VIII. — Nerfs du rein
Ils proviennent du plexus solaire et pénètrent à l’intérieur de cet organe en suivant les ramifications de l’artère rénale (Pappenheim, Kôlliker). D’après les recherches de Retzius, les ramifications nerveuses constituent autour des branches artérielles interlobaires des réseaux d’où s’échappent des ramuscules qui se terminent sur les muscles des parois vasculaires. On peut suivre ces ramifications sur les artères afférentes et jusque sur le corpuscule de Malpighi. Ces fibres nerveuses se poursuivent entre les canalicules contournés, s’anastomosent en un réseau délicat et fournissent des images qui donnent l’impression de terminaisons nerveuses (Kôlliker). D’après Disse, les branches destinées aux canalicules contournés se détachent des plexus périarlériels, se ramifient à la surface de ces canalicules et se terminent par des extrémités en forme de bouton. On ne peut savoir si ces boutons terminaux s’arrêtent à la surface de la propria ou s’ils pénètrent entre les cellules de l’épithélium glandulaire. Disse admet qu'ils sont en rapport avec la base des cellules cylindriques. Il existe également des plexus nerveux dans la substance médullaire (Kôlliker) qui proviennent d'un autre plexus à larges mailles situé au niveau de la base des pyramides. Il donne naissance à des fibrilles qui s’enlacent autour des vaisseaux et autour des canaux collecteurs, puis traversent la membrane propre et se terminent par des extrémités intra-épithéliales. Des expansions issues de ces plexus parviennent jusqu’au niveau de l’épithélium papillaire et s’y terminent librement.