TISSU GONJONGTIF MUQUEUX ET RÉTICULE
libres se fait plus ou moins rapidement et continue même après la naissance (11).
RfKARQUES. — (1) lifi cartilage de la cloison du nez chez le bœuf et le cochon renferme, d'après Ksixiier (Zeitachrift fur wissensch. Zoologie, toI. II, p. 280) de nombreux vaisseaoz saQguins; chez le veau on y trouverait mémo des nerfs Yonus du périchondre. On sait qac certains cartilages transitoires renferment des vaisseaux ; les cartilages permanents qui s'ossifient plus tard, se vascularisent également. Voyez au sujet des vaisseaux des cartilages fibreux § 109. — (2) Je n*ai pu étudier dans l'original les observations de Redfren (Monlhly Journal of médical science, Edinburgh, 1849, 1850). Voyez Virchow, dans Arrhives, vol. IV, p. 289. — (5) Voyez Virchow,» traité des tumeurs, vol. I, p. 435. Les traosfonnakions du cartilage de Fen^ hondrôme sont à peu près identiques à celles que Ton observe physiologiquement dans le cartilage ordinaire (§ 106). — (4) Loc. cit., p. 114. — (.*)) Anatomie microscopique, vol. II, 2* cahier, p. 250. — (6) Loc. cit., p. 10. — (7) Loc. rit,^ (8) Hartirg (Recherches micromctriques, p. 77) a bien étudié cette question. Dans le second cartilage costal d'un enfant nouveau-né on trouve trois à' quatre fois autant de cellules que chez un fœtus de quatre mois. Les cellules augmentent de volume pendant la vie embryonnaire et après la naissance; chez le nouveau-né, elles sont environ quatre fois aussi volumineuses que chez l'embryon. Chez l'adulte, elles sont huit à douze fois plus jn^des qu'au moment de la naissance. Chez le fœtus, la masse des cellules équivaut à peu prrs à celle de la substance fondamentale ; mais chez l'enfant, chez Tadulte, la proportion de substance fondamentale double. Voyez Krieger, loc, cit, — (9) Loc, cit., p. 31. — (10) ViRCBow^s Archiv, vol. V, p. 182. ^ (11) Donders, in Hollândisclien Beitrâgen, p. 364 et BaucB. lac. cit., p. 20 et 85.
• A 9* TIsMi conJoiMtlff maqveax et rélleulé.
Nous confondons sous le nom de tissu gélatineux ou muquetix et do mbsîanee eanjoneiive réticulée (1), une série de tissus du groupe des tissus de substance conjonctive qui présentent également dos variétés nombreuses. Aussi ce groupement est-il tout à fait provisoire. Quand Tctudc du développement des différents tissus que nous avons assemblés et groupés les uns à côté des autres sera complète, on pourra conserver notre division ou y apporter des modifications.
Au premier abord, il semble qu'un abime sépare du cartilage le tissu muqueux et le tissu conjonctif réticulé. Dans le cartilage, nous avions observé des cellules arrondies plongées dans une substance fondamentale M)lide, chondrigène; les tissus que nous étudions maintenant ont, au contraire, une consistance molle, gélatineuse, quelquefois même presque liquide. Les éléments cellulaires n'ont
I • .. Il Air Fiff. 173. — Tusu muqueux à cellules arrondies
plu.s qu exceptionnellement leur fonme d„ corp* ▼uré d'un embryon humain. ^phéfoidale primitive (fig. 173); ils
><ont en général étoiles, et leurs ramifications divergentes s'anastomosent de manière à former un réseau cellulaire (fig. i 74 et 175).
9fD TRAnt D-HISTOLOGIE ET D'HISTOCHINIB.
Les mailles de ce réseau varient d'étendue, et les parties qu'elles limitent sont fort différentes. Dans un premier (^oupe de tissus, les cellules sont séparées par une substance liquide qui ne contient pas d'éléments formés, et qui renferme de la mucine ou un corps analogue ; ces tissus sont connus sous le nom de tissus gélatineux ou tmiqueux (2) (fig. 174).
Dans un second groupe de tissus, les espaces intcrcellulaires sont occupés par un nombre considérable de petites cellules granuleuses, en tous points analogues aux éléments de la lymplic. C'est le tissu conjonctjf réticulé (fig. 175), qui a été décrit par Kœiliker sou-s le nom de tissu conjonctjf cytogine (5), et par His sous le nom de tissu adénoïde (4).
Un troisième et dernier groupe de tissus est formé par un réseau à mailles fines et étroites qui entourent des éléments nerveux (lig. 176) ou des masses grais- - sensés. On peut désigner ces tissus sous le nom de „™'i?^ """" " substratum du tissu nerveux ; il n'a pas encore été étudié
d'une manière complète jusqu'à ce jour.
