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TISSU CARTILAGINEUX

confondre avec la substance fondamentale. Il est des cellules dont les capsules ne peuvent se distinguer de la masse fondamentale homogène environnante (d); quelquefois la capsule subit la transformation fibreuse (e),

La quantité de graisse qui s'est accumulée dans ces éléments depuis la naissance est considérable. On trouve dans le corps des cellules de grosses ou de petites gouttelettes graisseuses, qui peuvent se réunii: et envelopper le noyau, à la place duquel on aperçoit alors une large goutte de graisse.

On observe très-fréquemment la transformation colloïde, la calcification, même l'ossification commençante dans les cartilages costaux des vieillards.

Dans les cartilages du larynx on trouve également au-dessous du périchondre des couches de petites cellules minces, aplaties, plongées dans une substance fondamentale homogène ou quelquefois striée. Les couches profondes sont formées par de grosses cellules à parois épaisses et remplies de cellules-filles. Chez les vieillards, la masse fondamentale se décompose en travées ou devient fibreuse; de plus, les cellules se chargent aussi de graisse (3). Entre les couches superficielle et profonde se trouve une couche mince de grosses cellules plongées dans une substance fondamentale granuleuse (Rheiner). On trouve très-fréquemment chez les sujets âgés des points calcifiés, chargés de fines granulations calcaires, ainsi que du tissu osseux vrai. Les cerceaux de la trachée offrent une structure à peu près identique à celles des gros cartilages laryngiens.

Les cartilages arythénoides ont une structure remarquable; ils représentent, en effet, le passage du cartilage hyalin au .cartilage à substance fondamentale élastique. La substance fondamentale de ces cartilages est homogène en certains points et sillonnée de fibres élastiques en d'autres. On observe ces fibres dans Tapophyse pyramidale et quelquefois dans le sommet du cartilage.

Remarques. — (i) En étudiant les cartilages isoles dans la classe des mammifères seulement, on trouve déjà des différences. Voyez, pour cette étude d'unatomie comparée, le Tnité de Letdig. — (^2) Voyez les travaux de Bruch, Freund, Kœlliker, Donders (Uollindiscbe Beitrage, p. 260). — (3) Les cartilages laryngiens et trachéaux de quelques mammifères, de la souris et du rat, notamment, renferment des masses énormes de graisse. Les cellules étant très-serrées et remplies par une grosse goutte de graisse, on croirait avoir affaire à de vrais tissus adipeux. Voyez, au sujet des cartilages du larynx, le travail de Rheimek (Beitrage zur Histologie des Kehlkopfs, Conlritmtions à l'histologie in larynx, Wurzburg, 1852, Diss.).

Cartilage réticulé, — Le cartilage ^7as^i(/M^ ou r^7icu/^(l) (fig. 166) se distingue par un coloration plus jaunâtre et par sa grande opacité. Il se développe aux dépens des cartilages hyalins du fœtus, par la formation de fibres éûstiques qui rappellent la production des fibres chondrigènes du cartilage hyalin, avec cette différence, cependant, que le cartilage réticulé s'oliserye chez Tenfant, tandis que les libres chondrigènes se développent

tlW TRAITÉ D'HISTOLOGIE £T irHlSTOCIIHlE.

chcxTadultc seulement. La substance fondamentaleconservequelquefuisboii apparence Iioinogène cii certains points, surtout autour des cellules de cartilage. Les Cltres semblent tantôt minces et fines, tantôt foncées, à contour» irréguliers ; elles se dirigent dans tous les sens, s'enchevêtrent les une»

dans les autres, de manière à former un véritable réseau. Dans les points où l'élat fibreux est très-prononcé, les cellules sont en partie cachées; comme dans l'épiglotte, par exemple (fig. ICT], et dans le cartilage de roreillc. La substance fondamentale peut être plus ou moins abondante ; dans certains cas, les cellules sont séparées les unes des antres par de pctitf points de substance, dans d'antres par de larges espaces de masse fondamentale (*2). Les fibres présentent tous les caractères des fibres élastiques. Elles se forment aux dé|iens du blastème homogène et sans l'aide des cellules. Ce qui le prouve, c'est que , dans les cartilages du bassin de Thomme, la substance fondamentale homogène se transforme immédiatement en substance tibreuse.

Les cellules du cartilage réticulé offrent un volume et une forme variables; elles s'isolent plus facilement que dans le cartilage byalin. Elles sont généralement disposées d'une fa^on irrégulière; on trouve cependant dans l'épiglotte de petites cellules minces, situées à la périphérie, et qui rappellent les cellules des cartilages hyalins j)ermancnts. Les cellules du cartilage réticulé ont des capsules peu nettes, peu développées, et semblent avoir peu de tendance à proliférer. Les noyaux sont lisses, et cou' tiennent des nucléoles ; uu bien ils sont granuleux; ils sont au nombre de un, et plus rarement de deux, dans chaque cellule. On peut également trouver de la graisse dans le corps de la cellule ou au pourtour du noyau.

L'épiglotte, les cartilages de Santorini et de Wrisberg, la portion cartilagineuse de la Irompe d'Eustache, les cartilages de l'oreille sont formés par une substance fondamentale réticulée trcs-solîde. Les cartilages arythcnoïdcs et les ligamcnls Jaunes sont en partie constitués par du cartilage réticulé.

HEaiNQUEs.— (1) Voyi: les Irnvaux de lll':^LK, KiELiiit», Unucu, UonDtns, IUbl-Rdubiiiii, etc. — (i) DaiiK li< ciirlilajg'uilul'oivilluilu lupin, les cullulesaint Irèti-Kerrùcs; elles sont uliar};ùcs 'le grotscs goullcs du grjïsïo, vt la mbutuncc fondainctitalc byalinc est peu librcuH'.

rLilagB i nibita

TISSU CARTIUGINEUX.

Cartilaije à substance fondamentale fibretue. — Il nous reste enfin â ctudienine troisième forme du tissu cartilagineux, le cartilage à substanco fondamentale cotijonctive ou fibreuse (1) (^g. 168). Cettevariété peut être considérée comme UD cartilage hyalin dont la substance fondamoatale se serait décomposée en faisceaux de '' fihres de tissu conjonctif, ou bien comme un tissu conjonctif résistant dans les cavités du- (|uel seraient venues s'implanter des cellules cartilagineuses. Le tisau conjonctif se trouve mélangé ici, comme partout ailleurs, de libres et de canaux élastiques, [iuis de corpuscules <le tissu conjonctif.

On observe des intermédiaires entre ces y cellules formatricesct les cellulcsdecartilage; roncUmentaiR tonjon aussi voit-on le cartilage à substance fonda- Jfcmi^ialémT"^''"' ''" "'™'"'' mentale conjonctive se confondre, sans limite

piécise, avec le tissu conjonctif ordinaire dans les points surtout où les cellules cartilagineuses deviennent moins nombreuses. Ces transitions s'observent très-bien dans les cartilages intervertébraux ; dans certains points, la substance fondamentale est byaline, dans d'autres elle est Gbrillairc, dans d'autres enOn elle se confond avec du tissu conjonctif.

