‹ Traité d'histologie et d'histochimieChapitre 28 sur 50 · I. HRinlinne élailiqus dn Imur porfon · texte numérisé non relu

I. HRinlinne élailiqus dn Imur porfon

élaitïqtX't c^ inwrpoM!» t. e.

Dwmbriinr- i. R^>«u de largit libres l^lgiiiqiies de

brane élasli(|ue ou un réseau très-serré de larges fibres élastiques (fig. 19X, -l). L'élude est plus facile et l'interprétation plus nette, quand on a sous les yeux des réseaux de larges fibres élastiques séparées par de la substance fondamentale homogène, comme dans la figure 199. Quand le» libres élastiques sont très-larges, leurs bords sont quelque-

TISSU COWJONCXIF.

Uo

fois dentelés en forme de scie. Souvent on observe de petites perforations très-fines des fibres; on les rencontre d'une manière presque constante dans les couches les plus externes de Taorfe de la baleine, dont les fibres mesurent de 0'",004 à 0'",006 et même 0'"007 (4).

Remâuques. — (1) Gerber, traité d*anatomie générale de rhommc et des animaux domestiques. Berne et Chur 1840, p. 70. — (2) loc. cit., p. 195. — (3) J'avais cru observer, il y a quelques années, à Taide de la coloration par le carmin, que les fibres élastiques les plus déliées du tissu cellulaire sous-cutané sont formées par des cylindres creux ; je dois dira que je u^ai plus aujourd^bui que des doutes sur la réalité de ce fait. Recklinghausen (Les vaisseaux lymphatiques, p. 59) s'est servi de solutions de nitrate d'argent, et semble à peu près convaincu que les fibres élastiques sont ( reuses. — (A) Voyez pour le tissu âastique, Henle, anatomic générale, p. 599, Kœlliker, p. 77; et WUrzb. naturw. Zeilichrift, vol. 11, p. H5; Letoig, loc. ct7.,p. 27; Henle, Jahresbcricht fur 1851, p. 22.

Membranes élastiques des faisceaux de tissu coujonctif. — Après avoir

étudié les fibres et les réseaux élastiques en général, nous allons examiner

la transformation de la surface des faisceaux de tissu

eonjonctif en substance élastique.

En étudiant les faisceaux de tissu eonjonctif qui

vont de Tarachnoïde aux gros vaisseaux au niveau de

la base du crâne, ou bien les faisceaux isolés dans le

tissu cellulaire lâche des séreuses, ou le derme, dans

les tendons eux-mêmes, on observe, après avoir traité

la préparation par Facide acétique ou mémo après une

irobibition prolongée dans Teau, des éléments qui res-

aernblent en tous points a des fibres élastiques cou-

toomées en spirales ou en anneaux (fig. 200). Ces

élémenta ont, du reste, été considérés par certains airtears comme des fibres élastiques.

On obtient des faisceaux dont Tenveloppc élastique s'est gonflée, distendue sous riniluence du réactif, nuis sans se rompre. La substance de tissu eonjonctif gonflée présente de distance en distance des renflements fusiformes, et Tenveloppe offre des rétrécissements annulaires ou quelquefois spiroïdes (fig. 20i , 1,2, c). Dans certains cas, le gonflement s'est arrêté aux parties latérales du faisceau, et les sillons qui li- **«• *«>• — Faibceau de

• . .i a à iiii.* I *i liâsuconionclif de laha^e

mitent les renflements ressemblent bien alors a de ^^ cerveau de rhomme véritables tours de spire (4). Ces lignes, qui repré- ^^'^^ p^^ ''"cid« acéiienteut les sillons, sont toujours très-fines et n'offrent jamais de double contour. Au niveau du point de section du faisceau (2, J), on reconnaît très-bien l'existence d'une enveloppe; on la voit également quand du liquide a pénétré dans un faisceau et que l'enveloppe se détache du oontour (1, a) en quelques points.

M TRÏITÉ D'HISTOLOGIB ET D'UISTOCHUIllî.

Très-souvent l'enveloppe élastique de ces faisceaux se décliire transversalement. La substance contenue dans le faisceau s'échappe par celte ouverture sou^ forme d'une masse arrondie, et l'enveloppe obéissant, du re^te, a l'élasticité qui lui est propre, se rétracte et revient rapidement sur elle-même. Au débul, la gaine s'allonge et présente des plis transversaux (s, b) ; mais lorsque la masse contenue dans le faisceau s'écoule par les deux extrémités rompues, l'enveloppe revient sur elle-même, de manière a ne plus former qu'un anneau très-mince, à contours très-obscurs (2, a, s, a); quelquefob le faisceau prend la forme d'une fibre contournée en spirale. Si l'on n'étudiait pas l'origine de ces singuliers éléments, on pourrait les prendre pour de grosses fibres Mastiques enroulées autour d'un faisceau de tissu conjonctif sous forme d'anneaux ou de spirales (I ). En faisant agir de l'oxyde de cuivre ammoniacal sur des filaments de coton, on obtient dos Hgures tout à fait analogues et dont on peut suivre très -facilement toutes'Ics phases : ce bit est assurément fort curieux <2). Il semblerait donc évident que toutes les membranes élastiques peuvent, en se déchirant, se rétracter sous forme de Sbres.