Tous les tissus dont nous venons de parler offrent bien évidemment les caractères du tissu conjonctif; on peut s'en convaincre en étudiant leur développement physiologique ou leurs transformations pathologiques. On
Fig. tT8. -
TISSU CONJONCTIF MUQUEUX ET RÉTICULÉ. 217
voit, en effet, le tissu eonjonctif muqueux ou réticulé se transformer en tissu eonjonctif ordinaire; les réseaux formés par les cellules se chargent de fibrilles de tissu eonjonctif, et la substance muqueuse et les cellules refoulées diminuent d'étendue et de nombre pour disparaître bientôt complètement. On observe également, dans les différents groupes d'animaux, les substitutions des tissus dont nous avons déjà parlé, § 101. Le tissu eonjonctif cytogène, que Ton observe dans les organes de certains animaux, est remplacé chez d'autres par du tissu eonjonctif fibrillaire ordinaire. Tous les tissus de substance conjonctive doivent être plus ou moins aptes a former du tissu eonjonctif muqueux et réticulé.
Rexikques. — (i) Voyez Koilliker, Wûrzburger naturw. Zcitschrift, vol. II, p. 150, et son Traité d'histologie, 4* édition, p. 70; Yirghow, Pathologie cellulaire, 3* édition, p. 42 H 95. et le Traité des tumeurs, du même auteur, vol. I, p. 396. L*étude hi^tologique fnmparée est aussi importante dans ce cas que pour le tissu eonjonctif en général. Voyez, pour los indications, le Traité de Kœllikbr, et Fouvrage de Letdig (loc. cit,, p. 45). — !i) YiRCHow, Wûrzburçrer Verhandlungen, vol. Il, p. 150 et 314. — (5) Histologie, p. 70. — (4) Zeitschrift fijr wissensch. Zoologie, vol. XI, p. 423.
Constitution et distribtUim du tism muqueux. — Comme nous venons de le voir, on comprend sous le nom de tissus muqueux des tissus formés (le cellules séparées par une substance fondamentale homogène, molle, liquide, qui contient de la mucine ou une substance analogue. Ce caractère les distingue des cartilages, qui renferment des substances chondrigènes et du tissu eonjonctif proprement dit. La substance fondamentale est en général très-abondante, aussi bien dans le tissu muqueux que dans le cairtilage : c'est la composition de la substance fondamentale qui détermine la différence de consistance des deux tissus.
A l'origine, les cellules de forme arrondie sont plongées dans la masse intercellulaire liquide, homogène; cet état embryonnaire persiste rarement; presque toujours le tissu subit d'autres, transformations. Les cellules deviennent fusiformes, étoilées, tendent à se souder par leur prolongements; la substance fondamentale prend un aspect strié, fibrillaire.
Le tissu muqueux est une des variétés du tissu eonjonctif dont le développement est le moins complet ; on le trouve chez le fœtus, chez Tenfant, où il forme des masses embryonnaires destinées à se transformer ou à disparaître, mais qui jamais ne persistent jusqu'à l'âge adulte. Les cellules peuvent être étouffées pour ainsi dire par la substance fondamentale, qui persiste seule à la destruction des cellules. Plus souvent le tissu muqueux se transforme en tissu eonjonctif mou ordinaire; il est donc fort difficile d'établir une limite entre ces deux tissus (1).
On range parmi les tissus muqueux du corps humain : le corps vitré, la gelée de Wharton, quelques masses qui remplissent l'organe de l'audition pendant la période de son développement, le bulbe dentaire et le tbsu eonjonctif mou, non encore coUagène, de la période fœtale. Chez les
218 TRAITÉ D1HST0L06IE ET D^HISTOCHIMIB.
animaux, le tissu muqueux persiste quelquefois pendant toute la vie. Chez les oiseaux, il forme le sinus rhomboïdal de la moelle ; chez les poissons, il remplace le tissu conjonctif. 11 est très-répandu chez les animaux inférieurs. Le corps des acalèphes en est complètement formé. [Virchow(2), Schult2e(3).]
Chez l'homme adulte, le tissu muqueux ne persiste plus qu'a TéUt de vestige dans le corps vitré. Mais il peut réapparaître sous Finfluence de certains états pathologiques, et se développer aux dépens d'une autre variété de tissu conjonctif. On l'a vu se produire aux dépens du tissu adipeux, dans des cas d'amaigrissement considérable (4). Les tumeurs connues sous le nom de myxomes sont constituées uniquement par du tis>u muqueux. [Virchow (5).]
Remarques. — (1) Quelques histologistcs rapprochent pour cette raison le tissu inuqu4*ui du tissu conjonctif fœtal. — (2) Archives, vol. YH, p. 558. — (3) Archives de Mciiif., 1856, p. 311. — Le tissu muqueux des acalèphes ne donne ni mucine ni colle. Vo^fi THistoIogie comparée de Letdig, loc. cit., p. 23. — (à) Archives de Vibcoow, vol. XVI. p. 15. — (5) Traité des tumeurs, voL I, p. 396.
