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II. — Terminaisons nerveuses

i° Terminaisons motrices. — A. Capillaires. — La terminaison des nerfs dans les capillaires se fait par de simples « taches motrices » (t. I, p. 4^4) > situées dans ou plutôt contre la paroi (Bremer, P. Sfameni).

B. Vaisseaux ( artères , veines et lymphatiques). — Pour les artères, les veines et les troncs lymphatiques, His et Arnold, puis Lapinski, Botezat ont soutenu que les terminaisons nerveuses ne se font pas sur les éléments musculaires mêmes, mais par les plus lins réseaux intermusculaires. La plupart des histologistes admettent au contraire l’existence de terminaisons nerveuses élémentaires aboutissant aux cellules musculaires elles-mêmes. La forme de ces appareils terminaux a été diversement décrite ; ce sont, d’après Kôlliker, Bremer, Dogiel, Kytmanoff, des terminaisons libres, renflées en poires ou boutons.

HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE

C. Cœur. — Les filets ultimes qui se détachent du plexus intramusculaire forment les uns des terminaisons motrices, les autres des terminaisons sensibles dont il sera question ci-après. La forme des terminaisons motrices est controversée : ce sont, pour Openchowski, Berkley, Ranvier, Heymans et Demoor, Retzius, London, de simples boutons; selon Smirnow des appareils ramifiés ou « télodendres » (fig. 71 et 72), niés par Retzius et Cajal. D'après les uns (Heymans et Demoor, Smirnow), chaque segment cellulaire de la travée myocardique a une terminaison nerveuse propre; pour Retzius au contraire, les terminaisons sont beaucoup plus espacées.

fm, cm, fibre et cellules musculaires. — fn, fibres nerveuses afférentes. — tm, taches motrices

(télodendres). D’après Smirnow.

D’après la plupart des auteurs, les fibres nerveuses terminales pénètrent dans les cellules musculaires; pour quelques-uns, elles se termineraient seulement autour de ces cellules.

20 Terminaisons sensitives. — A. Cœur. — L’existence de terminaisons sensibles dans l’endocarde; dans l’épicarde et dans le tissu conjonctif du myocarde est un fait établi pour les Batraciens et les Mammifères, par les recherches surtout de Dogiel, Smirnow, Michailow. Les nerfs de l’endocarde forment un plexus sous-endocardique (Jacques, Heymans et Demoor, Tümanzew, Smirnow, Dogiel, v. Schmidt, Michailow), puis un plexus sous-endothélial, terminé lui-même par des fibres qui pénètrent dans l’endothélium même.

Les terminaisons sensibles, dites « plaques terminales » (Smirnow), sont de grandes dimensions et très nombreuses, surtout dans les oreillettes (200 par centimètre carré) ; elles rappellent par leur forme les terminaisons

Fig. 71. — Terminaison nerveuse sur une fibre cardiaque de la grenouille.

Fig. 72. — Terminaisons nerveuses dans le muscle cardiaque du chien.

VAISSEAUX ET ORGANES VASCULAIRES

sensibles des tendons. Elles naissent de fibres nerveuses qui se ramifient dans un seul plan, en espalier ; les branches terminales de la ramification émettent sur leur trajet des bourgeons latéraux le plus souvent en forme de polygones, de feuilles de lierre (fig. 73). Elles sont enfouies dans une masse

Fig. 73.

Terminaisons nerveuses sensibles ( plaques terminales) de l’oreillette du cœur du Chat.

Ces terminaisons sont sous-péricardiques. A. Ensemble d’une terminaison. B. Détail d’une plaque terminale, avec ses cellules conjonctives de soutien cc. D’après Dogiel.

grenue ou « sole » semée de noyaux, qui appartiennent à des cellules conjonctives de soutien ou dépendent du névrilemme. Smirnow suppose que ce sont là les terminaisons (en réalité les origines) du nerf sensible du cœur ou nerf dépresseur de Cyon.

Outre ces terminaisons libres arborescentes, Michailow a décrit des corpuscules encapsulés de diverses formes.

Fig. 74. — Terminaisons nerveuses sensibles ( plaques terminales) dans une artériole du Chat.

n, fibres nerveuses qui se distribuent dans l’adventice et aboutissent à des plaques terminales.

— e, limites des cellules endothéliales. D’après Dogiel (un peu simplifiée).

B. Vaisseaux. — La paroi des vaisseaux contient des plaques terminales sensitives analogues à celles du cœur (Kôlliker, Dogiel, Jegorow, Schemetkin, Kytmanoff) (fig. 74). Elles sont surtout situées dans l’adventice. Mais Kytmanoff les a observées dans le tissu conjonctif des trois tuniques des lymphatiques, et Schemetkin en a constaté l’existence dans l’intima des grosses artères.

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