I. Mpiiihnnc «laaltque dn twDf pcrfon'v
brane élastique ou uii réseau très-serré de larges libres éla.sli«|iii'- (fig. 198, 'i). L'étude est plus facile et l'inlerprélation plus nette, quutiiun a sous les yeux des réseaux de larges fibres élastiques séparét-s |tar <l> la substance fuadaïuentalc homogène, coumie dans la figure 199. Quand les (ibres élastique» sont très-largos, leui'f' bords sont <|ue)i|ii. -
TISSU CONJONCTIF.
Uù
fois dentelés en forme de scie. Souvent on observe de petites perforations très-fines des fibres; on les rencontre d'une manière presque constante dans les couches les plus externes de Taorte de la baleine, dont les fibres mesurent de 0'°,004 à 0"\006 et même 0'"007 (4).
RfiAAQUEs. — (1 ) Gerber, traité d'anatomie générale de l'homme et des animaux domestiques.^ Berne et Chur 1840, p. 70. — (2) loc. cit., p. 193. — (3) J'avais cru observer, il y a quelques années, à Taidede la coloration par le carmin, que les fibres élastiques les plus déliées du tissu cellulaire sous-cutané sont formées par des cylindres creux; je dois dire que je n ai plus aujourd'hui que des doutes sur la réalité de ce fait. Recklinghacsen (Les vaisseaux lymphatiques, p. 59) s'est servi de solutions de nitrate d'argent, et semble ï peu près convaincu que les libres élastiques sont creuses. — (4) Voyez pour le tissu élastique, Henle, anatomie générale, p. 599, Kœlliker, p. 77; etW'Urzb. naturw. Zeilschrift, vol. 11, p. 143; Letoig, loc. ri/., p. 27; Henle, Jahresbericht fur 1851, p. 22.
Membranes élastiques des faisceaux de tissu covjonctif. — Après avoir étudié les (ihres et les réseaux élastiques en général, nous allons examiner la transformation de la surface des faisceaux de tissu ronjonctif en substance élastique.
En étudiant les faisceaux de tissu conjonctif qui vont de Tarachnoïde aux gros vaisseaux au niveau de la base du crâne, ou bien les faisceaux isolés dans le li.\su cellulaire lâche des séreuses, ou le derme, dans les tendons eux-mêmes, on obsenre, après avoir traité la préparation par l'acide acétique ou mémo après une imbibition prolongée dans l'eau, des éléments qui ressemblent en tous points à des fibres élastiques contournées en spirales ou en anneaux (fig. 200). Ces éléinents ont, du reste, été considérés par certains auteurs comme des fibres élastiques.
On obtient des faisceaux dont l'enveloppe élastique 9*est gonflée, distendue sous Tiniluence du réactif, mais sans se rompre. La substance de tissu conjonctif gonflée préi»ente'de distance en distance des renflcnieots fusiformes, et Tonveloppe offre des rétrécissements annulaires ou quelquefois spiroïdes (fig. 201 , i,ij c). Dans certains cas, le gonflement s'est arrêté aux parties latérales du faisceau, et les sillons qui li- Fis. 200. — Faisceau de mitent les renflements ressemblent bien alors à de du*"cervearde rhomme >éntal)le$ tours de spire (4). Ces lignes, qui repré- 'r*'^^ p«"^ ''»cidc acé- H'ntent les sillons, sont toujours très-fines et n'offrent jamais de double contour. Au niveau du point de section du faisceau (2, (/), on reconnaît très-bien l'existence d'une enveloppe; on la voit également quand du liquide a pénétré dans un faisceau et que l'enveloppe se détache in contour (1, a) en quelques points.
TRAITE DlIISTOLOGIE ET D'HISTOGHIMIE.
postérieurs de la cuisse de la grenouille de petites plaques de tissu conjonctif trcs-minces et transparentes.
En examinant une de ces lamelles (fig. 203), on aperçoit au milieu d'une masse molle, vitreuse, des fibrilles et des faisceaux de tissu con-
jonctif (/*, g)j ainsi qu^un réseau de libres élastiques tnV fines (h ) . On observe en outre, à des intervalles plus con>idérablcs que sur la figure cicontre, les cellules (o — f\.
Ces cellules n'ont point d\ nveloppe et se présentent soii^ toutes les formes. Les cléments les plus nombreux >oï\\ formés par du protoplasma très-mince, au milieu duquel on n'aperçoit pas de noyau, mais une place un peu plu^ foncée (a) Ces cellules ont dr^ prolongements qui peuvent atteindre une certaine baigneur et s'anastamoscr eiUrr eux. Quelques cellules ofTn^nl des contours plus nets et ont un noyau vésiculeux {h t n haut et r). Leurs prolongements, moins nombreux s'anastamosent entre eux et avec ceux des cellules de la première variété. L'on remarque enfin des cellules d'une troisième variété, c>aractérisées par Télal trouble de leur protoplasma, par leur aspect fusiforme ((/, e) et Tétat vésiculeux d** leurs noyaux (2).
Tous ces éléments, a l'exception des derniers, offrent des phénoniène^ de contractilité vitale très-évidents, bien que fort lents. Ils changent d«> forme. Ces prolongements se développent, s'étendent, s'anasti>niOMM>t avec les prolongements voisins, puis reviennent quelquefois sur euxmêmes. Ces prolongements cellulaires s'étendent au hasard et sans sui%nde direction déterminée : la substance fondamentale homogène et trè^molle permet à ces prolongements de s'avancer de tous côtés sans «obstacle.
On a observé du tissu conjonctif contractile dans d'siutres organo< < i dans le corps d'aulres animaux; la contractilité semble donc être uii« propriété des cellules de tissu conjonctif (3).
Revenons pour un moment aux cellules de tissu conjonctif de la grenouille. Une goutte d'eau suffit pour produire une altération du noyau et du protoplasma, qui se rétracte autour du premier sous forme d'un n^ seau ferré. Quand on fait a^ir Tacidc acétique, lo noyau apparaît aou<^
Fig. Sfl5. — Ti-'f-u conjoncltf vivant d'une grenouille prùs entre \es inuM^les de la cuivhî (fort grossi»!»enient).
ff, cellule pAle, contractée, renfermant un petit bloc obscur; b, corpuscule étoile à noyau vé&iculeux; d et f, cellule» û gro«'or*> granulations, n'offrant aucun inouvenient; f, flhrilles; g^ faisceaux de tissu conjonctif; h, réseau élas tique.
nSSl) COWONCTIF. 245
brancs élastiques. Une membrane élastique, en disparaissant par place, en se déchirant, ne pourrait-elle pas former un réseau de travées élastiques et des fibres; les ponts de substance d'une membrane fenétrée, ne pourraient-ils ps, ea obéissant à leur élasticité propre, se rétracter et rerenir sur eux-mêmes?
Il semble évident que les réseaux de larges fibres élastiques et les travées aplaties que l'on observe dans la (unique moyenne des gros troncs vasculaires chez les mammifères (fig. 202), se sont produits de cette manière. Les membranes élastiques peuvent former des replis, des stries, s'épaissir à ce niveau, et former ainsi un réseau élastique [Gg. 199 (5)|.
RE«i«Qi'Ea. ^- (1) Des travaux Irès-norabrrui ont été publics
sir ce sujet, Tojei Hekle, Anatomie gcnér., p. 194 et 351 ; le
Compte rendu annuel du même aaleur, année 1851, p. S.'i: le
Cniojite rendu annuel de Reichbkt. dans les Archives de HuUer,
l^tï, p. 96; LcscHKA, Le nerf phrénique de l'hcmnie, TubJnj^en, Fig. Htt.— ttttraaUtsu-
ISJÎ, p. 64; LEiDic, Traité d'histologie, p. 30; Klopsch, in Mul- <i'" ■>« ''""r'*-
!.rs Archiï, 1857, p. 417. Hesle étudia do nouveau ce sujet dans *■ Membr.oe «liuique f«- WKi compte rendu de 1857 puUic dans le Denle's und PTeufer's j Bé"a'u^de ']«''« flii /riUchrifl, p. 37. Dans ces derniers temps, Kœllierr (Traité [iiiiiLiquH du ctwial. dlislolc^ie. 5* édit., p. 69} a prétendu (|uc les tractus minces Mspiroïdes qui traversent les réiseaux sont do vêi'itables fibres; il a obserTC, chci le nratTrau-né. les corpuscules de tissu conjonctif qui forment ces fibres, et en a donné des deaios. RoLLETT (Wiener Siliungsberichte, vol. \\X, p. 71) a émis une opinion analogue '1 idoDDé, pi. Il, fig. 13, un dessin qui a rapport k ce sujet. Kprès avoir fait des recher- Hies ctiei le nouveau-né. Je maintient b description que j'ai donnée dans le texte et qui '^ hisiv sur des observations faites chci l'udulte. Le travail de A. IUndlin, Zur Kenntniss in umspinnenden Spirallasern des Bindegenebes, Cotllributùms û l'élude des ^bret spi- 'oiittdulitsa confOnctt/', contient tous les détails relatifs a relie question. — (3) Toyet l'im. in der Vierleljahrschrin der naturforschenden Uesellschaft in Zfirich, 5, Jahrgang, }■ t. -~ (3) La présence de petiles perforations dans les fibres élastiques larges vient Ravinent à l'appui de la lliéorie que nous venons d'émettre.