Tissu muqueux du corps vitré. — La forme la plus simple du ti&iu muqueux s'observe dans le corps vitré des embryons et des tout jeunes sujets (1).
La surface du corps vitré est tapissé, chez l'embryon, par un réseau vasculairc qui ne tarde pas à s'oblitérer. Quand on examine le tissu du
corps vitré d'un embryon de quativ :^--^^ mois environ (fig. 177), on y trouve "^ une substance fondamentale honidgène, complètement incolore, filante, très-abondante, qui prend un aspot t strié quand on la traite par racido acétique. Dans cette substance muiI
'''■ '" -Ju'TinTqr.^'m.u"' "°''^" plongées des cellules peu nombreuse,
à peu près également distantes le> unes des autres. Ces cellules sont généralement sphériques, ou du moin> arrondies; comme elles sont (ort molles ainsi que le liquide qui l«s environne, elles changent de forme quand on comprime ou dilacère Ir tissu. Ces cellules ressemblent à de gros globules blancs ou à des êlê* ments de la lymphe : elles paraissent granuleuses, et sont parsemées de granulations tantôt fines, tantôt assez grosses, mais toujours peu nom* breuses : aussi sont-elles assez transparentes. L'enveloppe résiste pendant un certain temps à une solution faible d'acide acétique; le noyau devient plus granuleux, le nucléole très- apparent. Les noyaux sont arrondis, ovalaires, offrent quelquefois la forme de reins ; on en trouve même parf4H> deux dans une même cellule. Il semblerait ressortir de là que les celluk*>
TISSU œNiONCTlF MUQUEUX ET RÊTIGDLÉ. 219
du corps Titré se multiplient par division. Les cellules ont en moyenne de 0"",009 à 0"",18 de diamètre; les noyaux ont un diamètre moyen deO-,005.
On obsenre également des cellules fusiformes et étoilées dans le corp« vitré; elles se trouvent presque toutes dans la membrane hyaloîde et sem* blent jouer un certain rôle dîans la formation des vaisseaux de cette mem^ brane, comme Ta fort bien indiqué Kœlliker.
La structure du corps vitré de l'enfant nouveau^né est en tout semblable à celle que nous venons de décrire; on admet généralement que les cellules disparaissent dans le jeune âge, et que chez l'adulte le corps vitré n'est plus formé que par de la substance fondamentale (2). 0. We« ber (3) sest élevé contre cette manière de voir ; il prétend que les cellules persistent dans la masse vitreuse, bien qu'elles soient moins nombreuses, il est vrai, dans les parties profondes qu a la périphérie,
Compcmtion chimique du corps vitré. — La composition chimique du corps vitré a été étudiée par Ber^lius, Lohmeyer et Virchow (4). Le corps vitré renferme plus de 98,5 pour 100 d'eau ; les substances inorganiques, représentées surtout par le chlorure de sodium, l'emportent sur les substances organiques. On y trouve quelques traces seulement d'albumine et ane substance analogue au mucus (Virchow), substance à laquelle le corps Titré doit sa consistance gélatineuse. Le corps vitré pourrait donc être considéré comme une masse de mucine gonflée dans un liquide chargé de chlorure de sodium. — Voici du reste l'analyse de Lohmeyer.
1000 parties renferment :
Eau 986,400
Membranes 0,210
Albuminate de soude et mucine? . . . i,360
Graisse 0,016
^Substances extractives 3,206
Chlorure de sodium 7,757
Chlorure de potassium 0,605
Sulfate de potasse 0,148
Phosphate de chaux 0,101
Phosphate de magnésie 0,032
Phosphate de fer 0,026
Chaux 0,135
On n'a pas cherché s*il existait réellement de la mucine dans le corps vitré; Milon (5) etWœhler (6) y ont trouvé de Turée; Lohmeyer l'y a vainement cherchée.
Le corps vitré forme le milieu réfringent le plus reculé de Toeil. L'indice de réfraction du corps vitré de Thomme est de 1 ,5506 [Krausc (7)], celui de Teau étant de 1,3358. Le corps vitré ne se régénère pas.
