‹ Traité d'histologie et d'histochimieChapitre 27 sur 50 · TImb «dlpeazi · texte numérisé non relu

TImb «dlpeazi

On désigne sous le nom de tissu adipeux (1) un tissu formé de grosses cellules rondes de 0"^,022 à 0°^,09 de diamètre, munies de noyaux de 0™",006 à 0"*",009 de diamètre. La membrane fort mince de ces cellules enveloppe une goutte de graisse. Les cellules adipeuses (fig. 186, a) sont généralement accumulées en assez grand nombre en un seul point ; on les rencontre dans le tissu conjonctif lâche, et elles en occupent les mailles. Le tissu conjonctif disparait entre les cellules adipeuses d'un même groupe.

La membrane cellulaire fort mince se voit à peine à côté du contour foncé de la masse de graisse contenue dans la cellule. Les cellules adipeuses ont tout à fait Taspect de gouttes de graisse libres ; à la lumière transmise, leurs bords sont très-nets, foncés; à la lumière directe, elles sont limitées par un contour blanchâtre ou jaune blanchâtre, argenté. Les cellules, rapprochées les unes des autres, s'aplatissent et deviennent po* lyédriques, ce que Ton n'observe jamais pour les gouttes de graisse libre (fig. 187, b) ; au contraire, les gouttes de graisse se réunissent et se confondent.

En examinant une cellule adipeuse isolée et chargée de graisse, on est persuadé qu'il existe une enveloppe; mais on ne peut la voir. Pour Fapercevoir, on peut se servir de différents moyens. On peut comprimer fortement la cellule qui crève ; l'enveloppe de la cellule apparaît alors sous forme de petits sacs minces, homogènes, sans structure (ûg. 187, f). On peut également traiter la cellule par Talcool et Téther; le contenu est dissous et l'enveloppe reste intacte. On ne voit généralement pas le novau, et cependant il '"'k- }^'^' — Ceiiuics adipeusi»*

. " ' •• * de I homme remplies de graisse

existe. et réunies en groupe; b» gout-

Les cellules adipeuses se rapprochent plus ou î®* **** graisse libres ; c, en^e-

* 1 1 » • T^ii loppes cellulaires vides.

moins du type que nous venons de décrire. Elles

renferment un mélange de graisses neutres oléagineuses et solides qui reste fluide et mou à la température du corps vivant. Chez les vertébrés à sang chaud, les graisses solides cx)ntcnues dans les cellules se figent après la mort. Les cellules perdent leur forme arrondie, élégante, et deviennent anguleuses, bosselées. En chauffant la cellule, elle reprend sa forme primitive.

Les graisses neutres se cristallisent quelquefois dans les cellules adipeuses, qui offrent alors un aspect tout particulier (2). Les groupes de

■im TRAITE D-IIISTOLOfilE ET D'HISTOOUHIE.

cristaux en aiguille peuvent i^trc isolés et former des masses plus considérables. Les histologistcs avaient pri» ces aiguilles pour des cristaux de margarine ou d'acide margarique. Ces cellules sent connues depuis longtemps (5).

^■*fc. '^ -^^^ Kœlliker (4) a appelé l'attention sur des

L^m /^ yjjj^ft cellules adipeuses spéàales dont le contenu ^H^ UÊÊ^^^ tout entier se transforme en masses d'ai- ÉM ^Aimix guilles, de sorte que la cellule semble être, ^^ «Hft ^^ premier abord, complètement opaque, ^^^^ comme chargée de granulations. Fip.i88.-ceiiou».dip«.«»d.rbon.me Ce» deux variétés de cristaux se forn>nipiiea ds aat»m. mcnt aprcs le refroidissement du cadavre

M, Bigoilip» isolwt : t, Broupei d «iguillps : , . ■ , , ■ ii . j .i

e, leUui» ■dineu'.H arec en Eroupb ct n cxistcnt probablement pas pendant la

deeri*l«ui «niipiillMi i.tellulcidi- -^ "^ r r

pmut ordinaire uni eH<lsni. Vie.

ItKaitiiqi-Es. — (1) Hrhlk, Anatomie générale, p. 390; Todi> et Bowwann, Anatomir p)i]siol.,val. I, p. 80; Kœilikeii, Analomie microscop., ïoI. Il, I"* piriio, p. 15. — (S)!*» cnlliil^^S adipf^uscs cnniiervées dans la gljcérinc présentent presque loujoun des crÏElam. — (3)Voy<>i Henle, loc.cil., p. 593; Vog kl, Icônes path. Lejpiig, 1843, tab. XI, fig. 3:Topd et BowaaN, loc. cit., p. 83. — (4) Loc. cit., p. 17.

Les cellules adipeuses n'offrent [pas toujours l'aspect que nous venons ■ d'étudier. La grais.sc peut diminuer de quantité, disparaître même d'une manière complète ; un autre produit liquide vient en occuper la place, elles se rliargent de sérosHê (lig. i89, 1). On observe ces cellules sur les cadavres d'individus mal nourris, amaigris, hydropiques ; leurs bords sont nets : elles .sont plus petites que les cellules remplies de graisse et se forment du reste lentement aux dépens de ces dernières.