Cellules dtt tistu eonjoaetif. — Il nous reste à étudier les éléments ''fllulaires qui sont connus sous le nom de cellules ou de corpuscules de 'WM eonjonctif. Ces éléments, dont l'interprétation est fort difficile, ont une portée pbysiologique de la plus haute importance. Nous avons dit que ci>s cellules sont généralement recouvertes, cachées par les fibrilles; il faut ^servir de l'acide acétique ou d'autres agents puissants pour les faire apparaître au milieu de la masse fondamentale. Cependant, quand on parvient h observer ces éléments vivants et non altérés, on leur trouve •iei caractères tout différents de ceux des cellules qui ont été traitées par l«s réactifs. Kûhne (1) a indiqué dernièrement un excellent moyen pour sUerrer du tissu eonjonctif vivant. Il suflit d'exciser entre les muscles
348 TRAITÉ D^HISTOLOGIE ET DfllSTOCHIMlE.
protoplasma qui entourent les noyaux des cellules ont échappé à la plupart des observateurs; la couche de substance fondamentale modifiée autour du corps cellulaire a été considérée à tort comme une membrane cellulaire.
Donc, au lieu de cellules fusiformes très-allongées ou de cellules étoihVs avec leur membrane, il ne reste plus qu'une cellule de tissu conjonctif fort petite plongée dans une lacune du tissu. Dans le tissu conjoncl*f serré de l'adulte, on observe souvent des élémenU cellulaires de cotti* nature (3).
On avait pensé, il y a quelques années, que les fibres élastiques m» développaient aux dépens de ces cellules minces, allongées, réunies par des prolongements très-effilés. C'était là une erreur. Il est vrai que Tc^xamen microscopique simple et Faction des acides minéraux semblent confirmer cette opinion, mais les solutions concentrées de potasse détruisent ces éléments anastomosés, tandis que les réseaux de fibres élastiques leur résistent. [Kœlliker (4).]
En considérant la cellule de tissu conjonctif comme un élément dépourvu de membrane, et elle en est certainement privée dans la période embryonnaire, on comprendra la part que doit prendre le protoplasma du corps cellulaire dans la production de la substance fondamentale: cette interprétation nous permettra également de comprendre comment on peut trouver des noyaux au lieu de cellules au milieu d'une masse fondamentale striée ou fibrillaire (5). Ces faits s'observent non-seulement chez le fœtus, m^is encore chez Tadulte et même dans les productioRs pathologiques.
 mesure que le tissu se développe davantage, on voit quelquefois disparaître les cellules qui existaient à la période embryonnaire; cette disparition a surtout lieu dans les parties qui renferment beaucoup de fibres élastiques. Kœlliker (6) Ta observée en étudiant le développement du ligament cervical des mammifères.
Remarqiks. — (1) L'étude des éléments cellulaires du tissu conjonctif est fort diflkil**: la technique laisse encore bien à désirer à ce sujet. Nous compléterons dans les p^nurr»plies suivants ce que nous avons à dire sur ces cellules. — (2) Tout obsenraleur i*ons(i«*i>cicux est obligé, d^admettre aujourd'hui Tcxistence des cellules de tissu conjonctif embryonnaire et muqueuxy de même que celle dos cellules que Ton rencontre en ^tjhhI nombre dans toutes les néo-formations pathologiques. — (3) Voyez les cliapitres Mii^.xi»U au sujet de la cornée et des tendons. — (4) Wurzb. naturw. ZeiU^hrift, vol.!!, p. 148.— (5) Voyez le travail de Baub, loc. cU„ p. 15, et les observations de M. ScucLindans l'« Archives de Reichert et Ihi Bois-Reymond, 1861, p. 13. — 11 est également nécessaiir «!<• lire, h ce sujet, le travail de Bkalb sur Die Structur der einfachen Gewebe, la Struitur< des tissus simples, p. 90 et 150. — (6) Loc. cil. (Wurzb. Zeilschrift. p. 1 il).
Distribution du tism conjonctif. — Voyons quels sont les dif^é^ent^ points du corps dans lesquels on rencontre du tissu conjonctif. Partout où il se trouve, il y a de la substance fondamentale librillains
TISSU COiSJONCTIF. • 249
des cléments cellulaires ou corpuscules de lissu conjonctif, des fibres élastiques, des réseaux de fibres élastiques, etc. Dans certains tissus les fibres élastiques sont peu abondantes, et plongées dans une masse de substance fondamentale iibrillaire; dans d'autres cas, les fibrilles colla- ^ènes et les cellules n'existent pas, et il n'y a que des membranes élastiques, ou des réseaux de fibres élastiques unies par une substance fondamentale homogène, non coUagène. Il arrive même que ces fibres sont tomplétemcnt libres. On ne saurait donner à ces membranes le nom de lissu élastique, car on retrouve toutes les formes intermédiaires qui les rattachent au tissu conjonctif type.
Aux éléments essentiels du tissu conjonctif viennent se joindre des cellules de cartilage (§ 109), des cellules adipeuses (g 122), des fibres musculaires lisses, si abondantes dans le dartos, des vaisseaux sanguins et lymphatiques, des fibres nerveuses, etc. Ce mélange d'éléments nouveaux rend encore les parties formées de tissu conjonctif plus différentes.
Le tissu conjonctif sert à combler les espaces qui séparent les organes ou leurs annexes, il forme leurs enveloppes, il soutient les vaisseaux et Ifê nerfs, ou bien il forme de véritables membranes solides, résistantes. De là la division en tissu conjonctif sans forme ou interstitiel , et tissu conjonctif représentant une forme déterminée (aponévroses, tendons, etc.): cette distinction est en partie fondée, mais il ne faut jamais oublier que le tissu conjonctif sous forme de membrane se trouve toujours en continuité avec du tissu conjonctif interstitiel et inversement : il n'existe donc aucune limite naturelle entre ces deux variétés de tissu. En*général, le tissu conjonctif interstitiel est mou ; le tissu conjonctif ayant une forme déterminée est, au contraire, résistant et solide.
Le premier, appelé aussi tissu conjonctif lâche ou aréolaire (1) quand il 5e trouve en masse abondante, est formé par une substance homogène, raolle, presque muqueuse, puis par des faisceaux de tissu conjonctif, des libres élastiques et des cellules en proportion variable. Les faisceaux sont entre-croisés, hiais généralement d'une façon très-lâche, aussi tout le tissu est-il mou, extensible; les faisceaux forment tantôt des réseaux, tantôt de véritables plaques emprisonnées et maintenues dans une substance fondamentale molle. Quand des cellules adipeuses s'accumulent dans le tissu conjonctif aréolaire, il se forme des lacunes qui communiquent les unes avec les autres et qui représentent les cellules décrites par les anciens auteurs; de là le nom de tissu cellulaire donné par leç anatomistes et répété depuis par les histologistes. On peut également dissocier, à Taide de procédés mécaniques, par l'insufflation, par exemple, ces tissus généralement baignés pendant la vie par un transsudat aqueux très-analogue à la synovie. A l'état pathologique les cellules, ou plutôt les lacunes du tissu, apparaissent également quand il y a accumulation de liquide ou pénétration anormale d'air. Le tissu conjonctif aréolaire se rapproche donc du tissu muqueux, et on l'avait du reste considéré déjà en partie comme du tissu muqueux réticulé (2).
