partie chez les animaux
supérieurs , disparait
presque entièrement
dicz l'homme. Elle se
présente sous forme
d'une tige cylindrique,
arrondie antérieurement, et terminée en t ^^
pointe à sa partie posté-
rimire; celte lige occupe
t» place des vertèbres et
«élcnd depuis la base
Ju crâne jusqu'à r extré-
railé du tronc. Elle est
formée par un tissu analogue au cartilage, composé de cellules trans-
pmule, , inlimement ;,"."„^r™U%ï;'= S'^Ki"":^.'";".-"unies les unes aux autres ; la masse est enveloppée par une membrane homogène. La corde doruledisparaît presque en entier au mo- a ^ , ment où apparaissent les premières- ,f^8\ rj. portions cartilagineuses de la base du *• \) vS aine et des corps des vertèbres. Dans \»/ - '^ les ligaments intervertébraux seuls, on retrouve des cavités remplies par les cellules caractéristiques de la corde Jorsale (d); ces cavités s'étendent ifuelquerois jusqu'au corps des vertèbres (5). Nous venons d'étudier la structure du disque intervertébral tel qu'on l'observe chez un embryon de deux mois et demi. Chez un Tœtus de cinq mois (lig. 171) on retrouve des œllules tout à fait analogues, avec un seul noyau vésiculeux ; elles 'intde0",0Uà0",018dediamètre. i Ces cellules, qui peuvent atteindre C°',025de diamètre, renferment quelquefois deux, quatre ou même un plus grand nombre de noyaux {a b) ou de cellules endogènes (c d). On otisene en outre des corps de 0"',H2 de diamètre à structure viù^usc,
210 TRAITÉ D'HISTOLOGIE ET D^HISTOCUIMll*:.
résultaiii d'une transformation des cellule^i-inères ; ils renferment généra* lement des ccllules-filles, puis une quantité considérable de gouttelettes sphériques, transparentes, formées par une substance albuminoide. Chez Tenfant nouveau-né, ces corps ofTrent souvent une enveloppe résistante (capsule-mère épaissie) et peuvent atteindre jusqu'à O'^yS^S de diamètre (4, 5). Quelques-uns de ces corps, de dimension plus petite, ont tous lei caractères des cellules-mères (s).
On retrouve ces éléments cellulaires pendant la première année de la vie (6). Ils disparaissent pourtant par suite de Tenvahissement toujourb croissant de Tanneau fibreux.
Rbhaiiques. — (1) Voycx les ouvrages de Todd et Bowman, Gerlaco et Kieuiker. —
(2) Voyez Touvragc de cet auteur sur les symphyses du corps humain; Berlin, i8«S8. —
(3) Les observations anciennes ont clè faites par Henle, Mbykr, Donoers et K<bluker {Itw cit., p. 25). — (4) Voyez pour la structure et le développement de la corde dorsale Touvrage de Kœluker sur le développement des animaux, p. 184. — (5) On retrouve des î'ivuients de la corde dorsale, jusqu*au moment de la naissance, dans quelques os de la bax* du crâne, dans le sacrum et dans le coccyx (II. MOllbr, Wûrzburger Vcrhandlungen, vol. VlU, p. 21). — (6) Traité de Kœllikef. 4* cdil., p. 235.
§<to.
Composition chimique. — 11 serait intéressant de connaître la composition chimique des diiTérentes variétés de cartilage (1) , de rccherch«T a) la composition chimique de la cellule de cartilage et de ses élément^ isolés ; b) la nature des substances qui forment les capsules et la difTérenn* qui existe entre la composition des couches qui enveloppent les ceUulr< jeunes et celles qui environnent les cellules anciennes ; c) les variêtt^s dv composition de la substance fondamentale sous ses différentes fornu>>, substance fondamentale homogène, granuleuse, fibreuse, fibro-élastiquo. H faudrait également étudier les modifications, la composition ducartila;:t* qui accompagnent les transformations physiologiques de ces tissus : enfin e) resterait à déterminer la nature du liquide qui baigne les Gartilago>, afin d'y retrouver les produits de décomposition de ces tissus. I^ sciemv n'est malheureusement pas en mesure de répondre aujourd'hui à touto ces questions.