On Irouvc des cellules dans lesquelles il existe encore une grosse goutte de graisse séparée de l'enveloppe cellulaire par une mince couche de liquide (1 , a, 6) ; dans cet espace périphérique, on remarque souvent le noyau vésiculeux, à bords très-nels (1).

Dans ces cas, la graisse offre assez souvent une coloration foncée, jaunâtre, qui devient d'autant plus marquée que la quantité de graisse diminue ; le tissu adipeux ainsi altéré pré.sentc du reste déjà à l'oeil nu une coloration rosée, jauniitre. Lorsque des cellules adipeuses, qui ont subi cette transformation, se trouvent réunies les unes à càté des autres, elles forment un ensemble qui rappelle tout à fait du cartilage hyalin cliargé dégraisse (g 107, remarque?).

A mesure que la graisse disparait, la boule graisseuse diminue de volume (/). Dans quelques cas, la boule graisseuse se décompose en goullelettcs isolées de volume fort variable (e, g). On observe enfin des cel-

TISSU ADIPEUX. SSi

Iules dont toute la graisse a disparu, et dont la cavité est remplie par un liquide homogène (2).

La graisse diminuant de volume, les noyaux deviennent plus saillants, et paraissent bien alors entrer dans la composition essentielle de rélément cellulaire.

Lorsque l'enveloppe reste mince après la disparition de la graisse, les contours de la cellule sont si délicats qu'on la voit à peine.

Dans certains cas exceptionnels, la membrane

8*épaissit et la limite de Flg. 189. — Cellulet incomplètement remplies de graisse.

la cellule devient alors ^* ««Mules provenant du tissu cellulaire sous-cutané d'un cadavre

1 1 t« * amaigri et perdant leur contenu graisseux ; a, cellule renfemuint

DeaUCOUp plus nette . une grosse goutte de graisse; ^, une petite goutte de graisse ; eetd,

noyau visible; e^ gouUefettes graisseuses isolées; /; cellule conte-

Remarques. — (1) Gomme nant une seule gouttelette de graisse; g, cellulo ne renfermant

le noyau apparait toujours presque plus de graisse; en *, cellule remplie par une masite de

dans les cellules qui ne ren- *"^**"«» «ibuminoïde.

ferment dIus mi'une nelite *» *^®""*®* *** **"*" adipeux provenant de l'enveloppe du rein d'un

lermeni pms qu une pcuie embryon de mouton de dix pouces do longueur, et se chargeant dn

quantité de graisse, il est plus en plus do graisse; g et bf cellules isolées sans graisse;

évident qu'il doit également <*. ama» de cellules; d k h, cellules renfermant une quantité con-

exister dans la cellule adi- ^^i<»^nible de graisse.

peuse ordinaire. On parvient

du reste facilement à le colorer par le carmin, et on le voit alors très-bien quand on a placé la préparation dans le baume. — GERLAcn prétend avoir observé une décomposition moléculaire du noyau dans les cellules adipeuses qui doivent se détruire bientôt. (Histologie, p. 19.) — Voyez aussi Schwann, loc, cit., p. 140. — (2) Hdnter, Gublt (Lehrbuch der vergleichenden Phpiologie der Ilaussâugetbiere, Berlin 1837, p. 20) et d*autres avaient déjà vu ces cellules.

* A l'éttl physiologique, le noyau de la cellule adipeuse est un corpuscule aplati, moulé dans nue plaque de protoplasma desséché qui se confond avec la partie profonde de la membrane seoonidâire de la cellule adipeuse.

L'inflammation a la singulière propriété de ramener presque tous les tissus à leur forme pri« mitive, c'est-à-dire de les transformer en tissu embryonnaire. Le tissu adipeux n'échappe pas à cette loi, ainsi que je l'ai établi dans plusieurs publications. Le premier phénomène qui se montre Ion de l'irritation pathologique consiste dans le gonflement du noyau, qui prend une forme frandiement vésiculeuse ci possède alors un ou plusieurs nucléoles bien développés. Le protoplasma se gonfle aussi et se détache de la membrane secondaire ; peu après, la gouttelette graissense diminue de volume, et le protoplasma vient occuper la place abandonnée par elle; puis le noyau se divise, le protoplasma se segmente, et il se forme ainsi plusieurs cellules dans Tintérieur de la cavité limitée par la membrane de la cellule adipeuse. Plus tard enfin, cette membrane se dissout, et à la place qu'occupait la cellule adipeuse il n'y a plus qu'un amas de cellules embryonnaires.

Dans le développement physiologique du tissu adipeux, on observe, en sens inverse, des phases ancoesaivea qui ne sont pas sans analogie avec celles que nous venons d'indiquer; on peut les suivre exactement dans le grand épiploon des sujets nouveau-nés. Des cellules granuleuses ayant

TRATIË imsIOLOGIE tl D'HlSrOCHDnE.