Les libres élastiques sont tantôt fines, tantôt de dimension moyenne; elles ne se rencontrent jamais en grand nombre. Les cellules sont situ<HK entre les faisceaux de (ibrilles sous forme d'éléments fusiformes et étoili^, ou bien sont plongées dans une masse fondamentale molle et sont alors arrondies. Ces dernières, en tout semblables aux corpuscules lymphatiques, sont douées de propriétés contractiles et peuvent se déplacer à tra* vers la substance muqueuse sans qu'il y ait cependant de voies spécial('< tracées au milieu du tissu (5).
Le tissu conjonctif aréolairc porte différents noms, suivant les point> où on le rencontre : tissu conjonctif sous-cutané, sous-muqueux et sou<séreux.
Le tissu conjonctif aréolairc se transforme en tissu conjonctif à forme déterminée pour constituer la gaîne fibreuse dts nerfs, les aponêvroM»s: le derme, etc.
Le tissu conjonctif aréolairc sert aussi à soutenir et à consolider la charpente de nombreux viscères. Et d'abord, on l'observe dans toutes \*^ glandes volumineuses et en abondance variable; sous forme do masse fibrillnire plus ou moins accusée, avec des cellules fusiformes ou étoilées, ou bien avec de simples noyaux , débris d'anciennes cellules. Lo lis>u fibrillaire ainsi constitué se rencontre dans le testicule, dans le corp> thyroïde; la charpente du rein est formée par du tissu conjonctif k peine fibrillaire; de plus, chez les jeunes sujets, on parvient à isoler des cellules étoilées dans la substance tubulaire (4). La charpente conjonctif» des muscles et des nerfs est plus ou moins fibrillaire.
Rkmarqufs. — (1) Voyez, outre les anciens Traités d'anatomie et d*hislolo^e, comiiu ceux de llK)tLR (p. 355), les travaux de Uis. Hâulo und Hôhlen des Kôrpers, les Membranf^ et les cavités du corps , p. 20. — (2) Voyez § 117. — (5) Rbckuhcbausfji. daiw W Archives de Virchow, vol. XXVIll, p. 176.— (4) F. Schweigger-Sbidel, die Nieren de» Monschen und der SâupelhijTe, les Reins de V homme et des mammifères. Halle, 1865. p. 7^
Le tissu conjonctif formé, c'est-à-dire celui qui est disposé en inass<»^ ayant une forme déterminée, offre des variétés bien plus nombreuse» encore, tant au point de vue de Tentre-croisement des faisci*aux et de Texi^ tence des fibres élastiques, qu'au point de vue de la texture. En rî*jl«* générale, le tissu conjonctif y est complètement développé, et offre nti aspect caractéristique ; mais il peut aussi se présenter sous des fomi»*^ spéciales, que nous allons tout d'abord indiquer.
Les cellules disparaissent quelquefois d'une façon presque complète, les noyaux seuls persistent, et la substance fondamentale est homogi^nr ou striée en long, mais non fibrillaire. Les corpuscules de tissu conjonttif étoiles et les fibres élastiques, ou bien manquent d'une façon coniplc'te, on n'existent qu'en fort petit nombre. Le tissu de la pulpe dentaire di présente A peu près ces caractères; mais la substance fondtmenlaie du tissu de la pulpe ne devient pas transparente par Tadditinn de Tacide
TlSSli COSJONCTIF.
icéliqne, cp qui ferait supposer qu'il y a là ou du tis.su muqueui ou du lissu à substance fondamenlale gélatineuse.
In tunique externe des petites artères et des petites veines est formée Hpnéraleinent par un (issu à substance fondaiDciitalc striée ou homogène, asec cellules allongées ou noyaux libres. Dans les gros troncs vasculaires, là ïDbstaoce intercellnlaire est tibnllaire Toute la masse devient trans parente par i addition de I acide acétique
la gaine des petit troncs nerveux (perinevre) e>!t formée par une ubstance transparente dans laquellt. se trouvent empriitonnes di s noyaux salaires allonges de 0°" 006 i O"" 012 de diamètre La gaine des Ifonc nerreui d un calibre plus considérable cit formée par une sub lance fondamentale striée et fibrillaire dan^ laquelle les noyauv sont remplaces par des cellules de ti su con jonetf enfin dans la gaine des gro'i Inii's neneu\ on observe une sub lance fondamentale tout a fait fibrd la re avec un reseau 1res riche de (ibreh lactiques
\xi cellules nerveuses des ganglions 1^ 205 A) sont enveloppées par un I u homogLue rempli de noyaux
Oi voit souvent partir de ctHe enve I ppe deii rubans aplatis {d, d).
Nous étudierons plus tard, à propos <lu système nerveux, les fibres dites de Rnnak, qui sont représentées par des liiaments pâles, à noyaux, de nature fort variée. Ces fibres, décrites sous le nom Jk fibres de Remak, dérivent souvent du li».su conjonctif et semblent se rattacher 1" lissu qui forme l'enveloppe protec- Irirc des cellules nerveuses.
On observe dans certains tissus du corps des vertébrés des cellules de liwu conjonctif très-volumineuses, très-abondantes, chargées de granulalinns pigmentaires brunes ou noires, et rappelant tout à fait certains i^ilhéliums pavimenteux pigmentés (g 89). Cependant on remarque que l>^ granulations de mélanine sont plus petites dans ces cellules que dans If cellules épithéliales (2).
Les corpuscules de tissu conjonctif pigmentés, étoiles (lig. 206) s'ob- «nent presque exclusivement dans un seul point du corps, à savoir, dans l'reil; mais, chez les vertébrés inférieurs, ces cellules se retrouvent dans presque tous les points du corps; la grenouille est l'exemple le plus rnjipiiDt de ce fait. On a observé sur ces animaux des phénomènes de umlraction vitale des cellules (5).
I>ans l'œil humain les cellules chargées de granulations de mélanine
peuvent être Irès-abondanles; la substance fondamentale est alors presque
masquée, homogène; ou bien les cellules sont plus éparses, isolées, et le
tissu se rapproche alors du ti^^su conjonctif fibreux
type.
Dans la choroïde^ on observe un réseau très-serré
^^ de cellules étoilées et fusiformes, à noyaux ovoïdes,
^k ^W ù prolongements en nombre variable, qui se tcr-
Jk \ minent par des filaments extrêmement minces,
^f Y filiformes, anastomosés. Leur diamètre varie entre
J V 0'",04 et ()'°,02. Le réseau rappelle tout à fait un
' réseau de cellules plasmatiqucs normales ; du reste,
chez les nouveau-nés, la distinction serait presque
Fig. î06. — Corpuscules de impossiblo, attcudu que les cellules n'ont pas enlissu conjonctif pigmentés ^q^q g^ jg lempg dc . sc charszer de inranulatioiis
(cellules pignientaires etoi- . . * o o
\ées) provenant de la lamina pigmentairCS.
î^re! "* "" "*" ^"^ ™*"""*" On peut également observer Tabsencc du pifi-
nient dans les cellules de la choroïde chez Tadultc. Les albinos sont un exemple frappant de ce fait que l'on peut étudier chaque jour sur les lapins blancs. Immédiatement après la naissance, la plupart des cellules se chargent de granulations colorées, même celles qui se trouvent dans les régions profondes (4). La pigmentation ne se limite pas à la choroïde; elle envahit aussi les cellules de la lamina fusca qui est située entre la choroïde et la sclérotique.
Une partie des cellules du tissu conjonctif fibrillaire de Tiris se colore également chez les individus à yeux très-foncés, mais non pas chez ceux qui ont les yeux bleus. Dans tous les cas, la matière colorante est toujours plus transparente et d'un brun plus clair dans ces cellules.
Quand on examine ces cellules pigmentées (5) chez les animaux adultes ou chez Thomme (fig. 206), on observe une certaine irrégularité dans leur forme, due sans doute à un arrêt de développement provoqué par la pénétration des grains de mélanine. Le noyau est toujours lai^e, ovoïde; dans les autres cellules, les noyaux sont allongés et étroits.
Les cellules pigmentaires étoilées sont formées par des corpuscules de tissu conjonctif modifiés; il serait curieux d'étudier les transformations successives de ces éléments. Au niveau de la lamina fusca, on trouve des cellules pigmentées dont les ramifications s'étendent à la sclérotique et s'y confondent avec des cellules pigmentaires étoilées (6).
