I. Viiuciu milofue C. Taiocu )>lu> lirg
bihirqDfl 1 iùd ead«uieaplll*ir»ln' ilréniUt iaUiitatt d double meuibnM.
LES VAISSEAUX. Ul
ment très-unie, paraît complètement transparente et amorphe ; elle est extensible, très-élastique, et résiste pendant longtemps à l'action des réactifs chimiques ; ces caractères la rapproclient dusarcolemme des libres musculaires et de la gaine primitive des ntrfs. Dans la paroi on observe des noyaux arrondis ou allongés, pourvus de nucléoles; ils ont, en mojrenne, de 0°',004 à 0°',006 de diamètre; ils sont irrégulièrement distribués, mais assez distante les uns des autres {A, a, b, B, a); quelquc- Tais cependant ils alternent {A, a, B, b). On rencontre toujours cette dernière disposition dans les vaisseaux dont le diamètre est de Ù'^Oi et plus {A, c); la structure de la paroi reste la même, quant au reste; son épaisseur seule varie et peut atteindre O^jOÛlS. L'axe longitudinal des noyaux est parallèle à celui des vaisseaux ; aussi les a-t-on désignés sous le nom de noyaux ovalaires allongés.
RiiiRgCES. — (1) Toyei l'Analomic générale de Hhle, p. 473; les ouvrages de GerlUB, p. 801 ; Kœlliker [Gewebolehre, Hislotogie, p. 586); TaDD-BowHtnii, vol. tl, p. 315, dUusLWG, p. 246. —(S) Cette termîaologie sen jusliRée dam la Iroiaième partie de cet Durrage.
On a admis pendant de longues années que la paroi des vaisseaux capillaires n'offrait pas d'autre texture que celle que nous venons d'indiquer; on ne possédait, en effet, aucun moyen d'investigation à l'aide duquel il fut possible d'étudier la structure intime de cette membrane transparente pounue de noyaux.
Auerbach, Eberth et Aeby (i) eurent l'heureuse idée de se servir de solutions très-étendues de nitrate d'argent, et parvinrent à reconnaître les moindres détails de texture de la paroi ; on sait que le nitrate d'argent a la propriété de faire apparaître les limites des cellules les plus déliées, telles que les cellules épithéliales et les Jibres musculaires de la vie organique, sous forme de lignes foocées, Irès-bien mar- <)uées. En se servant de ce moyen, on trouve que la membrane transparente est formée de cellules plates, à bords irréguliers; ces cellules sont munies d'un noyau et sont recourbées dans le sens de la lumière du vaisseau (fig. 353).
Dans les troncs vasculaires de moyen et de gros calibre on retrouve également les mémos cellules, mais elles sont déjà modîliées. D'autres observateurs les y avaient déjà aperçues, car leurs limites sont visibles sans aucun artifice de préparation. On a décrit ces cellules sous le nom d'épithélium des veines, des artères et des cavilés cardiaques (g 87). En
443 TRAITE D'HISTOLOGIE ET D'HISTOCUllIlE.
efîet les cellules Tasculaires font partie de répithéliuin du feuillet mojcn du blastoderme, queHis a décrit sous le nom d' endothélium (g 98). Aue^ bacli (2) a proposéde donner à ce tissu le nom de périthéhum.
Les cellules dont nous parlons sont plus ou moins fusiformes on polygonales, suivant le diamètre du vaisseau. Les cellules de la première variété sont limitées par des lignes légèrement dentelées et ondulées ; elles ont, en moyenne, de O-.Oe? à 0",090 de long sur 0'',009 à 0",n04 de lai^c. Ces cellules s'observent dans les vaisseaux capillaires les plus déliés, elles occupent une position verticale, plus rarement oblique par rapport à l'axe longitudinal du vaisseau dont elles constituent la paroi. Sur une coupe transversale on trouve en moyenne deux à trois, rarement quatre cellules. Dans beaucoup de vaisseaux excessivement minces on rencontre des espaces où la paroi est formée par une seule cellule dont les bords se touchent. De ce nombre sont les vaisseaux capillaires du cerveau, de la rétine, des muscles et de la peau.
LcB vaisseaux capillaires d'un "diamètre plus considérable sont formés par les cellules de la seconde variété. Elles forment tantôt des figures polygonales régulières, comme dans la choroïde du cliat et dans la membrane clignotante de l'œil des oiseaux ; ou bien elles ont une forme irrégulière et sont efGlées en pointe {fig. 355). On en rencontre de deux à quatre sur une section transversale. Leur longueur est naturellement fort variable; elle peut atteindre quelquefois O^fiGl et même 0~,15. Les dentelures des cellules qui s'cngrènenl les unes dans les autres présentent, au microscope, un aspect tout à fait particulier (3).
