‹ Traité d'histologie et d'histochemieChapitre 33 sur 56 · I- . 1 . 1, • • leê prolongement lraver!»cnl · texte numérisé non relu

I- . 1 . 1, • • leê prolongement lraver!»cnl

|4^ simplement dun suc nourricier aqueux. une partie des canaiicuies, iLessing (2).! La dentine paraissait représenter un dcnuires on « et sortent en c

' o ^ ' I I ■ ^ ijii ffairincnl de la dentine

dfs plus beaux exemples du système vasculairc (d'après Bcaie). jilasmatique des tissus conjonctifs.

C'était là une erreur, comme le démontra la découverte de Tomes, œiilirmée par les expériences de Beale, Kœllikcr (3) et Neumann.

On peut, en effet, se convaincre facilement que les prolongements des cellules de la dentine pénètrent dans les cananicules dentaires li^^ 24 i, a); il est probable qu'ils parcourent ces derniers dans toute leur longueur en se ramifiant comme eux; du moins les reconnait-on encore dans la couronne de l'adulte. Les fibres de Tomes on fibres de la dtMitine paraissent, du reste, remplir complètement tout l'intérieur de ces < anaux.

On a admis que ce sont ces prolongements des cellules dentaires qui •-tm^tituent les canalicules que l'on isole par macération de la dentine IKœIlikcr (4)), mais c'est à tort; car en soumettant la dent h des traitements qui doivent nécessairement détruire toutes les parties molles de la dent, en l'abandonnant à une putréfaction complète, on peut cependant toujours isoler des canalicules recouverts d'une paroi spéciale. (Neumann. )

Pas plus que dans le tissu osseux, on ne peut considérer cette paroi <itinme la membrane calcifiée des cellules dentaires et de leurs prolongements (5). La paroi est encore formée ici par une couche modifiée de la

Ô14 TKAITÉ l) UlSTOIiOGIE KT D'HISTOCHINIK.

masse primitive; il est donc permis de parler de gaines dentaires, {\'\h manu.)

Une opinion fort singulière a eniin été émise par Tomes, qui Tciit attribuer la sensibilité de la dentine aux fibres molles des cellules denlairo. Il est désirable que, pour avoir une solution de cette question, on fa>M de nouvelles recherches, surtout sur la terminaison des nerCs de la pul|H>.

Nous allons encore dire ici deux mots du cément. Cette enveloppe iU^ racines commence à la limite de Témail sous forme d^me couciie niiinr (fig. 240); sa puissance augmente vers la base et elle atteint son maxiiuiiin d'épaisseur à la pointe de la racine dentaire. Le cément est siiiipleiiKMil du tissu osseux (fig. 242, a), et sa dureté est beaucoup moindre quetrllt* de la dentine et surtout de Témail ; il n'est pas toujours trèiHiettenHMit délimité du côté de Tivoire. 11 se compose d'une substance primitive tantôt homogène, tantôt striée, ou bien faiblement lamelleuse, quand mhi épaisseur est considérable ; chez l'homme, on n'y trouve que raremcMil des canaux de Havers. Les cellules osseuses manquent complètement dati^ le cément au niveau du collet ; elles apparaissent plus bas et devienricnl de plus en plus nombreuses vers la pointe de. la racine. Leur grandeur, leur forme, le nombre, souvent très-variable, de leurs appendices mmiî soumis à plus de variations que dans le tissu osseux ordinaire. Une parti* de ces prolongements se relient avec les canalicules dentaires ; d'auln^ forment des anastomoses entre les cellules voisines (iig. 242, au niilitu de la couche a).

Il ne faut pas confondre ces corpuscules osseux avec des fentes que r>Hi rencontre fréquemment, sous forme de lacunes petites et irrégulièrenioni ramifiées, dans le cément des dents chez des sujets âgés.

Remabques. — (1) Voir Lent, dans Zeilschrifl fiîr wissensch. Zoologie, vol. VI, p. I-!. — (2) Voir son ouvrage dans Verhandlungen des ilamburger iialurhist. Vereins, Trata* de la Société des sciences naturelles -de Hambourg; voir, de plus, KRcisiurKc. n-^s Mùller's Archiv, 1849, p. 403. - (3) Voir Gewehelehre, Histologie, 4' édition, p. T-'^ Lent déjà, dans un travail fait sous là direction de Kœllikcr, se rapprochait d< i découverte de Tomes. — (4) Même ouvrage, p. 396 el 398. - (5) Gomme LenI I . • admis (loc. cit.).

