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III. — Modifications pathologiques du parenchyme pulmonaire

Le parenchyme pulmonaire est sujet à des altérations nombreuses, tantôt régressives et atrophiques, tantôt inflammatoires et productives.

L’emphysème pulmonaire appartient à la première catégorie. Il consiste, comme on le sait, dans l’agrandissement des cavités respiratoires ouvertes les unes dans les autres. Les pores qui à l’état normal sont creusés dans la paroi alvéolaire s’agrandissent et confluent les uns dans les autres (Hansemann). Les cloisons alvéolaires s’atrophient, les fibres élastiques qui en forment la charpente se ramollissent et disparaissent; les capillaires étirés s’atrophient et se rompent.

La bronchopneumonie, soit expérimentale, soit naturelle, consécutive à l'inhalation de poussières irritantes, peut être donnée comme exemple du second groupe de lésions. Elle a pour siège les alvéoles pulmonaires, les conduits alvéolaires et les bronchioles respiratoires. Les agents irritants déterminent une hyperhémie, avec émigration leucocytaire et exsudation tantôt séreuse, tantôt hémorragique, tantôt fibrineuse. Les grandes plaques et les petites cellules de l’épithélium alvéolaire subissent les modifications qui ont été indiquées plus haut (p. g63) ; elles desquament et tombent dans la cavité de l’alvéole. Mélangées aux leucocytes émigrés, devenus souvent globules de pus, et enserrées dans les mailles d’un réseau fibrineux, elles forment des membranes croupales qui comblent les cavités respiratoires. Dans la pneumonie, les phénomènes pathologiques sont essentiellement les mêmes. Une hyperhémie considérable ouvre la scène, donnant à la partie lésée une coloration rouge foncée et une consistance plus grande ; c’est la période de splénisation ou d’engouement. Puis la production de l’exsudât intraalvéolaire augmente encore la compacité du tissu pulmonaire, qui devient comparable à celle du tissu hépatique; c’est la période d’hépatisation rouge. Quand les vaisseaux sont moins gorgés de sang et (pie les hématies disparaissent de l’exsudât, l’hépatisation devient grise.

La guérison survient par la liquéfaction et la résorption de l’exsudât, la disparition des cellules épithéliales desquamées et enfin par la restauration de l’épithélium pulmonaire, suivant le processus décrit ci-dessus (p. g63j .

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