DislributioH du tissu adipeux. — Noua avons déjà tu que les cellule: adipeuses se trouvent dans le tissu conjonctif lâche dont elles combien! les lacunes; elles y forment des pannicuies ou de petites grappes pressé» les unes contre les autres et enveloppées d'un réseau capillaire très-sem (fig. 490, A) ; chaque cellule est comprise dans une maille vasculaire (B); on s'explique, de cette manière, les phénomènes nutritib souvent si aclili dont les cellules adipeuses sont le siège.

Le tissu adipeux est très-abondant chez les sujets bien développés et bien nourris; il est surtout accumulé dans le tissu conjonctif sous-cutané, et y fomic le pannicule adipeux. Cette courbe offre des épaisseurs variables dans les différenls points du corps; elle forme de véritables maries sous la peau de la plante des pieds, à la paume de la main, au niveau des fesses, au pourtour de la glande mammaire; mais on en chercherait rii vain dans les paupières. Le tissu adi|)cux s'accumule également au pourtour des capsules synoviales des articulations (1) et dans rorhitc d'oi't il ne disparaît même pas chez les sujets les plus amaigris. Dans le canal nit'dullairc des os compactes le tissu adipeux, uni à un peu de tissu conjonctif, forme la moelle jaune (2). Les viscères sont aussi enveloppés, ]>rotégés, par dos masses souvent fort éjtaisscs de tissu adipeux que l'on

m moyenne 0»,01!> s'enlourrnt d'une mcmbrinc •ocendiirc, de* pjutleleltci ^iMenan ipptriii»c[il lu h'in du prolopbsma, cllct grosiiisciit, h> confmidcnt les nnea ivee Im aulre*, cl refoulent peu i peu lo ooyiu et le protnplasmi oinLrc 11 mcmbnne >ec<airlaiTe. A celle prnudr du développement, U cellule idipeu.ie » presrjuc loui le! cinclèm qu'elle pouèdc ■ l'Ait ■diillc, si ce n'est ijuc U ^ulleleltc de |;niîsH: ne loui'he ]as \a membrane dont elle est s^ptr^ ptr Due cjuclie de protoplsinia rpprjscnlinl lo maue de l'incienne cellule él«li''e en ^ari■ce. Noos terrons plus loin qu'il y s des rspparls intimes enire cette funne et celle des lulres cellules du tiisu eonjoDclir. R.

TISSB ADIPEtS. 355

observe au pourtour des reins, dans les épîplooiis, dans le mésentère, au pourtour du cœur.

Le pannicule adipeux répandu dans les diiTérentes parties du corps sert à limiter ses eontours élégants et gracieux; plus abondant chei la femme et l'enfant que clicz riiomme, il diminue cgatement à mesure qu'on se rapproche de la vieillesse : représenté par une couche épaisse cjjeï les gens gras, il est à peine sensible chez les personnes maigres. A la suite de privations prolongées, de maladies longues et débilitantes, d'anasarque généralisé, le tissu adipeux disparaît rapidement, mais se reproduit tout aussitôt que les con- „ „ i a ditions normales de IVxjstence se trouvent rétablies. Quand on examine lu tissu adipeux de cadavres émaciés, on y retrouve les cellules parfaitement conservées, mais ne renfermant plus aucune trace de graisse; ces éléments cellulaires semblent donc doués d'une vitalité très-grande, et il est probable que, lorsque chez un sujet amaigri on voit reparaître l'embonpoint, ce fait est dû à ce que les cellules se sont débarrassées de leur contenu liquide pour se rliarger à nouveau de produits graisseux.

Chez des sujets dont l'embonpoint est três-prononcé, on trouve de la graisse dans des points de l'organisme qui n'en contiennent pas à l'éfat normal. C'est ainsi que l'on observe du tissu adipeux au milieu du tissu conjonctif lâche qui est situé entre les fibres musculaires striées (fig. 191); les fonctions s'riBi" ™''^™"" """'' du muscle peuvent même être altérées dans ces cas. On retrouve des altérations tout à fait sonablablcs dans les muscles qui sont restés pendant un certain temp^ à l'état de repos. Il faudrait bien se garder de confondre cette surcharge graisseuse avec la dégénérescence graisseuse du muscle, dans laquelle la masse musculaire ellc-inémc se charge de granulations graisseuses et finit par se détruire.

Les tumeurs adipeuses ou lipomes (5) sont formées par un tissu conjonctif adipeux de nouvelle formation.

Le tissu adipeux se retrouve dans le corps de tous les vertébrés, maïs en quantité variable et dans des points différents de l'organisme.