Composition chimique des dents. — Malgré sa grande dureté, la //^ptine renferme encore plusieurs parties d'eau (10 pour 100, suivant qtictquos auteurs) ; elle a urie composition analogue à celle du tissu osseu\. < • consiste en une substance organique gélatineuse durcie par des seU «1 chaux et de magnésie ; ces matières inorganiques y sont en proporti<»it beaucoup plus considérables que dans les os (1).

La substance fondamentale de la dentine est formée par une matirrt collagène sans mélange de chondrine. Hoppe a fait une observation «pi paraît présenter de l'intérêt : en isolant la matière organique par de> ^> calis ou des acides assez concentrés, et en la traitant ensuite daii^ un*

marmite de Papin, la substance cartilagineuse se transforme en glutine, tandis que les parois des canalicules dentaires ne se dissolvent point; ces canaux ne sont donc pas formés de substance gélatineuse et nous retrou* ?ons ici les mêmes rapports qu'entre le corpuscule osseux et ses canalicules. Les corpuscules de la dentine ne se transforment pas non plus en glutine; leur Substance résiste même très-énergiquement aux acides.

L'analogie avec le tissu osseux se continue encore dans la composition de la matière minérale de la dentine qui est un mélange de phosphate de cliaux avec une quantité beaucoup moindre il est vrai de carbonate de chaux; de plus, on y trouve des quantités très-faibles de fluorure de cal< cium et de phosphate de magnésie. La proportion de carbonate de chaux parait être encore plus variable dans Tivoire que dans le tissu osseux* lierzelius y a démontré la présence du fluorure de calcium ; Bibra a re« marqué que la dentine de beaucoup de mammifères e^t proportionneUement très-riche en phosphate de magnésie (2)1

On trouve en outre dans la dentine un certain nombre d'autres sels, quelques matières organiques et une petite quantité de matière grasse.

Dans la dentine de l'homme la proportion de matière minérale est de 71 à 78 pour 100, tandis que la quantité de substance gélatineuse (appelée cartilage dentaire) s'élève à peu près à 20 ou 29 pQur 100.

Comme exemple, nous allons encore citer deux analyses de Bibra (3) ; elles ont été faites sur de la dentine sèche prise sur des molaires de l'homme; la première provient d'un adulte, la seconde d'une femme de 25 ans.

Cartilage 27,61 20,42

Corps gras. ' 0,-40 0,58

Phosphate de chaux cl fluorure de calcium. . t)6,72 67,54

Carbonate de chaux 5,56 7,97

Phosphate de magnésie i,08 2,49

Autres sels 0,83 1,00

Quant au cément^ qui est moins dur, il est difticile de le séparer de la «ientine. Il résulte des recherches qui ont été entreprises jusqu'à présent, qu'il contient un peu plus de substance organique gélatineuse; pour le reste, sa composition est analogue à celle de la dentine. Chez Thomme, Kibra obtint, pour les matières organiques, la proportion de 29,42, y i-ompris un peu de matière grasse ; la matière minérale existait dans la |iroportion de 70,58 pour 100.

Remarques. — (1) Voynz les ouvrages indiqurs pour la composition chimique du tissu fi«9eux : Bibra, Lehiiakti (vol. 111, p. 52), Schlossberoer et Gordp, p. 579, ainsi que le Traité de Boppe. — (2) Chez les pachydermes, la quantité de phosphate de magnésie peut monter jusqu*à 6 et même jusqu*à 12 pour 100. — (5) Loc. cil.^ p. 275.

TR\[Tfi D'HISTOLOGIE ET D'HISTOaimiE.

gl&3.