RnuBQCES. — (1) Kœlliker, Anatomie microscopique, vol. 11, p. 713. — BowHAim, Lectures on the parts, etc., of the eye. London, 1849, p. 100; Vircbow, Archives, vol. IV, p. 468, et vol. V, p. 278, et WOriburger Yerhandlungen, vol. II, p. 317 ; Doncan, Décor-
no
poris vitreî structura, lltrecht, 1854, et Nederl. Lancet, 1855^54, p. 625; Fircbeiker, in Siebold's et Kœlliker's Zeilschrifl, vol. VI, p. 330; 0. Weber, ia Virchow's Archi\. vol. XVI, p. 410, et vol. XIX, p. 367. — (2) Cotte opinion était généralement répandu»» autrefois et admise sans contestation par tous les auteurs. — (3) Loc. cit. — Les altérations pathologiques et inflammatoires du corps vitré s'accordent parfaitement avec res faits. — (4) ScHLOSSBERGBR, Gewebechemie, 1'* partie, p. 309 ; BiRZELtus, Thiercheniie, 1831, p. 431 ; LoBMBTER, in Henle*s und Pfeufcr's Zeilschrifl, nouvelle série, vol. V, p. 54» ; ViRCHow, in Wûrzburger Verhandlungen. vol. II, p. 317;Gorup. Chimie physiologique, p. 378.— (5) Comptes rendus, tome XXVI, p. 121. — (6) Annales, vol. LXVIIl, p. 128.— (7) Krausb, Indices de réfraction des milieux transparents de rœil. Hannovcr, 1855, p. 28.
§ il6.
Tissu muqueux du bulbe dentaire et du cordon ombilical. — Nous retrouvons le tissu muqueux dans la pulpe dentaire, dans la gelée de Wharton du cordon ombilical, et sous forme de tissu conjonctif embryonnaire, sans parler des enveloppes de ToBuf. Dans toutes ces parties on observe, au milieu d'une substance fondamentale transparente, gélatineuse, des cellules fusiformes etétoilées qui ont été déjà décrite8parSchwann(l). Ces cellules s'unissent par l'intermédiaire de leurs prolongements ramifiés
et forment un réseau qui, d'abord serré, finit par se distendre ; autour de ce réseau, s'accumule une partie de la substance fondamentale condensée. Le tissu est donc formé par un système de trabécules dont les mailles embrassent une masse molle, gélatineuse, au milieu de laquelle on peut trouver quelques cellules non transformées.
La masse qui forme les travées enveloppantes présente de bonne heure des stries longitudinales, qui deviennent de plus en plus nettes et finissent par se transformer en fibrilles de tissu conjonctif. De véritables libres élastiques se forment par la transformation de cette substance. Les cellules deviennent souvent plus longues, plus allongées. Lorsque la série des transformations est complète, ce qui est loin d'être la règle générale, on a du tissu conjonctif lâche.
Cela dit, étudions le bulbe dentaire et le cordon ombilical. Le bulbe dentaire (2) recouvre, dans la période fœtale et dans les premiers moments de la vie, le germe de la dent qui se développe.
Le tissu (fig. 1 78) est formé par des cellules élégantes, étoilées, à noyaux très-nets. Chez un embryon de quatre mois, ces noyaux sont vésiculeux ; ils ont de 0'"'",004 à 0~",009 de diamètre; les cellules, avec leurs prolongements, ont 0""*,022 ii 0""',028 de diamètre. Les cellules n'ont, dans certains cas, que quatre pro^
Fig. 178. — Gf;llulo!( du bulbe dentairo d'un embryon do quatre moi»; en a, petites cellules ; en k, crllules plus volumineuses et «'toilécsi mieux déwloppées.
TISSU CONJONCTIF MtlQUEUX ET RÊnCULÉ. 333
On retrouTG dans le tissu conjonclif réticulé des réseaux de cellules ctoilées qui se transforment en fibres ou trakécules allongées et s'cnvcloppenl de substance TondamentalG striée ou fibrillaire. Les espaces incomplètement limités par les cellules sont comblés par une série innombrable de cellules lymphoïdes, analogues à celles du chyle et de la lymphe, et Doa par une masse gélatineuse (2).
Le tissu conjonctif réticulé entre dans la structure d'un grand nombre d'organes. D forme la charpente des ganglions lymphatiques et des organes lymphoïdes, c'est-à-dire des amygdales, du thymus, des follicules de l'intestiu et de l'œil. Les corpuscules de Malpighi de la rate sont également coDstilués par du tissu conjonctif réticulé; chez les animaux supérieurs, il concourt à la formation de la muqueuse de l'intestin grêle et même (l'une portion du gros intestin (3). Dans la pulpe splénique, on retrouve t'uGn un tissu analogue, bien que très-modifié (4).