Dans la pie-mère de la moelle allongée et dans la portion de moelle avoisinante, on observe généralement chez Tadulte des cellules de tissu conjonctif pigmentées en brun ou en noir. Leur nombre, leur dimension sont fort variables (7). Dans les néo-formations pathologiques, on peut également observer ces transformations, aussi bien que des cellules pigmentaires étoilées qui s'y développent quelquefois en très-grand nombre (8).
Remarques. — (1) Voyez Kœllirer, Histologie, 4* édit., p. 405, et Gerlach, loc, ciL 0. p. 175. — (2) F. Rosow, in Archives d'ophthalmologie, vol. IX, division 9, remarque 5,
TISSU CONJONCTIF.
p. t>3. — (3) Vovez. ta nijel des changements surrenus chei les amphibies : BiiUc», Héluoires de rac-jdémte de Vienne, vol. IV, p, 22 (t H5!) ; Vihchow, Archives, vol. VI, |). 226; HisLESS, in Zciischrirt fUr wissench. Zoologie, vol. V, p. 572 ; WiTTica, in Uûller's Arihiv. 1851, p. i\ et 257, Buscn, loc.àl., 18^6, p. 415; Lmter, in Pliilos. transactions im tbe jear, 11* partie, p. 637 ', Ueber kontractile l'igmentzelIcD der Fische, Sur tu ctlliiUtpigmentaiTei amtraclites des poissons : H. Bcchholti, in Reichert's und Du Bois- RfiDKHid Archir, 1863, p. 71. — (4) Il est curieux de voir la inaliërc colorante se déposer aussi tardivement dans les cellules étoilées de l'œil, tandis que Iqs épilhéliums du même or- ^inc se chargent de pigment dès leur formation. — (5) Vojczles travaux de IIknle, Bsucu, etc. — (G) Brocle, Dticnption anatomigue du globe oenkirt. Anal. Bcschreibuiig dos menacUicfaen Augapfels. p. 854. — (7) VmcMW, Archives, vol. XVI, p. il». — Histologie <lt>NBUJun, p. 535 et 337. — (8) F<eiiïteii, in Virchow's Archiv. — Traité des tumeurs, loi. Il, p. 130, par ViRctiow.
Cornée. — Le tissu de la cornée 1 1 ) offre une structure beaucoup plus complète ; il est formé parunc :iubslancc fondamentale chondril^ène et par des corpuscules de tissu conjonctif situés dans un système de lacnnes très-développc.
.\ la face antérieure de la cornée (tig. 207) en trouve de l'cpithélium pavîmenteux à plusieurs couches qui fait suite à celui de la conjonctive (d); la face postérieure ps( recflUTerte par une seule couche de cellules pavimenteuses (c).
Au-dessous de la coitche anlérifiire et postérieure de cellules pavi menteuses, on rencontre une membrane ou lamelle amorphe, transparente ; la lamelle antérieure {2) est mince, diflicilement iMilalile ; ta lamelle postérieure est pitis épaisse et peut s'isoler plus fanlement.
La lamelle antérieitre, connue aussi sous le nom de lamina ela- >lica de Bowman ((>), présente une épaisseur de ©""jOÛÔ à 0"',009, se ilivsoul dans l'eau bouillante; il ncxisle aucune limite accusée .
fnlre cette lamelle et le lissu de la cornée sous-jacent. Kollctt pense ^ue cette lamelle est formée par une sul>stance filirillaire
254 TRAITÉ D^HISTOLOGIË KT D^UISTOGUIMIE.
La lamelle postérieure ((?), connue également sous le nom de menibraiie de Descemet ou de Demours, offre une épaisseur moyenne de 0'',(M5; elhse détache assez facilement de la cornée, et présente une certaine élaNticité qui la fait s'enrouler sur elle-même. A la périphérie, elle va former le ligament pectine de l'iris.
Le tissu proprement dit de la cornée est compris entre ces deux couclu^ transparentes; ce tissu, étudié par un grand nombre d'observateurs, d dont la structure n'est pas encore connue d'une façon bien complète («i. est formé par de la substance intercellulaire et par un système de canaux dans lesquels sont contenues des cellules. La substance fondamental n'offre pas généralement Taspect fibrillaire, mais il peut se produire quand on emploie certains réactifs et notamment le permanganate i potasse. (RoUelt.) Cette substance se continue, à la périphérie, avec le li^^u iibrillairc de la conjonctive et de la sclérotique (3); on y observe des travées aplaties, transparentes, de 0"*,02 à 0'",09 de large sur 0"',0()f à 0'°,009 d'épaisseur; ces travées sont généralement parallèles et forniml des couches superposées; mais à la face antérieure et à la périphérie de la cornée ces travées s'entre-croisent. Aussi certains auteurs ont-ils dé( rit des couches multiples superposées dans la cornée, tandis que d'autres oui prétendu qu'elle offrait une structure iibrcuse; d'autres enfin ont adiui^ les deux opinions. D'après ce que Ton sait aujourd'hui, on peut considên^r la cornée comme formée par des lames très-minces laissant entre cllc^ des lacunes ; fait que viennent encore confirmer les recherches de Hi> à la lumière polarisée.
Beaucoup d'observateurs ont pensé que le système canaliculé do L cornée (fig. 208, a) était formé par un réseau de cellules anastomost'^: il est vrai qu'en employant des acides dilués comme réactifs on obtient df^ images qui peuvent facilement induire en erreur l'expérimentateur lo plus habile. Ce système de canaux occupe tout Tespacc compris entre l^ travées de la substance fondamentale, et l'on parvient à l'isoler, soit |>ar h coction, soit en traitant le tissu par des acides minéraux concentrê> ( ( . Ce système canaliculé est réellement creux; on y obsen'c, en effet, ti»"proliférations cellulaires, des dépôts de graisse et de pigment. On |Mrvient également à injecter ces canaux (Bowman, Recklinghausen»; m-observations ne sont pas cependant très-concluantes (5). Ce systiMue il* canaux présente des parois fort extensibles; les réseaux sont beaucoup plu^ larges chez l'adulte que chez le nouveau-né ou chez le fœtus.
Quand on examine la cornée sur une coupe parallèle à la surface, >•' aperçoit un réseau (|ui présente des dilatations très-nettes (fig. 208, n . fort larges, d'où partent des ramifications nombreuses; quand on vUu\iune coupe verticale de la cornée, on voit au contraire de longues li;:iK^ allongées, parallèles, avec des renflements fusiformes ; ces tigne> t<*inmuniquent U^ unes avec les autres par des canalicules transversaux t : sont également unies aux lignes plus profondes ou plus élevées [ur <l«canalicules perpendiculaires. Il est donc évident que les dilatations éuâK*^
TISbU CONJONCTIF. 255
ijue l'un ubiiervi: sur les coupes transversales sont aplaties dans le sens même de la surface de la cornée.
Ces espaces dilatés, connus sous le nom de corpuscules de la coriiM(6). ont deO",013àO",018 de long sur 0",009 à ©-"lOU de large. Les ramifications ont de O^.OOS à COOCG de diamètre. Les corpuscule.-i .wDléloi^és les uns des autres de 0°',02à 0°',04.
tn traitant la ciimcc par une solution d'acide acétique dilué, un uper- '."itau niveau des dilatations des noyaux de (f^fiOQ à O^.Oil de diamètre ilif!. 208, c). Comme le corps cellulaire s'étend généralement jusqu'à la limjle de l't-space étoilée, on a voulu faire de cet espace une cellule (7). Mai* CD se senant de l'imprégnation d'argent (8), on aperçoit un corps liiiement granuleux, avec sou noyau, dépourvu d'enveloppe, et séparé <in parois île l'espace étoile par une distance appréciable. (Recklingbusen.) Cette petite masse est l'élément cellulaire de la cornée, éléluenl contractile pendant toute la durée de la vie ot (jui envoie seiprolongements dans les canalicules creux et étoiles du tissu coméen. Ri^klinghausen a oliscrvc en outre dans le tissu de la cornée vivante il>'s éléments amiboïdes, analogues aux corpuscules lymphatiques ; il a 'u ces éléments se déplacer dans les canalicules de la cornée (9). Chez \v' embrvons (fig. 208, d), les corpuscules de la cornée n'ont que fort |>eu de prolongements ; les noyaux sont vésiculeux et quelquefois même en voie de segmentation. Le réseau formé par ces éléments semble très- "Tré au début (6). La subsbmce fondamentale est fort peu abondante; "Ile est homogène, ne présente pas d'état librîltaire et ne produit pas
!2o6 TRAITE D'HISTOLOGIE ET D'UISTOaiUflE.
de double réfraction de la lumière. Les membranes de Bowraan et de Demours se forment également de très-bonne heure (10).