Déoelo}ij)ement des dentu . — L'élude de ta /brmolioti rfw dmf* (il nmstituc une Jes parties les plus (lifliciles de l'hislogcnèse. Si on veut >*contonlor de ne retracer <]u a gros traits, à partir du quatrième nmis Ae iii vie intra-utérine, les phénomènes que l'on observe, on voit dans ii^ gonllièi'cs des mâchoires les rudiments des futures dents de lait sous formi' de Follicules rios ; du fond de cliaque follicule s'élève une papille deslinfi à former la dentine, et tout d'ibonl

la dentine de la couronne ; le n->lt' du liulbe joue le rôle de la piil|>r dentaire; ce rudiment mameloniiairr rappelle la forme ultérieure dr U couronne dentaire ; on lui a donne li nom do germe de la dentine.

La ligure 245 fait voir ce biilU' dentaire chez un embr^'on Aty avancé; \a) représente la couche iJ< tissu conjonctif, (f) le genne dr 1j dentine avec ses nombreux vai.«sFaii\ capillaires {g] ; ce germe est rcnnivort (l'une substance parliculîèrf qui descend profondément sur ses boniet qui le coifTe comme d'un Itoiim-I .

cette substance a été appelée criiom (le rémail; car c'est à ses (lép<>n!^ qur se forme l'éniait, comme nous le terrons plus tard. Sa surface inférit-uri* et concave, qui recouvre le germe il<' la dentine, est garnie d'une cowl"ilecellulescylindriqueselétroilcsi' .

sa surface extérieure et convexe !■>'■ semblable de cellules {e *) ; mais celles-ci ^-l't

'loppe au ti;

recouverte dune plus petites.

LeK faits qui précèdent sont bien démontrés ; mais ici s'élève une qut^lion renipUe de difTicultés et des plus controversées, pour lai^elle un » proposé successivement les solutions les plus diverses, c'est celle de i* fuimatiun des diFTérents tissus de la dent.

Nous nous arn'lerons i^ la solution suivante, appuyée sur des recben 1i< > récentes el sur les travaux de Thierscb et de Kœlliker, dont les n-suluiont été conlirmés par Waldeyer et par plusieurs autres observateur-.

Les parties «jui remplissent le follicule dentaire sont d'oriftine diver- Le germe de la dentine peut être cnuqiaré à une papille inuquenx- •»■ lourér par l'enveloppe du follicule dentaire comme par une gaine nm-

an

ijueuse ; tous deux se développent aux dépens du tissu inu(|ueuK du maxillaire du fœtus.

L'organe de l'émail, au contraire, se développe aux dépens de la partie inférieure de l'épitliélium muqueux ; il recouvre le ^erme de la denlinc comme le tissu épidemiique ordinaire recouvre une papille muqueuse. Mais daffs la phase de développement que représente la fîpure (245), ta masse ainsi formée est déjà

complètement séparée de la / 2

paroi qui lui avait donné riaissanre.

Pour comprendre tout ceci, nous sommes obligés de revenir sur une période de la fie intra-ulérine de beaucoup intérieure à celle que nous (.Dnsidérons.

Au début, quand il n'exisie encore aucune trace du germe ic la denline, ni du follicule dentaire, les bords des maxillaires sont recouverts d'une épaisse couche épithélialc, partout où doivent ultérieurement naître ces organes ; c'est là ce que Kœiliker d appelé le rebord dentaire.

(Voy. fig. 246, 1, 2,0.)

Bientôt cette excroissance l'pilhéliaîe s'enfonce dans le li^su muqueux sous l'orme d'un prolongement vertical et fuliiforme; elle se replie en bas et en dedans en conservant des contours arrondis, de sorte que, sur une section verticale, elle se présente >uus forme d'une faux. On lui a donné le nom de yerme lie l émail (/, d). Des cellules ictlcnô^b iiH'i'iTJ^ni'i</iiarqi!ll!.bu,i'a3^^^ ""' ' verticales minces en constituent la paroi ; le centre est rempli de cellules plus petites et arrondies.

rius tard, aux points où doivent se développer les papilles dentaires, lerUiines parties du germe de l'émail s'étendent en largeur à leur extrémité inférieure, et préparent ainsi la formation de dilîérents onjaues Je t email (2, (/). Ce t^ont surtout les petites cellules arrondies du centre

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qui produisent cette di.atation ; car elles se transforment peu à peu en un tissu muqueux, dépourvu de vaisseaux el parsemé de cellules étoilées (2, e).

Plus tard a lieu la formation du germe de la dentine ou de la papille dentaire (2, f) ; celle-ci grandit, s'élève et comprime la face inférieure de l'organe de Témail, dont elle se coiffe.