Les cartilages h substance fondamentale coi^oiictive concourent à la formation des articulations. A l'œil nu, ils offrent une teinte blanche, quelijuefois légèrement jaunâtre. Tantôt résistants, solides, ils peuvent aussi oR'rir une consistance molle, et sont en général plus extensibles qUe les cvtilages ordinaires.

En examinant ce cartilage au microscope, on trouve la substance fondamentale formée par du tissu conjonctif dont les fibrilles sont plus ou moins bien dessinées. Tantôt les faisceaux s'entre-croisent en tous sens, tanlôl ils suivent une direction déterminée ; leurs caractères optiques et cbimiifues sont identiques à ceux que présentent les faisceaux de tissu con- JDnctif. Les cellules de cartilage sont fort peu nombreuses, à tel point qa'il faut une certaine attention pour les trouver et les observer. Les cellalesEont petites^ mal limitées, à un seul noyau en général. Les cellulesà deux noyaux sont fort rares ; on n'en trouve pas qui renferment des cellules-filles. L'infiltration graisseuse, qui est si fréquente dans les autres tonnes de cartilage, s'observe rarement ici : les cellules sont disposées d'une manière fort variable. Tantôt elles sont éparses, isolées, sans ordre; lanlôt elles forment de petits groupes, ou bien elles sont disposées par série à la suite les unes des autres. Cette dernière disposition s'observe (lus les cas oît les faisceaux de tissu conjonctif ont une direction longitudinale parallèle.

SOS ITUITË D'HISTOLOGIE ET D'HESTOGHIlIlfi.

Les cartilages renferment des vaisseaux sanguins, mais en petit nombre ; on n'y a pas obsené de nerfs jusqu'alors.

Les cartilages tarses sont formés par du cartilage à substance fondamentale conjonctive; le cartilage tarse de la paupi^ supérieure renferme beaucoup de cellules de cartilage ; celui de la paupière inférieure en renferme généralement beaucoup moins (Gerlach) ; les cartilages aryténoidcs du larynx sont formés par la même variété de cartilage, mais sont quelquefois constitués par du cartilage hyalin (Rheiner); viennent enfin les cartilages interarticulaires, les cartilages des tendons. Des portions de tissu formées uniquement de tissu conjonctif pur, peuvent se transformer en cartilage libreux, quand des capsules de cartilage viennent s'y développer ; on peut étudier cette modification dans rextrémité des tendons, au niveau du point où ils s'insèrent aux os, ainsi que dans ccrtainei> gaines tendineuses. (Ku'IIikcr.)

On retrouve également le caitilagc à substance fondamentale conjonctive dans les symphyses et dans les amphyarthroses ; il s'y continue directement avec le cartilage hyalin. Luschka (2) a démontré que ces articulations se forment par le ramollissement central de portions solides qui unissent primitivement les masses osseuses.

Nous insisterons sur les articulations vertébrales, dont les ligaments, connus sous le nom de ligaments interverlébraux, ont été étudiés d'une manière toute spéciale par Luschka (5).

La portion périphérique des disques intervertébraux se continue directement avec la couche de cartilage byalin {e), qui tapisse la surface osseuse du corps des vertèbres, tes disques sont formés, extérieurement par un anneau fibreux (6), composé de couches concentriques qui s'entre-croisent verticalement et obhquement; ces couches sont constituées FiB i«8 - Stciiou ïcriicïie d uiie P^r du tiMU fibrcux, qui offrc en certains points l'^iHi'^T'' *"'"'" ''""'"*''" "^""^ '"'^ caractères du tissu conjonctif simple et Eo«.'ri'aumu,ofui.*, anne.u 61 d «utres ccux du Cartilage à subsUnce fondaiibreui; (, revêiemïiii cariiia- mentale cUstique et conjonctive ; au centre du

nincui du corpï vertébral : d, ai- i- . ? , ji.> , \

iio-ic, uisque on trouve une substance gélatineuse (a).

(Chez l'adulte, le noyau gélatineux du dît»que intervertébral est formé par des prolongements villeux du cartilage fibreui périphérique : ces prolongements sont serrés les uns contre les autres; au centre du disque ils s'écartent, et limitent une cavité remplie de substance gélatineuse.)

Chez le vieillard, le noyau devient déplus en plus résistant, et oc tarde pas à prendre la consistance et le caractère de l'anneau fibreux. Hais chez le fœtus et chez le nouveau-né, le centre du disque offre une texture fort remarquable.

Il est farite de suivre le développement du noyau muqueux chez l'embryon tfig. 170). Il liait aux dépens de la corde dorsale IcftorfJa dorsalisA^

TISSU C&RTIUGLNËUX.

SW

a embqaD 11

II dépeDs de celluli»

c, dételoppeinei

kiflé(«);c

Liuchka (i)], dont les éléments subsistants prolifèrent La corde dorsale qu i {lersiste en totalité ou en partie chez les animaux npàieurs , disparait presque entièrement àa, l'homme. Elle se présente sous forme d'une tige cylindrique, irroadie antérieurement, et terminée en pointe à sa partie postérieurejcette tige occupe la place des Tertèbres cl s'étend depuis la base du crà ne j u squ 'à r ei trémilé du tronc. Elle est formée par un (issu analogue au cartilage, composé de cellules transpareutes , intimement noies les unes aux autres; la masse est enveloppée par une membrane homogène. Lacorde dorsale disparait presque en entier au moment où apparaissent les premières portions cartilagineuses de la base du crâne et des corps des vertèbres. Dans Ici ligaments intervertébraux seuls, on retrouve des cavités remplies par lesœllulescaractéristiqucsdelacordc dorsale (d); ces cavités s'étendent quelquefois jusqu'au corps des vertèbres (5). Nous venons d'étudier la structure du disque intervertébral tel qu'on l'observe chez un embryon de deux mois et demi. Chez un fœtus de cinq mois (fig. 171) on retrouve des cellules tout à fait analogues, avec un seul noyau vésiculcux ; elles mide 0-,014 àO-jOlSde diamètre.

Ces cellules, qui peuvent atteindre ['*,025 de diamètre, renferment quelquefois deux, quatre ou même un plus grand nombre de noyaux (a b) ou de cellules endogènes {c d). On observe en outre des corps de 0'",il2 de diamètre à structure vitreuse,

'210 TRAITE D'HISTOLOGIE ET D'HISTOCUIMIli.

résultant d'une transformation des cellules-mères ; ils renferment généralement des cellules-filles, puis une quantité considérable de gouttelette^ sphcriques, transparentes, formées par une substance albuminoïde. Chex Tenfant nouveau-né, ces corps offrent souvent une enveloppe résîstank: (capsule-mcre épaissie) et peuvent atteindre jusqu'à 0^,225 de diamètre (4, 5). Quelques-uns de ces corps, de dimension plus petite, ont touslei caractères des cellules-mères (s).

On retrouve ces éléments cellulaires pendant la première année de li vie (6). Ils disparaissent pourtant par suite de l'envahissement toujours croissant de Fanneau fibreux.