II est une question que l'on s'adresse immédiatement en observant ces transformations Inut artificielles, à savoir, si

CCS phénomènes ne se produiraient pas nurniaicmcnt sur certaines meui-

cnidoppe )>ré>eiile des rétractions annubi ( gonOinipDl cDnkidrnlile de la •ulitiance c ec Loaguo portion r^radce (te l'anTCkipi u du r«MC*u s Lcoulaal en d. S. Tliso avec rcnileniciit annulaire a; en t la gnlna offre i plii Irauswrïaui du> à »a rrHraclion . 4, petit fajiceatii cncloppe iuiade ci r^lnctrie.

TISSU OlNJONCTiF.

}>iancs plastiques, l'nc membrane élastique, en tlisparaissanl |iar pli en se déchirant, ne pourrait-elle pas former un réseau df travées élastiques et des fibres; les ponts de -sulistance d'une membrane fenétrée, ne poiirraiont-ils pas, en obéissant à leur élasticité propre, se rétracter et revenir sur eux-mêmes?

11 semble évident que les réseaux de larges fibres élastiques et les travées aplaties que l'on observe dans la tunique moyenne des gros troncs vasculaircsclicï les mammifères (fig. 202), se sont produits de cette manière. Les membranes élastiques peuvent former des replis, des stries, s'épaissir à ce niveau, et former ainsi un réseau élastique |(ig. 199 (5)] .

Rkmahiiues. — (1) Des Iraraiiï très-nonibrrui ont été publiés

sur ce sujet. VoycE IIenle. Anatomie génfr., p. 1!U vl 551 ; le

Compte rendu snnurl du même auUur, année t85t, p. 9.'i: le

Compte rendu amiiiel de Heichert. dans les Archives de Huiler,

185'i, p. 96; LoïcuKA, Le nerf phrénique de l'honime. Tubin^en. Fig. iOi.~ Rétan élssti-

18S2, p. B*; Letbic, Traité d'histologie, p. 50; Klopsch, in Mûl- 1"' ''" ''"■"•■

Icr's Archiï, 1857, p. 417. IIekle étudia de nouveau ce sujet dana '■ "imbraiie élntiiqiw ftson compte rnndu de 1357 publié dans le Henle's und Pfeufer's , lî*™^"«'îr"« ma 7eîtsrhrifl, p. 57. Hans ces derniers temps. Kielliker (Traité fia-iiqupa du tli«i»l. d'histologie. 3* édît., p. 69) a prétendu que les Iradus minces

et spiroïdes i{ui Iravcrsent les réseaui sont de tériUbles libres ; il a observé, chei le nouveau-né, les corpusculeni de tissu conjonclif qui ferment ces fibres, et en il donné des dessins. Itousrr (Wiener Sitiuii^slicrichlc, vol. X\X, p. 7t) a émis une opinion analogue cl a donné, pi. Il, fig. 13, un dessin qui il r.ip]>ort à ce sujel. Après avoir fait des recherches chef le nnuveao-né. je mainlîens la description que j'ai donnée dans le texte et qui est basée sur des observations Taites chei l'adullè. Le travail de A. Bàndlin, Zur Kennlniss der umspinnenden SpiralTasern des Bindeftewebes, Cojitributions à l'étude des libre» iptrotdes du Ima conjonctif, eontienl tous les détails relatifs i cette question. — (9) Vojei CRjtxER, in der Yierteljahmchriri der naturforschenden (leseltscliafl in Zurich, 5, Jahr^ang, p. I . — (5) La présence de petites perforations dans \ts filires éhislii[iiee larges vient également il l'appui de h tliénrie que nous venons d'émelli'e.

Cellulex (lu tissu conjonctif. — Il nous rcMte à étudier les éléments cellulaires qui sont connus sous le nom de cellules ou de corpuscules de lissH conjonctif. Ces éléments, dont l'interprétation est fort diffieile, i>nt une portée pliysiolo|jiqiie de la plus baute importance. Nous avons dit que ces cellules sont généralement recouvertes, cachées par les iibrilles; il faut se servir de l'acide acétique ou d'autres affents puissants pour les faire apparaître au milieu de la masse fondamentale. Cependant, quand on parvient à observer ces éléments vivants et non altérés, on leur trouve lies caractères tout différents de ceux des cellules qui ont été traitées par les réactifs, Kûhnc (1) a indiqué dernièrement un excellent moyen pour ibserver du tissu conjonctif vivant. Il suflit d'exciser entre les muscles

2« TRAITE nniISTOLOCIE ET D'HISTOCHIMIE.

postériours de la cuisse (le la grenoiiillc de petites plaques de tissu ton-

jonctif trèfi-ininccs cl transparentes.

En examinant une de ces lamelles (fig. 203), on aperçoit au milieu d'une masse molle, vitreuse, des fibrilles et des faisceaux de tissu conjonctif (/*, g), ainsi qu*un réseau de libres élastiques \mfîncs (h) . On observe en outre, à des intervalles plus considérables que sur la figure cicontre, les cellules (a — e\.

