III. Les méninges et leurs prolongements oculaires
IV. Les aponévroses musculaires, qui seront étudiées avec les muscles.
IL — Fascias et gaines communes des vaisseaux et des nerfs.
i° Fascias. — On désigne sous ce nom, qui veut dire « bandes », des membranes formées de tissu conjonctif condensé, isolables par la dissection. On peut en distinguer des aponévroses musculaires, dont plusieurs, le fascici lata , le fascia iliaca , sont improprement nommées fascias.
Il y a deux principaux fascias. L’un est sous-cutané, c’est le fascia superficialis. L’autre est sous-séreux, sous-péritonéal et porte le nom de fascia propria ; au niveau de la paroi abdominale antérieure qu’il double profon-
HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE
dément, il s’appelle le fascia transversalis et est généralement regardé comme un feuillet aponévro tique.
Les fascias sont des lames de tissu conjonctif lâche, condensé ; ils se distinguent du lissu cellulaire lâche sous-cutané ou sous-séreux par leur trame plus serrée et par l’absence presque totale de graisse.
2° Gaines communes des vaisseaux et des nerfs. — Les vaisseaux el les nerfs qui les accompagnent sont compris dans une enveloppe cylindrique commune, de nature conjonctive, appelée gaine commune des vaisseaux. Ces gaines sont considérées en général comme des dédoublements des feuillets aponévrotiques de la région. On admet en outre que de la face profonde de cette gaine cylindrique partent des cloisons qui pénètrent entre les organes qui y sont contenus el les séparent les uns des autres, en les enfermant dans autant de loges distinctes. Enfin, à l’intérieur de chaque loge, du tissu conjonctif lâche représente une sorte de séreuse rudimentaire, due aux mouvements de l’organe (vaisseau ou nerf ) qui y esl contenu. Telle est la description anatomique classique que Bize a précisée. Salvi, qui a étudié histologiquement et sur des coupes la constitution de ces gaines y distingue trois couches concentriques. La plus externe, ou « couche fibreuse », est un dédoublement aponévrotique ; elle peut manquer. En dedans d’elle se trouve une couche de tissu conjonctif lâche, qui fonctionne comme une sorte de séreuse et peut être dénommée « couche séreuse ». Puis vient la couche la plus puissante, riche en fibres élastiques à trajet circulaire et plus ou moins abondamment pourvue de graisse. Cette couche est le substratum des vaisseaux et des nerfs destinés aux organes vasculaires et nerveux contenus dans la gaine et peut être appelée « couche vasculaire ». (Test de la couche vasculaire que se détachent les cloisons (pii fournissent aux divers organes de la gaine autant de loges séparées.