Remarques. — (1 ) La cornée a été éludiée pai* un grand nombre d'observateurs dcMit U^ travaux se contredisent en grande partie. Les opinions anciennes ont été défendues )>jr Krause, Yalentin, Heki^, Anatomie générale, p. 3!^5. — Parmi les travaux réoenU, n*»uv citerons: Totnbbb, Philosophical Transactions for the year, 1841 , part. H, p. îl\i; W. BowMARif, Lectures on the parts concerned in the opération on the oye and on ih* structure of theretina and vilreous humor. London, 1840; F. Strube, lier normale Hju der Gornea, Structure normale de la cornée. Wttrzburg, 1851 ; W. His, dans les WutiburgerYerhandlungcn, vol. l\\ p. 90, et la monographie de cet auteur intitulée : Beitnge /ur nonnalen und pathologischen Histologie der Cornea. Basle, 185G; Archives de Vimcnov. vol. XX, p. 207, et Schweizerische Zeitschnft fttr Heilkunde, vol. II, p. 1 ; Ukxlc. Coaif>tt rendu pour 1852, p. 27, et llenle*s und Pfeufer*s Zeitschrifl, nouvelle série, vol. Mil. p. 234; DoRifBLUTH, loc. cit., vol. VII, p. 212, et vol. VUl, p. 156; T. LARCiiA9<, li»>\ cit.t vol. XII, p. 1 ; M. WiLCKERs, loc. cit,f vol. XI, p. 167; Wittich, Archives de Vîrch^». vol. IX, p. 190; A. WiNTiiER, Archives de Virchow, vol. X, p. 505; Rollett, inden Wm^i^t Sitzungsberichten, vol. XXXIll, p. 516; A. Classer, Untersuchungen ttber die Bi!4okv>** der Cornea, Hecherches sur V histologie de la cornée. Rostock, 1858; BBCKUH€flAi5t>. DieLymphgenissc, les Vaisseaux lymphatiques, p. 36, et Archives de Yirchow, vol. WVltl, p. 157 ; KiiiHB, Travail sur le protoplasma, p. 123. — (2) Cette lamelle a étédécoa^t-rt* en 1845 par Reiciiert et par Bowxann. — (3) R. Lœwig, dans les Études de TluMii .t physiologique de Breslau, par Reiciiert. Leipzig, 1858, p. 131. — (4) On \yeui se st-nn. à cet effet, d'une solution de parties égales d'eau et d* acide sulfurique (Uis). On peut • ;. " leinent isoler ces éléments dans le tissu conjonctif solide, dans le tissu ossoux et «Ijn^ \' tissu dentaire. On peut aussi se servir, dans ces cas, d'après le procédé de F<Ef^^Tti (Archives de Virchow, vol. XVIII, p. 170), de Pacide azotique dilué avec de la ghit-nn*
— (5) BowMA5N a le premier décrit ce système sous le nom de Comeal tubes. K£Cktix%hauser a donné des détails sur les procédés d'injection de la cornée chez Thomine H î*-^ mammifères, dans son travail sur les vaisseaux lymphatiques, p. 41. Cette question ni« : '.• d^étre mieux étudiée. — (6) TovRBkE, puis Virchow, observèrent en premier lieu le> (.<puscules de la cornée. — (7) Quelques auteurs considèrent encore cet ensemble toi..- i une seule cellule. — (8) Voyez, pour le procédé technique, Fre%, le Microscope, p. in.
— (9) KOUNE a observé des changements de fonne dans les cellules de la cornée d'ugrenouille vivante; il a également remarqué la rétraction de ces éléments sous rinflu»*» • d'une irritation mécanique ou électrique. D'après cet observateur, la contraction se |»n«iui. par r intermédiaire du système nerveux, car il admet que les ramifications terminj t^ •:• ^ nerfs vont se perdre dans les cellules. Recklinguausen avait vu, avant Kuhne, les celii^.'^ lymphoides dans la cornée de la grenouille et des mammifères. 11 prétend que c«» éU*!!»**» traversent, pendant ia vie, un système particulier de canaux, et viennent se faire jour traversant Tépithélium cornéen. Quand on place la cornée d'une grenouille dans U- ^^ lymphatique d*un animal de même espèce, on voit les cellules lymphoïdes pém-irtr «t^r tout le système canaliculé delà cornée (loc. cit.. Archives de Virchow). — (10) V«»\c. . Monographie de liis, p. 55.
On comprend dans le tissu conjonctif formé :
1® Les tendom. Ils sont formes par un tissu solide, peu êlaslî<]iif composé de faisceaux longitudinaux de tissu conjonctif, cyHndnqut>^. structure fibreuse très-nette; ces faisceaux réunis constituent des mr !• ^ solides qui sont séparées les unes des autres par du tissu conji^ni t lâche, dans lequel rampent les vaisseaux, du reste fort peu alwiidant^
TISSU CONJONCTIP. J57
L^ tendoDs renfernieat des corpuscules de tiasu conjonctîf et des libres élastiques très-iines. En certains points, on observe dans les tendons des cellules de cartilage (1). Les tendons sont unis aux organes voisins par du tissu conjonctif ordinaire; ce tissu se condense quelquefois à la périphérie et forme une gaine connue sous le nom de gaine muqueuse ou sfnoTiaie du tendon. Nous avons déjà parlé, à* propos de la synovie, du liquide renfermc]dans ces gaines.
U structure intimo des tendons est difticile idéterminer; cette étude a donné lieu a beaucoup de controverses (2).
Quand on examine une coupe du tendon desséché d'un enfant noui(9u-né, ramollie dans dn liquide, on observe UDe série d'éléments an- 'Mf>a, dentelés, munis de deux à quatre prolon- ^ments , et rappelant toat i fait un réseau de œllules (6g. 209, a).
ituandon fait des coupes obliques (c, d), cet aspect devient encore beaucQup plus frappant. Mais .
<|iiaDd on examine des cuupes longitudinales , I» cellules étoilées dis- (w^ssent et font place à
J . ■ Il I ■ f'S- î"».
des stnes allongées qui , ^
MHitoccupéesde distance
en distance par des corpuscules assez volumineux (6).
Beaucoup d'observateurs ont pris les figures que l'on voit sur des œupes transversales pour un système creux de cellules anastomosées 'Oonders, Virchow, etc.) ; d'autres auteurs, et notamment Henlc, ont voulu voir là un système de lacunes renfermant des noyaux libres ou des corpuscules aplatis analogues à l'épithélium pavimenteux, mais pas de cellules étoilées.
Cependant, en étudiant les tendons à la période embryonnaire (fîg. 210), i>n voit, sur des coupes longitudinales (A), des cellules de tissu conjonctif minces, fusiformes, sans enveloppes, contenant des noyaux allongés de 0-,018 à O-.aa de long sur 0'"002 de large; les ramifications de
«9. — Coufc, I
oupf longiiudinslei c
256 TRAiTÊ D'HISTOLOGIE ET D'UISTOOllMIE.
de double réfraction de la lumière. Les membranes de Bowraan el <ii' Demours se forment également de très-bonne heure (10).
