TIS8D GLANDULAIRE
glandulaires, comme dans la prostate et les glandes de Cowpcr(Kœllikei'); eotiD, la paroi glandulaire elleméine peut contenir des fibres musculaires ; on les a notamment renconLrécs dans les glandes sudoriparea très-volumineuses de l'ais- «lle.
Kous dirons également quelques mots des conduits excréteurs. Nous aïons TU qu'ils n'étaient pas indispensables à la formation d'une glande. Dans les cas où la glande possède même un orifice, l'existence (l'un conduit excréteur n'est pas absolument nécessaire; on n'en trouve pas dans les glandes en tubes simples, car la couche cellulaire, qui lapissele cul-de-sac, ne se modilic nullement jusque dans le voisinage immédiat de l'oririce, en un mot, il n'existe aucune bgne de démarcation sur le trajet de la glande. Cette démarcation n'existe que dans les glandes doot les culs-de-sac multiples se réunissent à leur terminaison de manière à former un conduit Tort court, comme cela a lieu dans les follicules gastrique» ; et, dans ce cas encore, le canal commun (stomach cell de Todd et fiowmann) est tapissé par de l'épithélium cylindrique (lig. 524). Dans les glandes Itlomérulées, la portion du tube qui n'est pas enroulée et qui se dirige vers l'orifice, représente un conduit excréteur, et cependant un n'obsene de modificalion ni dans la structure de la paroi, ni dans le métement épithélial ; il existe néanmoins un léger rétrécissement au niveau de l'origine du tube droit.
Dans les glandes en tubes com])li- :
<juées, dans le rein par exemple,
un trouve un système de canaux composés qui s'étendent à travers l'orfiaiie tout entier ; ces canaux excréteurs sont tapissés par des cellules
.iode i 9U<
d K.,lriqu<. c<
imporfe de l'eslomu:
da
chien, a.
conduit ewr
*iBur {ilnuek eell)
>iué par d<
da
diTisinn d<
B 11 glande 1 ,
r. ciil^de->«c iulfe
liplsié^dB ccnuLc>: rf.n»!
ii*« canUBU duu la
' i'orifice eicréL^r.
430 TRAITÉ D'HISTOLOGIE £7 D'HISTOOIIHIE.
épitliéliales transparentes, cylindriques et assez courtes (fig. 525, o-^ ■
Nous y reviendrons plus tard.
Toutes les glandes en grappe ont un ou plusieurs conduits escréteurs. , Les petites .glandes des muqueuses présentent la
structure la plus simple (dg, 526). Les culs-de-Mf, dont l'ensemble forme un lobule, se continnonl par un tube mince, plus ou moins long, dont la parx)i est formée par la membrane propre prolongée. Dans les glandes de Irés-faible volume ce premier conduit peut se réunir à un second, de manière à former un conduit excréteur commun
(ucliOB itrlicalc).
4 1 4| eonduii •icri'lr'iir r I *, i»rUoD i.'crvioiile.
(fig. 505). Dans d'autres glandes, au contraîn'. le système des canaux excréteurs devient plu» contpliqué; dans les glandes muqueuses d'un certain volume, la réunion de tous les canaux d'un mnne groupe de lobules ne constitue qu'une des branrhe^ du conduit excréteur terminal. La paroi de rv conduit commun, et même celle des branchi-» •■<' premier ordre, quand la glande est TulumîneuF<-. ne présente plus ni la consistance, ni lliomo.-'-néilé de la membrane propre; elle est famire i^' du tissu conjonctif à direction longitudinale, qui peut être enveloppé par tme couche eilérieuro pinlâche; elle est tapissée intérieurement par un revêtement de crllul^ épithéliales. La longueur et la largeur de ces conduits sont exln'mem'nl variables.
Ces quelques données préliminaires vont nous servir à cumpremin' l'agencement des canaux glandulaires dans les glandes plus volumineiisi^ l^s divisions et les ramifications du conduit excréteur y sont plus détiloppées, et les groiipcsde lobules un peu étendus représentent, ea qni Ique sorte chacun, une glande muqueuse.
Les différences que ces organes présentent dans leur forme refHinr! en général sur la disposition spéciale des canaux glandulaires.
Dans le pancréas, le canal principal parcourt l'axe de la glande jus<|u . sa pointe. Plusieurs glandes, telles que les glandes lacrymales i*l nism-
TISSU GLAKDL'UIRE. 451
maires, ont dea canaux excréteurs multiples; la réunion des principales branches en un seul canal terminal n'a donc pas lieu dans ces cas.