Ces cellules n'ont point dVnveloppe et se présentent sous toutes les formes. Les l'Ioments les plus nombreux soat rornics par du protoplasma très-mince, au milieu duquel on n'apercott pas de noyau, mais une place un peu plus foncée (a) Ces cellules ont d(s prolongements qui peuvent atteindre une certaine longueur et s'anastamoscr entre eux. Quelques cellules offrait des contours plus nets et ont un noyau vésiculcnx [b en liant et c). Leurs prolongements, moins nombreux s'anastamosenl entre eux et avec ceux des cellules do la première variété. L'on remarque enfin des eellules d'une troisième variété, caractérisées par l'état trouble de leur proloplasma, par leur as[iect fusiforme {d, e) et l'état vésîculeux de leurs noyaux (2).

Tous ces éléments, à l'exception des derniers, offrent des phénomènes de contractililé vitale trcs-éTÎdents, bien ijuc fort lents. Ils cbangenl de forme. Ces prolongements se développent, s'étendent, s'anast^imosenl avec les prolongements voisins, puis reviennent quelquefois sur euxmêmes. Ces prolongements cellulaires s'étendent au liasard et sans suivre de diredion déterminée : la subslanci' fondamentale homogène et Irêsniolle permet à ces prolongements de s'avancer de tous c6tés sans obstacle.

On a observé du tissu conjoiictif contractile dans d'autres organes et dans le corps d'autres animaiix; la confractilité semble donc être une propriété des celbiles de tissu conjondif (5).

Revenons pour un moment aux cellules de tissu eoujonctif de la grenouille. Une goutte d'eau sufiit pour produire une altération du noyau et du protoplasina, qui se rétracte autour du premier sous forme d'un réseau serré. Quand on fait ai;ir l'acide acétique, le noyau apparaît sous

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TISSU CDMONCTIF. »7

(orme d'une petite masste obscure au milieu tlu protoplasma conb'acté de la cellule dont les contours deviennent également très-nets. Ce contour, formé aux dépens de la substance fondamenlale allérée, pourrait parfaitement en imposer pour une membrane cellulaire (4).

RuTAnaDES, — (1) Vajcz In belles eip^-ricncH de Kdbhe, dans son travail sur le prolopluma, p. 109. U est facile de se convaincre de l'eiictiluda de tout» les rRch^n-hes de cet auteur. — (^ On obserre fKilement gps cellules do lissn conjondifl grosses granulations dans le tissu ronjonrtif dont la substance fondamentale est Ir^fibri Maire. — (3) Vojct le chapitre suiTaot sur la cornée. — (4) Kon.iEaobserrc des lacunes de rc geniv i]iii nr renfermaient aucune cellule.

D'après ce que nous venons de voir, il est évident qu'il faut renoncer à observer chcî! l'homme des cellules de tissu cnnjondil normales et non altérées, et, dans les conditions d'observation les pins favorables, nous n'aurons jamais sous les yeux que des cellules mortes plus ou moins transformées. L'acide acétique dilué, le seul réactif qui nous permette d'étudier les corpuscules de tissu conjonctif, leur fera nécessairement subir des altérations de forme (1).

En comparant la forme des rorpitscules de tissu conjonctif soumis à l'action de l'acide acétique (fig. 204) avec ceux que rr)n obscne clicz la grenouille vivante (fig. 203), on constate une différence énorme. En deliors dc.t cellules embryonnaires (a, b) que l'on peut isoler facilement au milieu de la niasse fondamentale molle et des éléments à prolongements trèscourts (c et d) qui existent dans les premières phases du développement ou dans les portions lâches (2), on ne voit que des cléments minces à prolonge- f ments allongés {e — i), à noyau foncé, Irès-distincLs au milieu de la masse fondamentale gonflée, résistante. Le noyau est limité par des lignes très-accusées, et l'on avait cru, pendant un certain temps, que ces lignes repn'-sentaient le contour d'une membrane cellulaire. Les restes de

248 TRAITÉ D HISTOLOGIE ET D HiSTOCHIMlE.

proioplasma qui entourent les noyaux des cellules ont échappé à la plupart des observateurs; la couche de substance fondamentale modifiée autour du corps cellulaire a été considérée à tort comme une membrane cellulaire.

Donc, au lieu de cellules fusiformes très-allongées ou de cellules étoilécs avec leur membrane, il ne reste plus qu'une cellule de tissu conjondif fort petite plongée dans une lacune du tissu. Dans le tissu conjonctir serré de l'adulte, on observe souvent des éléments cellulaires de cette nature (5).

On avait pensé, il y a quelques années, que les fibres élastiques se développaient aux dépens de ces cellules minces, allongées, réunies par des prolongements très-effilés. C'était là une erreur. Il est vrai que l'examen microscopique simple et l'action des acides mitaéraux semblent confirmer cette opinion, mais les solutions concentrées de potasse détruisent ces éléments anastomosés, tandis que les réseaux de fibres élastiques leur résistent. [Kœlliker (4).]

En considérant la cellule de tissu conjonctif comme un élément dépourvu de membrane, et elle en est certainement privée dans la période embryonnaire, on comprendra la part que doit prendre le protoplasma du corps cellulaire dans la production de la substance fondamentale; cette interprétation nous permettra également de comprendre comment on peut trouver des noyaux au lieu de cellules au milieu d'une masse fondamentale striée ou iibrillaire (5). Ces faits s'observent non-seulement chez le fœtus, mais encore chez l'adulte et même dans les productioas pathologiques.