Dans beaucoup de parties du corps, les vaisseaux capillaires sont uniquement formés par le tube cclluleux que nous venons de décrire, mais il est plusieurs régions dans lesquelles le tissu conjonctif adjacent entoure les vaisseaux capillaires, même les plus déliés, en formant autour d'eux une enveloppe extérieure connue sous le nom de membrane adventice (4). C'est ainsi que les capillaires du cerveau (fig. 354, a) sont enveloppés par une membrane très-lâche, Fig. 3ii. — v.i.Miui eipiUiirei ei homogène et pourvuc de noyaux, et que les m 'tèM."°*° """'*'""' '"""°"' capillaires des organes lymphoidcs (6) sont i. TkisMtD npiiitiredu ccrveiu ; étroitement eutourés par du tissu conjonctjl *'h«^u^-'"i™c iC^iZiioCî 'éticulé. Sur les troncs plus volumineux, mais av«cM|a'iiieiTin|iiuiii|ue(iDtaiiii appartenant toujours aux vaisseaux capillaires, 5^p4ii«"p^ph."!^ur""''° l'enveloppe de tissu conjonctif peut èU-e placée à une petite dislance du vaisseau (c); l'inlei^ vallc qui en résulte est alors alTeclé à la circulation lymphatique. Nous reviendrons plus tard sur ces g(^nes lymphatiques; nous ferons seulement observer qu'il ne faut pas décrire une gaine lymphatique chaque fois
que Ton observe une membrane adventice qui renferme des cellules lymphatiques.
Dans les cas dont nous venons de parler, la paroi du vaisseau capillaire est facile à reconnaître, parce qu'elle est indépendante ; mais dans beaucoup d'autres circonstances les cellules vasculaires se soudent d'une manière si étroite au tissu voisin, qu'on ne parvient à les isoler qu'à l'aide de réactifs très-énergiques, si même on peut obtenir ce résultat. 11 est évident que la limite des cellules devient toujours visible quand on a recours à l'imprégnation d'argent. Telle est la texture du canal vasculaire proprement dit. On retrouve la même disposition dans l'épiderme, dans certaines membranes solides formées de tissu conjonctif, et dans la membrane pupillaire de l'œil du fœtus (5).
Keharques. — (i) Voyez § 58, remarque 1, les indications relatives à cette remarquable dêcourerte. — (â) Loc. cit., § 192. Il est nécessaire que cette manière de voir soit encore contrôlée par Fétude du développement ; du reste, une objection a déjà été.posée par Snic&ER (Wiener Sitzungsberichte, vol. LU, tirage à part). L'auteur s'attache à la nature iiitercellulaire du vaisseau capillaire, et le considère comme formé de cellules soudées entre elles et représentant un canal creux constitué par du protoplasma. — (5) Yoy. Tarticle de Eberth dans le sixième volume des Wûrzburger Verhandlungen, p. 27; nous avons suivi dans notre article les indications de cet auteur. — (4) Yoy. His, dans Zeitschrift fUr wissensch. Zoologie, Journal de zoologie scientifique, vol. X, p. 340. L'auteur pense que la membrane adventice des capillaires est très-répandue dans le corps, beaucoup plus sans doute qu'elle ne Test réellement. Consultez encore pour ce sujet les remarques faites par Kœlli&er dans son Traité d'histologie, 4* édition, p. 602. — L*enveloppe des vaisseaux capillaires du cerveau fut déjà décrite en 1859 par Robin (Journal de la physiologie, tome II, p. 55 et 7719). — (5) Eberth, loc, cit.
En examinant les troncs Tasculaires d'un diamètre plus considérable, on trouve tout d'abord les deux couches qui nous sont déjà connues ; à savoir la couche épithéliale et l'enveloppe de tissu conjonctif. Cette dernière est formée par des faisceaux longitudinaux de tissu conjonctif avec des noyaux, à direction verticale, ou des cellules plasmatiques.
Sur les vaisseaux encore très-déliés, et surtout du côté des artères, on voit s'interposer entre les deux membranes précédentes une couche trèsmince de fibres-cellules contractiles, à direction transversale, et dont il wt très-facile d'apercevoir les noyaux. Ces derniers sont connus sous le nom de noyaux ovalaircs transversaux. 11 est évident que cette couche est le premier vestige de la tunique moyenne ou musculaire des troncs vasculaires plus volumineux.
Presqu'en même temps que le tissu musculaire on voit apparaître une autre couche longitudinale, appliquée immédiatement sur la couche celluleuse intérieure ; cette couche se transformera bientôt pour prendre le nom de tunique interne ou tunique séreuse des gros vaisseaux (1).
Nous avons donc: a, une couche formée de cellules aplaties; 6, une tunique interne, à direction longitudinale ; c, une couche moyenne formée
444 TRAllf D'HISTOLOGIE ET D'BISTOGBIlflE.
par des élémeots musculvres à directioD transTersale ; d, enBo, une
enveloppe extérieure constituée par du tissu conjonctif.
Od ne peut pas conserver le nom de capillaires aux vaisseau!
de cet ordre; ils prpsentent, en effel, tous tes caractères des rameaux artériels et veineux. Leur structure est du reste variable, et cliange suivant les organes et les individus.
En étudiant les vaisseaux qui ont de 0'",023 â Û-,045 de diamètre (6g. 535t, on voit que les troncs veineux (s) ont seulement deux membranes vasculaires ; l'interne [a, b), assez résistante, homogène et élastique, se distingue par sa tendance à former des plis longitudinaux plus ou moins allongés; elle est chaînée de noyaux que l'on reconnait facilement par l'imprégnation d'argent; ces noyaux appartiennent aux cellules vasculaires; on ne sait pas s'ils sont recouverts extà-ieuroment par une membrane longitudinale mince. La deuxième couche est fonDée par du tissu conjonctif ({/). On y observe des stries longitudinales, des noyaux allongés el des corpuscules fusiformes de tissu conjonctif.