Les ramificationB déliées oiîrent une texture en tous points analogue à celle des glandes muqueuses; mais les canaux d'un diamètre plus considérable et le conduit terminal ont une paroi plus résistante, qui renferme un grand nombre d'éléments élastiques, enveloppés eux-mêmes par une couche de tissu conjonctif. Entre ces deux couches on rencontre, dans un certain nombre de glandes, une couche musculaire. Quand elle est peu déreloppée, cette couche est formée de fibres-cellules longitudinales Iglaodes mammaires, glandes dcCowper); quand, au contraire, cette enveloppe acquiert un plus grand développement, elle se compose d'une touche externe foi'mée de fibres longitudinales, et d'une couche interne formée de fibres transversales ; il peut même exister une troisième couche ialérieure aux deux précédentes et longitudinale (canaux déférents].' La couche interne, formée par du tissu conjonctif, se recouvre de cellules cyhndriques et se transfonne en une véritable muqueuse; aussi y voit-on apparaître de petites glandes muqueuses (canaux biliaires et pancréaliques) .
Nous terminerons par quelques remarques sur les glandes en particulier :
1* On compte' parmi les glandes en tubes chez l'homme : les glandes de Bowmann, situées dans la région olfactive, les glandes de Licbcrkûhn de l'iatestîn grële, les follicules du gros intestin, les glandes à suc gastrique de l'estomac, les glandes utérines. Ces glandes sont formées par des coU-de-sac plus ou moins allongés, constitués par une simple membrane propre. Leur longueur, qui dépend ,
de l'épaisseur de la muqueuse, va- f"^^ - - j ■pi' i
rie entre 0*',22 et 2"',25 et plus. ^^\ /^- /"' y\^^^ [^ \i\w\ Uur diamètre est* très -variable O-.OS à 0-,04 pour les glandes de fioffuiann; O",047 pour les glandes de Lieberkûhn; 0-,047 à O^.H pour les glandes du gros intestin; D',02 à 0-,04 pour celles de l'estomac). Ces glandes sont parfois très-nombreuses et serrées les unes contre les autres dans la muqueuse.
.Vous citerons, à titre d'exemple, ng. ji-.
les glandes de Lieberkûhn du cliat '" " '" '" " ™p^|,os*et (»", '*'* "* " *" " (S^. 327). Le cul-de-sac glandulaire reste généralement indivis. Dans plusieurs glandes, celles de l'utérus et de l'estoniact par exemple, il se divise en deux, trois, et même un
plus grand nombre de rameaux. Les cellules qui tapissent les culs-de-sac sont tantôt aplaties, tantôt arrondies ou même cylindriques.
Parmi les glandes glomérulées on range les glandes sudoripares, les glandes cérumineuses et les glandes que Ton rencontre sur le rebord cornéal de la conjonctive de beaucoup de mammifères. Rarement la paroi de ces glandes est formée simplement par la membrane propre, comme dans les glandes que nous avons citées en dernier lieu. Ordinairement la paroi est plus résistante, et la première enveloppe est entourée d'une couche de Ussu conjonctif ; il peut même exister une couche intermédiaire, composée d'éléments musculaires longitudinaux (glandes sudoripares de Taissclle) . La paroi peut atteindre ainsi O^'^OOé, O^'fOOQ et même 0",013 d'épaisseur. Le diamètre des canaux varie entre 0^,045, 0"',09 et même 0"',14; les tubes peuvent atteindre O^'fSS, 2 millimètres et même 6 millimètres de longueur. Le conduit excréteur est rétréci à son origine; il s'élargit ensuite, et, au moment où il arrive dans les couches épithéliales superposées, il perd sa paroi pro|jre. Les cellules qui tapissent les glandes sont arrondies ou même aplaties; elles renferment de la graisse.
Les glandes, en tubes, compliquées peuvent avoir une membrane homogène, comme dans le rein, ou bien cette première membrane est encore enveloppée par une couche de tissu conjonctif comme dans les testicules. Les canalicules séminifères du testicule ont environ 0'",16 de diamètre; les canalicules urinifères ont de 0'",2 et 1 millimètre à O'^fOlS de diamètre et plus. Les cellules sont polyédriques; elles rappellent Tépithélium pavimenteux.
Les fonctions physiologiques des différentes glandes en tubes sont trcsvariables. ,
S"* Les glandes en grappe forment une longue série d'organes de volume excessivement variable ; leurs sécrétions sont également très-différentes, de même que leur importance physiologique. Parmi les glandes en grappe nous rangerons toutes les petites glandes situées dans les membranes muqueuses. Leur nombre est très- variable dans les différentes parties du corps ; quelquefois elles sont accumulées et serrées les unes contre les autres comme dans quelques points de la cavité buccale et dans le duodénum (fig. 328). Quelquefois elles portent des noms particuliers, conune par exemple dans la portion de l'intestin grêle que nous venons de nommer; elles sont connues, en ce point, sous le nom de glandes de Brunner. Les glandes sébacées, les glandes de Meibomius, qui sont située^» dans les paupières, et ne constituent qu'une modification des premières, doivent être également rangées dans le nombre des glandes en grap|)e. Les glandes sébacées sont formées, au début, par un simple cul-de-sac en forme de bouteille ; mais bientôt la paroi se déprime p^ir intervalles, do manière à constituer de nouveaux culs-de-sac ; c'est ainsi que ces glandt^ se transforment en glandes en grappe plus ou moins bien développées. Il existe des glandes en grappe d'un volume beaucoup plus considérable ; ce sont : les glandes lacrymales, les différentes glandes salivaires, le pan-
TISSU GUNDUUIRE.
crùaï, les glandes mammaires, les glandes de Cowper et de Bartholin dans
l&j organes géDÏUux; puis la
prostate. Od pourrait égale-
meat citer les poumons, en
se fondant sur leur structure
et leur mode de déreloppe-
ment.
