TISSU ADIPEUX
SSI
Iules dont toute la graisse a disparu, et dont la cavité est remplie par un liquide homogène (2).
La graisse diminuant de ?olume, les noyaux deviennent plus saillants, et paraissent bien alors entrer dans la composition essentielle de Félément cellulaire.
Lorsque l'enyeloppe reste mince après la disparition de la graisse, les contours de la cellule sont si délicats qu'on la Toit à peine.
Dans certains cas exceptionnels, la membrane
s'épaissit et la limite de ' Fîg. 189. — CeUules incomplètement remplies de graisse.
la cellule devient alors ^> cellul» provenant du tissu ceUalaire sous-cutané d*un cadavre
amaigri et perdant leur contenu graisseux ; a, ceUule renfermant une grosse goutte de graisse ; h, une petite goutte de graisse ; eeid, noyau visible; e, gouttelettes graisseuses isolées; f, cellule contenant une seule gouttelette de graisse; g, ceUule ne renfermant presque ploa de graisse; en k, ceUule remplie par une masse de substance albuminoTde.
2, ceUules de tissu adipeux provenant de l'enveloppe du rein d'un embryon de mouton de dix pouces de longueur, et se chargeant de plus en plus de graisse; c et ^^ ceUules isolées sans graisse; c, amas de ceUules ; d k k, cellules renfermant une quantité considérable de graisse.
beaucoup plus nette *,
Rehiboçes. — (i) Gomme le noyau apparaît toujours dam les cellules qui ne renferment plus qu'une petite <]inntité de graisse, il est évident qu'il doit également eiister dans la cellule adi-
peuse ordinaire. On parvient
da reste facilement à le colorer par le carmin, et on le voit alors très-bien quand on a pbcé la préparation dans le baume. — GsRLAcn prétend avoir observé une décomposition moléculaire du noyau dans les cellules adipeuses qui doivent se détruire bientôt. (Histologie, p. 19.) — Voyez aussi Scbwa«ii, loc, cit., p. \A(k — (2) Hoktbr, Gdrlt (Lebrbuch der vergleichenden Physiologie der Hauss&ugethiere, Berlin 1837, p. 20) et d^autres STsient déjà vu ces cellules.
' A l'état physiologique, le noyau de la cellule adipeuse est un corpuscule aplati, moulé dans «ne plaque de protoplasma desséché qui se confond avec la partie profonde de la membrane >«eoodaire de la cellule adipeuse.
L'inflammation a la singulière propriété de ramener presque tous les tissus à leur forme primitive, c'est-à-dire de les transformer en tissu embryonnaire. Le tissu adipeux n'échappe pas à e^tte loi, ainsi que je l'ai établi dans plusieurs publications. Le premier phénomène qui se montre loM de rirrîtation pathologique consiste dans le gonflement du noyau, qui prend une formn fraDchement vésiculeuse et possède alors un ou plusieurs nucléoles bien développés. Le protopbsma se gonfle aussi et se détache de la membrane secondaire ; peu après, la gouttelette grais- «ON» diminue de voloroe, et le protoplasma vient occuper la place abandonnée par elle; puis le noyau se divise, le protoplasma se segmente, et il se forme ainsi plusieurs cellules dans Tintérieor de la cavité limitée par la membrane de la cellule adipeuse. Plus tard enfin, cette mem- Inoe se dÎMont, et à la place qu'occupait la ceUule adipeuse il n'y a plus qu'un amas de cellules «miiryoDnaireB.
Dans le développement physiologique du tissu adipeux, on observe, en sens inverse, des phases «Qoonavesqoi ne sont pas sans analogie avec celles que nous venons d'indiquer; on peut les ^'■iiTe exadement dans le grand épiploon des sujets nouveau-nés. Des cellules granuleuses ayant
TRAHÉ D'HISTOLOGIE ET IVHl^rOGHDIIE.
Distribution du tissu adipeux. — Nous avons déjà vu que les cellules atlipcuses se trouvent dans le tissu conjonctif lâche dont elles combleot les lacunes; elles y forment des pannicules ou lie petites grappes pressées les unes contre les autres et enveloppées d'un réseau capillaire très-sciré (fig. 190, A) ; chaque cellule est comprise dans une maille vasculaire (B); on s'explique, de cette manière, les phénomènes nutritifs souvent si actifs dont les cellules adipeuses sont le si^e.
Fig. 1».
A. Rima (iMulaira d'un piiuiicu1< idlpeui :
B. Amrs opilbiio eDlogr"- ■— '- --"-'-- -
Le tissu adipeux est très-abondant chez les sujets bien développés et bien nourris; il est surtout accumulé dans le tissu conjonctif sous-cutané, et y forme le pannicule adipeux. Cette couche offre des épaisseurs variables dans les différenls points du corps; elle forme de véritables masses sous la peau de la plante des pieds, à la paume de la main, au niveau des fesses, au pourtour de la glande mammaire; mais on en chercherait en vain dans les paupières. Le tissu adipeux s'accumule également au pourtour des capsules synoviales des articulations (1) et dans l'orbite d'où il ne disparait même pas chez les sujets les plus amaigris. Dans le canal mt^ dullaire des os compactes le tissu adipeux, uni à nn peu de tissu conjonctif, forme la moelle jaune (2). Les viscères sont aussi envelopper, protégés, par des masses souvent fort épaisses de tissu adipeux que l'on
en majenne 0"*,015 l'entoarent d'une membnne tecondaira, des jtoutleleUcs {tnisseuiM sppinûsenl m itin du pratapUsma, ellei gronincot, se CDafondonl les unes eirec Ira aulre<. eX refuuliMit peu 1 peu le noyiu et le protoplasma conlro 11 membnne seanHlBire. A ccUe pênodr du iléiploppement, Il cellule sdipeuse i presque tona les catKIèrcs qu'elle possUe à l'ftit adulte, si ce D'est que II p>uUclctle de (tmisnc no louche psa h membrane doni elle est sfparw p*r une cuuchc de proloplarma reprfsentuil la masse de l'aneienne eellute élil^ en surfaec. Noui rerroiu |rius loin qu'il y a des npports intimes enirc cette runne et celle -les autres cHlole*