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II. 6,80i

La proportion du soufre (0,74 pour 100) trouvée par Mulder semble* très-minime quand on la compare à celle que Ton a trouvée dans la k«'*ratine d'autres tissus ; car la proportion varie généralement entre 2 et 5 pour 100 1(4). On ne sait pas sous quelle forme se trouve le soufre ; en tous cas sa combinaison est très-instable. La quantité de cendres est de 1 à 1, 5 pour 100. Les sels sont : le chlorure de sodium, le chlorure do potassium, le sulfate et le phosphate de chaux, le phosphate de magnô>ie et le phosphate de fer; Tépiderme renferme en outre de la silice.

Les cellules pigmentées ont les caractères des variétés auxquelles elle> appartiennent. Celles de Tœil, par exemple, rentrent dans la variété dos cellules à une seule couche. Nous avons dtijà parlé delà mélanine qu*ellt> renferment. On ue sait pas quelle est la matière noire qui colore lis noyaux des cellules épidenniques dans les parties foncées de la peau.

Remarques. — (1) Voyez SciiLossBBRnEn, Chimie des tissus, p. 205. ainsi que le Traite de chimie physiologique de Mdldeb. p. 515; Leiuaxn. 2* ùdit.. p. 508, e( Gosur, p. 51^; puis DoïioBR*» dans les Comptes rendus hollandais, cahiers 1 et ^2, et KauxiKiu, AnakNuir

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microscopique, vol. U, i" moitié, p. 58. — (2) Il est facile de comprendre que l'on obtient immédiatement ce résultat en se servant de suite de solutions diluées de iwtasse ou de soude. — (5) Annales, vol. 40, p. 54. — (4) Von Bibra, Annales, vol. 90, p. 291.

Propriétés physiologiques des épithéliums, — Les épithéliums se rapprochent, au point de vue de leur origine, des cellules glandulaires. Remak a montré que ces deux sortes de tissus naissaient dans les deux feuillets qui tapissent la surface du corps de l'embryon. Chez Tadulte on observe le passage successif des cellules épidermiques aux cellules glandulaires ; quelques glandes sont tapissées de cellules qu'il serait impossible de séparer des épithéliums. La formation du mucus et de la synovie correspond à une des phases de la yie des cellules épithéliales qui a beaucoup d'analogie avec les transformations auxquelles sont soumises certaines cellules glandulaires. La tendance qu'ont ces éléments à sécréter au niveau de leur surface une substance qui peut se transformer en plateau , en basement membrane, en membrane propre , indique une analogie nouvelle entre les cellules de Tépiderme et des glandes. Malheureusement la genèse de ces éléments n'est pas encore bien déterminée aujourd'hui.

Quel est le rôle des épithéliums, et pourquoi toutes les surfaces libres de l'organisme sont-elles recouvertes de revêtements cellulaires continus? Il serait bien difQcile, à coup sûr, de répondre exactement à cette question.

Il est évident, qu'au point de vue physiologique, les épithéliums sont destinés à régulariser les phénomènes de transsudation, de diffusion et de résorption dont l'organisme est le siège.

11 est facile d'étudier la multiplication, le développement, les changements de forme des éléments cellulaires dans les tissus épithéliaux qui ne renferment point de vaisseaux sanguins. II est évident que les vaisseaux des couches conjonctives sous-jaccntes président à la nutrition des tissus épidermiques, et cependant on observe des revêtements épithéliaux du niveau de membranes complètement dépoun'ues de vaisseaux, comme laconiéc, par exemple, et la cristalloide(i). Les phénomènes nutritifs '(ui se passent dans les épithéhums simples et même dans les épithéliums modiGés nous échappent, et le mécanisme de la formation de la mélanine et autres granulations pi<>;mentaires dans l'intérieur des cellules nous est complètement inconnu. On suppose tout naturellement que les 'ellules jeunes, c'est-à-dire les couches profondes formées de cellules à |>rotoplasma plus mou, jouissent d'une activité plus considérable. Dans i intestin, les cellules cylindriques de la muqueuse sont continuellement traversées par de la graisse et par les autres éléments du chyle, bien <pj elles ne proGtent pas de ces substances pour leur nutrition propre. Nous {Mourrions citer également à ce propos les éléments cellulaires des glandes.

Il est probable que la nutrition s'arrête d'une façon complète dans les

TRAITÉ D HiSTOLOGUS ET D mSTOGlllMl£.

cellules superiicielles transformées à Tétat d'écaillés cornées ; du rest«, ces éléments ne se putréfient qu*avec une difficulté extrême.

Les épilhéliums ne sont pas en général destinés à subir un développement ullérieur. Il est vrai de dire que dans la période embryonnûre les feuillets épidermiquc et muqueux du blastoderme prennent parla li formation d'organes fort importants dont nous parlerons plus tard. Chez

l'adulte il n'en est plus de même : le^ cellules épithéliales ne peuvent plus former à ce moment que des éléments identiques à eux-mêmes et ne sauraient produire ni une cellule adipeuse ni un corpuscule de tissu conjonctif.

