‹ Traité d'histologie et d'histochemieChapitre 27 sur 56 · TlMm adipei · texte numérisé non relu

TlMm adipei

On désigne sous le nom dé tissu adipeux (1) un tissu formé de grosses cellules rondes de 0"^,022 k 0"*'',09 de diamètre, munies de noyaux de 0^,006 à 0"",009 de diamètre. La membrane fort mince de ces cellules enveloppe une goutte de graisse. Les cellules adipeuses (fig. 186, a) sont généralement accumulées en assez grand nombre en un seul point ; on les rencontre dans le tissu conjonctif lâche, et elles en occupent les mailles. Le tissu conjonctif disparait entre les cellules adipeuses d'un mémo groupe.

La membrane cellulaire fort mince se voit à peine à côté du contour foncé de la masse de graisse contenue dans la cellule. Les cellules adipeuses ont tout à fait Taspect de gouttes de graisse libres ; à la lumière transmise, leurs bords sont très-nets, foncés; à la lumière directe, elles sont limitées par un contour blanchâtre ou jaune blanchâtre, argenté. Les cellules, rapprochées les unes des autres, s'aplatissent et deviennent polyédriques, ce que Ton n'observe jamais pour les gouttes de graisse libre (fig. 187, b) ; au contraire, les gouttes de graisse se réunissent et se confondent.

En examinant une cellule adipeuse isolée et chargée de graisse, on est persuadé qu'il existe nne enveloppe; mais on ne peut la voir. Pour l'apercevoir, on peut se servir de différents moyens. On peut comprimer fortement la cellule qui crève ; l'enveloppe de la cellule apparaît alors sous forme de petits sacs minces, homogènes, sans .structure (6g. 187, c). On peut également traiter la cellule par Talcool et Tcther ; le contenu M dissous et l'enveloppe reste intacte. On ne voit généralement pas le noyau, et cependant il ''^b- }^'^' " Ceiiuies adipeuse»

. ^ * * *' de 1 homme remplies de graiii!>e

^ISte. et réunies en groupe ; ht goul-

Lcs cellules adipeuses se rapprochent plus ou î®* ^"^ B";*f .*"*"*] *'• *"^^-

* 11» loppes cellulaires vides.

moins du type que nous venons de décrire. Elles renferment un mélange de graisses neutres oléagineuses et solides qui reste fluide et mou à la température du corps vivant. Chez les vertébrés a sang chaud, les graisses solides contenues dans les cellules se figent après la mort. Les cellules perdent leur forme arrondie, élégante, et deviennent anguleuses, bosselées. En chauffant la cellule, elle reprend sa forme primitive.

Les graisses neutres se cristallisent quelquefois dans les cellules adipeuses, qui offrent alors un aspect tout particulier (2). Les groupes de

cristaux en aiguille peuvent être isolés et former des masses plus considérables. Les histologistes avaient pris ces aiguilles pour des cristaux de margarine ou d'acide margarique. Ces cellules sont connues depuis longtemps (3).

Kœlliker (4) a appelé l'attention sur des cellules adipeuses spéciales dont le contenu tout entier se transforme en masses d^aiguilles, de sorte que la cellule semble être, au premier abord, complètement opaque, comme chargée de granulations.

Fig.i88.~ceiiui«adipeu«»derboimne Cos dcux variétés de cHstaux se forremplies de crisuui. mcut après le refroidissement du cadavre

0, aiguine» isolées; i, groupes d'aiguilles; «i-aa i«i • ji«i

c, cellules adipeuses avec des groupes et n cxisteut probablement pas pcndani la

de cristaux en aiguilles; (/, cellule adi- • peui^e ordinaire sans cristaux. Vie.

Renarqucs. — (1) Hehlb, Anatomie générale, p. 390; Todu et Bowvanii» Anatnmit* physiol., vol. I, p. 80; Kœuiker, Anatomie microscop., vol. II, T* partie, p. 15. — (2) Lr« cellules adipeuses consenrées dans la glycérine présentent presque toujours des cnstam.-- (3) Voyez Hbnle, lôc, cit,, p. 393 ; Vocel, Icônes path. Leipzig, 1843, tab. XI, fig. 3; ToD^ et BowMAii, loc, cit., p. 82. — (4) Loc. cit., p. 17.

Les cellules adipeuses n'oiïrent |pas toujours Taspect que nous venons d^étudier. La graisse peut diminuer de quantité, disparaître même d*une manière complète ; un autre produit liquide vient en occuper la place, • elles se chargent de sérosité (lig. 189, 1). On observe ces cellules sur Ir^ cadavres d'individus mal nourris, amaigris, hydropiques; leurs l)ord> sont nets ; elles sont plus petites que les cellules remplies de graisse et h* forment du reste lentement aux dépens de ces dernières.

On trouve des cellules dans lesquelles il existe encore une gro>sr goutte de graisse séparée de Tenveloppe cellulaire par une mince coucIk* de liquide (1, a, b) ; dans cet espace périphérique, on remarque souvent le noyau vosieulcux, à bords très-nets (1).

Dans ces cas, la graisse offre assez souvent une coloration foncée, jaunâtre, qui devient d'autant plus marquée que la quantité de graisse dimi* nue ; le tissu adipeux ainsi altéré présente du reste déjà à rœil nu une coloration rosée, jaunâtre. Lorsque des cellules adipeuses, qui ont .<uhi cette transformation, se trouvent réunies les unes à côté des autres, elles forment un ensemble qui rappelle tout à fait du cartilage hyalin charge dégraisse (g 107, remarque 3).

A mesure que la graisse disparait, la boule graisseuse diminue de v«>lume (f). Dans quelques cas, la boule graisseuse se décompose en gouttelettes isolées de volume fort variable (f, g). On observe enfin des eel-

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