A la périphérie de tous ces organes, le tissu conjonctif f'^Vi
r^iculé se transforme et finit par se confondre avec le '^^XlV li^su conjonctif ordinaire. Dans l'intestin des vertébrés TaT
inférieurs, le tissu réticulé remplace complètement le /A
tissu conjonctif ordinaire. Enfin on voit le tissu réticulé ~^
$« former aux dépens du tissu conjonctif ordinaire dans certains cas pathologiques, et inversement. 'uJu'cônjonrtllf'r'^
L'élément fondamental de ce tissu est représenté par "^"1* ^y" pagUuu une cellule étoitée (lig. 181|, dont le noyau mesure en *"' *'"'' moyenne de 0°°',004 à 0""',006 de diamètre; il est uni, contient des nucléoles cl peut être granuleux. Le corps de la cellule est formé par une cuuchc mince de substance transparente qui Hi ramifie, à la périphérie, en un certain nombre de |irolongements étoiles, pâles. A trar origine, ces prolongements ont environ <'~,0U2 de diamètre; mais ils ne tardent pas il devenir deux, trois et même quatre fois plus minces. Ces prolongements se ramifient souvent à leur tour ; les ramilications secondaires >e détachent généralement à angle presque droit du tronc principal. Au point de réunion •ff ces ramifications secondaires avec les prolongements de cellules voisines se forment des nœuds, mais ils ne renferment pas de noyaux. Us espaces (fig. 182) hmités par les prolon- ^-'i-mcnts des cellules ont généralement une Tnrme arrondie, polyédrique, assez élégante; "cilî^il'^ltie^^à^l'l ilswnt de (r',011 à 0'"'",'i2 de diami'tre. Les i» miiikt du rf«a«'* niailkv peuvent évidemment devenir plus ou ^!lriir«nk^'"^"" moins serrés, ou plus lâches; en certains iMiints elles s'allongent ainsi que les prolongements des cellules.
Ce réseau, fort élégant, est mou, friable à l'état frais ; aussi ne peut>on Taperccvoir et Tétudier d'une manière nette qu'après avoir fait durcir le tissu et enlevé les éléments lymphatiques avec le pinceau. Les cellules étoilées résistent à la coction, mais ne tardent pas à disparaître en présence des alcalis et de Tacide acétique.
Le développement du réseau cellulaire et Torigine des cellules contenues dans les mailles de ce réseau n'ont pas été étudiées d'une fagon assez complète.
Remarques. — (i) Kœllikbr observa le premier d*une manière incomplète le réseau des cellules étoilées (Ânatomic microscopique, vol. Il, p. 530). Voyex également Dohders, Physiologie humaine, traduction allemande. Leipiig, 1856, vol. 1, p. 3i8. Billroth étudia le tissu d'une manière plus complète : Beitnige zur pathologischen Histologie, CotUribulions à l'élude de VhUlologie pathologique. Berlin, 1858, p. 436; His (Zeitschrift fur wissensch. Zoologie, vol. X, p. 554), et Frey, Untersuchungen ttberdie Lymphdrusen de:» Mcnschen und der Sàugethiei^, Recherches sur les ganglions lymphatiques de rhommc et des mammifères. Leipzig, 1861, p. 39. Voyez aussi Uenle, in Uenle*s und Ffeufers Zeitschrift, 3* série, vol. 8, p. 201 ; le travail d^ËcKARD, intitulé : De glandularuni lymphat. structura, Berolini, 1858, et Archives de Yirchow, vol. XVll, p. 175; HfiiDCNaAiK. in Reicherts et Du Bois-Reunond's Archiv, 1859, p. 460, ainsi que \V. Muller, in Henle's et Pfeufer's Zeitschrift, 5* série, vol. XX, p. 119. — (2) On ne sait pas si cette gélatine existe à Tépoque embryonnaire. — (3) Voyez His, dans Zeitschrift fîir wissench. Zoologie, vol. XI, p. 416, et Frey, même endroit, vol. XII, p. 336. — (4) BataoTH, dans llûller*s Ârchiv, 1857, p. 88, et dans Vircho^'*s Archiv, vol. XX, p. 409; vol. XXllI, p. 457, cl dans Zeitschrift fur Wissenschaft : Zoologie, vol. XI, p. 325.
Le tissu réticulé que nous avons décrit dans le paragraphe précédent est celui que Ton trouve généralement dans le jeune âge. Mais, chez Tadulte, le réseau cellulaire se modifie très-fréquemment ; le corps de la cellule se rétracte ainsi que le noyau, et les nœuds principaux apparaissent sous forme d*un simple renQement. Aussi a-t-on confondu souvent cette forme du tissu avec un réseau de fihrcs élastiques (1). La figure 183 rend bien compte de cet aspect particulier et montre en outre le rapport qui existe entre les vaisseaux et le tissu conjonclif réticulé. Le tissu réticulé est toujours parcouru par des vaisseaux, tandis que le tissu muqueux en manque d'une manière complète- ou n'en renferme qu^un très-petit nombre. Dans le tissu réticulé, les cellules forment, eu s*unissant autour des vaisseaux, une véritable enveloppe secondaire, une tunique adventice (a).