Remarques. — (1) Voyez les ouvrages de Todd et Bowman, Gerlaco et Kœlueex. — (2) Vo\ez Touvrage de cet auteur sur les symphyses du corps humain; Berlin, i858. — (5) Les observations anciennes ont été faites par Hekle, Meyer, Doroers et Kœluseb {loc. cit., p. 25). — (4) Voyez pour la structure et le développement de la corde dorsale louvrage de Kœlliker sur le développement des animaux, p. 184. — (5) On retrouve des éléments de la corde dorsale, jusqu'au moment de la naissance, dans quelques os de la ba^ du crâne, dans le sacrum et dans le coccyx (H. MOllbr, Wilrzburgcr Verhaadluogen, vol. Vlll, p. 21). — (6) Traité de Kœllikef. 4* édit., p. 235.

Composition chimique, — 11 serait intéressant de connaître la composition cliinii(|ue des différentes variétés de cartilage (i), de rechercher a) la composition chimique de la cellule de cartilage et de ses éléments isolés ; b) la nature des substances qui forment les capsules et la difTérence qui existe entre la composition des couches qui enveloppent les cellules jeunes et celles qui environnent les cellules anciennes ; c) les variétés de composition de la substance fondamentale sous ses différentes formes, substance fondamentale homogène, granuleuse, fibreuse, fibro-élastique. Il faudrait également étudier les modifications, la composition du cartilage qui accompagnent les transformations physiologiques de ces tissus ; enfln e) resterait à déterminer la nature du liquide qui baigne les cartilages, aiin d'y retrouver les produits de décomposition de ces tissus. I^ science n'est malheureusement pas en mesure de répondre aujourd'hui à toutes ces questions.

Quand on traite le cartilage par les réactifs usités en histologie, on ne tarde pas à se convaincre qu'il constitue un tissu fort résistant. L'eau n'agit que sur le corps de la cellule. L'acide acétique a une action ana* logiie. Les cellules de cartilage résistent pendant longtemps à l'acide suV furique lui-même, et à la potasse en solution concentrée [Dondcrs et Mut* (1er (2)] ; on peut isoler les cellules en faisant macérer le cartilage dans une solution d'acide chlorhydrique. [Virchow (5).] Les cellules se colorent en rouge quand on les traite par le sucre et l'acide sulfuriquc ; la substance fondamentale, an contraire, prend une teinte dun rouge jaunâtre; [Schuitze (4).| Les noyaux résistent tout aussi bien aux réactifs que le corps de la cellule.

TISSU CARTILAGINEUX. t21 1

La substance fondamentale se dissout, après cbullition dans l*eau, au bout de douze à quarante-huit heures, en formant de la chondrine ; elle appartient donc aux substances chondrigcnes. Il est fort intéressant d^étudîer la structure des cartilages soumis à l'ébullition. Les cellules résistent fort longtemps, ce qui prouve qu'elles ne sont point formées par de la substance chondrigène ou par une autre substance collagène; leur dissolution finale dans Teau ne saurait en effet démontrer qu'elles sont composées de substances collagcnes. Les capsules de cartilage résistent plus longtemps à Tébullition que les autres parties de la substance fondamentale ; ce fait semblerait indiquer une différence de composition chimique.

Les granulations de la substance fondamentale ne disparaissent patf quand on traite le cartilage par Téthcr ou par Tacide acétique, mais elles se dissolvent dans des solutions de potasse, d acide chlorhydrique ou d*acide sulfurique bouillant. Ces granulations se colorent en rouge quand on traite le cartilage à chaud, par le réactif de Millon. [Rheiner (5).] Les fibres du cartilage hyalin forment également de la chondrine, comme semblent l'indiquer les recherches qui ont été faites à ce sujet.

En résumé, le cartilage hyalin est un tissu chondrigène qui contient des cellules dont la composition n'est pas encore nettement déterminée.

Remarques. — (1) Voyez pour la coinposilion chimique du cartilage : Sciilossbercea, Chimie des tissus, i'* partie, p. 5 ; La chimie physiologique de Lehnânh , vol . 111, p. 35, et la zoochimie du même auteur, p. 45i ; les travaux de Hoppe, daos Erdmann's Journal, vol. LVI, p. 129 et dans YiRCHow'sArchiv, vol. Y, p. 170; puisLuscHKi, Anatomie humaine, vol. H, i'* partie, p. i02, Tubingen, 1862; Gorup, Chimie physiologique, p. 58i. — (2) Chimie physiologique de Mulder, p. 602. — (3) WOrzburger Verhandlungen, vol. II, p. i52. — (4) Annales, vol. LXXI, p. 274. — (5) Contributions à Tétudc histologiquc du larynx, p. 7.

§ lli.

En soumettant le cartilage réticulé ou élastique n une coction prolongée, on obtient une petite quantité de chondrine qui provient de la substance fondamentale hyaline encore contenue dans le cartilage réticulé. Les fibres élastiques, qui sont évidemment formées par une transformation de la substance chondrigène, résistent à la coction. Elles prennent une consis^ tance gélatineuse quand on les a traitées plusieurs jours de suite par la potasse, se décomposent en granulations et se dissolvent dans Peau. On a prétendu que les cellules du cartilage réticulé se dissolvaient |)lus facilement que les cellules du cartilage hyalin : ce fait mérite. vérification.

Le cartilage fibreux, dont la substance fondamentale présente toutes les réactions de la substance conjonctive, se Iransformtî en colle par la coction. Cette colle n'est plus de la chondrine ; c'est de la glutine (1 ).

La composition du liquide qui baigne les cartilages est inconnue (2). Ce cartilage contient des proportions fort variables de substance minérale, ce qui semble tenir à la nature variable du liquide. La leucine et la glycine paraissent être des produits de désassimilation des eartilages (§24 et 23).

314 nAXIt D'HISTOLOGIE ET ITHISIOGflnOE.

observe également des îlots de substance cartilagineuse unis par des masses

fibreuses conjonctives (5).

Il nous reste à étudier le développement du cartilage chez l'embryoD, ainsi que les premières modifications que subit ce tissu. Schwann (4), Kœiliker ib), Bruch (6), Heîdenhain (7), etc., ont Tait, à ce sujet, des recherches fort intéressantes et fort curieuses.

Le cartilage apparaît de très-boane heure diex l'embryon : cela s'eiplique par la simplicité anatomique même de ce tissu, formé primitirement de cellules analogues aux autres cellules ou cellules embryonnaires. Le premier cartilage ou cartilage transitoire oiïre d'abord un aspect blanchâtre, assez semblable à celui des tissus environnants. Mais bientôt U structure caractéristique du tissu se dessine.

Au début, les cellules de cartilage sont serrées les unes contre les autres, et l'on n'aperçoit pas encore de substance intercelluUire. Hais bientôt la masse intercellulaîrc apparaît d'une façon plus nette.

