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III. — Trachée-artère

A. Muqueuse. — a) Épithélium. — La muqueuse de la trachée-artère est tapissée par un épithélium stratifié vibratile identique à celui du larynx. Çà et là existent, comme dans le larynx, des îlots d’épithélium pavimenteux stratifié, signalés chez divers Mammifères et chez l’Homme par Drasch, Haycraft, Carlilr, Schnitzler, Baraban. O11 n’est pas fixé sur la signification de ces plages d’épithélium plat. On ne sait si elles sont le résultat de processus inflammatoires ou si elles sont dues à des actions mécaniques d’ailleurs normales. Baraban, ayant constaté chez un supplicié l’existence de ces îlots à épithélium plat, non seulement dans la trachée mais aussi dans les bronches, croit (pic la conservation de l’épithélium cilié est duc à ce (pie recouvert par du mucus il a été soustrait aux influences irritantes qui ont amené la transformation des îlots d’épithélium pavimenteux. Pour

HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE

Carlier, la transformation est produite par les frottements que subit l'épithélium en certains endroits par suite de dispositions anatomiques spéciales. Plusieurs auteurs (Drascii, Schuchardt, Griffini) ont vu que la réparation des pertes de substances expérimentales ou produites par une inflammation se fait par un épithélium pavimenteux stratifié.

b) Glandes. — Les glandes de la trachée sont surtout nombreuses et bien développées au niveau des espaces intercartilagineux et de la portion postérieure membraneuse de la trachée, plus rares et plus petites à la face interne des anneaux cartilagineux (Verson, Frankeniiaüser). Elles sont de même nature que celles du larynx, c’est-à-dire les unes mixtes, les autres purement séreuses (Fuchs-Wolfrixg, Maziarski). Elles sont assez volumineuses pour dépasser profondément la muqueuse et s’engager dans la sousmuqueuse ou même dans le muscle de la portion membraneuse qu’elles peuvent parfois traverser. Le corps de la glande, ovoïde ou sphérique dans les espaces intercartilagineux, piriforme et allongé dans la portion membraneuse, devient aplati et lenticulaire pour les glandes situées au niveau des cartilages. Le canal excréteur traverse obliquement la muqueuse, où il présente une dilatation ampullaire (Frankeniiaüser) et à la surface de laquelle

11 s’ouvre par une fossette infundibuliforme. Ces glandes ne se développent, d’après Gediioft, que tardivement, après la naissance.

c) Chorion. — Le chorion de la trachée se distingue comme celui du larynx par sa îichesse en fibres élastiques. Elles forment ici un réseau à mailles allongées suivant l’axe de la trachée, développé surtout chez les grands Mammifères. Ce réseau se condense suivant une lame qui occupe la partie muqueuse du chorion et qui forme une membrane élastique assez nettement limitée, séparant ainsi le chorion proprement dit en deux couches secondaires, l’une sous-épithéliale, l’autre adjacente à la sous-muqueuse. La couche sous-épithéliale est fortement infiltrée de globules blancs qui, comme on l'a vu pour l’œsophage, s’accumulent surtout autour des conduits excréteurs des glandes (Verson, Dolkowski, Frankenhaüser), sans cependant donner lieu, chez l’Homme du moins, à de véritables follicules clos.

Le chorion est séparé de l’épithélium par une membrane basale qui résulte de la condensation du tissu conjonctif et qui se présente comme une membrane homogène ou finement striée assez épaisse; elle est creusée de pores que traversent des leucocytes migrateurs pour pénétrer dans l’épithélium, et elle se prolonge par des dentelures entre les limites des cellules épithéliales les plus profondes. Debove a décrit et Frankeniiaüser a retrouvé au-dessous de cette basale une couche de cellules polygonales aplaties (« endothélium sous-épithélial » de Debove), dont Tourneux et Herrmann n’ont pas admis l’existence.

Le chorion n’atteint, selon Gediioft, son état définitif que vers l’âge de

12 ans, et le tissu élastique s’y développe de plus en plus avec l’âge. D’après cet auteur, la délicatesse et la structure du chorion et sa vascularisation abondante dans le jeune âge, jointes au développement incomplet des glandes muqueuses, expliquent la fréquence des affections trachéales de l’enfance.

GLANDES

B. Membrane élastique. Muscles et cartilage. — Au-dessous de la muqueuse, la paroi de la trachée est formée par une tunique fibro-élastique , comprenant dans son épaisseur des anneaux cartilagineux , formés de tissu hyalin qui servent de charpente; elle est renforcée par un muscle lisse, le muscle trachéal. La description de ces diverses parties est du ressort de l’anatomie.

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