RfiMAnQUEs. — (1 ) La cornée a été éludiée par un grand nombre d'obserraleurs donl 1«^ travaux se contredisent en grande partie. Les opinions anciennes ont été défendues yit Krause» Yàlentin, Henve, Anatomie générale, p. 3!25. — Parmi les travaux réoenU, n^j^ citerons: Totnbbb, Philosophical Transactions for the year, 1841 , part. Il, p. 17!i; >V. BoiiVMANii, Lectures on the parts concerned in tbe opération on the eye and on tb* slructuro oftheretina and vitrcous humor. London, 1840; F. Strube, l)er normalt' Riider Cornea, Structure normale de la cornée, Wùrzburg, 1851 ; W.His, dans les \^u!iburgerYerhandlungen, vol. IV, p. 90, et la monographie de cet auteur intitulée : Bcitrage lur nonualen und pathologischcn Histologie der Cornea. Basle, 1856 ; Archives de Vuicb«)«. vol. XX, p. 207, et Schweizerische Zeitschrifl fiir Heilkunde, vol. II, p. 1 ; Uerls, Coni(4i rendu pour 1852, p. 27, et lJenle*s und Pfeufer's Zeitschrifl, nouvelle série, vol. \\\\, p. 254; DôRRBLUTH, loc. cit., vol. VU, p. 212, et vol. VUI, p. 156; T. LA]iGnA?i<, Itw cit., vol. XII, p. 1 ; M. \V«.cKEKS, loc. cit., vol. XI, p. 167; Wittich, Archives de Virch<»«. vol. IX, p. 190; A. WiNTiiER, Archives de Vinhow, vol. X, p. 505; Rollett, inden Wifii.n Sitzungsberichten, vol. XXXIll, p. 516; A. Classer, Untersuchungen Uber die Hi$lolo;:i*der Coruea, Hecherches sur l'histologie de la cornée. Rostock, 185S; Beciurghai^m. Die Lymphgefùsse, les Vaisseaux lymphatiques, p. 36, et Archives de Virchow, vol. WVUI. p. 157 ; KiiiHE, Travail sur le protoplasma, p. 123. — (2) Cette lamelle a étcdéc4>u^<TU en 1845 par Reicuert et par Bowxahn. — (3) R. Lœwig, dans les Études de riusiit.a physiologique de Breslau, par Reicuert. Leipzig, 1858, p. 131. — (4) On |>eut se M*nu. à cet effet, d'une solution de parties égales d'eau et d'acide sulfurique (lits). On peut t,.*lement isoler ces éléments dans le tissu conjonctif solide, dans le tissu ossi*ux et daii^ If tissu dentaire. On peut aussi se servir, dans ces cas, d'après le procédé de F<rn^iii. (Archives de Virchow, vol. XYUI, p. 170), de Facide azotique dilué avec de la ghtV-riTx
— (5) BowMA55 a le premier décrit ce système sous le nom de Comeal tubes. KEtkLi%«.- HAUSEM a donné des détails sur les procédés d'injection de la cornée chez l'homme et i<*^ mammifères, dans son travail sur les vaisseaux lymphatiques, p. 41. Cette question ntfr.i> d'être mieux étudiée. — (6) ToriiBkE, puis Virchow, observèrent en premier lieu les mr * puscules de la cornée. — (7) Quelques auteurs considèrent encore cet ensemble o>ii.' » une seule cellule. — (8) Voyez, pour le procédé technique, Frev, le Microscope, p. îri.
— (9) KCuNE a observé des changements de forme dans les cellules de la coniê<* «i ui grenouille vivante; il a également remarqué la rétraction de ces éléments sous rînflui-i»d'une irritation mécanique ou électrique. D'après cet observateur, la contraction se pn«lui par r intermédiaire du système nerveux, cai* il admet que les ramifications termîiu t^ '• -«^ nerfs vont se perdre dans les cellules. Recklinguausen avait vu, avant kiihne, les cellu:- « lympboides dans la cornée de la grenouille et des mammifères. Il prétend que ces rl«4u^n traversent, pendant la vie, un système particulier de canaux, et viennent se faire jour « ' traversant Tépithélium cornéen. Quand on place la cornée d'une grenouille dans 1« ^^ lymphatique d'un animal de môme espèce, on voit les cellules lyniphoides» fiénrtnT <i. 'tout le système canaliculé de la cornée (loc. cit., Archi\es de Virchow). — (10) \**y . . Monographie de Uis, p. 55.
On comprend dans le tissu conjonctif formé :
l"* Les tendons. Ils sont formés par un tissu solide, peu élastiqiif , composé de faisceaux longitudinaux de tissu conjonctif, cyHndriqut>>. i structure fibreuse très-nette; ces faisceaux réunis constituent des n^r «1« i solides qui sont séparées les unes des autres par du tissu conjon« t I lâche, dans lequel rampent les vaisseaux, du reste fort peu alioodani^
TISSU COHJONCTIF. 857
Les lendoDs renfermeot des corpuscules de tissu conjonctif et des fibres élasliques trèa-rines. En certains points, on observe dans les tendons des cellules de cartilage (1). Les tendons sont unis aux organes voisins par du tissu conjonctif ordinaire; ce tissu se condense quelquefois à la péri- (ihérie et forme une gaine connue sous le nom de gaine muqueuse ou ^ynoTiale du tendon. Nous avons déjà parlé, à* propos de la synovie, (tu liquide renfermé]dans ces gaines.
U structure intime ia tendons est difficile Hélerminer; cette étude 1 donné lieu à beaucoup lie controverses (2).
Quand on examine une coupe du tendon desséché d'un enfant nouteau-né, ramollie dans du liquide, on observe une série d'élémeots an-
inileui, deotelés, munis
it deux à quaice prolon-
^raents , et rappelant
tuol à fait un réseau de
!«llules (Gg. 309, a).
ijuand on fait des coupes
ubiiques [e, d), cet as-
[tecl devient encore beau-
a)U|) plus frappant. Mais .
ijuaod 00 examine des
niupes longitudinales ,
le cellules étoilées dis-
pvaissent et font place à
des stries allongées qui ,
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(0 distance par des corpuscules assez volumineux (b). Beaucoup d'observateurs ont pris les figures que l'ou voit sur des
toupes transversales pour un système creux de cellules anastomosées
|[>»nders, Virchow, etc.) ; d'autres auteurs, et notamment Henle, ont
loula voir là un système de lacunes renfermant des noyaux libres ou
d» corpuscules aplatis analogues à t'épithélium pavimenteux, mais pas
de cellules étoilées.
Cependant, en étudiant les tendons à la période embryonnaire (fig. 210),
nn voit, sur des coupes longitudinales (A), des cellules de tissu conjonctif minces, fusiformes, sans enveloppes, contenant des noyaux allou- ::é» de U~,01t{ à 0*',â2 de long sur 0^02 de large; les ramifications de
S58 TRAITÉ D'IllSTOUXilË KT U'HISTOCHIHIE.
ccH cellules anastomosées entre elles forni«nt des lignes parallèles séparées les unes des autres par une distance de 0", 006 à 0^,004, comblée (ur de la substance rondamentale fibrillaiie. Sur des coupes transversales (B), on voit (les cellules coDteuues dans des lacunes ' • irrégulièrement arrondies et anguleuâp^.
Q À cette période, on ne trouve quelquefui."
.^^^^ ^ pas de prolongements étoiles. Il est donc
^Hbtt||k évident que les tendons renferment dts
^^^^^^Bi éléments cellulaires chez le fœtus.
^^I^^^K Si l'on examine une coupe Inmarer^alc
j^^^^^^V d'un tendon de nouveau-né, on voit <|ii<;
V^^l^^r les lacunes étoilécs sont anastouioïiV>
^HB^^ entre elles; la substance intereellulairi'
'^' ' s'est, en effet, décomposée en lùaciaia
, cylindriques de tissu conjonctif dont le»
' parois limitantes ont subi une inodilita-
. ," „ , j^, . tion chimique spéciale (3). Une coupe Jv
A, coupe longitulinMK; cnhili^ nia de ' ^ ^ ' ■
Mi. sulnUncB roailimniUle fibriUiira; tcudoU peut ètTfi COmpuée aloni à Un*>
«i™rn^""*"*'° '"" " """'" " membrane de tissu coi\jonctif conlenanl
des cellules étoilées. Les pellules de tis>u
conjonctif allongées apparaîtront sous forme d'un noyau coupé IrmoâM r-
salement. Inutile d'eïplîquer l'image que l'on aperçoit en euunÎBant unc
coupc longitudinale,
Chez l'adulte il existe une quantité plus abondante de tissu conjoncttr i;ntre les faisceaux des tendons. Les lacunes sont séparées les une» dc$ autres par une distance de Q^^OQ a 0°',09, elles sont crénelées, et leur> ramifications ont presque toutes disparu. Le contenu de la cellule scnilik avoir subi des modifications plus profondes encore (41.Sur des coupe» longitudinales, on aperçoit dans les lacunes des éléments allongée de 0~.0 i ilidiamètre environ, quelquefois contournés, et dans la substance foiKlaiiii-ntaie un réseau de Tibrcs élastiques fines allongées, et à mailles trè»4arir^. On est obligé d'admettre que des portions du corps de la cellult- m: prolongent dans les ramifications étoilées des lacunes. Suivant KvellîLtT. les corps des cellules s'allongent surtout dans le sens de la longueur il'tendons, et forment par leur union des rubana aplatis ou des 8tne> qu communiquent également entre elles par des prolongements irrégulit-rv. aplatis, membraneux ou mbannés; suivant Langhans, les lacunes de» Imdons des bœufs ne renfermeraient que des cellules fusiformcs. J'ai "lservé des noyaux allongés, mince», un peu aplatis, avec des rester •!< corps cellulaire, sons forme de point, au niveau des pùlcs. Il sersit nécessaire d'étudier les éléments contenus dans ces lacunes qui seuiblcnl élre, sous l'influence do l'inflammation, le siège de proliréraliuns 4i-:iiilaires nouvelles. On tn>uvera probablement des méthodes d'invest^nlixii qui modifient moins l'état des tissus.