Sous rinfluence de Tinflaunnation, les cellules et les noyaux ratatinés se gonflent et reprennent leur état turgide ancien.-
Le réseau cellulaire peut offrir d'autres modifications ; il peut s'aplatir, sous forme de membrane; les cellules isolées, fusiformes, s'unissent pour former des fibres qui pourraient être prises pour des fibres élastiques si elles ne se dissolvaient pas en présence des alcalis. Enfin, et nous avons déjà indiqué ce fait à propos du tissu muqueux, le réseau cellulaire peut
TISSU CONIONCTIF HDQUEDX rr RÉTICULE. 9S3
On relroure dans le tissu conjonctif réticulé des réseaux de cellules êloilées qui se transforment en fibres ou trabécules alloogées et eVnvclappenl de substance fondamentale striée ou fibrillaire. Les espaces incomplélement limités par les cellules sont comblés par une série innombrable de cellules lymphoïdes, analogues à celles du chyle et de la lymphe, et non par une masse gélatineuse (2).
Le tissu conjonctif réticulé entre dans la stracture d'un grand nombre d'organes. 0 forme la charpente des ganglions lymphatiques et des organes lymphoïdes, c'esl-à-dire des amygdales, du thymus, des follicules de l'intfstin et de l'oeil. Les corpuscules de Malpighi de la rate sont également constitués par du tissu conjonctif réticulé ; chez les animaux supérieurs, il concourt à la formation de la muqueuse de l'intestin grélc et même d'une portion du gros intestin (3). Dans la pulpe splénique, on retrouve l'urin un tissu analogue, bien que très-modifié (4).
k la périphérie de tous ces organes, le tissu conjonctif /^Vl réticulé se transforme et (init par se confondre avec le Kl^ y li^ii conjonctif ordinaire. Dans l'intestin des vertébrés Tn\
infmeurs, le tissu réticulé remplace complètement lu /i
Im conjonctif ordinaire. Enfin on voit le tissu réticulé ~\
$« former aux dépens du tissu conjonctif ordinaire dans ivrtains cas pathologiques, et inversement. '^„^ cwjonciîr ré^
L'élément fondamental de ce tissu est représenté par lioiiêd^uD pngUoii une cellule étoilée (fig. iH), dont le noyau mesure en ''"^ "'"°' moyenne de O"",004 à 0""",006 de diamètre; il est uni, contient des nucléoles et peut être granuleux. Le corps de la cellule est formé par une (ouche mince de substance transparente qui » ramifie, à la périphérie, en un certain nombre de prolongements étoiles, pâles. A leur orifpne, ces prolongements ont environ (•",(102 de diamètre ; mais ils ne tardent pas j dnenir deux, trois et même quatre fois plus nioces. Ces prolongements se ramifient souiml à leur tour ; les ramifications secondaires ^ détachent généralement à angle presque droit du tronc principal. Au point de réunion de res ramifications secondaires avec les prolongements de cellules voisines se forment des ncEuds, mais ils ne renferment pas de noyaux. Us espaces (fig. 182) limités par les prolon- ^ni«nls des cellules ont généralement une lurmc arrondie, polyédrique, assez élégante; iL'ont de O",0ll à 0"'',22 de diamètre. Les mailk-s peuvent évidemment devenir plus ou inoiiig serrés, ou plus lâches; en certains Hnl» elles s'allongent ainsi que lus prolongements des cellules.
'•K. <S1. " Pnïpanlioii hilo ^.u^ u rolltculu Irnipholili- de l'«p)ieiiili(:
Tonnirornied'unbpiDfnK. I).TI»
234 TRAITÉ DlUSTOLOGlfi ET D^UISTOCUIMIE.
Ce réseau, fort élégant, est mou, friable à Tétat frais; aussi ne peutnin l'apercevoir et Tétudier d'une manière nette qu'après avoir fait durcir le tissu et enlevé les éléments lymphatiques avec le pinceau. Les cellules étoilées résistent à la coction, mais ne tardent pas à disparaître en présence des alcalis et de Tacide acétique.
Le développement du réseau cellulaire et l'origine des cellules contenues dans les mailles de ce réseau n'ont pas été étudiées d'une façon a:»»oz complète.
Remarques. — (i) Kcelliker observa le premier d'une manière incomplète ie réseau de*» cellules étoilées (Ânatomie microscopique, vol. 11, p. 550). Voyez également Dordek^. Physiologie humaine, traduction allemande. Leipzig, 1856, vol. 1, p. 318. Billkotb étudu le tissu d'une mauièi'e plus complète : Beitriige zur pathologischen Histologie, Conirgtu" lions à l'élude de VhUtologie palhologique. Berlin, 1858, p. 436; His (ZeitschriA fur wisscnsch. Zoologie, vol. X, p. 554), et Frey, Untersuchungen ttberdie LyiiiplidniM*ti ii*> Menschen und der Saugethiere, Recherches sur les ganglions lymphatiques de rhomttit et des mammifères. Leipzig, i86i, p. 39. Voyez aussi Uenlb, in Uenle's und Pleufer'> Zeitschrift, 3* série, vol. 8, p. 20i ; le travail d'ËcKARD, intitulé : De gUmduiarum lymphal. structura, Berolini, 1858, et Archives de Virchow, vol. XVU, p. 175; UfiiDcsiaAi^. in Reichert's et Du Bois-Reunond*s Ârchiv, 1859, p. 460, ainsi que \V. Mlueb, in Henlt-^ et Pfeufer s Zeitschrift, 5* série, vol. XX. p. 119. — (2) On ne sait pas si cette gélatmexiste à l'époque embryonnaire. — (5) Voyez His, dans Zeitscfarift fUr wissench. ZooWvi*. vol. XI, p. 416, et Fret, même endroit, vol. XII, p. 336. — (4) Billroth, dans MùIUt «^ Ârchiv. 1857, p. 88, et dans Virchow's Ârchiv, voL XX, p. 409; vol. XXIU, p. 457. «-t dans Zeitschrifl fur Wisscnschafl : Zoologie, vol. XI, p. 525.