C'est alors que la paroi du follicule dentaire se développe aux dépens du tissu muqueux environnant; et Ton distingue bientôt dans cette paroi une couche extérieure d'un tissu plus ferme (2, h) et une couche épaisse et intérieure dont la structure est plus molle et plus lâche (2, g).

La figure 246 (3) fera bien comprendre cette phase du développement : en (D s'élève le germe de la dentine ; au-dessous on distingue la section transversale d'un vaisseau volumineux (i) et la masse osseuse du maxillaire supérieur (h) qui commence à se former. Le germe se perd dans la paroi du follicule dentaire qui est encore inachevée et dont on voit la couche extérieure en (h) et la couche intérieure en {(j).

Nous reconnaissons en même temps que le pédicule (d) de l'organe de rémail {e) éprouve un rétrécissement considérable par suite de l'extension que prend la paroi du follicule dentaire ; ce phénomène est destiné à amener ultérieurement la séparation de l'organe de l'émail avec l'épithélium de la cavité buccale.

Kœlliker croit cependant devoir admettre la formation préalable d'un organe qui ne doit se développer que plus tard ; c'est le germe secondaire de l'émail qui, dans le développement des dents permanentes, jotie le même rôle que son prédécesseur dans la formation des dents de lait. Il remarqua une couche d'épithélium qui part de ce dernier et qui s'enfonce de la même manière dans le tissu muqueux ; c'est déjà ainsi que, dans une période antérieure, elle avait amené la formation de l'organe de l'émail. Elle est placée dans une position latérale par rapport à ce dernier organe. La formation des dents persistantes s'effectuerait donc aux dépens d'un nouveau germe de la dentine, mais avec l'ancien organe de Témail (4).

Si nou^ continuons à suivre les phases successives de ce développement si intéressant et si remarquable, nous arrivons enfin à la destruction du pédicule qui reliait encore l'épithélium du maxillaire avec l'organe de l'émail ; cette phase est celle qui a été représentée dans la ligure 215. Le follicule dentaire s'est fermé par la réunion des parois convergentes, de manière à former une voûte au-dessus de l'organe de l'émail.

Revenons à cette phase du développement.

Remahques. — (1) Il existe des travaux très-nombreux sur la formation des deut^. A Coté d'ouvrages plus um-iens^ voyez : RAScfiKow, Mclelemala circa dcntium luaimnaliuni evohitionem. Vratislnvix, 1855, DisB.; Goodsir, dans Edinburgh med. and stirg. Journ.. 1858, n'Til, p. 1 ; IlnxLEVf dans Quart. Journ. of microac. science, toi. Ui, p. 149: vol. X. p. 127, cl vol, XIX^ p. 166; Harnover^ Die Entwicklûng Und der Bnu des Sâu^othierzahnes, Développement ci siructtire des dents des mammifireè. Brestau et Bonn, 1856 (Nova Arta Leopoldina); Magitot, Études sur le dételopnenient di la structure di*s