REM:knauES, — (1 ) lie tissu adipeux qui s'accumule au poiirloui' des capsules synoviales finit souTeot par chasser la stVeuse dcv.mt lui; pIIc forme alors des replis articulaires ijui sont roDouB sous le nom de glandes de llavers. — (2) I«s cellules de la moelle des os .«ont un peu plus jtetiles ; leur enveloppe est oinbiliquèo et le no^ali Irès-rapprachê de In périphérie. (KnxiikEii. Hikroskopische Aiiat., vol. Il, Ablheil. 1, p. 503.) La moelle, (|ui remplit le tissu spongieux, offre une structure spà:iale, sur laquelle nous reviendrons plus lard. Les cellules de cartilage, les cellules glandulaires peuvent se charger de graisse nu point de ressembler k des cellules adipeuses ordinaires. — (ô) Vojei VmciHnv, Traité des Ituoran, vol. I, p, 364.

Tif.m — Sanh*rg« grab

cellulea «dlpcturi dit»

Propriétés chimiques et physiologiques des cellules adipeuses. -~ Les cellules adipeuses sont des réservoirs destinés à renfermer les graisses neutres élaborées par Torganisme : à partir d'une certaine époque de la vie l'embonpoint est un état normal, la maigreur une exception. Les conditions qui rendent les cellules adipeuses aptes à se charger de graisse nous sont inconnues.

Nous avons déjà parlé, dans la première partie de cet ouvrage, des graisses neutres de l'organisme, et nous avons vu que nos connaissances étaient encore fort restreintes à ce sujet : il est donc inutile de revenir en détail sur cette question.

La masse graisseuse de Torganisme est formée par de la iripalmitine et de la tristéarine, substances qui sont maintenues en dissolution par une graisse neutre oléagineuse, la trioléine. Plus il y aura de graisses solides dissoutes dans la trioléine, plus le point de fusion du mélange sers élevé, et plus aussi la graisse se figera avec rapidité après la mort. De lA les caractères physiques et chimiques variables que ut graisse présente, non-seulement dans les différents points d'un même corps, mais également chez les divers animaux. Le tissu adipeux des carnivores se rapproche beaucoup de celui de l'homme. Mais celui des ruminants et des rongeurs en diffère par sa consistance beaucoup plus considérable. Le tissu adipeux des cétacés et des poissons est oléagineux : il devait en être ainsi chez des animaux qui séjournent continuellement dans Feau.

On a cherché à déterminer la composition chimique (1) de la cellule adipeuse. Quand on a extrait les principes gras contenus dans la cellule à l'aide de Téther et de Talcool bouillant, la cellule complètement vide revient sur elle-même. L'acide acétique n'attaque pas Tenveloppe, mais quand on la traite par cet acide, par Tacide sulfurique ou même par la chaleur, en en voit sourdre des gouttelettes de graisse. La membrane cellulaire résiste assez longtemps à l'action de la potasse. Elle est probablement formée par de la substance élastique ou un corps analogue.

L'importance physiologique du tissu adipeux ressort des propriétés mêmes des corps gras en général; il sert à équilibrer les pressions, il forme de véritables coussins protecteurs pour les organes, cédant, fuyant au moindre choc imprimé aux parties de l'organisme dont il remplit les vides. Mauvais conducteur de la chaleur, le tissu adipeux empêche la déperdition du calorique et par cela même le refroidissement du corps. Lorsque la graisse, abandonnant la cavité cellulaire, est chassée dans le torrent circulatoire, elle se décompose au contact de l'oxygène de l'air, se transforme en acide carbonique et en eau, et fournit, comme résultat final, de la chaleur.

Les graisses neutres de l'organisme proviennent des graisses et des aliments destinés à se transformer en corps prras que nous absorbons avec

TISSU AlHH:t]\. «15

li'K alimciils; de là l'embonpoint des gens qui prennent une nourriture rictie et succulente. La graisse abitorbéc dans le tube digestif pénétre danii los premières ramifications des chylifères sous forme de graisse neutre; on la trouve sapooidée dans le sang; plus tard elle se présente à nouveau sous forme de graisse neutre dans les cellules; les physiologistes n'ont pu déterminer, juisqu'à ce jour, ce que devient la glycérine qui doit évidemment se former au moment de la saponitieation, ni reconnaître la substance organique qui produit plus tard la décomposition du savon.

Reiiàbqde. — (I) Voyei ; Mulmb, Chimii 1" partie, p. i40 ; Goruf, Chimie |iliysLol.,

phjsiol,, p. niO ; ScULOSSBERCETi, loc- fît' i

Développement du tissu aiUiieiix, — Le développement du tis,su adipeux rhcz l'embryon e!*l en partie connu ; il se forme, suivant le siège, tantût nux dépens des cellules embryonnaires, tantôt aux dépens des cellules de cartilage, comme dans la moelle des os. Cliez l'adulte, les cellules adipeu.'^eR so forment au milieu du tissu conjonrtîf par transformation des cellules de ce tissu.

En décrivant le tissu osseux, nous aurons à revenir sur le développement des cellules adipeuses dans le tissu osseux de nouvelle formation ; .rtussi ne comptons-nous parler ici que de la production des cellules adipeuses dans le tissu conjonctif embryonnaire. .

Les cellules adipeuses se forment sans doute aux dépens des cellules spbériques que l'on ob- " serve dans les lacunes du lisssu conjonctif en voie de développe ment (lig. 192, c, c). Ces celluh-, on se multipliant par divi^siou.

forment des groupes qui comblent les lacunes (1).