En examinant les troncs artériels,
on retrouve les deux enveloppes
dont nous venons de parler (a et
b, d); mais entre ces deux meui-
Iroisième couche assez épaisse, formée de libre»-
branea on rencontre u
cellules contractiles (i) transversales, serrées les unes contre les autres ; les noyaux longitudinaux de ces cellules apparaissent sous forme de cercles sur une section transversale. Cette dernière enveloppe est mieux caractérisée sur certains troncs artériels où elle est formée par une et même par plusieurs couches. La figure 33U représente une section longitudinale ; la iig. 534 d, une coupe transversale d'une petite artère avec ses couches musculaires stratifiées et sa membrane advmtice formée de tissu conjonctif réticulé.
Remarque. — (i) Le développement de cette couche mérite d'être étudié d'une manière plus approfondie. On a dû souvent confondre avec cette couche, qui appartient au tissu coDJoDctif, la tunique résistante, formée par des cellules vasculaires, que Ton trouve dans les vaisseaux de moyen calibre.
Les canaux vasculaires dont nous venons de parler peuvent être soumis eu leur entier à l'analyse microscopique. Il n'en est. pas de même des vaisseaux plus volumineux que l'on ne peut étudier que par portions. A cet effet, on dissocie les parois ou bien on enlève les différentes couches à l'aide de pinces, après avoir ouvert le vaisseau suivant sa longueur; on peut arriver au même but en étudiant des coupes faites sur la paroi vasculaire préalablement desséchée.
Les vaisseaux qui font suite à ceux dont nous venons de parler, subissent les transformations que voici (1) : la couche de cellules épithéliales reste simple; les autres couches, au contraire, et surtout Tinterne et la moyenne, oflreut une texture de plus en plu3 stratifiée, de sorte que Tépaisseur de la paroi vasculaire va toujours en augmentant. Les couches internes, superposées, conservent les caractères du tissu élastique qui se présente sous les formes les plus variées et offre généralement une disposition longitudinale. Les couches moyennes sont formées par des plans superposés, constitués par des fibres musculaires lisses, du tissu conjonctif et du tissu élastique. La couche externe, enfin, consiste en une masse abondante de tissu conjonctif, au milieu duquel se développent des réseau'x de tissu élastique. Il est facile de se faire une idée de cette disposition par la figure 337 ; l représente la section de Tartère ombilicale d'un fœtus de huit mois, et 2 celle d'une grosse artère d'adulte. Il ne faut pas oublier que la paroi des veines est toujours plus mince que celle des artères correspondantes; ce fait tient surtout au peu de développement des couches moyennes dans les vaisseaux veineux.
Les petites veines offrent une disposition analogue à celle du vaisseau représenté figure 335, 2 ; cependant les couches musculaires s'y rencontrent bien plus tard que dans les artères correspondantes. Un vaisseau veineux de 0",225 d épaisseur présente, outre une membrane interne pourvue de réseaux élastiques minces et allongés, une membrane moyenne, formée de couches musculaires, au milieu desquelles on trouve des réseaux de
446 TRAITE UIIISTOLOGIE ET D'HISIOCHDUE.
tissu élastique et de lissu coBJonctif; on y rencontre, de plus, une enniloppe externe éptisae. rornire de lissu conjonctif librilUirc et de libres élastiques.
Dans les veines de mc^dri calibre la membrane interne est formée par des couche»
élastiques superposées et par des r^eaux i direction longitudinale ; on peut y trouver é^ lement des fibres muscnUires lisses. La tunique moyenne t^ formée par du tissu conjonctif à direction transversale, par des réseaux élastiques et par dos &bres-cellules contractilo dirigées dans le même scr^.
On y rencontre égaleraeni des membranes élastiques dont le* libres ont une direction longitudinale. La couche moyenne de ces vaisseaux est toujoar> beaucoup plus mince que tv\\< des artèrea ; elle renferme néanmoins un nombre considérable d'éléments musculaires.
La membrane externe, tnV épaisse, est formée par du lisi^i conjonctif et par des résesiu allongés de tissu élastique ; on peut également rencontrer dr* . fibres musculaires lisses dan* : cette couche. il n'tii<ta p» Dans tes grosses veines, le* I , tuniqiH ei- couches iotemes ofirent on* datu b On. 1 1 disposition analogue ; les couijaDnB', *. eon- ^hcs moyeones, au coDtrair<-.
ï.coochf. mu»- , ■ 1, 1
nique «Mme, soM moins développées et p*-o- « pir do ijMi coaioDctif. Cl irMerwe ptr de» ré- veut mémc manquer COmpIfU^ «i..«iiiiue Dbriuiirc en ir^^-détiiopp^. ' mcnt. Lcs éléments imSTU-
laircs y sont rares et toujours accompagnés d'une grande quantité de tissu conjonctif i direction irau^ versalc. On retrouve encore ici les réseaux élastiques allongés. La tumt;ii> externe, généralement très-développée, renferme des Rbm muM«ilairT> lisses à direction longitudinale; ce fait a été observé pour beaucoup >1«
in îmm dt hull moli. * couches 4e b tuDiqne iolerne; c, «nicbr:! ■ Il nwmbnne Dioieone, dant laquelle il ÉlÉotMla ^Intiquei inleim^diair» 1 '.