Cependant il est une exception à ceiU loi, et nous en avons déjà parlé (g 56k c'est la formation probable des corpu$-

Fig. 148. — Formation de corpuscules de 11 . , ■ i** .« *

01UCO8 et de pu» dans l'intérieur des cul^s de mucus et dc pus dans 1 intérieur ceUuies épithéliales. même dcs cellulcs épithéliales et aux dé-

• LrUr"':"'4"l'î?7. t:t:t P«"« d» P^toplasma (fig. 148). libre; ^ cellule à cibTîbratiies des voies Lcs cellules épithéliales se détruisent d^^i^te urinirer **"" !>*»»»«»»«»« g,^ g^ dissolvant, OU bien sont enlraînét*^

mécaniquement par desquamatîoa. Cetti*

desquamation enlève journellement à l'organisme une certaine quantité

de substances albuminoïdes transformées, il est vrai.

R KM ARQUES. — (1) Nous parlerons plus tard des relations des cellules épitbcliale& a ut les éléments du tissu conjonctif et du tissu nerreux.

Produits élaborés par les épithéliums : mucus et synovie. — Le» épithéliums, en se détruisant, concourent h la formation du mucus et do K« synovie ; aussi parlerons-nous de ces deux liquides à propos des tis>u^ épithéliaux.

Le mucus est un liquide filant, gluant, généralement épais, qui recouvre en plus ou moins grande quantité les muqueuses quMl humecte ot lubréfie. La consistance de ce liquide lui permet de former une c(>ucli<' protectrice contre certaines actions chimiques et déjouer même un certati rôle dans les échanges gazeux.

Le mucus est dépourvu d'odeur et de saveur ; il présente des réactiom nombreuses. Tantôt il est transparent, tantôt louche, d'un blanc ]au nàtrc. On y trouve en plus ou moins grand nombre, suivant rorigiiie, <1< cellules épithéliales et glandulaires, puis un élément plus petit, le i\%-. puscule de mucus, dont 1 aspect, le volume, les caractères rap|>i»llt>i tout a fait les globules blancs du sang, ou les éléments de la Ivni^^d etdu chyle. L'origine de ces corpuscules semble être variable ; ils |M*i vent provenir des cellules épithéliales elles-mêmes, des corpusculo^^ <

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li»u conjonctif ou des organes lymphoides. Le mucuH, à cause de sa consistance, peut englober un grand nombre de bulles d air. — Ainsi constitué, le mucus se présente à nous sous forme d'un liquide à composition fort TariablC) auquel peuvent venir se mélanger encore des sécrétions glandulaires spéciales dont quelques-unes ont la propriété des ferments. En étudiant le mucus au point de vue chimique, on y trouve une substance particulière, la mucinej puis des matières extractives, des graisses , des substances minérales. On y a trouvé le chlore, les acides phosphorique, snlfurique, carbonique, silicique, la soude et la potasse. Nasse en a donné la composition quantitative (1). Cet auteur a analysé du mucus humain proreoant de crachats. Voici cette analyse :

Eau 955,52

Éléments solides 44,48

Mucine (et trace de substance albuminoîde) . . 25,75

Sabslaoces extractives. 0,82

Graisses , . . . . 2,82

Éléments minéraux 8,02

L'étude de la mucme seule offre quelque intérêt. On trouve cette substance sous deux formes différentes dans le mucus ; la première est insoluble, se gonfle seulement dans l'eau, s'arrête sur le filtre ; la seconde estsoluble(2) et peut être filtrée. Les réactions de ces deux formes de la moâne sont à peu près identiques ; aussi faut-il supposer que la mucine pure est insoluble ; il est probable qu'elle devient soluble en se mélangeant aux alcalis ; cette hypothSse paraît plausible quand on rapproche la mucioe de plusieurs substances protéiques.

là synovie offre, comme Ta démontré Frerichs(3), tous les caractères do mucus. Elle est claire, incolore ou jaunâtre, visqueuse, alcaline; on y trou?e les cellules épithéliales de la membrane synoviale tout comme le mucus renfermait des corpuscules de mucus. Elle sert à lubrifier les ^aces articulaires.

La synovie renferme les mêmes substances que le mucus et en outre de 1 albumine. On y a trouvé du chlorure de sodium, des phosphates banques alcalins, des sulfates alcalins, des phosphates terreux et du carbouatede chaux.

Frerichs a étudié comparativement la composition de cent parties de >)ms\e provenant d'un bœuf à Jetable et de cent parties de synovie prises <^hez un animal de même espèce vivant en liberté dans les pâturages» ^oici ces deux analyses.

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