rientâ humaines. Paris» 4856; ainsi que Comptes rendus, 1860, p. 4t24; Gdillot, dans lc$ Annal, des scienc. nat., II' série, tome IX, p. 277; Jour, id,, lU* série, tome Xi, p. 151 ; RoBi> et Migitot, dans le Journal de la phifsiologie, tome III, p. 1, 300, 663, et tome IV, p. 60; ainsi que dans la Gaz. médic. de Paris, années 1860 et 61, dans plusieurs passages: Kœllieer, dans Mikrosk. Anat., vol. II, chap. n, p. 1 ; dans Zeitschrifl fur wi>$ensch. Zoologie, vol. Xll, p. 455, ainsi que dans la quatrième édition de sa Gewebelehre, p. 406; G. Waldet»r, De dentium evolutione. Yratislaviae, 1864 (Com.ment. pro vcaia leg ) ; et Untersucbungen uber die Enlwicklung der ÎJxhne, Recherches sur le dévC" toppement des dents, chap. i. Dantzig, 1864. — (2) Longtemps on a cru exacte la description de GooDsiR. D*après lui, il se formerait d'abord (ce serait dans la sixième se-, niaine, chez Fcmbryon humain) une gouttière dans les rebords des maxillaires, dans Liquelle prendraient ensuite naissance, peu à peu, les vingt germes dentaires de la première dentition. Au moyen de parois transversales, il se formerait aloi's autour de chaque ;'et-nk* de la dentine comme une gaine qui se fermerait ultérieurement par en haut. Hus tard, l'opinion de Goousir a été très-vioiemment attaquée par les travaux de plusieurs hiiJologistes français : Gdillot, Magitot et Robin. D'après eux, les germes dentaires se forffleot avec le follicule et les autres parties dans le tissu conjonctif sous-muqueux, et cette formation a lieu tout à fait indépendamment de Tépithélium et de la muqueuse. Waldeïer ^«lople les opinions de Kœlliker; cependant, d'après lui, la formation du rebord dentaire est un peu plus compliquée dans l'embryon humain pour les dents canines et incisives. Il est permis d'admettre la même genèse dentaire pour tous les mammifères; car Kœlli- KEB a examiné les dents des ruminants; Wildbyer a observé chez les carnivores, chez le (tkrboD et chez l'homme les mêmes caractères que Kœllirer ; enfin les recherches de ce» auteurs ont été confirmées par des observations ultérieures sur le cochon, sur le lapin, JÎQM que sur l'homme. — (3) Huxley fut le premier qui attribua à tout l'organe de l'éiiiail une origine épithéliale. — (4) Déjà dans le cinquième mois de la vie intra-utérine, <ie nouveaux follicules sont placés obliquement, au-dessus des germes des dents de lait ; \h renferment les rudiments des dents permanentes. Plus tard, ils se déplacent en arrière *i «n bas; en même temps ils prennent une position plus verticale. Leur ossification se Uit pc'U à peu pendant les premières années de la vie. Gomme les phénomènes histogin itliques sont les mêmes pour les deux dentitions, il nous sufiGra de parler seulement des ^K\ï\i de lait dans le texte.

L* enveloppe conjonctive du follicule dentaire (fig..247, a) se compose île très-bonne heure, ainsi que nous Tavons déjà vu dans le paragraphe précédent, de deux couches : Tune extérieure (a '), l'autre intérieure (a'). La première a une texture plus ferme et plutôt fibreuse; la seconde contient beaucoup d'éléments cellulaires et possède une structure plus molle et gélatineuse. La face intérieure du follicule dentaire présente un aspect ti^honiogène, de sorte que Ton a décrit une couche limitante hyaline.

Les Tillosités de cette couche inférieure présentent un aspect très-inté^ re^sgant ; elles sont dirigées vers la face supérieure de Torgane de Témail

♦ I correjîpondent aux papilles vasculaires ordinaires d'une muqueusci Bientôt se développe un réseau capillaire qui reçoit le sang des vaisseaux ilu maxillaire et de la gencive ; il ne tarde pas à envahir toutes les parois d» follicule dentaire et à former des anses vasculaires dans les villosités dniit nous venons de parler.

L'organe de Témail (h) présente sur sa face profonde et concave une

• "uclie épithéliale «jue nous connaissons depuis longtemps et qui est com-

SiO TRAITÉ D'HISTOLOGIE ET D^ISTOCHDIIG.

posée de cellules minces, cylindriques, granuleuses de 0",022 »0","'i"i de longueur sur U°'°',0U4T de laideur (1). Depuis longtemps déjà, un t désigné l'enseinhle de celle wuilif sous le nom de mniU>rane de fémailCi}.

Ce n'est que plus tard qu'on a il^ couvert l'épithéUum qui tapi^ïc 1^ l'ace extérieure convexe de l'orjiïiU' de l'émail {b) (3). Il se coiu|him- ilc petites cellules ; chez l'homme ell<^ mesurent à peu près 0"*,0n.

Du reste, la couche dont nous u-lions de parler ne présente nullciii.iii la même épaisseur en tous ses point> elle, forme, au contraire, un fnii\ nombre de petites saillies efi foniK de bourgeons, qui sont touruées vit»

le follicule dentaire cl qui sont surtout nombreuses dans la région on ce foUicule est recouvert par la pucive ; ces bourgeons s'avancent ilaiiles intervalles des villosilésdu T'Iliculedonl nous venons de parlent

Sous cette enveloppe cellulain- >lr

l'organe de l'émail se Irouve un li"»

muqueux (5) dépourvu de \-aisso;iLi\

oyons donc à ce que nous en avort-^ •! i

l'avons déjà étudié; i

alors.

