Poils
Reharques. — Le fondateur de riiislologic modome, Schwann, avait déjà essayé de dire une classification scientifique des tissus. Voici sa division : i"* classe :- Cellules isolées indépendantes. Ce sont surtout les cellules qui nagent dans les liquides : coq)uscules de ia lymphe, globules sanguins, corpuscules du mucus, du pus, etc. — 2** classe : Cellules indépendanteSy formant par leur réunion un tissu lié. S. cette classe appartiennent le tissu corné et le cristallin. — 5" classe : Cellules dont les parois seules sont soudées entre elles : cartilages, os et dents, à cause de leur substance propre. — A" classe : Cellules de tissu conjonctif: tissu cellulaire, aponévrotique, élastique.— 5*" classe : Cellules dont les parois et les cavités se confondent : muscles, nerfs, capillaires. — Un des ouvrages les plus remarquables de cette époque est celui de Henle ; les tissus y sont décrits séparément, par chapitres, mais sans aucun ordre. Les auteurs suivants abandonnèrent le terrain purement histologique^ et suivirent dans leurs descriptions les divisions de Tanatomie desmptive, en étudiant successivement la composition microscopique des différents systèmes et organes du corps: cette division a été adoptée par Kœluker, mais nous ne croyons pas que ce soit là la vraie voie du progrès. — Voici, du reste, les groupes de tissus tels que les étudie cet auteur : (1) Tissu cellulaire avec (û) Tépiderme et {b) les glandes vraies. — (i) Tissus de substance conjonctive, comprenant : (a) la substance conjonctive simple ; (b) h tissu cartilagineux; (c) le tissu élastique; (d) le tissu conjonctif ordinaire; (e) le tissu osseux. — (3) Tissu musculaire, comprenant : (a) les muscles à fd)res lisses; [b) les niucles i fibres striées. — (4) Tissu nerveux. — Dans ces derniers temps, Henlr a donné.
dans son journal et dans celui de Meissner, une division qui se rapproche l>eaucoup >> celle que nous avons indiquée dans le texte. (Compte rendu pour 1865, p. 5.) — Leîdig (tiqe Bau des thierischen Korpers, Structure du corps humain, p. S8) dÎTise les tissus de L manière suivante: A. Tissus végétatifs: (1) Substance conjonctive; (2) Epithtlim^. cellules glandulaires et tissu corné; (5) Sang et lymphe. B. Tissus animaux : (i) Ti^ia musculaire; (2) Tissu nerveux '. — A propos de chaque tissu, nous étudierons le déTfloppementy et nous renvoyons à cette partie de Touvrage.
* Voici la classification qui nous semble âtrc la plus naturelle et la plus simple. Koos Tiinpnmtons à notre Manuel d^histologie pathologique fait en coUalioration avec Gomil.
Tissus normaux. Les tissus peuvent ôtrc divisés en trois groupes :
1*' groupe. — Ceux dans lesquels la substance qui unit et sépare les cellules est caracténstiqv par sa forme, ses propriétés physiques et chimiques (tissus conjonctif, cartilagineux et ossen . Dans ces tissus, bien que les cellules aient des propriétés physiologiques spéciales, relatÎTes à it formation et à la conservation du tissu, elles ne sont ]>a6 caractéristiques par leur forme lorsqu'on les considùrp isolées.
2* groupe. — Le second groupe comprend les tissus dans lesquels la cellule a subi des inùdiiications telles, qu'elle est devenue le plus souvent méconnaissable en tant que cellule, et qu>Il a pris des caractères physiques, chimiques et physiologiques parfaitement déterniioés. €«" ^i les tissus musculaire et nerveux.
Z" groupe. — 11 comprend les tissus composés -par des cellules qui ont une évolution régnlwriet constante; celles-ci sont intimement soudées les unes aux autres par une substance unisitantr peu abondante : tels sont tous les épithéliums glandulaires et de revêtement. Leurs cellulcn <m\ souvent une forme caractéristique, et toujours elles élaltorent dans leur intérieur des sabstiw^ bien déterminées : c'est ainsi que les cellules épidermiques élaborent de la substance cornée, le» cellules des muqueuses de la mucine, les cellules de certaines glandes de Testomac de la pepsine, etc. R.