glande de Harder et glande nictitante. — Ces glandes, qui sont situées dans la région orbitaire interne, ne sont pas représentées chez l’Homme; on a voulu cependant considérer comme l’homologue de la glande nictitante des animaux une glandule décrite par C. Giacomini chez le nègre dans le pli semi-lunaire de l’angle interne de l’œil. La «^glande de Harder » des Mammifères est fréquemment composée de deux parties, par exemple chez le Lapin : l’une blanche plus petite, l'autre rouge plus considérable; chez le Hérisson l’une des parties est sous forme d’îlots disséminés; d’autres fois, comme chez la Souris, la partie blanche existe seule. Ces deux aspects macroscopiques correspondent à l’existence de deux sortes de culs-de-sac sécréteurs ; chez le Hérisson, les uns, plus larges, tapissés par un épithélium tantôt élevé, tantôt très aplati, produisent de la graisse et une substance coagulable; les autres, plus étroits, sont de nature séreuse (Lôwentual). La « glande nictitante » qui coexiste souvent avec la glande de Harder (Porc, Lapin, Souris) manque ailleurs (Rat, Cobaye); elle est également hétérogène, composée de deux portions différentes. Il existe en outre chez le Lapin une « glande lacrymale inférieure ».

3° Glande infra-orbitaire. — La « glande infra-orbitaire », comme son nom l’indique, est située au-dessous de l’orbite; elle existe chez un grand nombre de Mammifères (Chien, Lapin, Rat, Cobaye). Elle a tantôt le caractère muqueux (Chien), tantôt le caractère séreux. Chez le Rat par exemple, elle se compose de deux sortes d’acinus; les uns à grosses cellules prismatiques, pourvus d’une lumière minime, ressemblent aux acmus de la parotide et de la lacrymale; les autres sont creusés d’une vaste lumière et bordés d’un épithélium cubique (Lôwentiial).

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