Le germe de la dcntine {/) se présente sous forme d'un tisMi celluUin' non développé ; c'est une masse nnement granuleuse qui renEermr un grand nombre de noyaux arrondis et de cellules également arromlii-. ,ou bien étoilées et rnsiformes. Le germe de la dentine est très-riclu' m vaisseaux sanguins qui, à quelque distance delà surface, se terminent"anse (((, et (ig. 248). Plus tard se forment des nerfs en grand nombre, t est nécessaire que ce développement soit étudié d'une fafon plus <.':iiplcte ; j'en dirai autunt de la formation des vaisseaux lymphatiqui-s.

l,a surface de ce tissu se présente sous l'orme d'une couche lii)iii«::<'i'- (tig, 218, e, et SiT,/"!; ou l'appelle la membrane fn-êformatipe ili|. A >■' buse du geinie de la dentiitc, elle se cimroud avec la base inlémn'' du follicule dentaire, qui offre une structure analogue. Le germe d<- ' « denline est recouvert par une couche de cellules cylindriques tri-s-mii» i dont la lotigneiir e<t de n""",Oir) on [.lus ((Ig. 247, <■, 2i8,fc|. )> soiil <■• cellules (le In deniUic ; nous aious disjà parlé, g I i2. de leur strutturr ■■» de leur position dans la dent complètement développée. Nous avons diint l'euseiiible de ic> nlliilp!! sous le nim de membrane de l'iviiif I' '

TISSU DENTAIRK. 3il

râle ultérieur montre qu'elles se rapprochent beaucoup des osléoblastes du lis5U ostéoïde. (Gegenbauer. |

Rnuocts. — (1) Ces tJllMité» Turent d'abord décrites par de» obsenaleurs an- (Lii3(GooiKik,BpitET, ToDD etBowHiHii, loc.Cii.); elles Turent décrites ciactemeni, Jang tes demièrea années surtout, par Robin ri Magitot. — (2) Les nom» de inembi-jne de Triaiit et d'organe de l'cmnil ont été donnés par Rascbxow (voyei le Iruvuil de ciit uutor. Tait sous la direction de PnHKtNJEJ. — (3) L'cpithclium de la Tacc eitérieure de l'orsane de l'émail a été également *u pour la première fois par des observateurs anfh» (.Nashtth, Hutur) ; ce sont des Français qui l'ont étudié d'une manière pbis appi'o- Mie. Yojei GuiLurr, toc. cil., Robin et Uigitdt (Journ. delà phjsiol., tome IV, p. 7]). — \i) Vo\ei Robin et Hagitot. -~ (5) Kielliiler, loc. Ctl., considère comme une producli-in épitbélialc le tissu rauqueux qui s'est formé dans l'intérieur de l'émail. Comme la quKlioD est des plus difficile» cl qu'on peut comprendre bien de« clioses sous le nom de nlislaDces conjoncliTe», il est nécessaire d'étudier à nouTeau ce sujet. — (6) Riscaiow, Ipf.ctt.

le geigne de la dcntine est destiné à produire la dcntine qui se développe aux dépens des cellules cylindriques de la superficie. A cet efTet ces éléments s'allongent de manière à devenir filiformes, et se transforment ainsi en fibres dentaires de Tomes, dont nous avons déjà parlé. Cuis, au milieu d'elles, apparaît une masse homogène dont la production est analogue à celle des substances intcrcellulaircs dans le tissu conjonctif. Il se [produit alors une calcificatioii diffuse, et la masse se transforme en denlioe; cette Irans formation csl analogue à celle du tissu ostéoïde qui présente, avec celui dont nous parlons, des liens frappants de parenté ;

c'o-t alors que les parois des canalicules dentaires se forment aux dépens ■les couches qui limitent et enveloppent les libres de Tomes. La oiarcfae de ce développement est très-difficile à suivre ; voici cepen-

TRAITÉ DlllSTOLOGlE ET D^HISTOCIUMIE

dant ce qui parait ressortir des connaissances que nous avons à ccsujot. D'après les recherches de Lent et d'autres observateurs, les ceHiilei dr

la dentine (Gg. 24i(, 6, ti^'.

