‹ Traité d'histologie :Chapitre 263 sur 267 · III. — Vagin · texte numérisé non relu

III. — Vagin

La structure de 1 épithélium du vagin est intermédiaire entre celle des épithéliums pavimenteux simples qui revêtent la plupart des muqueuses de ce type, et celle de l’ectoderme légumentaire à couche cornée et à éléidine. Cet épithélium est constitué par une assise génératrice assez épaisse, avec papilles épidermiques, et une assise superficielle de cellules très aplaties, qui renferment des granulations d’éléidine. 11 possède la même structure surle vestibule, le clitoris, la face interne des petites lèvres. Il présente une transformation périodique chez certains animaux (Carnassiers, Ruminants, Rongeurs). Les cellules superficielles subissent une métamorphose muqueuse, et l’épithélium pavimenteux stratifié devient un épithélium cylindrique après le rut et pendant la gestation (Morau, Salvioli, Lataste, Retterer). Tourneux a montré, chez la Taupe, dans le segment vulvaire du vagin, les curieux faits suivants. L’épithélium pavimenteux stratifié s’épaissit au début de la gestation ; puis les cellules de la couche superficielle se transforment en cellules d’aspect muqueux, et les couches profondes se creusent d’excavations sphériques ou ovoïdes qui confluefit les unes dans les autres; toute la surface vaginale paraît alors transformée en une véritable glande muqueuse étalée en surface. Ce processus a sans doute pour résultat de lubréfier le canal vaginal au moment de la mise bas. L’épithélium pavimenteux stratifié se régénère après la mise bas, et cette régénération marche de l’extrémité vulvaire vers l'extrémité utérine du vagin. Elle se produit aux dépens de l’assise génératrice de la muqueuse. Au contraire de Morau, Salvioli et Retterer admettent que les modifications de l'épithélium vaginal sont provoquées par la gestation. Tourneux incline vers le même avis.

Le chorion du vagin, chez l’Homme, est un tissu conjonctif dense très riche en fibres élastiques; il se soulève en papilles nombreuses, très allongées, coniques, qui mesurent en moyenne 180 tx de longueur sur 6o-8o ;x de largeur. En dehors de ce chorion, le vagin est entouré d’une gaine épaisse de tissu conjonctivo-musculaire. Les fibres musculaires lisses sont réunies en faisceaux volumineux à direction longitudinale et transversale. La couche celluleuse est formée de grosses fibres conjonctives très serrées, surtout en dedans, et de nombreuses fibres élastiques.

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