1, i;n>a>e artin d t. limite enlre lei clics élailique
la tunique mojenne^
veines ; cette couche musculaire, plus ou moins dense et serrée, occupe les couches les plus centrales de la tunique externe ; elle est traversée par du tissu conjonctif à direction transversale. Dans certaines veines, celles de Tutérus en état de gestation, par exemple, on observe un nombre considérable d'éléments musculaires lisses; dans d'autres veines, celles de la dure-mère, entre autres , ces éléments manquent d'une manière complète.
Les valvules des veines sont tapissées par de Tépithélium et sont formées par du tissu conjonctif mélangé de tissu élastique.
Dans les petites artères^ les tuniques interne et externe n'éprouvent presque pas de modification. La première couche, cependant, peut prendre les caractères d'une membrane élastique perforée d'espace en espace, d'où le nom de couche fenitrée (g 127) qui lui a été donné ; ces perforations sont dues à une résorption partielle du tissu. Quelquefois même la tunique s'épaissit et forme un réseau élastique à direction longitudinale. La tunique moyenne est constituée par une série de couches de cellules musculaires lisses, transversales et superposées. Dans la membrane externe, le tissu conjonctif devient fibrillaire et les corpuscules de tissu conjonctif se relient entre eux de manière à former un réseau fibrillaire très-délié. Les artères ombilicales (fig. 537, i) se distinguent par le développement tout à fait spécial de la couche musculaire moyenne (c); on y trouve de plus, du tissu conjonctif réticulé, tel que nous l'avons décrit en parlant de la gelée de Wharton (g 114); ce tissu forme autour de ces artères une véritable tunique adventice (d) . Les artères ovariques présentent également des couches musculaires très-épaisses ; elles peuvent atteindre un développement énorme sur le trajet des rameaux artériels du corpus luteum[His(2)].
La tunique interne des artères plus grosses, de 2 millimètres et plus de diamètre, renferme une proportion beaucoup plus considérable de tissu élastique. Les couches de fibres musculaires lisses augmentent dans la tunique moyenne, et entre elles vietinent s'interposer des membranes élastiques, des réseaux fibreux et élastiques à direction transversale; ces derniers acquièrent également un développement plus considérable dans /a tunique externe. Du reste, à mesure que le calibre des vaisseaux augmente, ces réseaux élastiques s'accroissent, et surtout dans la tunique interne vers la limite de la membrane moyenne.
Nous arrivons enfin aux gros troncs artériels (fig. 337,2). La tunique interne (b) y est plus épaisse, par suite de Faugmentation du nombre des couches élastiques. Ces couches apparaissent tantôt sous forme de membranes, tantôt sous celle de réseaux allongés, placés à la suite les uns des .lutres, tantôt sous l'asiiect de membranes fenétrées. Le caractère membraneux des réseaux fibrillaires et élastiques à direction transversale s'accentue toujours davantage dans la tunique moyenne (d, e)^ Les fibres qui forment ces réseaux sont tantôt épaisses et résistantes^ tantôt minces et déliéed ; la substance unissante intermédiaire se perfore souvent en plu-
sieurs points, ce qui donne à la membrane un aspect fenêtre. Le nombre de ces couches membraneuses et élastiques {d) peut s'élever jusqu^à 50, 40, 50 et plus; elles alternent généralement d'une manière assez répF lière avec les couches musculaires (e). Ces dernières n'ont pas un développement régulier, souvent même elles sont très-minoes et les couche^ élastiques intermédiaires semblent l'emporter dans ce cas. Les réseaux élastiques acquièrent souvent un développement considérable dans It-^ couches de la tunique externe (9), qui se rapprochent de la membrane moyenne (f); chez certains gros mammifères, la baleine par exemple, cef •masses de tissu élastique sont très-épaisses. On peut rencontrer des éb"ments musculaires lisses dans la tunique interne des artères de Tbomme. Nous avons dit qu^il existait des fibres musculaires lisses dans les ooucfat-^ extérieures des veines ; elles paraissent manquer d'une façon complt*te dans la tunique externe des artères. Les petits troncs artériels et vetneui reçoivent des vaisseaux sanguins connus sous le nom de va$a vasarum: ils président à la nutrition des parois ; ces vaisseaux existent dans la tunique moyenne et surtout dans la tunique externe. Ils sont nomlMvui dans cette dernière membrane, et y offrent une disposition analogue aui vaisseaux du tissu conjonctif amorphe ; les réseaux qu'ils forment smj! néanmoins plus étroits. Ils pénètrent ensuite dans la tunique moyenne*, où ils forment, dans les grosses artères, un réseau allongé, transversiL composé de canaux étroits [Gerlach (3)].
Les nerfs des vaisseaux viennent du grand sympathique et des nerf^ «k* la moelle épinière ; ils se ramifient dans les tuniques externe et moyenm des gros troncs vasculaires. Les artères ont en général plus de nerfs qules veines, ce qui tient à la plus grande épaisseur de leur tunique moyennr le contraire peut cependant avoir lieu. Nous avons déjà parlé (§ 185 1 di la terminaison réticulée des nerfs vaso-moteurs de la grenouille.
Remarques. — (1) Voyez les traités mentionnés, § SOI, remarque i ; Toyet. ni M.i" DoHUERS et Jahsbn, dans Archiv fur physiol. Heilkunde, Archives de médecine phifs***. gique, vol. Vil, p. 539; M. ScauLnE, De arteriarum structura. Gryphi», \9M, iK^> GiMBERTy dans Journal de Tanat. et de la physiol., tome H, p. 556. Tour la partir '• nique, voyez Fret, dans Das Mikroskop, le Microscope^ 2* édition, p. 517. ^ {'i^ ^* « son article dans Archiv fOr mikrosk. Anat., Archives d*anatomie microtcopique. ^ «■< 1 p. 170 et i92. -- (5) Voyez son Traité,'p. 223.