TISSU CONJONCTIF. 259
RoiiQDES. — (4) U faut ranger également ici les corpuscules sésamoïdes que l'on observe dans certains tendons ; ils sont formés par im amas de cellules cartilagineuses unies |)ar de la substance fondamentale conjonctive. Voyez Kœlliker, Ânatomie microscoliiqiie, Toi. H, p. 230. Lermann a décrit le cartilage contenu dans le tendon d'Achille de la {.TenouiUe (Zeitscfarifl fQr viss. Zoologie, vol. XIV, p. 109)« Voyez, pour Tossilication des teadons, le chapitre du tissu osseux. — (2) Outre les travaux de Dondebs et de Vircuow, on fera bien de lire la description de Hesle dans son compte rendu de 1851, p. 22, et iK58, p. 53; Kœlliier, in der Wtirzb. naturw. Zeitschrifl, vol. II, p. 159; Rollbtt, in den Wiener Sitzungsberichten, vol. XXX, p. 66; Langhans, même source, vol. V, p. 86. — (5) Quand on détniit la substance conjonctive intermédiaire, à l'aide des acides minérau concentrés, on obtient une image qui correspond aux prétendus réseaux cellulaires. Vo)ez, pour les autres détails, la cornée, le tissu osseux et Tivoire. — (4) Quand on traite, ^ I acide acétique dilué, des coupes de tendons desséchés, on aperçoit des images bizarres, sur lesquelles Do?iDERS a depuis longtemps appelé le premier l'attention (Hollandi$rbe Beitràge, vol. I, p. 259). On voit une série d'images qui serpentent en forme de rabans, des cellules de tissu conjonctif fusiformes, puis des fragments de fines fibres élastiques. Les fibres sont les rebords renversés et gonflés des faisceaux sectionnés. Voyez, à rp nijet, K<ELLiiER, Âuatomie microscopique, vol. II, p. 215; Gerlach, Traité, p. 114; Beu Machis, in den >Viener Sitzungsberichten, vol. XXXIV, p. 91.
2'' Les ligaments^ dont il laut cependant exclure les ligaments élastiques, offrent une structure analogue à celle des tendons.
5* Les fibro-cartilageSj qui peuvent être étudiés en même temps que le cartilage à cause de la nature toute spéciale de la substance fondamentale.
4* Le grand groupe des membranes fibreuses; elles sont formées par des faisceaux de tissu conjonctil entre-croisés en tous sens ; leurs éléments élastiques semblent identiques à ceux des tendons, mais sont généralement plus nombreux et plus larges. Les vaisseaux sanguins y »oat fort peu abondants. On fait généralement rentrer dans le tissu
fibreux :
(a). Les membranes blanchâtres, formées d'un tissu très-dense, qui forment l'enveloppe extérieure des viscères. A cette variété, composée de faisceaux de tissu conjonctif fortement entre-croiSés appartiennent la sclérotique, la dure-mère cérébro-spinale avec ses fibres élastiques nombreuses, la portion fibreuse du péricarde, l'enveloppe fibreuse des ovaires, du testicule, des reins, de la rate, de la verge, du clitoris. Les fibres élastiques sont généralement très-nombreuses dans toutes ces parties. Du côté de la face viscérale, et notamment dans les organes génito-urinaires, h rate, les ganglions lymphatiques, le tissu peut se continuer par un réseau de trabécules dans lesquelles on voit apparaître quelquefois des fibres musculaires lisses.
(6). Les aponévroses^ qui se continuent à l'extérieur avec du tissu con-^ j«inctif lâche et pénètrent entre les fibres musculaires. Les aponévroses offrent plus généralement la texture des tendons; quelquefois les fibres élastiques prédominent, et peuvent même former des réseaux très-riches.
26Q TRAITÉ D'HISTOLOGÎE ET D'HISTOCHIMIE.
(c) Le vémièvre ou, comme on l'appelle d'habitude, itévrilime se confond également en dehors avec du tissu conjonctif lâche, et devient plus homogène entre les faisceaux nerveux. Le pénnèvrc des gro« tronc* nerveux est formé par des faisceaux de tissu conjonctif accoles, longitudinaux, dont les contoui-s ondulés donnent aux nerfs cet aspect bnllant, rubanné, puis par de nombreuses fibres élastiques. A mesure qne le tronc nerveux devient moins large, l'épaisseur du périnèvre dimmue ; cette enveloppe perd bientôt le caractère fibrillaire ; on voit apparaître d.'> corpuscules de tissu conjonctif fusiformes isolés, et bientôt on n'olwer^o plus au niveau des petites ramifications nerveuses, qu'une menibran.transparente, homogène, dans laquelle se trouvent emprisonnés quelques noyaux. Le tissu conjonctif bien formé se trouve donc rempUc. alors par une masse de tissu conjonctif très-incomplélement développé. .
(d). le périoste et le périchondre. Le périoste est une membrane solide qui Upisse la face externe des os; il est traversé par de nombres vaisseaux qui servent à la nutrition de l'os. La portion la plus extenie du périoste renferme beaucoup de tissu conjonctif; la portion interne contient un grand nombre de fibres élastiques fines. Le périoste e>t uni à l'os sous-jacent par l'intermédiaire des nombreux vaisseaux qui pénètrent dans le tissu osseux. La face externe du périoste se cntinue avec du tissu conjonctif lâche, des tendons, des aponévroses ^1 des ligaments. Dans les points de l'organisme où des cavités^ o&»eu.v.-< sont Upissécs par des muqueuses, comme dans l'organe de roiractiun. par exemple, on admet que la muqueuse se confond avec le pé^io^U^ mais rien ne démontre ce fait. Le périchondre est une membrane aiwlogue au périoste; il est également travei-sé par des vaisseaux desUn»-^ .• la nutrition du cartilage (H 12). Dans le cartilage réticulé, on voit hfibres élastiques de la substance fondamentale se continuer d'une oianier. directe avec les élémenU élastiques du périchondre.
5* Membranes séreuses. — Elles sont formées par des faisceaui Atissu conjonctif cntre-cfoisés en différents sens et qui constituent »ii niveau de la surface libre une couche homogène ; on y obsene en oulrr des réseaux souvent fort serrés de fibres élastiques fines. Les vaisseaux sanguins y sont peu abondanU. Dans les parties profondes, les sèreiisont formées par du tissu conjonctif làcli||pu sous-séreux ; leur surfa. libre est tapi.ss«''C par une couche d'cpithélium pavimeiiteux. dêyelopi». aux dépens du feuillet moyen du blastoderme (g 98). On admettait aulr. fois que les séreuses formaient de véritebles sacs, clos de toutes part- . • emboîtés les uns dans les autres ; mais ce fait est tout au plus vrai in.u les véritables sacs séreux tels que le péricarde, la plèvre, le péritoine, : tunique vaginale. L'arachnojide, ([uc l'on range généralement pamii I. sacs séreux, n'a pas de feuillet pariétal. I^s capsules synoviales des .nculations ne sont tapissées par une membrane séreuse formée |»ar tu couche de tissu conjonctif, recouverte d'cpithélium, qu'au niveau .!, -
TISSU uwiotjcnr. stt]
parties latérales ; le plancher et la voâte de l'article sont fomaés par le cartilage articulaire complétemeat nu.
Dans les bourses muqueuses, dans les gaines tendineuses, if n'existe souvent pas de paroi proprement dite ; elle est remplacée par une couthe ie tissu conjonctif très-làche qui se condense peu à peu à la péripiiérie. Lorsque les bourses muqueuses ou les gaines tendineuses sont mieux limitées, on voit af^araitre en certains points une couche d'épithélium panmeoteux qui tapisse le tissu conjonclifde la paroi.