Valentin dit avoir obsei-vé des F,f cellules adipeuses dépourvues de ' f;;raisse à la plante des pieds età la- ,,, paume des mains d'embryons bu- ' mains de trois mois et demi (2).

Gerlacb n'a pu confirmer l'assertion de cet observateur, et je n'ai pas été plus heureux que lui.

Dans une période plus avancée du développement embi-yonnaire (lig. 193, 2), le tissu adipeux se présente sous des aspects tout particuliers. On observe des cellules serrées les unes contre les autre.« d'une façon caractérisliijuc fc), aplaties, de forme polyédrique, et enveloppées d'un ré-

ntitiDniuin.

ioén prcrfmbip-

Fig. 195.

8cau Yasculairc. Ces cellules sont sphériques, très-volumineuses (d>\ï noyau vésiculeux, à contenu Bnement granuleux, mais elles ne renferment

généralement pas de graisse. Chez des embryons de mouton de 10 pouces de long environ, ces cellules oRrent des dimensions à peu près égales à la moitié de celles que présentent ces éléments chez Fadulte ; les noyaux, au contraire, mesurent en moyenne 0''^,004 de diamètre. Il est fort curieux d'étudier U manière dont ces cellules se chargent petit à petit de graisse, et de suivre un à un tous les degrés de cette transformation que Ton retrouve en examinant chez l'adulte des cellules adipeuses qui se débarrassent de leur graisse. On voit apparaître d'abord quelques petites gouttelettes graisseuses (d)\ ces gouttelettes deviennent de plus en plus nombreuses (9), se confondent de manière à former des gouttes (c, f, h), et Ton voit ainsi diparaitre finalement tout le contenu granuleux de la cellule. Le moment auquel les cellules se chargent de graisse est variable pour les différents animaux (5).

Les cellules adipeuses jeunes sont beaucoup plus petites que les cellules adultes, comme l'avait déjà vu Raspail. llarting (4) a mesuré ces éléments avec grand soin, et a trouvé que chez Tembryon les cellules adipeuses de l'orbite avaient environ la moitié, et les cellules de la paume de la main le tiers du volume de celles de Tadulte. Harting conclut de ces recherches que Taugmentation de volume d'un organe dépend de Taugmentation correspondante de volume des cellulles. Il serait curieux de rechercher si les cellules adipeuses d'un sujet Fig. i94. — Corpuscules de lissu amaigri Ont un volumc moindre que les cellules

conionctîf se transformant en,, •*!• » ^ ^ \

cellules adipeuses dans un U UU SUJCt Oien nOUm Ct trèS-grSS.

g^raî^ieuJ:^'**"' '' '"''*^'''' D'autrcs obscrvations sont encore venues con- «, corpuscules de tissu conjonctif Armer la liaisou intime qui existe entre le tissu

ù peine altérés; *, cellules j. *i** •.•<."»t«i -»«-. . .

commençant à se remplir do aUipCUX Cl Ic tlSSU COnjOnCtif . VirchoW, Wlttich cl

protongenwniT diminuent do FoerstcT (5) Ont montré quc Ics orgaues atrophiés bSéieie'nt foi'J^Jé'e •'''"^"' «Ont fréquemment enveloppés et traversés en tous

sens par une grande quantité de tissu adipeux. Nous avons déjà fait allusion (fig. 191) à une transformation analogue que Ton observe dans le tissu musculaire dans le cas de surcharge graisseuse:

TISSU GDNJONCTIF. 337

on peut suivre alors dans le tissu conjonctif lâche, qui sépare les fibres musculaires, tous les degrés de transformation des corpuscules de tissu conjonctif en cellules adipeuses (fig. 194). On les voit se remplir (a) de petites gouttelettes de graisse (b) qui finissent par se confondre; les cellules d'abord fusiformes ou étoilées prennent peu à peu la forme sphérique (c) et constituent la cellule adipeuse proprement dite (d). Dans les lipomes, Fœrster a vu les corpuscules de tissu conjonctif se transformer en cellules adipeuses.

On a vu les cellules adipeuses se transformer en corpuscules de tissu conjonctif fusiformes ou étoiles, et Kœlliker (6) a indiqué que les cellules adipeuses du tissu cellulaire sous-cutané, qui se remplissent de sérosité après la disparition de la graisse, peuvent se changer en corpuscules de tissu conjonctif.

Le tissu adipeux qui environne le hile du rein et qui se trouve étendu sous le péricarde peut, dans des circonstances analogues, se transformer en tissu muqueux. [Virchow (7).]