Le tissu réticulé que nous avons décrit dans le paragraphe prmdent est celui que Ton trouve généralement dans le jeune âge. Mai>. chez Tadulte, le réseau cellulaire se modifie très-fréquemment ; le eor|i> di* la cellule se rétracte ainsi que le noyau, et les nœuds principaux ap)»araissent sous forme d'un simple renQement. Aussi a-t-on confondu ^ouvent cette forme du tissu avec un réseau de fibres élastiques (1). La fi^rv 183 rend bien compte de cet aspect particulier et montre en outre W rapport qui existe entre les vaisseaux et le tissu conjonclif réticulé, l.v tissu réticulé est toujours parcouru par des vaisseaui, tandis que le ti>>u muqueux en manque d'une manière complète ou n'en renferme quun très-petit nombre. Dans le tissu réticulé, les cellules forment, en s'uui>sant autour des vaisseaux, une véritable enveloppe secondaire, une iuutquc adventice (a).
Sous TinQucnce de TinOaunnation, les cellules et les noyaux rat«tiDi*^ se gonflent et reprennent leur état turgide ancien.*
Le réseau cellulaire peutotTrir d'autres modifications ; il peut s^apiatîr. .sous forme de membrane; les cellules isolées, fusiformes, s'uniss4iit |hiui former des fibres qui pourraient être prises pour des fibres élastiqut^ m elles ne se dissolvaient pas en présence des alcalis. Enfin, et nous «\iui^ déjà indiqué ce fait à propos du tissu muqueux, le naseau cellulaire \h*\i\
T1S8U OOIWXKTIF HUQIXUX ET RËTIClIli. S35
s'envelopper de coudtes minces d'une substance fondamentale tantât striée, tantôt fibrillaire, qui s« confond, sans ligne de démarcation, avec le tissu conjonctif ordinaire. Cette subsUdcc fondamentale, pour ainsi dire surajoutée, est évidemment un produit cellulaire qui doit se former comme la masse Toadamcn taie des cartilagcs le 104(2)1.
On peut très-bien étudier sur la muqueuse de l'intestin grêle les variétés de caraclère du tissu conjonctif réliculé, ainsi <jue sa transformation en tissu conjonctif ordinaire (3).
En étudiant, chez le ^'S- fW-— Tîhu canianctif rilkutë iiM tes callulei Ijrnphïtique» 1 II! ÈOt \ pnncuni d'un roUicula de Pajsr d'un lapin idulli.
mouton (tlg. 184,1), <,„piu,i,e,;,, rt*a«i .-, «Uule. Iin,ph.lique. enl8rf«.,.gr.nd«
le tissu qui environne putie pu b pincuu.
le follicule lymphati-
([ue, on observe un aspect réticulé (b) ; plus lom, les mailles s'espacent,
tes réseaux deviennent larges, irréguliers (3). Souvent on trouve près des
espaces glandulaires un tissu conjonctif plus homogène, contenant des
najaui (3, a) ; ce tissu présente en certains points la structure du tissu
conjonctif réliculé (S, b).
Dans le gros intestin, on observe un tissu qui remplit l'intermédiaire entre le tissu conjonctif ordinaire et le tissu réticulé; il ne renferme, en général, qu'un nombre fort restreint de globules lymphatiques.
'Nous trouvons enÛn, dans la pulpe splénique, le tissu conjonctif réticulé la plus délicat, qui se forme aux dépens d'un tissu qui se trouve en continuité directe avec la charpente cellulaire des corpuscules de MalpigHi (4).
Ce tissu, examiné sur des pièces durcies, apparaît sous forme d'un réseau cellulaire constitué par des filaments très-fms, pâles, à contours tn-s-nets. Ces filaments peuvent s'étaler sous forme de membrane en cerlaios points. On trouve dans ce tissu des noyaux pâles, ovoïdes. Les ré- ^ui limités par les cellules ont de O'"',022 à O'°°',006 de diamètre ; ils sont remplis par des cellules lymphatiques et par des globules rouges.