A mesure ({ue le tissu se développe davantage, on voit quelquefois disparaître les cellules qui existaient à la période embryonnaire; cette disparition a surtout lieu dans les parties qui renferment beaucoup de libres élastiques. Kœlliker (6) la observée en étudiant le développement du ligament cervical des mammifères.

Remarqlks. — (1) L'élude dos l'iéinonls cellulaires du tissu conjonctif est fort difGcilr*: la technique laisse encore bien h désirer à ce sujet. Nous compléterons' dans les paragraphes suivants ce que nous avons à dire sur ces cellules. — (2) Tout observateur ronsciencieux est obligé dadmetlre aujourd'hui Texistencc des cellules de tissu conjonctif embryonnaire et luuqueux, de inèino que celle des cellules que Ton rencontre en grand nombre dans toutes les néo-formations pathologiques. — (3) Voyez les chapitres suivants au sujet (le la cornée et des tendons. — (4) Worzb. naturw. Zeitschrift, vol. IF, p. 148.— (5) Voyez le travail de Bauk, loc. cit., p. 15, et les observations de M. Sciiultzb dans les Archives de Reicherl et Du Bois-Reymond, 1861 , p. 15. — Il est également nécessaire de lire, à ce sujet, le travail de Bbalb sur Die Structur der einfachen Gewebe, ia Structure des tissus simples, p. 90 et 150. — (6) Loc. cit. (WUrzb. Zeitsclirift, p. 147).

Distribution du tissu conjonctif. — Voyons quels sont les différents points du corps dans lesquels on rencontre du tissu conjonctif. Partout où il se trouve, il y a de la substance fondamentale fibrillaire,

TISSU CONJOiNCTlF. 249

des cléments cellulaires ou corpuscules de tissu conjonctif, des fibres élastiques, des réseaux de fibres élastiques, etc. Dans certains tissus les fibres élastiques sont peu abondantes, et plongées dans une niasse de substance fondamentale fibrillaire; dans d'autres cas, les fibrilles collagènes et les cellules n'existent pas, et il n*y a que des membranes élastiques, ou des réseaux de fibres élastiques unies par une substance fondamentale homogène, non coUagène. 11 arrive même que ces fibres sont complètement libres. On ne saurait donner à ces membranes le nom de tissu élastique, car on retrouve toutes les formes intermédiaires qui les rattachent au tissu conjonctif type.

Aux éléments essentiels du tissu conjonctif viennent se joindre des cellules de cartilage (§ 109), des cellules adipeuses (§ 122), des fibres musculaires lisses, si abondantes dans le dartos, des vaisseaux sanguins et lymphatiques, des fibres nerveuses, etc. Ce mélange d'éléments nouveaux rend encore les parties formées de tissu conjonctif plus différentes.

Le tissu conjonctif sert à combler les espaces qui séparent les organes ou leurs annexes, il forme leurs enveloppes, il soutient les vaisseaux et les nerfs, ou bien il forme de véritables membranes solides, résistantes. De là la division en tissu conjonctif sans forme ou interstitiel, et tissu conjonctif représentant une forme déterminée (aponévroses, tendons, etc.): cette distinction est en partie fondée, mais il ne faut jamais oublier que le tissu conjonctif sous forme de membrane se trouve toujours en continuité avec du tissu conjonctif interstitiel et inversement : il n'existe donc aucune limite naturelle entre ces deux variétés de tissu. En général, le tissu conjonctif interstitiel est mou ; le tissu conjonctif ayant une forme déterminée est, au contraire, résistant et solide.

Le premier, appelé aussi tissu conjonctif lâche ou aréolaire (1) quand il se trouve en masse abondante, est formé par une substance homogène, molle, presque muqueuse, puis par des faisceaux de tissu conjonctif, des fibres élastiques et des cellules en proportion variable. Les faisceaux sont entre-croisés, mais généralement d'une façon très-lâche, aussi tout le tissu est-il mou, extensible; les faisceaux forment tantôt des réseaux, tantôt do véritables plaques emprisonnées et maintenues dans une substance fondamentale molle. Quand des cellules adipeuses s'accumulent dans le tissu conjonctif aréolaire, il se forme des lacunes qui communiquent les unes avec les autres et qui représentent les cellules décrites par les anciens auteurs; de là le nom de lissu cellulaire donné par les anatomistes et répété depuis par les histologistes. On peut également dissocier, à Taide de procédés mécaniques, par l'insufflation, par exemple, ces tissus généralement baignés pendant la vie par un transsudat aqueux très-analogue à la synovie. A Tétat pathologique les cellules, ou plutôt les lacunes du tissu, apparaissent également quand il y a accumulation de liquide ou pénétration anormale d'air. Le tissu conjonctif aréolaire se rapproche donc du tissu muqueux, et on l'avait du reste considéré déjà en partie comme du tissu muqueux réticulé (2).

Les libres élastiques sont tantôt fines, tantôt de dimension moyenne; elles ne se rencontrent jamais en grand nombre. Les cellules sont situées entre les faisceaux de fibrilles sous forme d'éléments fusiformcs et étoiles, ou bien sont plongées dans une masse fondamentale molle et sont alors arrondies. Ces dernières, en tout semblables aux corpuscules hnifiphatiques, sont douées de propriétés contractiles et peuvent se déplacer à travers la substance muqueuse sans qu'il y ait cependant de voies spéciales tracées au milieu du tissu (5).