Chez des embryons de mouton de 15 à 15 millimètres de longueur, Kœiliker a trouvé des cellules de cartilages de 0°',013 à 0",022 de diamètre, séparées par très-peu de. substance fondamentale. Sur des embryons plus volumineux, notamment sur un embryon de cochon de 2 pouces de longueur et plus, les cellules, dans les- ^-jSjf^ quelles on observe déjà des cellules-filles, l'emportent

/^ ^^^"\ encore de beaucoup sur la substance fondamentale

-, 'i* ^' nhM fil

Chez les embryons de cochon de 3 pouces 1/2 de longueur, la substance intercellulaire n'occupe, d'après Schwann, qu'un quart environ du volume total. '^'ciriî^ilied^iira'rM'un» ^ '^'^^^'^ époquc le cartilagc est encore fort mou, cl nnibre d'up tetiu ds |>ar la plus légère pression on fait sortir les cellules ™'mgiï'iir''*"* '"""' q"* *^ répandent dans le liquide environnant. Plus tard, la substance înterccllulaire augmente de plus en plus; les cellules deviennent plus volumineuses et se multiplient par prolifération endogène. Les cellules se multiplient également par division (8). Les capsules épaisses, distinctes par leur degré de réfringence, n'existent qu'à une période plus avancée dans les cartilages des maniniifères; la graisse s'observe à peine dans les cartilages des nouveau-née (voy. Qfe. 104|. Plus tard enfin apparaissent la striation et la transformation librillaîre de la substance fondamentale,

Schwann (9) d'abord et Hoppc (10) ensuite ont remarqué que la substance fondamentale du cartilage fœtal ne renferme, au début, ni chondrine, ni substance collagèiie; la différence de composition anatomique est donc liée à une dilTércncc de composition chimique.

On a surtout étudié jusqu'alors le développement du cartilage byalJn; mais dans cette élude rentre implicitement celle du cartilage réticulé et fibreux. Ces cartilages sont également formés par une substance bomogène au commencement de la période embryonnaire. La formation des

TISSU GONiONGTIP MUQUEUX ET RÉTICULÉ. 215

libres se fait plus ou moins rapidement et continue même après la nais* sance (11).

Remarques. — (i) Le cartilage delà cloison du nez chez le bœuf et le cochon renferme, d*après Kœllirbr (Zeîtachriit fttr wissensch. Zoologie, yoI. It, p. 280) de nombreux vaisseaux sanguins ; chex le veau on y trouverait mémo des nerfs venus du périchondre. On sait que certains cartilages transitoires renferment des vaisseaux ; les cartilages permanents qui s*ossifient plus tard, se vascularisent également. Voyez au sujet des vaisseaux des cartilages fibreux § i09. — (2) Je n*ai pu étudier dans l'original les observations de Rbdfrbn (Monthly Journal of médical science, Ëdinburgh, 1849, 1850). Voyez Virchow, dans Archives, vol. IV, p. 289. — (3) Voyez Virchow, traité des tumeurs, vol. I, p. 455. Les transformations du cartilage de Fencbondrômc sont à peu près identiques à celles que Ton observe physiologiquement dans le cartilage ordinaire (§ 106). — (4) Loc, cit., p. 114. — (5) Anatomie microscopique, vol. II, 2* cahier, p. 250. — (6) Loc. cit,, p. 10. — (1) Loc. rii. — (8) Hartirg (Recherches micrométriques, p. 77) a bien étudié cette question. Dans le second cartilage costal d*un enfant nouveau-né on trouve trois à quatre fois autant de cellules que chez un fœtus de quatre mois. Les cellules augmentent de volume pendant la vie embryonnaire et après la naissance; chez le nouveau-né, elles sont environ quatre fois aussi volumineuses que chez Tembryon. Chez l'adulte, elles sont huit à douze fois plus grandes qu'au moment de b naissance. Chez le fœtus, la masse des cellules équivaut à peu près à celle de la substance fondamentale ; mais chez Fenfant, chez Tadulte, la proportion de substance fondamentale double. Voyez Krieger, loc. cit, — (9) Loc, cit., p. 51. — (10) ViRCHow^s Archiv, vol. V, p. 182. — (11) Donders , in Hollandischen Reitrâgcn, p. 264 et Broch. lac, cit., p. 20 et 85.

• A V. TIsm eonjonctiff maqaeax et réttenlé.

Nous confondons sous le nom de tissu gélatineux ou muquetix et de substance conjonctive réticulée (1), une série de tissus du groupe des tissus de substance conjonctive qui présentent également des variétés nombreuses. Aussi ce groupement est-il tout à fait provisoire. Quand Tétude du développement des différents tissus que nous avons assemblés et groupés les uns à côté des autres sera complète, on pourra conserver notre division oy y apporter des modifications.

Au premier abord, il semble qu'un abime sépare du cartilage le tissu muqueux et le tissu conjonctif réticulé. Dans le cartilage, nous avions observé des cellules arrondies pion- ^

gées dans une substance fondamentale ""^^"^^^^^^^^ -- :^^=^=^ solide, chondrigène; les tissus que -— ^-^>

nous étudions maintenant ont, au contraire, une consistance molle, gélatineuse , quelquefois même presque liquide. Les éléments cellulaires n'ont

I • .. 11 & 1 f> Fie. 175. — Ti:»su muqueux ù cellules arrondies

plus qU exceptionnellement leur lorme J^ corps Titré d'un embryon humain.

sphéroïdale primitive (fig. 175); ils

sont en général étoiles, et leurs ramifications divergentes s'anastomosent

de manière à former un réseau cellulaire (fig. 174 et 175).

TRAlrt D'HISTOLOGIE ET D'HISTOCIIDIIE.

Les mailles de ce réseau varient d'étendue, et IcB parties qu'elles limilent sont fort différentes. Dans un premier groupe de tissus, les cellulrs sont séparées par une substance lii]uidc qui ne contient pas d'éléments formés, et qui renferme de la mucine ou un corps analogue; ces tissus sont connus sous le nom de tissus gélatineux ou muqueax {2) (fig. 1 7i).

Dans un second groupe de tissus , les espaces intercellulaircs sont occupés par un nombre considérable de petites cellules granuleuses, en tous points analogues aux éléments de la lymphe. C'est le tissu conjonctif réticulé (fig. 175), qui a été décrit par Koelliker sous le nom de tissu conjonctif cylogène (5), et par His sous le nom de tissu adénoïde (4).

Un troisième et dernier groupe de tissus est formé

par un réseau à mailles fines et étroites qui entourent

des éléments nerveux (fig. 176} ou des masses grais-

■ seuses. On peut désigner ces tissus sous le nom de

„MN>ii.'. ' substratum du tissu nerveux ; il n'a pas encore été étudié

d'une manière complète jusqu'à ce jour.

Tous les tissus dont nous venons de parler offrent bien évidemment les caractères du tissu conjonctif; on peut s'en convaincre en étudiant leur développement physiologique ou leurs transformations pathologiques. On

fig. ne. -

TISSU GONJONGTIF NUQUEUX £T RÉTICULE. 2i7

voit, en effet, le tissu conjonctif muqueux ou réticulé se transformer en tissu conjonctif ordinaire ; les réseaux formés par les cellules se chargent de fibrilles de tissu conjonctif, et la substance muqueuse et les cellules refoulées diminuent d'étendue et de nombre pour disparaître bientôt complètement. On observe également, dans les différents groupes d'animaux, les substitutions des tissus dont nous avons déjà parlé, g 101. Le tissu conjonctif cytogène, que Ton observe dans les organes de certains animaux, est remplacé chez d'autres par du tissu conjonctif fibrillaire ordinaire. Tous les tissus de substance conjonctive doivent être plus ou moins aptes à former du tissu conjonctif muqueùx et réticulé.