£ii pathologie, ce tissu, qui abrite des cellules réticulées et lymphotdes, joue un rAlc fort important. Sans parler de l'hypertrophie des organes
qu'il y ait là un simple artifice de préparation. Dans certains points, la masse poreuse avec ses cellules problématiques est traversée par de véritables fibres de tissu conjonctif.
Le tissu conjonctir de la rétine (7) offre une structure analogue; k^ fibres sont connues sous le nom de fibres de MûUer.
Quand on a fait durcir la glande des hibernants, que Ton observe chei certains mammifères , et qui renferme une quantité très-abondante de graisse, on remarque un réseau analogue très-serré, formé par de petite:^ fibres très-fines (8).
Le substratum de tissu conjonctif des centres nerveux se retrouve dans une série de néoformations pathologiques. Yirchow a donné le nom de gliômes aux tumeurs qui offrent cette structure (9).
Rbnarquks. ~ (1) Voyez Kslliker, Traité d'histologie, 4* édition, p. 505; Viiu:iio\«. Pathologie cellulaire, p. 256, et Traité des tumeurs, p. 126. — (2) KsurpsL a dt^rrit le premier ua tissu interstitiel dans la moelle épinière. De Medulla spinaii. Halis, 1810, lH5«. — (5) fiiDOER et KuPFFBR, Uutersuchungen Uber die Tcitur des Rackenmarks, Recheràui sur la texture de la moelle. Leipzig, 1857. — (4) Stillikg a émis celte opinion. — \5 Ou croyait autrefois que Tépithéliym des cavités cérébrales était appliqué immédiatement ^ur le tissu nerveux. En 1846, Vitxnow démontra que l'épitfaélium repose sur une coucbf <ii tÎMMi conjonctif(Zeitschrift ftlr l^ychiatrie,l 846, p. 242, et Gcsamnielte Âbhandlungeii. ek . p. 887). — (6) GesammelteAbhandlungen, p. 688, 890. — Voyez, pour la texture de ci tissu dans la substance blanche et dans la substance grise, M. Scholtu, Obserpaiionet u retinm structura penitiori, Bonns, 1859 ; Gerlach, Mikroscopische Studicn, Étudis fiiicroscopiques.Eriangen, 1858, p. 15; R. Berlin, Bcitrag zur Structurlefare derGehimvindungen, Contributions à Vétude de la structure des circonvolutions cérébrales, Inai.j. IHss. £rlangen, 1858; Dorpater Dissertationen von iN. Hess, De cerebelli^rorum tejctun disquisitiones microscopicm, 1858; 1^. STEPHAur, Ueitraege zur Histologie derRind^^ «io grosscn Gehirns, Contributions à l^hislologie de la couche corticale du cerveau, l^6«l: £. V. BocHMANR, Ein Beitrag zur Histologie des Riickenmarks, Contribution à Cki%ioU ju de la moelle j 1860, et E. Rotkowset, Ucbcr die graue Substani der Uemisphareo d* ^ kleinen Gehirns. Études de la substance grise des hémisphères du cervelet, 1861 ; l rm- ■aru, in ilenles und Pfeufer*s Zeitschriit, 5* série, vol. XIV, p. 232 ; Hbrle, dao» ^^ Comptes rendus annuels, 1859, p. 57, et 1862, p. 57; M. SciiULTzg, Lntersuchun;.«u ikbpr den Bau dcr Nasenschleimhaut, Recherches sur la structure de ta muqueuse noiaU Halle, 1862, p. 62 (r«marquo). F. E. Scruit7B, Ueber den feineren Bau dor Kinde <:•* kleinen Gehirns, De la structure fine de la substance corticale du cervelet, RiM.i*^. 1865, p. 9; G. FRoanAiiif, Untersuchungen uber die normale und pathologische An.iii>:i." des Rùckenmarks, Recherches sur Vanatomie normale et pathologique de ta mto.* Icna, 1864, p. 28, et Archives de Virchow, vol. 51, p. 129 ; L. Studa, in Reichert^ un Ihi Bois-Reymond's Archiv, 186i, p. 418. — Le travail le plus important qui ait {oni mi ce tissu, dont nous reparlerons du reste à propos des centres nerveux, est dû à I^in^^ Untersuchungen tiber Gehirn und Riickenmark des Menschen und der Sattgethie rf. l'^ cherches sur le cerveau et la moelle de C homme et des mammifères (ouvrage publie jfi-^ la mort de l'auteur par M. Schultze). Brunswick, 1865, p. 27. — (7) Voyei M. Scann» loc. cit, — (8) UiRZKL et Fret, Einiges ûber den Bau der sogenannten Winterschbfiiru^* ZeitschriR fUr wissensch. Zool., vol. XU, p. 165. — (9) Traité des tumeurs, vol. II. p !'»■'