Nous allons étudier avec plus de détails le système des vaissemx rn; . laircSy qui, au point de vue physiologique, est à coup sûr le plu5 i. portant.
Nous avons déjà vu qu'il n'existe pas de ligne de démarcation netlr < . tranchée entre les veines ou les artères d*une part, et les vaisseaux i ji| •-laires de Tautre. Ces derniers sont tout simplement des canaui, d'un i libre moindre, intermédiaires aux deux ordres de vaisseaux. Les Tai»«'« v capillaires se distinguent, parce qu'ils ne s'amincissent plus d*uiie maui- te
LES VAISSEAUX. i4S
sensible en se ramifiant, et parce qu'ils forment dans les organes des
réseaux dont les mailles ont des dimensions à peu près analogues (lig. 338,
e,d).Le diamètre des capillaires ainsi anastomosés est
loin d'être le même pour les difrérentcs parties du
corps, et les canaux les plus minces ne se rencontrent
nullement dans tous les points de l'organisme. Le cerveau et la rétine possèdent les vaisseaux les plus
étroiU; ils ont de 0°',006à0-°,005 et mémeO',004
(le diamètre. Dans les muscles, les vaisseaux sont un
peu plus larges; ils ont en moyenne 0'°,0067. Le
diamètre de ces vaisseaux augmente dans le tissu
conjonctir, dans le derme et les muqueuses. Dans la
plii[iart des glandes, le foie, les reins, les poumons,
le diamètre des capillaires est compris entre 0", 009
et 0~,013. Enfin, dans le tissu osseux ils peuvent
atteindre près de 0",022 de diamètre. Ces dimensions
sont évidemment approximatives, car le tube capillaire est très-élastique ; il peut être vide ou gorgé de sang ; son diamètre est donc fort variable. 11 est évident aussi que dans les autres classes de vertébrés, les vaisseaux capillaires les plus minces doivent s'élargir pour donner passage aux globules du sang, beaucoup plus volumineux.
La distance qui sépare les capillaires les uns des '^'^'^^eV.'irifc'!*'''' autres, et b richesse vasculaire qui en résulte sont ■,*ri«ni t, reiae; tet fort variables dans les différentes parties du corps. Le j';^" ""^""^ "' poumon, les glandes, les muqueuses et le derme sont abondamment pourvus de vaisseaux sanguins ; d'autres parties du corps, au contraire, telles que les membranes séreuses et. fibreuses, les troncs nerveux, etc., reçoivent peu de sang. Nous signalerons, comme exemples, les réseaux capillaires du poumon (iig. 339) et de la rétine (fig. 340), bien que cette dernière membrane soit également trèsvasculaire (2).
Il est enfin des organes dépourvus de vaisseaux; tels sont le cristallin, la cornée, les cartilages, les membranes épithéliales et les ongles. Comme les organes pauvres en vaisseaux sont trèspetits, le réseau capillaire les entoure par groupes considérables. Mais dans les organes les plus vasculaires, le tube capillaire reste toujours sur la face externe de l'élément organique, sans jamais pénétrer dans son intérieur; c'est à peine si chaque élément séparé
450 TBAfTÉ D'HISTOLOGIE ET D'UISTOCBIMIE.
est enveloppé par le réseau capillaire comme cela a lieu, par exemple,
pour les cellules adipeuses (g 122) et pour la filire musculaire (g 168).
Les réseaux capillaires ofTrenl des formes variées, qui sont parfois caractérisliques pour les dilTérents organes; aussi arrive-t-on, avec de Thabitude,'à reconnaître fadlement sur une préparation injectée, à quel
I vasculaire que l'on a sous les yeux. La Torme du réseau dépend de latexturede l'organe et du groupement des éléments entre eux {rig.341, i, fi). Le réseau capillaire a une forme arrondi^', quand les éléments sont sphériques, comme les cellulesadipeuscs et les culs-de-sac terminaux des glandes en grappv. ou quand le réseau entoure des oriPiccs circulaires comme ceux des glandes tubulées des muqueuses. Dans un lobuU' du foie [fig. 307) la disposition des cellules détermine la direction rayonnante du réseau vasculaire (fig. 342).
R^Hiu ciplIUire d'ui
4Sf
Quand, au contraire, les éléments sont allongés et régulièrGment disposés, le réseau capillaire devient allongé et ses mailles sont longues el étroites, comme dans les muscles (Gg. 338, c, d), les nerfs, les glandes lubulées de l'estomac, etc. (iîg. 320).
Il est Eacile de comprendre que les deux types de réseau vasculaire que nous venons d'indiquer doivent subir des modifications de détails multiples.
Ainsi, dans les saillies coniques minces el allongées que l'on observe sur la surface du derme (papilles sensilives) et des muqueuses, on observe une anse capillaire (fig..343).
ipiUlir» dd ptpUlai seuitire
(luand ces saillies papillaires atteignent des dimensions plus grandes, et nous citerons comme exemple les villosités de l'intestin grêle, on observe un réseau en anse qui n'est qu'une complication, qu'un développement du précédent; on voit, en effet, apparaître ici, entre les vaisséauv qui forment l'anse, un système de canaux transversaux plus déliés qui relient les brandies de l'anse entre elles (fig. 344, b).