249, a, b) produisent \mi à peu les prolongements filiformes que nous avons déjà mentionnés, et qui attiignent une longueur «considérable ; ces prolongement^ s'anastomosent ensuite à Faide de leurs ramification^ (fig. 249, t\ r/),et préparent ainsi le trajet des canaliculcs dentaires. Ordinairement cliaque cellule ne parait engendrer qu'un muI de ces prolongements; il m est cependant qui en oflnnl deux. (Kœlliker.)

On a cru reconnaître U des phénomènes de dniiuiblemcnt de cellules {fi : il est vrai que d*autrcs oli>rrvateurs ont pensé, mais |ta!

erreur, que les cellule!! ^»

réunissaient de manière .i former des séries longitudinales ; cette opinion était motivée par la grand<' longueur des canalicules dentaires (1).

La calcification dont nous venons de parler commence au sommet du germe de la dentine, dan^» le tissu que nous avons décrit, sous foniK d*une seule ou de plusieurs plaques minces séparées les unes des autres . on les a désignées sous le nom de calottes de la dentine (lig. 2(8, r Nous avons vu que Tossification se faisait d^abord par couches plam*^ : ici, au contraire, la couche calcifiée recouvre peu à peu le germe de L dentine, en s'étendant sur les côtés et de haut en bas ; au moment 'ou commence cette calcification, le réseau des vaisseaux sanguins a atteinl son développement complet. Mais, pendant cet intervalle, les celluh^ tU Pivoire, qui sont placées au-dessous du sommet de la dentine, continuent toujours à engendrer des fibres de Tontes^ des canalicules dentairt-^ t ' de la masse fondamentale; cette dernière éprouve bientôt une noiiwr* calcification ; il en résulte que le germe de la dentine devient de plu> t-! plus petit, quoiqu^il se soit peu à peu considérablement étendu en b*n< giieur (2).

Cette extension de longueur du germe de la dentine conduit pou h |m u h la formation de la racine qui, éprouvant des transformations (oui h Lut

Fig. i49. — CeUulea de It dcDtinc d'aprè:^ Lent.

a et k, proloogement» filirorme» simplci» qui se transforment en caoaliculea dentaire^; c, d, prolongements bKurqué»; r, cellule fuMronnc; f, cellule dédoubler (?)

analogues à celles de la couronne, se change en ivoire et se calcifié à la périphérie.

On admet que le cément se développe aux dépens de la partie inférieure Je la paroi du follicule ; de même que dans le développement de Tos auxdépens du périoste, cette partie se transformerait en substance ostéogène et éprouverait une calcification diffuse.

Les deux parties se comporteraient donc comme le tissu osseux. La dentine représenterait une substance osseuse modifiée , sur laquelle le cément se trouverait étendu comme une couche osseuse périostique plus récente Test sur une autre plus ancienne, et les communications entre les canalicules dentaires et les canalicules des cellules osseuses s'effectueraient de la même manière que dans les os quand ils croissent en épaisseur.

Le cément recouvre la racine comme l'émail recouvre la dent ; ce sont Tun et l'autre des couches enveloppantes et fortement adhérentes. La deot, après son allongement, presse peu à peu contre l'organe de l'émail et contre le sommet du follicule dentaire ; ces parties cèdent par coniiéqnent ainsi que la portion de la gencive qui les recouvre. C'est ainsi <|u*apparaissent les vingt dents de lait; elles se montrent vers le sixième m le septième mois de la vie et ne sont complètement percées qu'à la fin de la seconde, ou même au milieu de la troisième année ; le reste du follicule dentaire joue le rôle de périoste alvéolaire.

On a expliqué la chute des dents de lait par la disparition de leurs racines; mais cette explication n'est pas suffisamment claire.

L'apparition successive des trente-deux dents permanentes commence à partir de la septième année et s'étend jusque vers la vingtième (dent de sagesse).

On n'a pas encore expliqué suffisamment la cause qui produit la chute dcH dents dans la vieillesse. 11 est probable que le rétrécissement des canalicules dentaires et la disparition des fibres de Tomes déterminent la mort de Torgane.