Le tissu conjonctif aréolaire porte différents noms, suivant les points où on le rencontre : tissu conjonctif sous-cutané, sous-muqueux et sousséreux.

Le tissu conjonctif aréolaire se transforme en tissu conjonctif à forme déterminée pour constituer la gaine fibreuse dts nerfs, les aponévroses; le derme, etc.

Le tissu conjonctif aréolaire sert aussi à soutenir et à consolider la charpente de nombreux viscères. Et d'abord, on Tobserve dans toutes les glandes volumineuses et en abondance variable ; sous forme de masse fibrillaire plus ou moins accusée, avec des cellules fusiformes ou étoilées, ou bien avec de simples noyaux, débris d'anciennes cellules. Le tissu fibrillaire ainsi constitué se rencontre dans le testicule, dans le c^rps thyroïde: la charpente du rein est formée par du tissu conjonctif à peine fibrillaire: de plus, chez les jeunes sujets, on parvient à isoler des cellules étoilées dans la substance tubulaire (4). La charpente conjonctive des muscles et des nerfs est plus ou moins fibrillaire.

Rkmarqi'es.— (1) Voyez, outre les anciens Traites d'anatomie et d^histolope, comme ceux de IIe.nlk (p. 555), les travaux de Ilis, Haute und Hohlen desKôrpers, les Membranes et les cavités du corps, p. 20. — (2) Voyez § 117. — (3) Reckunghadsen, dans les Archives de Virchow, vol. XXVIU, p. 176.— (4) F. Schweigger-Seidel, die Nieren desMenschcn und der Sauprelliicre, les Rfins de V homme et des mammifères. Halle, 1865, p. 78.

Le tissu conjonctif formé, c'est-à-dire celui qui est disposé en masses ayant une forme déterminée, offre des variétés bien plus nombreuses encore, tant au point de vue de rentre-croisement des faisceaux et de l'exi.»*tence des fibres élastiques, qu'au point de vue de la texture. En règle «générale, le tissu conjonctif y est complètement développé, et offre un aspect caractéristique ; mais il peut aussi se présenter sous des formes spéciales, que nous allons tout d'abord indiquer.

Les cellules disparaissent quelquefois d'une façon presque complète; les noyaux seuls persistent^ et la substance fondamentale est homogène ou striée en long, mais non fibrillaire. Les corpuscules de tissu conjonctif étoiles et les fibres élastiques, ou bien manquent d'une façon complète, ou n'existent qu'en fort petit nombre. Le tissu de la pulpe dentaire (1) présente à peu près ces caractères; mais la substance fondamentale du tissu de la pulpe ne devient pas transparente par l'addition de Tacide

TISSU œNJONCTIF.

acéli([iiP, cv qui ferait supposer qu'il y a lîi ou du lissii niuqupux ou du lissit à subslancc fondamentalo gélalimiu^e.

La tunique externe des petites artères et des petites vetnes est formée généralement par un tissii à substance fondamentale striée ou homogène, avec cellules allongées ou noyaux libres. Dans les gros troncs vasculaires, la substance intercellulaire est librillairc. Toute la masse devient transparente par l'addition de l'acide acétique.

La gaine des petits troncs nerveux (périnèvre) est fonnéc par une substance transparente dans laquelle se trouvent emprisonnés des noj'aux ovalairo.", allongés, de 0''"',006 à 0"'"'.012 de diainêtre. La gaine des troncs nerveux, d'un calibre plus considérable, est formée par une substance fondamentale striée et fîbrillaîre dans laquelle les noyaux sont remplact's par des cellules de tissu conjonctif; enfin, dans la gaine des gros trwnca nerveux, on observe une sub stance fondamentale tout à fait fibrillaire avec un reseau très-riche dt hbre* élastii]Ues.

Les cellules nerveuses des ganglions ifig. 205, A) sont enreloppèes par un tissu homogène, rempli de nojtux

On voit souvent partir de cette enveloppe des rubans aplatis ((/, d)

Nous étudierons plus tard, a propos du système nerveux, les fibres dites de rtemak, qui sont représentées par des filaments pâles, à noyaux, de nature fort variée. Ces fibres, décrites sous le nom (te fibres de Itemak, dérivent souvent du tissu conionctif et semblent se rattacher .i«« s«iio>«m tt. qui »■ roniiiine m w

..■■.„ 1. 1 . ii.ef de* fliifp» de Iti'EDl.; B, H'UuIf »li.'.

au lissu qui forme I enveloppe protee- ,n.cii.ppf. triée des cellules nerveuses,

On observe dans certains tissus du corps des vertébrés des cellules de tissu conjonctif très-volumineuses, très-abondantes, chargées de granulations pigmenta ires brunes ou noires, et rappelant tout à fait certains épithéliums pavimenteux pigmentés (g 89). tJependant on remanpie que les granulations de mélanine sont plus petites dans ces cellules que dans les cellules épithéhales (2|.