'il. 34i. — Rneni en anse d« <rl1laiitr> inlcatiulea, I. niBcni arUriel; », r^KiD n|illl*irai d, ritMu 'apillairc arrondi lulour iet aririi-ei Jes glandes île
Nous signalerons encore ici les glomériiles vasculaires du rein (Sg. 345). l 'ne branche artàiellc microscopique (fr) se replie tout à coup sur elle-
même, de manière à former un peloton semblable à la partie inférieure d'une glande sudoripare (c); le vaisseau, ainsi contourné, peut se ranafier, comme cela a lieu chez Thomme et les mammifères, ou bien se continuer, sans ramification aucune, avec un vaisseau abducteur (rf), qui no va se confondre avec le réseau capillaire (^, f) qu'à une certaine distance.
Remarques. — (i) Pour faire des recherches sur le réseau capillaire, il est nécessaire devoir recours aux injections, c'est-à-dire d'injecter dans les vaisseaux des liquides coloriv On se sert de substances colorantes tantôt opaques, tantôt transparentes ; ces dcfi]t^rv> offrent plus d'avantages. Pour se faire une idée exacte de la disposition des vnsseai». li faut examiner des parties humides, car par la dessiccation elles se rident et se rétractent, et donnent alors très-souvent des images fausses. Pour la technique, voj. Fin. dans Das Mikroskop, le Microscope, 2* édition, p. 95. On trouve de belles figures d «iganes injectés dans Touvrage de Bbrrbs, Anatomie der mikroskopischen Gebilde lit^ menschlichen Kôrpers, Anatomie des éléments microscopiques du corps kuwan. Vienne, 1836-42; et dans celui de Wagrer : Icônes physiol. ; ainsi que dans b Dotne.' édition du même ouvrage, faite par ëckbr. Voyez aussi Uassal, The micro8c<^iral ai..tomy of the human body in health and disease. Londres, i 846-49; et les traités de T. r> BowMAiiN, Kœllikbr et Gerlach. — (3) F. Goix (Vierteljahrschrift d. naturf. Ces. in lurich, Journal trimestriel de la Société des sciences naturelles de Zurich, t8t>l. «'•.tembre) a déterminé dans différentes parties du corps, à Taide du planimètre, b >ur 1 1 1 des mailles formées par les vaisseaux capillaires, sur des préparations faites a^ei .* baume du Canada. Il obtint les valeurs suivantes pour un grossissement de 100 dum*très : alvéole des poumons, 7; choroïde, 12; substance grise delà moelle épinière, ''. muscles, 130; substance blanche de la moelle épinière, 540; dure-mère, 410millinWlr»^ carrés. Les valeurs réelles s'obtiennent naturellement en divisant par 10,000.
Le système des vaisseaux lymphatiques^ qui fait partie du grand >w terne circulatoire, est destiné à ramener dans le torrent de la circulation les liquides nourriciers qui ont transsudé à travers les vaisseaux capilUirt*^ dans les interstices du tissu conjonctif des organes, et s^y sont chargés dt^ produits de décomposition des tissus ; ils sont également destinés à al»sorber, à Taide des ramifications qui se distribuent dans la muqut-uv intestinale, le chyle formé pendant la digestion. Nous avons, du reste, déjà parlé de toutes ces fonctions (§ 80). Comme les vaisseaux lymphatiques sont destinés uniquement à amener des liquides dans le torrent circulatoire, il s'ensuit que les canaux qui correspondent aux artères manquent complètement dans ce système. Ce dernier est formé par unr portion périphérique qui correspond au système capillaire, puis par d«-^ canaux d'un diamètre plus considérable qui ressemblent aux veines.
Les vaisseaux lymphatiques sont très-répandus dans Torganisme : t.« accompagnent, en général, les vaisseaux sanguins. On les a cependant cherches en vain, jusqu'alors, dans plusieurs organes qui rcnfemient i . sang. Ils manquent dans les tissus dépourvus de circulation sanguine, t* i« que Tépiderme, les ongles et les cartilages.
L'origine des vaisseaux lymphatiques a été [tendant longtero|t$ in** nnue; en effet, les nombreuses valvules des troncs un |>eu volutnim-u\
•Dlnii^parl'Bci
LES VAISSEAUX. 4!i3
opposent une résistance très-considérable aux injections ; il est presque impossible d'examiner directement les canaux lymphatiques les plus déliés, à cause de leur contenu incolore, et l'on ne parvient à les apercevoir que sur Jes parties très-transparentes. Les cliylifcres, examinés au moment de la digcslion, sont très-faTorables à cette étude ; ils sont alors remplis par une substance I grasse, foncée ; c'est là que l'on avait \ eliidié, che/, l'homme elles mammifères, l'origine des vaisseaux lymphatiques,
I Examinons, en premier lieu, la disposition des chylifères dans la muqueuse intestinale. Chez un animal qui a été nourri avec des aliments gras, et l'on pig. 54B.
rhoisira de préférence un animal encore viuoiiw inietiiniie d'un cht à la mamelle, on aperçoit, au centre même Ij^ifoM)*" ''^'""' de la ïillosité (fig. 346), un conduit, dirigé suivant l'axe et gorgé de petites molécules graisseuses, ce qui lui lionne un aspect foncé. Ce canal se termine souvent par un renflement arrondi, situé au sommet de la villosité ; il est unique dans les villosités
minces et allongées, double dans les villosités
larires ; on a même observé trois et quatre canaux au centre d'une seule villosité.