Il est nécessaire aussi de soumettre à de nouvelles recherches le développement de la carie des dents qui s'accompagne du ramollissement et de la destruction successives de la membrane de l'émail, de l'émail et de la dentine. En même temps il y a production de vibrions et de filaments de leptothrix (3). Le tartre dentaire est formé par des albuminates, des matières organiques contenues dans les liquides de la bouche, et par une grande quantité de phosphates ten'eux. Les premières substances s'y trouvent, d*après Berzelim^ dans la proportion de 21 , les dernières de 79 pour 100.

On rencontre souvent des hypertrophies sur la surface extérieure des (ient^. Elles se produisent aux dépens du cément, de la dentine ou de ce$ deux substances à la fois (4).

On trouve aussi très-fréquemment une nouvelle formation de dentine Mir la paroi intérieure ou une ossification de la pulpe. La production de

324 TRAITÉ ^HISTOLOGIE ET D'fflSTOCHlMlE.

nouvelles couches de dcntine dans Tintérieur de la pulpe est déterminent* par Tusure de la couronne, qui résulte de la mastication, et par dt*^ pertes de substance sur la face extérieure. [Salter (5).]

Des dents arrachées peuvent revivre quand on les implante de nouTojii dans les alvéoles.

11 est très-rare de rencontrer des dents sur d'autres points de Tori!.!nisrae que la bouche ; on en a cependant trouvé dans l'ovaire (6) et mt^nu dans d'autres organes.

Remarques. — (1) Cette dernière opinion a étô soutenue contrairement à celle de K«ii- LiKiF et de Lent, pur Haknover (loc. cit,)y et Fcrstenberg (Archives de Nilleb, In.%7. p. 6). — (2) Dans cette période, ou observe, outre la calcificntion difTose, la foniuti'^n des globes de la dentine ; ce sont des corps arrondis et calciflcs dont une partîp ryi destinée à subsister, l'autre à disparaître de nouveau, plus tard. Uoppe conteste que < i soient de simples concrétions de phosphate de chaux empâtées dans une masse or.:.i-i»que collagène; il ne put, en effet, comme nous l'avons dé^h dit, Iransfonner cette ^jiKstance oi^anique en gélatine, en la faisant bouillir dans l'eau. Il attribue plutôt à (•«> corps, comme Uinnover, une structure celluleuse. Les lacunes incomplétemcnl caK-ifi>'-«> qui se montrent au milieu des globules ne sont antre chose que les espaces intraglobulair'-dont nous avons parlé, § 148. — (5) Ficinus, dans le Journal fOr Chirurgie de \> alt-j^i et Ahmon, année 1846, p. i ; U. Klemke, Die Verderbniss der Zâhne. Leipzig, l^r»4K — (4) Voyez le Traité des tumeurs de Virchow, vol. Il, p. 53. — (5) Voyez Transaction*- »• the London pathol. Society, vol. VII, p. 185; les années antérieures de ce journal «••rtiennent aussi des travaux importants de l'auteur sur des états pathologiques des ôt^M^ — (6) Comparez avec a} que nous avons dit sur cet organe.

D. TISSUS COMPOSÉS DE CELLULES TlUNSFORMÉES, NON SOUDËES LES OBS Al \ AUTRES, ET PLONGÉES DANS UNE SUBSTANCE FONDAMENTALE HOMOGÈNE. V\\ ABONDANTE. ET SOLIDE,

It. Émail.

§ ir»6.

V émail (i) y que Ton observe seulement dans les dents chez rhomnio i i les animaux supérieurs, esl évidemment une production épithéliale, c«mii: • nous le verrons plus loin; il est brillant comme la porcelaine; il prtWnl • cependant souvent une teinte un |>eu jaunâtre ou bleuâtre; sa siiriaco «^! lisse (t2). La loupe suflit déjà ordinairement pour faire apercevoir iii^t foule de sillons très-minces qui entourent la couronne. Retùus en compL» vingt-quatre par li^ne et ils deviennent encore plus nombreux ver> i . limite de Témail et du cément. De même que la couche osseuse du lî^^< • dentain;, Téniail possède sa plus petite épaisseur au collet de b deitt i* il se sépare nettement du cément; à partir de là il devient de plii^ «-•

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