III. — Développement général des organes lymphoïdes
Considérés au point de vue de leur développement, les organes lymphoïdes répondent à deux Igpes bien différents.
Les uns se forment directement nu sein du tissu conjonctif embrgonnaire, par concentration des globules blancs en certains points et par transformation de ce tissu conjonctif en un réseau. Ainsi peut-on se représenter grossièrement la formation des ganglions lymphatiques et même celle de la rate. Nous préciserons le mode de développement de ces organes dans les articles spéciaux qui leur sont consacrés.
Pour les organes Igmphoïdes annexés au tube digestif y compris le thymus, il en est autrement. Leur développement est indirect; l’organe lymphoïde est en effet précédé par une ébauche épithéliale, sur le rôle de laquelle on n’est pas fixé, mais qui prend certainement une part quelconque à la formation de l’organe lymphoïde. Cette ébauche première est toujours un diverticule plus ou moins développé de l’épithélium, diverticule au voisinage ou autour duquel se concrète le nodule lymphoïde. Le développement des organes lymphoïdes de ce second type est étudié dans la partie consacrée au tube digestif.
Quelques faits tendent à atténuer la démarcation de ces deux catégories lymphoïdes ; ils font supposer que certains nodules lymphatiques de la première sorte proviennent d’ébauches épithéliales. Neisse a trouvé dans les ganglions lymphatiques parotidiens du nouveau-né des tubes glandulaires semblables à ceux de la glande parotide. G. Levi a fait une constatation analogue, dans des nodules lymphoïdes voisins des glandes salivaires ou inclus dans ces glandes chez les Insectivores, Chéiroptères et Lémuriens ; il trouve à l’intérieur de ces nodules des cellules épithéliales isolées, réunies en îlots, ou limitant des canaux, quelques-unes en état de dégénérescence. Il pense que ces nodules lymphoïdes dérivent de l’infiltration lymphoïde des lobules de la glande salivaire, accompagnée de la régression des éléments
VAISSEAUX ET ORGANES VASCULAIRES
épithéliaux spécifiques. Il est possible, d’après cet auteur, que certains ganglions petits et très simples n’aient pas une origine purement mésenchymateuse.
Article 2. - GANGLIONS LYMPHATIQUES