Les corpuscules de tissu conjonctif pigmentés, étoiles (lig. 206) s'observent presque exclusivement dans un seul point du corps, à savoir, dans l'œil; mai», chez les vertébrés inférieurs, ces cellules se retrouvent dans presque tous les points du corp.s: la grenouille est l'exemple le plus frappant de ce fait. Un a observé sur ces animaux dos phénomènes de contraction vitale des cellules (5).

ilaas l'ail huniaiii les cellules chargées de granulations dp mélanine

F.b «IS -

D ginilliHi

il inn uojaui)

252 TRAITÉ D'UISTOLOGIE ET D'UISTOCfflMIE.

peuvent être trcs-abondanlcs; la substance fondamentale est alors presque masquée, homogène; ou bien les cellules sont plus éparses, isolées, et le

tissu se rapproche alors du tissu conjonctif fibreui type.

Dans la choroïde j on observe un réseau très-serré

^^ de cellules étoilées et fusiformes, à noyaux ovoïdes,

Vk ^W ù prolongements en nombre variable, qui se ter-

Jk \ minent par des filaments extrêmeinent minces,

^m V (informes, anastomosés. Leur diamètre varie entre

J V 0™,04 et ()™,02. Le réseau rappelle tout à fait un

^ réseau de cellules plasmatiques normales ; du rfête,

chez les nouveau-nés, la distinction serait presque Fig. 206. — Corpuscules de impossiblc, attendu que les cellules n'ont pas entissu conjonctif niginent.^ ^q^^ ^^ jg temps dc so charser de inranulations

(cellules piginentaires etoi- , , ■ o o

li^es) provenant de la lamina pigmcntairCS.

A^ca dun œil de mammi- Qn pcut également obscrvcr l'absence du pigment dans les cellules dc la choroïde chez Fadultc. Los albinos sont un exemple frappant de ce fait que Ton peut étudier chaque jour sur les lapins blancs. Immédiatement après la naissance, la plupart des cellules se chargent de granulations colorées, même celles qui se trouvent dans les régions profondes (4). La pigmentation ne se limite pas à la choroïde; elle envahit aussi les cellules delà lamina fusca qui est située entre la choroïde et la sclérotique.

Une partie des cellules du tissu conjonctif fibrillaire de l'iris se colore également chez les individus à yeux très-foncés, mais non pas chez ceux qui ont les yeux bleus. Dans tous les cas, la matière colorante est toujours plus transparente et d'un brun plus clair dans ces cellules.

Quand on examine ces cellules pigmentées (5) chez les animaux adultes on chez l'homme (fig. 206), on observe une certaine irrégularité dans leur forme, due sans doute à un arrêt de développement provoqué par la |)énétration des grains dc mélanine. Le noyau est toujours lai^e, ovoïde; dans les autres cellules, les noyaux sont allongés et étroits.

Les cellules pigmentaires étoilées sont formées par des corpuscules de tissu conjonctif modifiés; il serait curieux d'étudier les transformations successives de ces éléments. Au niveau de la lamina fusca, on trouve des cellules pigmentées dont les ramifications s'étendent à la sclérotique et s'y confondent avec des cellules pigmentaires étoilées (6).

Dans la pie-mère de la moelle allongée et dans la portion de moelle avoisinante, on observe généralement chez Tadultc des cellules de tissu conjonctif pigmentées en brun ou en noir. Leur nombre, leur dimension sont fort variables (7) . Dans les néo-formations pathologiques, on peut ^lement observer ces transformations, aussi bien que des cellules pigmentaires étoilées qui s'y développent quelquefois en très-grand nombre (8).

Remarques. — (1) Voyez Kœllirer, Histologie, 4* cdil., p. 405, ci Gerlach, loc. cit. 0, p. 175. — (2) F. Rosow, in Archives d'ophthalmologie, vol. IX, division 9, remarques,

TrSSU COWOTCTIF.

f. 63. — (5) VojBt, au sujet des cbungenicnts surt cniis chez 1«k amphibies : BrUcek, Hl^luiKsderacudâ'tiiiedoVieniiL'. \al. IV, p. ^S (18&3); ViRCUnw, Archives, vol. VI,ii.Sî6; litu», in ZciUchrin liir tvisscnch. Zooli^iu, vol. V, |i. 379 ; Witticu. iu UuUer'x Ar- ')i,f. i\ ctâ57, IkiKu, toc. cit., IS5G, p. 415; UsiEa. in Piiilos. Umuactioiu tir the jear, 11* larUc. p. 637 ; Ucber hontnictile l'igincnlzctlcn lier Fiscbe, Sur Us celpigmentairet ewUractUes des poUiom; 1). BicuBoLn, iii Iteichurt's und Du Uoi»lefmond Archiv, IKfiS, p. 71. — (*)il oil curieux de voir la malien; colonuite «o déposer

' tardivcmout daiu lus cellules éloilùe»! àe l'uiil, Undii que les épilhcliums du inâme armc Mchurgcat de pigment dès leur forniiition.^ (5) Vuvez les (raviiux de IIbmle, Brucu, etc.

^6) BmmK, Descriplion anatoviii/tie du ijlobe oculaire. Anal. Bcschreibung des wnsrliiichen Augapfels, p, 854. — (7) Vircmow. ArrhÎTCa. toI. XVI, p.lIK. — lliatologie le kiit.UKER. p. S55 et S57- — (8) FtEDitTEn. in Virchovr's Archiv. — Traité des tumeurs, ral. II. p. 13U, par Vjbciiow.