Remarques. — (1) Voyez Kœlliker, Wttrzburger naturw. Zeitschrift, vol. II, p. 150, et son Traité d'histologie, i* édition, p. 70; Yirchow, Pathologie cellulaire, 3* édition, p. 42 et 93, et le Traité des tumeurs, du même auteur, toL I, p. 396. L*étude histologique comparée est aussi importante dans ce cas que pour le tissu conjonctif en général. Voyez, pour les indications, le Traité de Kœlliebr, et l'ouvrage de Letdig (loc. cit. y p. 45). — (2) ViRCHOw, Wttrzburger Verhandlungen, vol. Il, p. 150 et 314. — (3) Histologie, p. 70. — (4) Zeitschrift fïir ^rîssensch. Zoologie, vol. XI, p. 423.

Comiituixon et distribution du tissu muqueux. — Comme nous venons de le voir, on comprend sous le nom de tissus muqueux des tissus formés de cellules séparées par une substance fondamentale homogène, molle, liquide, qui contient de la mucine ou une substance analogue. Ce caractère les distingue des cartilages, qui renferment des substances chondrigènes et du tissu conjonctif proprement dit. La substance fondamentale est en général très-abondante, aussi bien dans le tissu muqueux que dans le cartilage : c'est la composition de la substance fondamentale qui détermine la différence de consistance des deux tissus.

A Toriginc, les cellules de forme arrondie sont plongées dans la masse intercellulairc liquide, homogène; cet état embryonnaire persiste rarement; presque toujours le tissu subit d'autres transformations. Les cellules deviennent fusiformes, étoilées, tendent à se souder par leur prolongements; la substance fondamentale prend un aspect strié, fibrillaire.

Le tissu muqueux est une des variétés du tissu conjonctif dont le développement est le moins complet ; on le trouve chez le fœtus, chez Tenfant, où il forme des masses embryonnaires destinées à se transformer ou à disparaître, mais qui jamais ne persistent jusqu'à l'âge adulte. Les cellules peuvent être étouffées pour ainsi dire par la substance fondamentale, qui persiste seule à la destruction des cellules. Plus souvent le tissu muqueux se transforme en tissu conjonctif mou ordinaire ; il est donc fort difficile d'établir une limite entre ces deux tissus (1).

On range parmi les tissus muqueux du corps humain : le corps vitré, la gelée de Wharton, quelques masses qui remplissent Torgane de l'audition pendant la période de son développement, le bulbe dentaire et le tissu conjonctif mou, non encore collagène, de la période fœtale. Chez les

218 TRAITÉ DHISTOLOGIB ET D'HISTOCHUIE.

animaux, le tissu muqucux persiste quelquefois pendant toute la yîc. Chez les oiseaux, il forme le sinus rhomboïdal de la moelle ; chez les poissons, il remplace le tissu conjonctif. Il est très-répandu chez les animaux inférieurs. Le corps des acalèphes en est complètement formé. [Virchow(2), Schultze (5).]

Chez rhomme adulte, le tissu muqueux ne persiste plus qu'à Tétat de vestige dans le corps vitre. Mais il peut réapparaître sous Tinfluence de certains états pathologiques, et se développer aux dépens d'une autre variété de tissu conjonctif. On Ta vu se produire aux dépens du tissu adipeux, dans des cas d'amaigrissement considérable (4). Les tumeurs connues sous le nom de myxomes sont constituées uniquement par du tissu muqueux. [Virchow (5).]

Remarques. — (1) Quelques histologistes rapprochent pour cette raison le tissu muqueux du tissu conjonctif fœtal. — (2) Archives, vol. VU, p. 558. — (3) Archives de Moller. i85G, p. 511. — Le tissu muqueux des acalèphes ne donne ni mucine ni colle. Voyi*z l'Histologie comparée de Leydig, loc. cil,, p. 25. — (4) Archives de Vibchow, vd. XYI. p. 15. — (5) Traité des tumeurs, vol. I, p. 596.

Tissu muqueiix du cotys vitré. — La forme la plus simple du tissu muqueux s'observe dans le corps vitre des embryons et des tout jeunes sujets (1).

La surface du corps vitré est tapissé, chez l'embryon, par un réseau vasculaire qui ne tarde pas a s'oblitérer. Quand on examine le tissu du

corps vitré d'un embryon de quatre

-^^^^^^^^^^~t © n^ois environ (Gg. 177), on y trouve

~® - ^^'^'■'"^^-^^^ ^ une substance fondamentale homogène, complètement incolore, filante, très-abondante, qui prend un aspect strié quand on la traite par l'acide acétique. Dans cette substance sont

"'• "'• -.,uriô'dr,r.™ iu"" "■"'"'"" plongées des cellules peu nombreuses.

à peu près également distantes les unes dos autres. Ces cellules sont généralement sphériques, ou du moins arrondies ; comme elles sont fort molles ainsi que le liquide qui les environne, elles changent de forme quand on comprime ou dilacère le tissu. Ces cellules ressemblent à de gros globules blancs ou à des élé* ments de la lymphe ; elles paraissent granuleuses, et sont parsemées de granulations tantôt fmes, tantôt assez grosses, mais toujours peu nombreuses : aussi sont-elles assez transparentes. L'enveloppe résiste pendant un certain temps à une solution faible d'acide acétique; le noyau devient plus granuleux, le nucléole très-apparent. Les noyaux sont arrondis, ovalaires, offrent quelquefois la forme de reins ; on en trouve même parfois deux dans une mente cellule. II semblerait ressortir de là que les cellule.^

nSSU GONiONGTlF MUQDEUX ET RÉTICULÉ. 210

du corps vitré se multiplient par division. Les cellules ont en moyenne de 0"*",009 à 0"*",18 de diamètre; les noyaux ont un diamètre moyen de 0"",005.

On observe également des cellules fusiformes et étoilées dans le corps vitré ; elles se trouvent presque toutes dans la membrane hyaloïde et semblent jouer un certain rôle dans la formation des vaisseaux de cette membrane, comme Ta fort bien indiqué Kœlliker.

La structure du corps vitré de l'enfant nouveau-né est en tout scm« blable à celle que nous venons de décrire ; on admet généralement que les cellules disparaissent dans le jeune âge, et que chez Tadulte le corps vitré n'est plus formé que par de la substance fondamentale (2). 0, Weber (3) s*est élevé contre cette manière de voir; il prétend que les cellules persistent dans la masse vitreuse, bien qu'elles soient moins nombreuses, il est vrai, dans les parties profondes qu'à la périphérie.

Composition chimique du corps vitré, — La composition chimique du corps vitré a été étudiée par Berzelius, Lohmeyer et Virchow (4). Le corps ' vitré renferme plus de 98,5 pour 100 d'eau ; les substances inorganiques, représentées surtout par le chlorure de^sodium, l'emportent sur les substances organiques. On y trouve quelques traces seulement d'albumine et une substance analogue au mucus (Virchow), substance à laquelle le corps vitré doit sa consistance gélatineuse. Le corps vitré pourrait donc être considéré comme une masse de mucine gonflée dans un liquide chargé de chlorure de sodium. — Voici du reste l'analyse de Lohmeyer.