Ces sacs séreux complets et incomplets se Forment aux dépens des iicunes du tissu conjoacUf lâche dont nous avons eu à parler (g 08). Les S3CS séreux complets se développent dans les cavités plus considérables qui se trouvent dans le feuillet moyen du blastoderme. Les espaces sousarachnoïdiens représentent une sorte de transition entre les sacs séreux irais et Êiiii.
Le liquide séreux qui imbibe le tissu conjonctif lâche lubrifie également la surface de toutes ces cavités. Ce liquide est en général Tort peu itnHidant à l'état normal ; la synovie peut néanmoins se former en grande quantité.
6° Derme. — Le derme (fig.
'211) est un tissu résistant, solide, qui renferme de nombreux laiiiseaux; il est formé par un rejlrage de faisceaux (ibrUlaircs •le tissu conjonctif, accompagnes Je libres élastique^! cl de cellules lie tissu conjonctif.
Dans les corpuscules du tact iG);. 21*2) et à la surface du derme, les fibres élastiques semblent disparaître, et le tissu prend alora UD aspect plus homogène, le liiires forment une trame tellement serrée qu'elles ne laissent plus aucun espace entre elles. |Rolielt (1).| Cette structure spéciale explique comment on avait pu admettre en ce point l'existence ti'une couche limitante amorphe, d'une membrane intermédiaire dienle) ou d'une basemenl-membrane. (Todd et fiowmann.) Le derme est recouvert par l'épiderme qui
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362 TRAITÉ D'HISTOtOCIE ET D'BISTOCHIIIIE.
corné; répidormc constitue la couche épUhéliale la plus épaisse de l'organisme. Au derme se rendent des fifets nerreus en grand nomlire ; cette membrane renferme en outre de petits faisceaux de muscles lisses, des canalicules lympliatiques, et elle est parcourue par les poils munis de leurs bulbes et par les canaux excréteurs de glandes fort nombreuses. Par sa face profonde, le derme se continue avec le tissu conjonctîfaoïiscutanc qui est très-ricbe en graisse (llg. 2H, h).
T Le tissu également Irês-vasculaire des muqueuses offre une structure analogue à celle du derme, s ^uif= du iirt déiMirou5é> fioins qu'il uc soit composé par du ■ tissu conjonctif réticulé, comme dans
■"""'' l'intestin notamment. Nous avons
déjà parlé (§ K8, 91 , 95) du revêtement épilhélial des muqueuses qui so développe aus dépens du feuillet interne du blastoderme. Le tissu muqueux proprement dit Ifig. 213, dj est formé par des faisceaux entrecroisés de tissu conjonctif ; ces faisceaux ont une consistance plus molle et sont moins serrés que dans le derme. Les libres élastiques existent en quantité variable, mais ne sont jamais abondantes comme dans le derme.
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Fig. JI3. — Schéma d'uDe
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A la surface du tissu muqueux, au niveau des villosités, des papilles, des plis, le caractère fibreux du tissu disparaît et l'on aperçoit, comme dans le derme, une couche transparente. Le tissu muqueux présente néanmoins quelques différences suivant les organes dans lesquels on reiaminc. Dans les muqueuses très-riches en glandes, le tissu muqueux forme entre les glandes agglomérées une masse striée ou un peu fibreuse et offrant des noyaux (lig. 214). Les couches profondes du tissu muqueux se confondent avec le tissu conjonctif sous-muqucux ; ce tissu est serré.
TISSU OUNXmTIP. SBS
résistani, Burtoul dans l'intestin ; il offre un aspect blanchâtre et forme \i luttiea nenea des anciens auteurs. Les muqueuses sont très-vasculaires en général et renferment une quantité rariable de vaisseaux lymphatiques et de nerfs. Dans quelques points, il n'existe pas de glandes ; mais presque toujours les glandes prennent le dessus, et même la substance conjonctive fondamentale se trouve refoulée par elles. Les figures 214 et 215 peuvent rendre compte du nombre considérable de glandes que l'on oL- ^ne dans la muqueuse stomacale. Dans ces derniers temps on a observé des fibres musculaires lisses dans certaines muqueuses ; ces Gbres semblent jouer un rôle physiologique fort important sur lequel nous aurons à revenir plus tard.
8* Les membranes vasculaires du cerveau pt de l'œil, c'est-à-dire la pie-mère, les plexus ■f^Pjj]^^'^""™'"'^";*-»'»»''" choroïdes et la choroïde de Toeit, doivent être
élément rangées parmi le tissu conjonctif. Dans tous ces oignes, on obsene un réseau vasculairc très-remarquable qui est soutenu par un tissu conjonctif assez lâche.
-Nous avons déjà décrit le tissu de la choroïde. Les plexus choroïdes <ont formés, chez le nouveau-né, par une substance complètement homogène, dans laquelle sont emprisonnées des cellules arrondies sans prolongements. Chez l'adulte, ce tissu oITre encore tous les caractères du tissu ranjonctif enobryonnaire à substance fondamentale striée, [ilteckel (2).) Dus U pie-mère, on observe du tissu conjonctif fibrillaire avec quelques éléments élastiques.
9* On trouve enfin du tissu conjonctif dans tout te systètm vaaculaire: ilans l'endocarde, dans la tunique externe des vaisseaux ou tunique sdTeotice, dans les tuniques moyennes et internes des artères, des laines, des lymphatiques. Le tissu conjonctif se présente dans tous ces organes sous des aspects variés. Tantôt la substance fondamentale est lilirillaire et renferme peu ou beaucoup de Hbrea élastiques; tantôt, et surtout dans les artères, les faisceaux du tissu conjonctif disparaissent, et Ion observe au milieu d'une substance fondamentale homogène, non «lla^ne, des réseaux élastiques formés par des fibres très-déliées ou lr<s-épaisses. Quelquefois le tissu parait complètement homogène et l'on n'a plus sous les yeux qu'une membrane élastique (3).
10* Dans d'autres points de l'organisme, la substance fondamentale 'lispiralt également peu à peu pour faire place aux éléments élastiques; im observe ce lait dans les ligaments et les membranes du larynx, de la Iradiée, des broaehea et dans le tissu du poumon. L'œsophage est également enveloppé par une membrane élastique qui établit une continuité '
entre ce conduit et Tappareil respiratoire. On doit aussi ranger à rùtê de ces tissus les ligaments jaunes de la colonne vertébrale et le ligament cervical des mammifères.
Renabques. — (1) Voyez le travail de cet auteur: in den Wiener Silxungsbenditen. Tol. XXX, p. 50. — (2) Archives. de Virchow, vol. XVI, p. â«58. Voyez aiusi la llonoi?raphie de Ldschka sur les artères du cerveau, Die Àdergefledite des menschlichen Gthims, Berlin 1855. — (5) Nous renvoyons, pour plus de détails, aux chapitres subséquents de cet ouvrage.
Composition chimique du tissu conjonctif. — Le tissu conjonetif e>l baigné pendant la vie par une petite quantité de liquide qui doit évidemment renfermer les éléments nutritifs et les produits de désassimilation du tissu. L'excès de ce liquide, sorti du système vasculaire sanguin, e>t absorbé par le système lymphatique dont les voies, d'origine se trouvent répandues dans le tissu conjonctif. Mais ce liquide est trop peu abondant pour qu'il soit possible d'en recueillir en assez grande quantité pour en faire une analyse chimique complète. Il est des cas où ce liquide est fort abondant, notamment dans Tœdème; mais on ne saurait conclure de la composition de ce liquide tout à fait pathologique à celle du liquide normal.
Les cavités séreuses renferment un liquide analogue, plus ou moins abondant, qui peut être considéré comme une transsudation du liquide intercellulaire du sang ; ce liquide contient de l'albumine, quelquefoi> même de la fibrine (t), des substances extractives et des sels. Gonip- Besanez (2) et Lehmann (3) ont étudié la composition du liquide contenu dans le péricarde de suppliciés. Les résultats obtenus par ces ol>s4>rvateurs ont été différents. Gonip-Besanez a recueilli, dans deux cas, un liquide légèrement alcalin, d'une coloration jaunâtre.
1000 parties de liquide péricardique contenaient :