Conitfe. — Le lissu de l)i coniée {Il offre une structure bcaucmip plu» complète; ilest forme pai une substance fondanienlale clmmlrigène et par des corpuscules ilc tissu conjonctif situés daus un sys-

lènie de lacunes três-dévcloppt;.

A la face antérieure de la coitui'

(fig. 207) on trouve de l'épiliii-

lium pavimenleus à plusieurs l'm-

che.i (jui fait suite à celui ilc l:i

conjoDcUvc (rf|; la face poslérii'nrr

est recouverte par une seule nm-

chv (le cellules jKivi menteuses (r| ,

Au-dessous de la couche antî'-

rimre et postérieure de cellules

|>a(iaienteuses, on renctwilre une

memliranc ou lamelle amurplie,

Innsparente ; ta lamelle anlé-

riïurc (2) est mince, diflicilemeiit

isolable : la lamelle postérieure est

jiliB épaisse et peut s'isoler pUiH

facilement.

U lamelle antérieure, connue

lUKsi sous le nom de lamin» cla-

>liea de Bownian (6), présente une nmisseur de 0-',006 à O-.OO'J. se dissout dans l'eau tiouillantc; il fl'rxiste aucune limite accusée < 'litre cette lamelle et te lissu de lacornrâsous-jacent. ilollett]>ense

cette laaiellv est fonnce par une sulistance librillaire

La lamelle postérieure (c), connue également sous le nom de membrane de Descemet ou de Demours^ offre une épaisseur moyenne de 0",(M5; elle se détache assez facilement de la cornée, et présente' une certaine ék^ticité qui la fait s'enrouler sur elle-même. A la périphérie, elle va former le ligament pectine de l'iris.

Le tissu proprement dit de la cornée est compris entre ces deux couches transparentes; ce tissu, étudié par un grand nombre d*obsenrateurs, el dont la structure n'est pas encore connue d'une façon bien complète loi, est formé par de la substance intercellulaire et par un système de canaux dans lesquels sont contenues des cellules. La substance fondamentale n'offre pas généralement l'aspect fibrillaire, mais il peut se produire quand on emploie certains réactifs et notamment le permanganate de potasse, (llollett.) Cette substance se continue, à la périphérie, avec le tissu iibrillairc de la conjonctive et de la sclérotique (3); on y observe des travées aplatips, transparentes, de 0™,02 à 0'",09 de large sur 0",00} ù 0"*,009 d'épaisseur; ces travées sont généralement parallèles et forineiil des couches superposées; mais à la face antérieure et à la périphérie de la cornée ces travées s'entre-croisent. Aussi certains auteurs ont-ils décrit des couches multiples superposées dans la cornée, tandis que d'autres ont prétendu qu'elle offrait une structure fibreuse; d'autres enfin ont admis les deux opinions. D'après ce que Ton sait aujourd'hui, on peut considérer la cornée comme formée par des lames très-minces laissant entre elles des lacunes ; fait que viennent encore confirmer les recherches de His à la lumière polarisée.

Beaucoup d'observateurs ont pensé que le système canaliculé de la cornée (iig. 208, a) était formé par un réseau de cellules anastomosés: il est vrai qu'en employant des acides dilués comme réactifs on obtient des images qui peuvent facilement induire en erreur l'expérimentateur le plus habile. Ce système de canaux occupe tout l'espace compris entre les travées de la substance fondamentale, et l'on parvient à l'isoler, soit par la coction, soit en traitant le tissu par des acides minéraux concentrés {4). Ce système canaliculé est réellement creux; on y observe, eu effet, des proliférations cellulaires, des dépôts de graisse et de pigment. On parvient également à injecter ces canaux (Bowman, Recklinghausen); ces observations ne sont pas cependant très-concluantes (5). Ce système de canaux présente des parois fort extensibles; les réseaux sont beaucoup plus larges chez l'adulte que chez le nouveau-né ou chez le fœtus.

Quand on examine la cornée sur une coupe parallèle à la surface, on aperroit un réseau ([ui présente des dilatations très-nettes ((ig. 208, a), fort larges, d'où partent des ramilications nombreuses; quand on cludie une coupe verticale de la cornée, on voit au contraire de longues lignes allongées, parallèles, avec des renflements fusiformes ; ces lignes communi([uent les unes avec les autres par des canalicules transversaux cl sont également unies aux lignes plus profondes ou plus élevées par des canalicules perpendiculaires. 11 est donc évident que les dilatations éloilées

Tisse CONjfflliCtflP.

«[ue l'un observe sur les coup*^s transversales su même de la surface de la cornée.

Ces espaces dilatés, connus sous le nom de née l6), ont de 0",013 à 0'",0I8 de long sur 0'", 009 à 0%OH de large. Les raïuilications ont de O^iOOS à O'"0006 de diamètre. Les corpuscules sont éloijçnés les uns des autres do 0"',l)2 à 0'°,04.