Remabqces. — (1) Voyez Schwann, loc. cit.t p. 142 ; Virchow, Untersuchunj^en tiber die Entwicklung des Schadelgrundes, Recherches sur le développement de la base du crâne, Berlin 1857, p. i9. — (2) Valentin, llandbuch der Ëntwicklungsgeschichle des Nenschen, Traité du développement de l homme , Berlin 1835, p. 271 ; Gerlach , loc, cit., p. 71. — (3) Wttrzburger Verhandlungen, vol. VU, p. 183. — (4) loc, cit,, p. 51. — (5) Archives de Virchow, vol. VIII, p. 538 ; Virchow, vol. IX, p. 194, Witticu, et vol. XII» p. 203, Fœrster. — (6) Anatomie microscop., vol. II, p. 20. — (7) Archives de Virchow, vol. XVII, p. 15.

•• Tissa coi^lonctif.

On comprend sous le nom de tissu conjonctif (i) un tissu très-répandu dans l'organisme; il est également formé par des cellules ou des rudiments de cellules, et par de la substance intercellulaire. Cette dernière fournit presque toujours de la substance collagènc par la cuisson; elle peut également contenir de la chondrine, comme dans la cornée. Elle a une grande tendance à se décomposer en fibrilles comme celles que Ton observe dans tout tissu conjonctif plus ou moins complètement développé; ces iibrilles, réunies les unes aux autres, constituent les faisceaux de tissu conjonctif. On trouve enfin dans le tissu conjonctif des fibres élastiques, également fomiécs aux dépens de la substance fondamentale ; ces libres forment des réseaux, des membranes cloisonnées, et servent à limiter les faisceaux de tissu conjonctif ou même les lacunes de ce tissu qui peuvent renfermer des éléments cellulaires.

Les caractères que nous venons d'indiquer appartiennent à toutes les niasses formées par du tissu conjonctif, et nous voyons que ce tissu peut, à bien des points de vue, être considéré comme du tissu muqueux, qui

^58 TRAITÉ D'UISTOLOGIË ET D HISTOCHJMIË .

aurait subi uu développement ultérieur. Mais souvent les caractères du tissu conjonctif diffèrent de ceux que nous avons énumérés ; et ce li$<u présente des aspects si variés qu'il est extrêmement difficile d'eu tracer les limites ; plus d*un histologiste désigne de nos jours sous le nom de tissu conjonctif les parties dont la structure n'aurait certes pas été interprétée dans le même sens il y a quelques années.

Il est possible cependant d'indiquer les jalons qui pourront servir à suivre les modifications multiples dont nous venons de parler.

Le tissu conjonctif peut être formé par des corpuscules de tissu conjonctif complètement développés, isolés ou unis, sans former de réseaux, et plongés au milieu d'une substance fondamentale très-peu abondante: dans ces cas, cette substance ne se décompose pas généralement en fibrilles. La substance cellulaire est tantôt bomogcne, tantôt chargée de granulations de mélanine; les cellules forment alors des éléments pigmentaires étoiles. Lorsque la substance fondamentale est peu abondante, les cellule:!^ oiTrcnt généralement une disposition tout à fait irrégulière; dans le ca$ contraire, les cellules prennent une direction déterminée, et la masse fondamentale se décompose en fibrilles qui suivent la même direction pour former des faisceaux.

La disposition des éléments cellulaires, les caractères de la substance fondamentale qui, d'abord plissée, ne tarde pas à offrir un aspect strié et à se décomposer eu fibrilles, servent à définir le tissu conjonctif arrivé à son développement complet. Mais dans le cours de ces transformation:;, les cellules de tissu conjonctif peuvent se modifier à leur tour, à tel point qu'elles semblent avoir disparu d'une manière complète, sauf le noyau. Le nombre de ces éléments cellulaires ou les noyaux qui leur survivent, servent également à définir les différentes variétés de tissu conjonctif.

La présence des libres élastiques vient également ajouter un nouveau caractère au tissu dans lequel elles sont tantôt isolées, tantôt accumulées, suivant la variété que l'on examine.

Il reste encore bien des points à étudier et à approfondir, avant qu'il soit possible de bien définir et de bien limiter ce tissu dont le développement demande à être suivi d'une manière plus complète qu'il ne l'a élé jus(prà ce jour. Cette étude est rendue diflicile par la constitution mémo du tissu dans lequel on rencontre des parties, comme les fibrilles, par exemple, ([ui cachent aux yeux de l'observateur la plupart des autres éléments. Pour s'en débarrasser, il faut employer les réactifs chimiques, qui viennent à leur tour altérer la forme, les caractères des cellules. En étudiant de pareilles préparations on est donc loin d'avoir sous les yeux les éléments normaux et vivants du tissu conjonctif.

Ukmarques. — (1) Los prcmiei-s histolo^^isles considéraient le tissu conjonctif comme une masse formée de filaments très-déliés, transparents, tantôt entre-croisés, tantôt réunis en faisceaux. La cellule ne fut décrite que bien après. Mous renvoyons, pour rhistoriquc, au paragraphe 139.

TISSi; L-ONJÛNCTIF.

sMi vonjoutlir ]>loiig»

diat UDB muw gbondiiitc dcsuLiloncfl ramlamenlLk bomogéaB. (A (faucbe, quelques lllirille»

Fibrilles de lissa cmijonctif. — -Passons inimédialciiKjnt à réUide dps divers éléments qui cuiii|)osent le tissu conjoncliT lype. Nous coiiiinenccrons par les fibrilles. Elles se présentent sous l'oriuf. de ItlamentM très-déliéi«, extensibles et en même temps élastiques, transparents, de O^iOOOô de diajnètre, non ramifiés (1).