Quand on traite le cartilage par les réactif^ usités en histologie, on no tarde pas à se convaincre qu'il constitue un tissu fort résistant. L>au n'agit que sur le corps de la cellule. L*acide acétique a une action analogue. Les cellules de cartilage résistent pendant longtemps à Tacide Milfurique lui-même, et à la potasse en solution concentrée [Donders et Mul« der (2)] ; on peut isoler les cellules en faisant macérer le cartilage ilaii> une solution diacide clilorhydrique. [Virchow (5).] Les cellules se colorant en rouge quand on les traite par le sucre et Tacide sulfuriquc ; la sul>slan«'«* fondamentale, au contraire, prend une teinte d'un rouge jaunàtrt*. [Schultzc (i}.\ Les noyaux résistent tout aussi bien aux réactifs que l«* corps de la cellule.
TISSU CARTILAGINEUX. t2t 1
La substance fondamentale se dissout, après cbullilion dans l'eau, au bout de douze à quarante-huit heures, en formant de la chondrine ; elle appartient donc aux substances chondrigènes. Il est fort intéressant d'étudier la structure des cartilages soumis à Tébullition. Les cellules résistent fort longtemps, ce qui prouve qu'elles ne sont point formées par de la substance chondrigène ou par une autre substance coUagène; leur dissolution finale dans Teau ne saurait en effet démontrer qu'elles sont composées de substances coUagènes. Les capsules de cartilage résistent plus longtemps à Tébullition que les autres parties de la substance fondamentale ; ce bit semblerait indiquer une différence de composition chimique.
Les granulations de la substance fondamentale ne disparaissent pas quand on traite le cartilage par Téther ou par Tacide acétique, mais elles se dissolvent dans des solutions de potasse, d acide chlorhydrique ou d'acide sulfurique bouillant. Ces granulations se colorent en rouge quand oo traite le cartilage à chaud, pai* le réactif de Millon. [Rheiner (5).] Les Gbrcs du cartilage hyalin forment également de la chondrine, comme semblent l'indiquer les recherches qui ont été faites ù ce sujet.
En résumé, le cartilage hyalin est un tissu chondrigène qui contient des cellules dont la composition n'est pas encore nettement déterminée.
Rkiaiqucs. — (i) Voyez pour la composilion chimique du cartilage : SciiLossBERCEn, Chimie des tissus, l'* partie, p. 3 ; La chimie physiologique de Lehmann, vol . III, p. 35, et la zoocbimie du même auteur, p. 451 ; les travaux de Hoppe, dans Erdsiann's Journal, ^ol. LVI, p. 129 et dans Yuicaow*s Archiv, vol. V, p. 1 70 ; puis Luschka, Anatomic humaine, vol. Il, r* partie, p. 102, Tubingen, 1862; Gorup, Chimie physiologique, p. 581.— 1^) Chimie physiologique de Mulder, p. 602. — (3) Wtirzburger Verhandiungcn, vol. II, p. 159. — (4) Annales, vol. LXXI, p. 274. — (5) Contributions à Tétudc histologiquc du larynx, p. 7.
En soumettant le cartilage réticulé ou élastique n une coction prolongée, on obtient une petite quantité de chondrine qui provient de la substance foodamentale hyaline encore contenue dans le cartilage réticulé. Les fibres élastiques, qui sont évidemment formées par une transformation de la substance chondrigène, Résistent à la coction. Elles prennent une consistance gélatineuse quand on les a traitées plusieurs jours de suite par la potasse, se décomposent en granulations et se dissolvent dans l'eau. On a prétendu que les cellules du cartilage réticulé se dissolvaient plus facile^ ment que les cellules du cartilage hyalin : ce fait mérite vérification.