Les culs-de-sac glandulaires, presque toujours; formés par une membrane propre assea mince , ont en moyenne de 0",! à 0'",04 de diamètre ; ils peuvent cependant avoir un diamètre moindre ou plus grand. Ils sont remplis par des cellules arrondies ou cubiques. Ces culs -de-sac peuvent sécréter des matières très-riches en
corps gras. Nous avons déjà Fig. SW.— GlindcdcBrunaerdu duodénum de llioiDnie. parié de leurs conduits eSCré- », •illMilâ inwitimlei ; ». carft àa gltnde. (illiés dïiii
leurs dans le paragraphe pre- ,i,nDeni souttit 1 1. Uk de> .iiigsiié.. cèdent.
ô* Nous arrivons enfin aui glandes formées par des cavités closes et arrondies. Le corps thyroïde est le type de ces glandes ; il est formé, en eiïel, d'une masse fondamentale de tissu conjonctif dans laquelle sont plongées (les cavités arrondies, parfaitement closes, de O',! à0'°,04dc diamètre et moins ; la paroi de ces cavités est formée par du tissu con jonclif (il n'existe pas en ce point de membrane propre bien évidente) elle est tapissée par une couche de petites cellules arrondies. Il existe des capsules beaucoup plus volumineuses, qui atteignent de 1 millimètre à 4 millimètres de diamètre ; <x sont les vésicules de Graaf; elles «Hit plongées dans une masse abondante de tissu conjonctif; à un moment donné elles se brisent; l'œuf et le liquide contenu s'échappent, puis la capsule se détruit. Lh face interne de ces capsules est tapissée par des cellules, petites, arrondies et pourvues de noyaux, au milieu desquelles est situé l'œuf.
454 TRAITE DHISTOLOGIE ET irHISTOCUlMlE.
Composition chimique du tissu glandulaire. — La composition chimique du tissu glandulaire a été fort peu étudiée. Les notions que nous aTons a ce sujet sont fort incomplètes, et c'est à peine si la nature de U membrane propre nous est un peu connue. Elle n'est pas formée par une substance albuminoïde. Elle est composée d'une matière difficilement soluble, qui résiste assez longtemps à Faction des acides et des alcalis dilués; elle offre donc certaines analogies avec les membranes hyaloide>. Souvent même la membrane propre résiste aux alcalis concentrés ; ce fait tendrait à prouver que cette membrane est formée par de la substance élastique, dont la nature indifférente semblerait avoir une grande im|>ortance au point de vue de l'activité sécrétante des glandes. Dans d'autre» cas, cependant, la membrane glandulaire offre beaucoup moins de résis* tance, et il est impossible alors d'en déterminer la composition. Inutile de dire qu'il existe de la substance collagène, quand la membrane homi^ gène et transparente est remplacée par des couches de tissu conjonctif.
Les cellules glandulaires constituent la partie essentielle des glaDd<>$. ces organes n'existeraient pas sans elles; elles ne présentent pas dt* caractères particuliers, sauf toutefois les modifications qui peuvent mproduire dans leur masse intérieure. La substance qui forme leurs membranes d'enveloppe se dissout généralement même dans les acides trê>dilués; quelquefois, cependant, elle offre plus de résistance, comme l'enveloppe des épithéliums auxquels ces cellules sont analogues. Lo noyaux n'offrent rien de spécial.
La masse contenue dans les cellules glandulaires varie avec la nature spécifique de la matière sécrétée. Ainsi, dans les cellules du foie» t-n trouve des substances destinées à constituer plus tard la bile ; telles Mitit des gouttelettes et gi*anulations graisseuses, des matières colorantes ; on \ rencontre également de la matière glycogène, qui, transformée en sucrr «le raisin, est entraînée par le sang veineux du foie. Les cellules de la izlamlf mammaire renferment les substances grasses du lait ; celles des glandt-* sébacées contiennent les principes gras de l'enduit sébacé de la peau . enfin les cellules des glandes stomacales recèlent la pepsine du suc ^a«>^ trique. Les cellules des glandes qui contribuent à la formation du mui-u^ contiennent très-probablement aussi de la mucine.
Les cellules glandulaires renferment donc les substances qui conaposc ut le liquide secrète ; mais ces éléments peuvent fonctionner de deux minières tout à fait différentes.
Dans une partie des glandes, ces substances sont simplement empruntées au sang, et séjournent pendant un temps plus ou moins long danla cellule, sans subir de modification. 11 en est ainsi des substance» qu« l'on rencontre dans les cellules des glandes sudoripares et des giaiiJt^ sébacées; en effet, on n observe aucune modification chimique ptvduii-