1000 parties renferment :

Eau 986,-100

Membranes 0,210

Albuminato de soucie et mucine? . . . i,560

Graisse 0,010

Substances extractives 3,206

Chlorure de sodium 7,757

Chlorure de potassium 0,605

Sulfate de potasse 0,148

Phosphate de chaux 0,101

Phosphate de magnésie 0,052

Phosphate de fer 0,026

Chaux 0,153

On n'a pas cherché s'il existait réellement de la mucine dans le corps vitré ; Milon (5) et Wœhler (6) y ont trouvé de l'urée ; Lohmeyer l'y a vainement cherchée.

Le corps vitré forme le milieu réfringent le plus reculé de l'œil. L'indice de réfraction du corps vitré de l'homme est de 1,3506 [Krausc(7)], celui de l'eau étant de 1,5358. Le corps vitré ne se régénère pas.

Rkmarquis. — (1) Kœllieer, Ànatomie microscopique, vol. II, p. 715. — Bowmann, Lectures on the parts, etc., of the eye. London, 1849, p. 100; Yircbow, Archives, vol. IV, p. 468,etTol. Y, p. 278, et WOnburger Yerhandlungen, vol. II, p. 517 ; Dorcar, Décor-

TR.VITÉ D'HISTOLOGIE ET D'HISTOCHIMIE.

poris vitrei structura. Utrecht, 1854, et Nedcrl. Lancet, 1853-54, p. 625; Fihevckdl, n Siebold's et Kœllikor*s Zeitsclirin, vol. VI, p. 530; 0. Weber, io Virchow's àithit. vol. XVI, p. 410, et vol. XIX, p. 567. — (2) Cotte opinion était généralement répandae autrefois et admise sans contestation par tous les auteurs. — (3) Loc, cit, — Les alléfitions pathologiques et inflammatoires du corps vitré s*accordent parfaitement avecca faits. — (4) SciiLOSSBERGEK, Gowebechomie, V* partie, p. 309 ; Bbrxblius, ThiefcbfOM, 1831 , p. 431 ; LoHMETER, in Ilenle's und Pfeufcr*s Zeitschrifl, nouvelle série, toL V, p. a6; ViRCHOw, in Wtirzburger Verhandlungen, vol. Il, p. 517;Gordp. Chimie physiok^upe. p. 378.— (5) Comptes rendus, tome XXVI, p. 121. — (6) Annales, voL LXVTII, p. iî8.- (7) Krause, Indices de réfraction des milieux transparents de TœiL. IlannoTer, 1855, p. ^.

Tissu muquetix du bulbe dentaire et du cordon ombilical. — Nous retrouvons le tissu muqueux dans la pulpe dentaire, dans la gelée de Wharlon du eordon ombilical, et sous forme de tissu conjonctif embryonnaire, sans parler des enveloppes de l'œuf. Dans toutes ces parties on observe, au milieu d'une substance fondamentale transparente, gélatineuse, des cellules fusiformes etéloilécs qui ont été déjà décrites par Schwann(l)- Ces cellules s'unissent par l'intermédiaire de leurs prolongements ramifiés

et forment un réseau qui, d'abord serré, finit par se distendre ; autour de ce réseau, s'accumule une |)artie de la substance fondamentale condensée. Le tissu est donc formé par un système de trabécules dont les mailles embrassent une masse molle, gélatineuse, au milieu de laquelle on peut trouver quelques cellules non transformées.

La masse qui forme les travées enveloppantes présente de bonne heure des stries longitudinales, (|ui (levieiment de plus en plus nettes et finissent par se transformer en fibrilles de tissu conjonctif. l)e véritables libres élastiques se forment par la Iraiislormalion de cette substance. Les cellules deviennent souvent plus longues, plus allongées. Lorsque la série des transformations est coni- [)Iète, ce qui est loin d'être la règle générale, on a du tissu conjonctif lâche.

Cela (lit, étudions le bulbe dentaire et le cordon ombiliciil. Le bulbe dentaire (2) recouvre, dan^ la période fœtale et dans les premiers moments de la vie, le germe de la dent qui se développa* Le tissu (fig. 1 78) est formé par des cellules élégantes, étoilées, à noyaux très-nets. Chez un embryon de quatre mois, ces noyaux sont vésiculeux: ils ont de 0'""\00i à 0'""S009 de diamètre; les cellules, avec leurs prolongements, ont 0"",022à Û"^,028 de diamètre. Les cellules n'ont, dans certains cas, que quatre pro-

Fifî. 178. — O-llulfs du Imlho (Imtairo d'un t'mhrvon (N* quatn; moU; cii a, peliti's reUuI«*< ; **n b, n'IUilos plus voluinineu^Pâ ci Moihn'.s mieux dév«»loppéts.

Tl^ CONJONCTIF HUQDEUX LT RËTlCUtË. S31

ngemcnls {a); d'autres fois, elles en ont plusieurb (a b) Oi observe s cellules à deux noyaux (a), et même en voie de div sion (b en bas) » espaces compris entre les

llulcs ont une largeur de ,020 à 0,022 et plus; ils 'fit comblés par une masse >mogène, gélatineuse, trèstondante; de là la slructure 1 bulbe dentaire.

Inutile de dire que le tissu I bulbe dentaire ne persisti' te pendant une certaine dule de la vie; il disparaît land le cément est conii)iément développé.

Lesccllulescontcnuesdans ,

masse gélatineuse, gelée de 'barlon (5), qui forme le trdon ombilical (lig. 179), tut identiques à celles que JUS venons d'étudier. Au ébut de la période enibryoudrc , le réseau cellulaire ig. 179, a) est déjà enve- »ppé par une substance inircellulairc transparente fiemcnt striée {b). Les mailles sut remplies par une masse élatîneusc qui contient de la lucine. On y observe égalelent des cellules sjthériqucs ;), comme celles que l'on rouve dans le tissu conjonctif iche. Elles sont sans doute estinées à se transformer ans ce tissu en cellules adi- «uses (voy. Tissu adipeux).

■es travées qui enveloppent ! réseau cellulaire, et qui ont formées par la substance judamentale condensée (lig.

80, a, b), se transforment Ihb tard en fibrilles de tissu onjonclif ; entre ces niirilles o voit apparaître, du moins cli

( les animaux, des libres élastiques. Les

m TRAITÉ D^UISTOLOGIE ET D^HISTOCHIMIE.

cellules s'éloignant de plus en plus les unes de^ autres, leurs prolon^ iiients deviennent très-allonges, (iliformes, si bien que le corps de la cellule, dont le noyau apparaît cependant d'une façon très-nette, semble diminuer de volume à mesure que les ramifications s'étendent (c, (f, e\. Le réseau des cellules peut, du reste, offrir des caractères différents en se développant [Weismann (4)] ; il résiste aux acides, comme les fibres élastiques, mais se détruit rapidement en présence des alcalis, contrairement à ces fibres *.

Nous venons d'étudier un tissu qui, au moment où il va disparaître, c'est-à-dire a la naissance du nouvel être, a atteint un développement assez complet.

Le tissu conjonctif mou, lâche, offre à peu près les mêmes caractèn^ dans les premières phases de son développement, et Ton observe également dans ses mailles des cellules arrondies, comme l'avait déjà vu Schwaiin; ces cellules se transforment probablement en cellules adipeuses. La tranie des deux tissus donne de la colle par la coction (5).