Le cartilage fibreux, dont la substance fondamentale présente toutes les réactions de la .substance conjonctive, se transforme en colle par la coctioui Cette colle n'est plus de la chondrine ; c'est de la glutine (1 ).
La composition du liquide qui baigne les cartilages est inconnue (2). Ce cartilage contient des proportions fort variables de substance minérale, ce qui semble tenir a la nature variable du liquide. La leucine et la glycine paraissent être des produits de désossimilation des cartilages (§24 et 23) i
212 TRAITE D HISTOLOGIE ET D^UlSTOCUlMlli:.
La proportion d'eau renfermée dans les cai*tilages est de 54 à 70 pour 100; la graisse, qui se retrouve dans tous les cartilages, y est en proportion fort variable. On en trouve, en moyenne, de 2 à 5 pour 100. La nature des substances grasses qui entrent dans la composition du cartilagi' n'a pas encore été déterminée.
Les substances minérales contenues dans les cartilages semblent être fort variables : il est vrai de dire que les auteurs se sont servis de procédés d'incinération très-défectueux pour déterminer ces substances. On y a trouvé du phosphate de chaux, de magnésie, du chlorure de sodium, du carbonate de soude et des sulfates alcalins (3).
Nous allons indiquer quelques analyses faites par les auteurs. Schlo^sberger (4) a trouvé chez un lapin adulte les proportions de cendres suivantes : Cartilages propres du nez, 5,51 pour lUO; cartilages de roreillf, 2,30 pour 100; cartilage costal, 22,80 pour 100. IIoppc (5) a lrou\i* 2,20 pour 100 de cendres en incinérant les cartilages costaux d'un jeunt^ homme de 22 ans, qui s'était suicidé; il trouva 1,54 de cendres en iminérant les cartilages de l'articulation du genou.
On a recherché sur les cartilages costaux de l'homme Tinfluence (l« l'âge sur la proportion des éléments inorganiques. Les analyses suivaiilo sont dues à Bibra, à l'exception toutefois de la dernière :
Enfant de 6 mois cendres. . . .
Enfant de 3 ans — ....
Jeune fille de 16 ans — . . . .
Femme de 25 ans — ....
Homme de 20 ans — ...
Homme de 40 ans — ....
ReiiAfiQUKs. — (1) Les histologistes qui admettent encore aujourd'hui la transfonnab^ u directe du cartilage en os, ont cherché à savoir si la chondrinc se transforme en g lut in* dans le cours du processus. Cette étude a perdu son importance depuis les Irataui d« H. Mulleb ; ScHULTZB a indiqué dans les Annales (vol. L\X1, p. 274) qu un cartilagr trail* par la potasse*, puis par la coction, formait non plus de la chondrinc, mais de la glulin* : nous avons vainement cherché à conOnncr Tassertion de cet observateur en faisant df^ re<'herches sur des cartilages costaux humains dans notre laboratoire. — (2) ViKcav» (Wiinbui^er \erhandlungen, vol. U, p. 285) a fait des recherches sur le uoyau tnuqurtii des disques intervertébraux. 11 a obtenu les mêmes résultats que pour les gaines lendincuM > et les bourses muqueuses. — (5) Y. Bibra, liecherches diimiques sur les os et Us et v , , de L'homme et des vertébrés, Cheinischc Untersuchungen ubcr die knochen und Z^-hr v desMenschen und der Wirbelthicrc, Schweinfurt, 1844, p. 412. — (4) Chimie do ti^^u^. p. 57. — (5) LcscHkA, loc. cil.
Déveloftpemeiit du cartilage. Phénomèms hisloloyiques qtâ se produisent dans le cartilage développé. — Les cartilages pornianenLs di Fadulte sont les restes d'un vaste système répandu dans tout rorgaiii>ni< à la période fœtalts et qui a disparu en partie au moment de la production de Tus (g 103). Les éléments des cartilages subissent des transfoniiaiioii^