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Tissu réticulé dts centres lusrveux, — La trame extrèmeDient fine qui sert de cliar])cnlc au système nerveux central et à la rétine est beaucoup moins connue que le lisau conjonctir réticulé ordinaire {!). Il est fort douteux qu'elle se développe aux dépens du feuillet moyen du blastoderme, qui est l'origine des tissus de substance conjonctive. Quelques
TISSU OONJONCTIP HUQtlEUX ET RËTIGULË. 337
auteurs sdmcttaient bien autrefois l'eiistence d'une charpente celhileuse dans la masse cérébro-spinale (2), mais cette opinion mit longtemps à se répandre. De plus, une difficulté se présente, à savoir qu'il est impossible de séparer nettement les éléments de cette trame des éléments nerveux de la substance grise. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir Bidder et ses élèves (3) donner au substratum conjonctif des centres nerveux une étendue considérable, tandis cpie d'autres observateurs vont jusqu'à rejeter l'existence de tout autre élément que l'élément nerveux (4) .
Dans les points où le substratum de tissu conjonctif atteint une certaine épaisseur et n'est pas mélangé à d'autres éléments, il apparaît sous forme d'une masse homogène, striée ou finement fibrillairc, dans laquelle sont plongées des cellules étoilées ou fusiformes. La couche qui tapisse l'épcndjmc (5), c'est-à-dire les cavités du cerveau et le canal central de la moelle épinière, est constituée de la sorte. Ce tissu, qui offre évidemment tous les caractères du tissu conjonctif, se continue à travers la substance blanche et la substance grise, avec un tissu beaucoup plus difficile à étudier, et auquel Virchow (6) a donné le nom de ciment nerveux ou de névroglie.
Quand on examine des préparations durcies, on voit dans la substance blanche les fibres nerveuses coupées transversalement {fig. 185), et séparées les unes des autres par des travées d'un tissu spécial tantôt homogène, tantôt strié, et dans lequel on observe, en quelques points, des noyaux arrondis ou ovoïdes à contour très-net, mesurant de 0,009 à 0",00t). Sur des coupes longitudinales, Fig. iss. - ciurpcmu on voit que les travées s'étendent sous forme de mcm- ^ôi^^^ri^rW^ brancs entre les tubes nerveux; le tissu conjonctif b moiiiie iiuiMineaiec forme donc là un système de séparation régulier, cou- de)™bos ncr»cin!° stitué par une série de cylindres adossés. Les éléments de ce tissu semblent être des cellules à prolongements étoiles, ramifiées sous forme de membranes, et environnées d'une masse enveloppante.
Dans la substance grise , le substratum est beaucoup ;
plus abondant, mais il se présente sous des aspects variables, et l'élude en est difficile. Sur des pièces fraîches, on aperçoit, entre les tubes nerveux et les cellules, une masse en général finement granuleuse, parsemée de noyaux tantôt isolés, tantôt nombreux, à bords très-nets, mesurant de 0'""',009 à 0"™,000 de diamèb-e (Gg. 186). — Sur de bonnes préparations on voit, à un fort grossissement, un réseau y^^ jg^ à mailles très-serrées, formé par des fibres très-fines à' ^ »iiinunço grue et très-minces qui partent des nœuds où se trouvent pïép^niion u^ait^ë'^r lesnovaux enveloppés d'une légère couche de proto- une«i"iio"i très-taibic plasma. Un pourrait donc voir dans ce tissu poreux, spongieux, un réseau de cellules étoilées. Mais la préexistence de ce réseau, bien que fort probable, n'est [tas démontrée, et il est possible
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qu'il y ait là un simple artiûce de préparation. Dans certains points, la masse poreuse avec ses cellules problématiques est traversée par de véritables fibres de tissu conjonctif.
Le tissu conjonctif de la rétine (7) offre une structure analogue; le> fibres sont connues sous le nom de fibres de Mûller.
Quand on a fait durcir la glande des hibernants, que Ton observe chez certains mammifères , et qui renferme uuc quantité très-abondante de graisse, on remarque un réseau analogue très-serré, formé par de petites libres très-fines (8).