En examinant ce vaisseau plus attentivement
ifig. 547, d), on voit qu'il présente un diamètre
if 0»,018 à 0",022; qu'il est pourvu d'une
paroi homogène, mince, mais très-distincte, et
i)a'il se termine en cul-de-sac à sa partie supérieure, où il peut atteindre 0°',022 de diamètre;
on ne voit pas arriver en ce point de canaux
plus fins. On a prétendu que ce vaisseau central était une simple excavation creusée dans
If tissu conjonctif de la villosité; c'est là une
irreur (1). J'ai souvent observé des villosités
iléchirées par le milieu, et en ce point j'ai pu
parfaitement isoler la paroi du canal central.
Leii résultats fournis par l'injection artificielle
n'ont fait que confirmer mon assertion (§2
Lechylifère central est enveloppé par le réseau
m anse (b) dont nous avons parlé (g 205); il
>n est séparé cependant par des couches très-
ninccs de libres-cellules contractiles (c). Il V a longtemps qu'on avait observé des vaisseaux lymphatiques termi-
laux dans la queue du têtard. (Kœlliker (2).|
Fie. Ml- -
u chilitâre
Us présentent en ce point une tout autre forme. Ce sont de petits tubes, extrêmement minces, de 0'',004 à O'^'^Ol de diamètre; ils sont formés par une membrane mince, homogène, pourvue de noyaux, qui e>t couverte par une série de petites dépressions acuminées. L'ensemble de CCS petits canaux offre Tapparence d'un arbre ramifié sous des an;;K*> aigus, et ne rappelle en rien Taspect réticulé des capillaires sanguin^. Les tubes terminaux semblent s'effiler en petits prolongements filiformes, et se diriger vers des prolongements analogues qui appartiennent à de> cellules plasmatiques étoilées (3).
Remarques. -> (1) Coraine nous devons entrer dans des détails k ce sujet, en parLn! du canal intestinal, nous mentionnerons ici les anciens ouvrages : l'article de Fuiin:*. Yerdauung. Digestion, dans Handw. d. Phys., vol. lU, I'* partie, p. 75i; Mikrosk. Adj'... Anatomie microscopique, de Kslliker, vol. Il, Q* partie, p. 158; BRûckK, dans Iw-ti^scliriften der )^'iener Âkademie, Mémoires de l'Académie de Vienne, vol. VI, p. '*' Fur KE, dans Zeitschrifl ftlr wissensch. Zoologie, vol. VI, p. 507, et vol. VD, p. r>r» Do!«nERs, dans son traité de Physiologie, vol. I, p. 509, et Lbymg, dans son HiMoU^.m-* p. 294. — (2) Annales des scienc. nat. Zoologie, série U, tome VI, p. 97. Voyez ^ixk. > j. BiLLETER, Beitrilge zur Lehre von der Kntstehung der Gefâsse, Contributions aie! . du développement des vaisseaux, Zurich, i860, Diss., et His, Zeitschr. ftir miss. Zoi»lo.ivol. XII, p. 249. Ce dernier auteur avait déjà déclaré, dans sonouvra^'c, que lesvai>^j-..: lymphatiques de la grenouille étaient des conduits limités par des cellules. Les obecnat "ide Kœluker (Gewebelehre, Histologie, A* édition, p. 606) n*ont pas grande iminrUnt — (5) Il peut arriver que, dans la queue du têtard, Ton confonde ces vaisseaux Um^ tutiques avec les capillaires de l'appareil circulatoire sanguin ; car ces derniers vaisM^..*. peuvent aussi avoir des contours dentelrs ; il y a déjà longtemps que Billeter en fit b ->marque, qui fut confirmée récemment par S. Strickbr (Wiener Sitzungsbericbte, vol. Ll'
On est parvenu, dans ces derniers temps, à vaincre l^obstacle ofTt rt par les valvules des vaisseaux lymphatiques qui empêchent le liipii *• injecté de pénétrer dans les parties périphériques. On se sert aujourd'* h du procédé de ponction de Hyrtl (1) ; il consiste simplement à intriKli r* la canule par un petit orifice pratiqué dans les tissus où Ton soup^vmnt Texistence de vaisseaux lymphatiques. Teichmann (2) a fait de nombrtu^ « et fructueuses recherches dans cette voie. Ludwig et ses élèves, Toin>j * . Zavarykin (4) et Mac-Gillavry (5), ainsi que His (6) etFrey (7), ont «'vilement fait des recherches nouvelles dans cette voie.
A leur origine, les vaisseaux lymphatiques périphériques occupi*nt • tissu conjonctii' interstitiel des organes, ou du moins le tissu eonjo:. '/ voisin. Ils apparaissent sous forme de réseaux, qui rappellent ladi8po>iti' des vaisseaux sanguins périphériques, ou bien ils se présentent >• t> forme de conduits terminés en cul-de-sac, qui se réunissent ensuilt • s'anastomosent pour former les réseaux.
La première disposition s^observe au niveau des surfaces liss4*^ 'i<^ organes ou dans leur profondeur (fig. 348, 349, 350 et 352) ; U scvffi». se rencontre dans les régions du corps où existent des surfaces recoin i-r. d'appendices arrondis ou villeux (fig. 346, 351).