Les fibrilles de tissu cnnjonctir (lig. 195) se réunissent Je manière à former des trnctus et des faisceaux d'épaisseur variable; mais il est facile de les dissocier mécaniquement ou à l'aide de réactifs diiniiques.

IRollett (*2).| Grâce à l'élasticité des librilles, les faisceaux présentent un iispect onduleux, des contours irrèguliers; à l'œil nu, ils apparaissent souvent sous forme de rubans striés.

Les faisceaux ont quelquefois une direction parallèle et sont séjtarés par une certaine quantité de substance fondamentale, homogène, qui

se présente sous forme de lamelles pâles et minces; dans d'autres cas, les faisceaux sont tellement serrés les uns contre les autres, qu'il ne semble plus y avoir de masse intennéiiiairc ; on obscn'c notamment ce fait dans les tendons. Mais les faisceaux peuvent également s'entre-croiser, tantôt irrégulièrement, tantôt dans un sens plus régulier, à angle droit par exemple. Il est impossible alors de suivre la direction des faisceaux (sclérotique). Des différences dans la forme, la direction, le nombre des faisceaux, dépend la variété d'as|)cct, de consistance, etc., des parties formées de tissu conjOnctif.

Le diamètre des faisceaux de tissu conjonctif varie suivant le nombre des fibrilles qui les conqiose. En s'unissant les uns aux autres, ces faisceaux forment des tractus de plus en plus épais. On peut donc distinguer les faisceaux primitifs, secondaires et tertiaires.

Il est important de savoir si les fibrilles réunies en faisceaux manquent complètement d'enveloppe ou si elles sont entourées par une gaine lio' mogène. En règle générale, il n'existe pas d'enveloppe. Mais dans Ich [loints où le tissu conjonctif est Irès-làcbc, sous la peau, par exemple, et surtout à la base du cerveau, on observe fréquemment autour des faisceaux une enveloppe tantôt très-mince, tantôt plus épaisse. Cette envevcloppc peut avoir conservé les caractères de la substance collagène ou s'être transformée en niasse élasliiiue.

340 TRAITÉ D^HlSTOIiOGlË ET D'HISTOGflQIIE.

L'acide acétique est un excellent réactif pour Tétude du tissu dont nous nous occupons. Les fibrilles sont composées de substance collagène, mais ne se dissolvent que difficilement dans Tacide ; ce dernier fait disparaître Taspect fibrillaire en amenant un gonflement considérable des faisceaux qui deviennent clairs, transparents; ils offrent quelquefois une striation transversale. En même temps on voit apparaître les flbrcs élistiques et leurs réseaux, ainsi que les corpuscules de tissu conjondif modifiés par le réactif. On peut savoir, même sans microscope, si ud tissu renferme beaucoup de fibres élastiques ; car, dans ce dernier cas, Tacide acétique ne le rendra pas beaucoup plus transparent qu'à Tétat normal.

11 est facile de prouver que les faisceaux de tissu conjonctif ne se dissolvent point dans lacide acétique. 11 suffit, en effet, de laver à grande eau la préparation traitée par cet acide pour voir reparaître les fibrilles. — Les solutions de potasse ont une action analogue à celle de Tadde acétique.

Remarques. — (1 ) Gomme les fibrilles de tissu conjonctif sont très-minces et toujours réunies sous forme de faisceaux, il est facile de comprendre qu*on ait nié leur existeiioe, il y a peu de temps encore» et qu'on les ait considérées comme le produit d*tm artifice de préparation. Heicbbrt avait commis cette erreur dans son travail si important et ai remi^ quable à tous les autres points de vue. Pour cet auteur, la masse fondamentale du tim conjonctif est constituée par une substance homogène, sans structure aucune, qai a une grande tendance à former des plis très-fins et à se fendiller dans le sens de ces plis; ces plis auraient été considérés, à tort, conmie des fibrilles. Les anciens avaient, à coup làr, regardé le tissu conjonctif comme une masse d'une structure beaucoup trop unifinmie; la théorie de Keichert n'est pas plus soutenable que la leur. 11 suffit d'eiaminer ud petit morceau de tissu conjonctif vivant pour voir les fibrilles, et Temploi du microficope à polarisation vient encore confirmer la réalité de leur existence (Fret, le microscope, p. 161). En faisant des coupes de tendons, on aperçoit un pointillé très-fin que certaiiu observateurs ont attribué à la coupe transversale des fibrilles. — (2) Hehlb (Compte rendu poiu* l'année 1857, p. 35) avait montré qu'en traitant successivement les faisceaux par des réactifs qui les gonflent et les font rétracter alternativement, Facide azotique ou Tacidc chlorhydrique dilué et concentré, par exemple, on parvenait à isoler les fibrilles. RoLLET (Wiener Sitzungsbcrichtc, vol. XXX, p. 37) indiqua ensuite que Teau de chaux, et surtout l'eau de baryte, ont la propriété de dissoudre rapidement le ciment interfibrillaire de manière à permettre d'isoler facilement les fibrilles. Cet auteur prétend que la cbaux et la baryte décomposent le tissu conjonctif en fibrilles ou en faisceaux, et que les fibrilles ne deviennent isolubies qu'après une macération prolongée. RoUet conclut de là à Texistence de deux formes de fibres de tissu conjonctif. i^es premières se trouveraient surtout dans les tendons, puis dans la sclérotique, les aponévroses, les ligaments fibreux des articulalioui>, la dure-mère, les ligaments interosseux. Les seconds existeraient dans le derme, la conjonctive, le tissu cellulaire sous-cutané , le tissu sous-muqueux de Tintestin , b tunique adventice des vaisseaux. Nous croyons qu il y a là une simple différence dans le nombre des faisceaux.