Le substratum de tissu conjonctif des centres nerveux se retrouve dans une série de néoformations pathologiques. Virchow a donne le nom de gliômes aux tumeurs qui offrent cette structure (9).
Remarques. — (1) Voyez Kœlliker, Traité d'histologie, V édition, p. 305; ViBcaow, Pathologie cellulaire, p. 250, et Traité des tumeurs, p. 126. — (2) Kbcffel a décrit le premier un tissu interstitiel dans la moelle épinière, De Medulla spinali. Halis, 1810, Diss. — (3) fiiDDER et KuPFFER, Untorsuchungcn ûber die Tcxlur des Rttckenmarks, Rechercha sur la texture de la moelle. Leipzig, 1857. — (4) Stilliko a émis cette opinion. — (5)0n croyait autrefois que Tépithélium des cavités cérébrales était appliqué immédiatement sur le tissu nerveux. En 1846, Yii;cnow démontra que l'épithélium repose sur une couche de tiâsu conjonctif(Zcitschrifl fUr Psychiatrie, 1840, p. 242, et Gcsammelte Abhandlungeii, etc., p. 887). — (6) Ges:immelteAbhandlungen, p. 688, 890. — Voyez, pour la texture de ce tissu dans la substance blanche et dans la substance grise, M. Scuoltib, Observaliones dt retinm structura peniliori. Bonn», 1859 ; Gerlacu, Mikroscopischc Studien, Études microscopiques. Erlangen, 1858, p. 15; R. Berlin, Bcilrag zur Structurlehre der GehimwiDdungen, Contributions à Vétude de la structure des circonvolutUms cérébrales. Inaug. Diss. Ërlangen, 1858; Dorpatcr Dissertationen von iN. Hess, De cerebelligyrorum textura disguisitiones inicroscopicx, 1858; E. Stepuamy, Beitraege zur Histologie derRindedes grosscn Gehirns, Contributions à V histologie de la couche corticale du cerveau, 1860; Ë. Y. BocHMANx, Ein Beitrag zur Histologie des Ruckenmarks, Contributicn à Chûtologû de la moelle y 1800, et E. Hotkowsilt, Ucbcr die graue Substanz der Hemispltàren de» kleinen Gehirns, Éludes de la substance grise des hémisphères du cervelet, 1861 ; Uffel- MAKR, in llcnle's und Pfeufcr*s Zcitschrifl, 3" série, vol. XIY, p. 232 ; Uerle, dans ses Comptes rendus annuels, 1859, p. 57, et 1802, p. 57; M. Schultzb, Untersuchungea Ubcr dcii Bau der Nascnschlcimhaut, Recherches sur la structure de la muqueuse nasale. Halle, 1802, p. 02 (remarque). F. E. Schultze, Uebcr den feineren Bau der Rinde def kleinen Gehirns, De la structure fine de la substance corticale du cervelet, Rostock, 1865, p. 9;C. Froxmann, Untersuchungen Uber die normale und pathologische Anatomie des Ruckenmarks, Hecherchcs sur ranatomie normale et pathologique de la moelle, lena, 1864, p. 28, et Archives de Yirchow, vol. 31, p. 129 ; L. Stieda, in Reichert^s uni Du Bois-Reymond's Archiv, 186i, p. 418. — Lo travail le plus important qui ait paru sur ce tissu, dont nous reparlerons du reste à propos des centres nerveux, est dû à Deiter.<. Untersuchungen lilier Gehim und RUckcnmark des Menschen und der SaOgethiere, Recherches sur le cerveau et la moelle de Vhomme et des mammifères (ouvrage publié après la mort de Tauteur par M. Scuoltze). Brunswick, 1865, p. 27. — (7) Yoyez M. Sghdltze. loc. cit. — (8) HiRZKL et Fret, Einiges Uber den Bau der sogenannten Winterschlafdrttsen. Zeitschrifl filr wisscnsch. Zool., vol. XII, p. 165. — (9) Traité des tumeurs, toI. II, p. 150.