La disposition de ces canaux est du reste fort variable dans les difTérenles parties du corps ; mais on ne retrouve plus ici la ré^larilé élégante que présentent les réseaux capillaires de l'appareil sanguin.
u tjiDphitique uipcrOde
Les vaisseaux lymphatiques ont, en général, un diamètre beaucoup plus ronsidérable (O^iOl à 0'°,02 et 0'",045) que celui dos vaisseaux sanguins; mais leurs dimensions ne restent les mêmes que sur de très-courts espaces. On observe alternativement des renflements volumineux, puis un étranglement brusque de O'°,002 et même moins encore. L'ensemble de ce système l>résente un aspect denlelé et noueux qu'il n'est pas Tacile de décrire (fig. 5i8, 349), mais qu'un ceil exercé ne méconnaît jamais. La richesse du réseau lymphatique varie il'iin organe à l'autre, et mèmed'une partie
d'un organe à l'autre.
Les vaisseaux lymphatiques ne semblent
communiquer avec les vaisseaux sanguins,
ni directement, ni à l'aide de canaux très-
iNiDces interposés.
Dans beaucoup de points , les canaux
lymphatiques sont enveloppés extérieure-
nient par les capillaires sanguins (fig. 347, 551). Le réseau sanguin
Est alors superliciel, et le système des canaux lymphatiques est profond.
H'autres fois, les deux espèces de canaux cheminent sans ordre les uns à
iVilé des autres (fig. 352). Enfin les canaux lymphatiques peuvent être
[ilacés dans la tunique adventice des vaisseaux sanguins ; dans ce cas, le
r>rill(«t des Elindes Je e, rjtau l]miplutii)ue ; dfMeadiDli,
456 TRArrË D'HISTOLOGIE ET D'HISTOCHUIE.
orrent sanguin est enveloppé par le courant lymphatique |fig. 351, <). La disposition des canaux IvmpfaaUques est donc fort variable.
Disons un mot encore des cas où le vaisseau lymphatique entoure les vaisseaux sanguins comme une véritable gaine.
On sait depuis longtemps que celte disposition est fréquente chn Irt^ vertébrés inférieurs (reptiles). Elle peut également exister chez lesanitnaux supérieurs et chez l'homme ; maïs, sauf quel<(ues parties du cor|is. c'est là une disposition exceptionnelle.
Ilis (8) a découvert récemment que, dans les centres nerveux, la moollo et le cerveau, les vaisseaux sanguins sont partout enveloppés par une gaine de tissu conjonctif lâche. Les artères, les veines el les capillaires possèdent une enveloppe semblable. Ilis a donné à ces gaines le nom «le systètne des canaux périvascuiaires, et il suppose, avec raison sans doulo, que ces canaux appartiennent au système lymphatique. Robin avait déjà prétendu que les capillaires des organes nerveux centraux étaient enveloppés d'une gaine lymphatique (9j.
REHjtHQDts. — (1) Pour le procédé indiqué, nous renTOToi» 1 J. HnttL. Lehrbach an pnkliichen ZergliedcningskunsI, Traité de dttteclion pratique. Vioine, 1K66, et Fin. Le microscope, Irad. franc.. 2'édil., Paris 1867, p. t11. — (3) Voyez l'eicelleiil outnifr de L. Teii:smaiiii, qui est orné de figures piagnifiques : lias Saugadersystem vom inatiHoischen Slandpunkte, le Système du vaisseaux absorbanls au point de vue analomigtif. licipiig, XSSi. — {3) LcDwiG et W. Tonsi, linns Wiener Sitiungsberichle, toI. XLl>'. n- partie, p. 155 (testicules); Tohsi. loc. ctL, vol. XLVI,p. 334 (origine), el iti. \LVin. p. 653 (rate). — [i] Ludwig et T. Zawartkiii, dans Wiener Sitiim^berichle. vol. 3Q.VIII. p. 691 (rein). — (5) Même journal, vol. I., p. 207 (foie). — (<i) Toyex Zeil5chnft fur ivissensch. Zoologie, vol. XI, p. 41G (glandes de Peter), vol. XII, p. iiô (membnnrN'. vol. XIII, p. 455 (radnes des vaisseaux Ijraphatiques), et Archiv IHr mikrosk.inal., vol. I.
p. 151 (oraire).- (7) ZeitschriRnirniu. Zoologie, roi. Xll. p. 536;Tol.Xni, p.letSS; Vircbow't Arcbiv, vol. XXVI, p. Ml, el voi. XXVUl, p. 563; ainsi que Viertcljahnichrin d.naUirf. Gesel. inZuricb, Journal trimestriel de la Société des sciences naturelles de Zurich, Tol. VII el VlUfcanalintestinal.ainjgdales, corps thyroïde, Icsticute). — (R) Z<-il' srhriflfùr «iïieiuch. Zoologie, toI. XV, p. IS7.— (9} Journal de k physiologie, jo/r.eif.. Vnr.iuni Gimmut, loe. cit., p. 507. — Cette gwie lymphatique, qui eonloppe les tu»- Maui sanguins, est admise, par eiemple, pour le foie, par Mac Gilutht; pour la nie, par W, MûLLER (Ucber den feioeren Bau der Mili, Structure incime de la rate. Leipzig Hllcidflbei;g, 1865). Stricieii (Wiener Silzungsberichte, vol. LI, 2, p. 1G) la tit autour des capillaires de la grenouille.