Remarques. — (1) Loc.cit,, p. 135. — (2) Kœlliker, Anatomie microscopique, vol. II, |). 98, et Wiirzb. natui'w. Zcitschrift, vol. H, p. 155. Le bulbe dentaire semble se dérdop- I»cr aux dépens d*uii tissu cpithélial. C'est là, du moins, ce que nous a appris KoeUikêr dans son étude du développement des dents. L'importance de cette étude hîstologiqae et la difliculté de ces oltservations embryogéniques réclame des recherches nouYcUes. — D'aprî-s IIensen (Yirchow's Archiv, vol. XXXI, p. 54), le tissu muqueux de la queue des têtards est constitué par une substance transparente sécrétée par les cellules de répiderme et dans laquelle sont emprisonnées des cellules venues du feuillet moyen du blastoderme.— (5) Yinciiow, in Wiirzhurger Verhandlungen, vol. II, p. 160; Pathologie cellulaire, p. 93; Kœlliker, loc. ciLy vol. III, p. 2, et VVUrzb. naturw. Zeitschrift, vol. H, p. 155; Bhxh. in Siebold's et Kœllikefs Zeitschrift, vol. VI, p. 145; Gerlach, Traité des tissus, p. 96; Herlk, in Juhresbericht fUr 1858, p. 60; Weisjiann, in llenle'sund Pfeufer's Zeitschrift. vol. M, p. 140. — (4) Comme chez les mammifères, la gelée de Wharton peut dire parcourue par des capillaires. Weismann (loc, cit.) considère les cellules ctoilées qu^on i obsiTve comme destinées à former des vaisseaux; mais, comme ches rhomnie, le cordoo ne renferme pas de vaisseaux ; il ]>ense que ces cellules n'ont pas atteint leur complet dévehippement (î). Vojez Uessling, loc.cit., p. 82. — (5) Scuwakn découvrit ce fait pour le tissu conjonctif lâche (loc, cit.j p. 145); il fut confirmé par Schlossmeroba (Gewebe- (iiemie, p. 110). Scherer a observé le même fait dans le cordon ombilical (Wûrxburger Verhandlungen, vol. II, p. 160).

Tissu conjonctif réticulé. — Nous arrivons au tissu conjonctif réticule, adénoïde de Ilis ou cytogène de Kœlliker (1).

I.rs ti}^iiivs ôtoiKVs qm> l'on observe sur îles préparations du cordon onibilical coloré pir k cimiiii. 110 (loiviMit |wis ôlre œiisidén'cs comme des cellules; ce sont des espaces slelbines limités |Mir une mciiihr.iiio s^'comUirc coiii}Hirablc aux cn|)sulcs de cartilage, si Ton s'appuie sur la morplM)lo'(;io jîém'i*ali\ C.'osl dans l'inlériciir (\v rel os|iacc que se trouvent les véritables cellules. Sur le cunlon oinhilical il'im iMifaiit noii\onu-né, uno seulo collule occupe chaque espace stellaire; mais, olioxdt's embryons de trois ou quatre mois, il y eu a souvent plusieurs dans le même es- |Mice. Os cellules sont arrondies, ou bien elles envoient des prolongements dans les canaui qui forment le4 ramilications des esi»aces plasmaliqucjs. U.

T188U CONiOHCTIF HDQUEUX ET nenCUlE. 333

On retrouve dans le tissu conjonctif réticulé des réseaux de cellules éloilées qui se transforment en fibres ou trsbécules allongées et s'cnvcloppcnl du substance fondamentale striée ou fibrillaire. Les espaces incomplètement limités par les cellules sont comblés par une série, innombrable de cellules lymphoïdes, analogues à celles du chyle et de la lymphe, et non par une masse gélatineuse (2).

Le tissu conjonctif réticulé entre dans la structure d'un grand nombre d'organes. Il forme la charpente des ganglions lymphatiques et des organes lymphoïdes, c'est-à-dire des amygdales, du thymus, des follicules de Tintestin et de l'œil. Les corpuscules de Malpîglu de la rate sont également constitués par du tissu conjonctif réticulé ; chez les animaux supérieurs, il concourt à la formation de la mui]ueusc de l'intestin grélc cl même d'une portion du gros intestin (5). Dans la pulpe splénique, on retrouve enfin un tissu analogue, bien que très-modirié (4).

A la périphérie de tous ces organes, le tissu conjonctif f^/i, réticulé se transforme et finit par se confondre avec le ^'^JlV tissu conjonctif ordinaire. Dans l'intestin des vertébrés iW\

inférieurs, le tissu réticulé remplace complètement le /l

tissu conjonctif ordinaire. Enfin on voit le tissu réticulé "a

se former aux dépens du tissu conjonctif ordinaire dans certains cas pathologiques, et inversement. ''fiJ^cil^jo*^?'^

L'élément fondamental de ce tissu est représenté par 'icuiû <i;uq gingUou une cellule étoilée (fig. 181), dont ie noyau mesure en ï'"!*»"*!"*inoyenne de (r°',004 à 0"™,00<) de diamètre; il est uni, contient des nucléoles et peut être granuleux. Lu corps de la cellule est formé par une couche mince de substance transparente qui se ramifie, à la pcripliérie, -en un certain nombre de prolongements étoiles, pâles. A leur origine, ces prolongements ont environ ((""lOOS de diamètre ; mais ils ne tardent pas ù devenir deux, trois et même quatre fois plus minces. Ces prolongements se ramifient souvent à leur tour; les ramifications secondaires, se détachent généralement à angle presque droit du tronc principal. Au point de réunion de ces ramifications secondaires avec les prolongements de cellules voisines se forment des nœuds, mais ils ne renferment pas de noyaux. Les espaces (i'iB. 182) limités par les prolon gemcnls des cellules ont généralement une foirimic ijnipiiDiiie de l'ippendki: forme arrondie, polyédrique, assez élégante; 'l',^^™ V'"'^"'*?' Vii^'"" ilsont dcO"'",OH à 0"™,'i2 de diamiMre. Les i« mtiàlTàTVC^ t"'fi ICI mailles peuvent évidemment devenir plus ou J^rïiifeD'S»""'"'" "' """"''' moins serrés, ou plus lâches ; en certains points elles s'allongent ainsi que lus prolongements des ccllulcs>

224 TRAITÉ D'HISTOLOGIE £T D^UISTOGHIMIE.

Ce réseau, fort élégant, est mou, friable à Tétat frais; aussi ne peuUn Tapercevoir et Tétudier d'une manière nette qu^après avoir fait durdr le tissu et enlevé les éléments lymphatiques avec le pinceau. Les cellules étoilées résistent à la coction, mais ne tardent pas à disparaître en présence des alcalis et de Tacide acétique.

Le développement du réseau cellulaire et rorigine des cellules contenues dans les mailles de ce réseau n'ont pas été étudiées d*uDe façon assez complète.