Fibres élastiques, — Toutes les libres élastiques, sous quelque forme qu'elles se présentent, résistent non-seulement à l'action des acides, mais

■nSSU COWONCTIF.

encore à celle des alcalis. La |>otasse est le meilleur réactif pour l'étadc de cex éléments.

Les libres élastiques sont très-répandues dans l'organisme ; tantôt fines, tantôt épaisses, elles peuvent être droites ou ramifiées.

On avait désigné autrefois, sous le nom de fUtres de tioifou [Gerber (I), Houle (2)], les libres élastiques les plus déliées; on avait cru, en effet, qu'elles se développaient aux dépens de noyaux fusiformes, allongés cl soudés entre eux. On les observe dans plusieurs points du corps, et notamment dans le tissu cellulaire sous-cutaué. Leur diamètre transversal est à peu près identique à celui d'une fibrille de tissu conjonctif; mais on les distingue facilement par leur contour foncé et par leur direction : elles sont contournées souvent en forme de tire-bouchon, coudées, enroulées. L'enroulement est àA à l'élasticité des fibres, à leur section et au gonflement du tissu sous l'iiiHuence de lacidc acétique. On ne sait, jusqu'à ce jour, si toutes ces fibres déliées sont formées par des cylindres pleins ou si elles sont creuses en quclqucts points (5).

Ces libres déliées Unissent par former des réseaux en se ramifiant cl en s' anastomosant; elles peuvent atteindre alors de 0'",001 à O'.OOS de diamètre (b). Les mailles des réseaux peuvent varier d'étendue, mais les Qbres principales n'ont jamais une longueur plus considérable que celle (l'un faisceau de tissu conjonctif.

On peut observer tous les intermédiaires entre les fibres élastiques fines et les fibres élastiques larges et épaisses (c), qui sont évidemment solides. Ces grosses fibres sont souvent cassantes, et, dans les préparations, on rencontre assex souvent des fragments de fibres assez courts.

Les ligament jaunes de la colonne vertéliralc renferment un nombre considérable do libres élastiques de O'',00i à O^OOS de diamètre, généralement arqués, ramifiés; ces ramifications très-nombreuses peuvent se terminer en crochet, s'enrouler, et atteignent souvent .une très-grande finesse.

Ces fibres élastique.* ont un faible diamètre chez le nouveau-né. H faut que les mammifères aient acquis de certaines dimensions |iour que l'on

Fibra é!i«liqun da l'hoinme.

lr£$-dfliéesi i, rétetn deflbra vliu- )re plu'i loliimineuie nmifije.

U2 THAITË UHlSTULUGUi; ET U'UISTOUIUIIE.

oliservti chez eux de larges fibres élastiques. Chez les petits aniniaux, clli?

ont toujours ilc faiblo» tlimensions.

Le tissu conjonctif fibriliaire, situé entre les fibres élastiques, peut èlre plus ou moins richei très-abondant dans certains points, on le Toit presque disparaître complètement en d'autres. De là le nom de tiiiu élastique donné par quelques anciens observateurs.

On ne saurait mieux choisir, pour étudier le tissu élastique sous toute» SCS formes, que les parois des grosses artères des mammifères de grandr dimension.

On y observe (lig. 197, a) des membranes élastiques très^minces, Turniées par un réseau de fibres élastiques très-fines et par une substana fondamentale liomogènc : dans certains cas, la substance fondamentale membraneuse est perforée en différents points (Gg. 197, b) (membrani' fcnéti-ée ilc llcnlc). On observe aussi des membranes élastiques uuiformcs, sans fibres (fig. 198, l), également perforées (a), et dans lc:>quelles la substance élastique est représentée par des trabécules ou par <lc larges fibres élastiques, irrégulières, {b, c). Aussi est-il fort difliâk', dans certains cas, de savoir si l'on a sous les yeux une véritable niem-

g. 199. — RbiBUi Iri>.

«m; do luges Bbre^ iHuliqucs provïunt d>

riort* d'an bnur, vih sqbstanu ronduoailili

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