Remarques. — (i) Kœllikbr observa le premier d'une manière incomplèle le réseau des cellules étoilées (Ânatouiie microscopique, vol. H, p. 530). Voyez également Dohdees, Physiologie humaine, traduction allemande. Leipzig, 1856, vol. I, p. 318. Billroth étudia le tissu d'une manière plus complète : Beitrage zur pathologischen Histologie, CofUriktlions à L'étude de V histologie pathologique. Berlin, 1858, p. 126; U» (Zeitschrifl Tûr wissensch. Zoologie, vol. X, p. 554), et Frey, Untersuchungen ttberdie Lymphdrûsen des Menschen und der Saugethiere, Recherches sur les ganglions lymphatiques de Chomme et des mammifères. Leipzig^ 1861, p. 39. Voyez aussi Henle, in Heolc's und Pfeufer'$ Zeitschrift, 3* série, vol. 8, p. 201 ; le travail d'ËcKARD, intitulé : De gUmdtdarum lymphat. structura^ Berolini, 1858, et Archives de Vircbow, vol. XVll, p. 175; UEiOEHHin, in Reichert's et Ou Bois-Beymond's Archiv, 1859, p. 460, ainsi queW. Muller, in Henle's et Pfeufer's Zeitschrift, 3* série, vol. XX, p. 119. — (2) On ne sait pas si cette géUtiii€ existe à Pépoque embryonnaire. — (3) Voyez Uis, dans Zeitschrift fur wissench. Zookgie, vol. XI, p. 410, et Frey, même endroit, vol. XII, p. 336. — (4) BiLutoTR, dans NûUer's Ârchiv, 1857, p. 88, et dans VirchoVs Archiv, vol. XX, p. 409 ; vol. XXIII, p. 457, et dans Zeitschrift fur Wisscnschaft : Zoologie, vol. XI, p. 325.

Le tissu réticulé que nous avons décrit dans le paragraphe précédent est celui que Ton trouve généralement dans le jeune âge. Mais, chez Tadulte, le réseau cellulaire se modifie très-fréquemment ; le corps de la cellule se rétracte ainsi que le noyau, et les nœuds principaux apparaissent sous forme d'un simple renflement. Aussi a-t-on confondu souvent cette forme du tissu avec un réseau de libres élastiques (1). La Ggure 185 rend bien compte de cet aspect particulier et montre en outre le rapport qui existe entre les vaisseaux et le tissu coujonclif réticule. Le tissu réticulé est toujours parcouru par des vaisseaux, tandis que le tissu muqueux en manque d'une manière complète ou n^en renferme qu'un très-petit nombre. Dans le tissu réticulé, les cellules forment, en s'unissant autour des vaisseaux, une véritable enveloppe secondaire, une tunique adventice (a).

Sous r influence de l'inflammation, les cellules et les noyaux ratatinés se gonflent et reprennent leur état turgide ancien.

Le réseau cellulaire peut offrir d'autres modifications ; il peut s'aplatir, sous forme de membrane; les cellules isolées, fusiformes, s'unissent pour former des fibres qui pourraient être prises pour des fibres élastiques si elles ne se dissolvaient pas en présence des alcalis. Enfin, et nous avons déjà indiqué ce fait à propos du tissu niu(|ueux, le réseau cellulaire peut

msa CONIONCTIP HUQUEUX et RËTKULË. 935

s'envelopper de couches minces d'une substance fondamentale tantôt striée, tantôt Gbrillaire, qui se confond, santt ligne de démarcation, avec le tissu conjonclif ordinaire. Cette substance fondamentale, pour ainsi dire surajoutée, est évidemment un produit cellulaire qui doit se for- ' mer comme la masse fondamentale des cartilages (g 104 (2)|.

On peut très-bien étudier sur la muqueuse de l'intestin grêle les variétés de caractère du tissu conjonctif réticulé, ainsi que sa transformation en tissu conjonctifordinaire (5).

En étudiant, chez le Fig. m. - Ti».u mi

m,„.„„(fig.i84,<), ...„^,;:;r'

le tissu qui environne le follicule lymphatique, on observe un aspect réticulé {b) ■ plus loin, les mailles s'espacent, les réseaux deviemient larges, irrcguliers {^). Souvent on trouve près des espaces glandulaires un tissu conjonctif plus homogène, contenant des noyaux (3, a) ; ce tissu présente en certains points la structure du tissu conjonctif réticulé (3, b).

Dans le gros intestin, on observe un tissu qui remplit l'intermédiaire entre le tissu conjonctif ordinaire et le tissu réticulé ; il ne renferme, en général, qu'un nombre fort restreint de globules lymphatiques.

Nous trouvons enlin, dans la pulpe spléniquc, le tissu conjonctif réticulé la plus délicat, qui se forme aux dépens d'un tissu qui se trouve en continuité directe avec la charpente cellulaire des corpuscules de Nalpighi (4).

Ce tissu, examiné sur des pièces durcies, apparaît sous forme d'un réseau cellulaire constitué par des tilamcnts très-fins, pâles, à contours Irèa-nets. Ces filaments peuvent s'étaler sous forme de membrane en certains pointa. On trouve dans ce tissu des noyaux pâles, ovoïdes. Les réseaux limités par les cellules ont de 0'°°',022 à 0'°°',006 de diamètre ; ils sont remplis par des cellules lymphatiques et j>ar des globules rouges.

En pathologie, ce tissu, qui abrite des cellules réticulées l't lymphoïdes, joue un rAle fort important. Sans parler de l'hypertrophie des organes

>, r^Hiu; c, cellule! ljinphi(ique> enlerjai es gnoda

^26 TK-UTÉ U'BlSTOLOGIi: ET b'-UISTUCmiUfi.

qui sont formés [lar ce tissu (rolliculea de Peyer, rate), on le trouve dan* les nôol'orioations du foie, des reins, de b rate, organes dont la chari>ente est l'ormée par du tissu conjoactif (5).

1, li'r9U pris au pourWuT d'un roUicuIc. a, ci

des nllulc: ; e, cellulss Ijnipha tiques. S, UDjaui. a, arroudisi t, altougcg. DiDii uao parlie |>1us éloignée du folUcnl*. Ti. plûi loin eucoTO k lùsu ptend un aspect indéterminé ai en », réieaa de cellulu; ç, Dajmui ; 4, ox-

jnuculei de b ijiniplic i i, espue glaitduliire vide.

Rehabques. —(1) EciAHD, loc. cit., cl Hekle, dans PreuTer'B ZeitKhrill, S* térit. vol. VIII, p. 301 . — (2) Vojei les Irovaui de Hjs et de Frbï. — (3) Hii et Fur, Ux. cit , cl le travail de Scusrtl. intitulé : Einige BcobaiJituQgcn tlber den fiau dcr DUnudamucbleimliaut, Obtervatùms sur la structure de In muqueuse de rinUitin grite, Zurich, I86S- — (4) BiLLftoni 3 Sait dos recherches remarquables sur la alructure du réseau de la pulpe spléniquc ; ce réseau avait été découicii par un Italien, Tigri. Quelques obaervateun tml prétendu, mais fort h tort, que celle trame était le produit do b coagulation enectuéc dui lo liquide dun'tssant. W. Hullër a publié, dani ces derniers temps, de trèa-jolia de>«in> de la trame spléniquc (Ueber den rdnercn Bau der Mili), De la structure ^tie de ta rati. Loipiig et lleidelberg, 1865, pi. 6. —(5) Virchow, Traité des tumeurs, vol. Il, p. 570; FniiiDRfiicu, Archives de Virchow, vo). \ll.p. 43 ; Biettcoeh, a. d. 0., vol. XIV, p. 485, et RscKLiNGiitDSK!!, vol. XXX, p. 370.

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