Eu traitant la cornée par une solution d'acide acétique dilué, on aperi;oil au niveau des dilatations des noyaux de O'^.OOO à O'",01 1 de diamètre (li^. 208, c). Comme le corps cellulaire s'étend généralement jusqu'à la limite de l'espace étoilée, on a voulu faire de cet espace une cellule (7). Mais en se senant do Pimprégnation d'urgent (S), an aperçoit un corps finement granuleux, avec son noyau, dépourvu d'enveloppe, et séparé des parois de l'espace étoile [tar une dislance appréciable, (flecklingliaut-en.) Cette petite masse est l'élément cellulaire de lu cornée, élément contractile pendant toute ta durée de la vie et qui envoie ses prolongements dans les canalicules creux et étoiles du tissu coméeu. Iteclclinghauscn a observé en outre dans le tissu de la cornée vivante des éléments amiboïdes, analogues aux corpuscules lymphatiques; il a vu ces éléments se déplacer dans les canalicules de la cornée (0). Chez les cmliryons (fig. 208, rf), les corpuscules de la cornée n'ont que fort peu lie prolongements; 1rs noyaux sont vésicuieux et quelquefois même en voie de segmentation. Le réseau formé par ces éléments seuilde trèsserré au début. (/»). La substance fondamentale est fort peu abondante; elle ont homti(;êiie, ae présente \as d'état lUirillaîre et ne produit pa»

'250 TRAITÉ DIHSTOLOGIE ET D'HISTOCUQIIE.

de double ré(raction de la lumière. Les membranes de Bowmanetde Demours se forment également de très-bonne heure (10).

Hemauques. — (i ) La cornée a été étudiée par un grand nombre d'dbscnrateurs dooi W» travaux se couirediscnl en grande partie. Les opinions anciennes ont été défendues (cir KiiAL'SE, Valentin, Henle, Anatomie générale, p. 525. — Parmi les travaux récenb, doun citerons: Toynbee, Philosophical Transactions for tho year, i84l , jiart. Il, p. 179; \V. BowMANM, Lectures on ihe })art8 concerned in the opération on the cye and on thc siruclure of the retina and vitreous humor. Loudon, 1840; F. Strcbe, l)cr normale bau (1er Cornea, Structure normale de la cornée. Wtirzburg, 1851 ; W. His, dans les Wiinburger Yerbandlungen, vol. l\\ p. 90, et la monographie de cet auteur intitulée : Beitnige lur norinalcn und pathologischen Histologie der Cornea. Basle, 1856 ; Archives de Vucbov, vol. XX, p. 207, et Schweizerische Zeitschrifl ftir Heilkunde, vol. Il, p. 1 ; Ubale, Compte rendu pour 1852, p. 27, et llenle*s und Pfeufer's Zeitschrifl, nouvelle série, vol. VlU, p. 234; DuRnsLUTH, toc, cil.j vol. Vil, p. 212, et vol. VlU, p. 156; T. Langhans loc. cit., vol. XII, p. i ; M. Wn.cKii«s, loc. cit., vol. XI, p. 107; Witticb, Archives de Vircbow, vol. IX, p. 190; A. WiNTiiER, Archives de Virchow, vol. X, p. 505; Rollett, inden Wiener Sitzun^sherichten, vol. XXXUl, p. 510; A. Classer, Untersuchungen ttber die Histologie der Cornea, Hecherclies sur l'histologie de la cornée. Rostock, 1858; Rbc&urgiaou^ Die Lymphgeràssc, les Vaisseaux lymphatiques, p. 36, et Archives de Virchow, vol. XXVIU, p. 157 ; KLII^E, Travail sur le protoplasma, p. 123. — (2) Cette lamelle a été découverte en 1845 pur Keicuert et par Bowmann. — (3) K. Lœ^ig, dans les Études de Tlnstitul physiologique de Ureslau, par Keicuert. Leipzig, 1858, p. 131. — (4) On i)eut se servir, à cet efiel, d'une solution de parties égales d'eau et d'acide sulfuriquo (IIis). On peut également isoler ces éléments dans le tissu conjonctif solide, dans le tissu osseux et dans le tissu dentaire. On peut aussi se servir, dans ces cas, d'après le procédé de Fœrstea (Archives de Virchow, vol. XVUI, p. 170), de Tacide azotique dilué avec de la glycériDe.

— (5) Bowmann a le premier décrit ce système sous le nom de Comeal tubes. KECKUTic- HAUSEN a donné des détails sur les procédés d'injection de la cornée chez l'homme et les mammifères, dans son travail sur les vaisseaux lymphatiques, p. 41. Cette question mérite d'élrc mirux étudiée. — (0) Tovnbee, puis Virchow, observèrent en premier lieu les corpuscules de la cornée. — (7) Quelques auteurs considèrent encore cet ensemble comme une seule? cellule. — (8) Voyez, pour le procédé technique, Frey, le Microscope, p. 9Î.

— (9) KUiiME a observé des changements do forme dans les cellules de la cornée d'uue grenouille vivante; il a également remarqué la rétraction de ces éléments sous rinflucncc d^ine iiTitation mécanique ou électrique. D'après cet observateur, la contraction se produit par rintermédiaire du système nerveux, car il admet que les ramifications terminales des nerfs vont se perdre dans les cellules. RECKLiNGifAusEN avait vu, avant KUbne, les cellules lymphoides daus la cornée de la grenouille et des mammifères. Il prétend que ces éléments traversent, pendant la vie, un système particulier de amaux, et viennent se faire jour en traversant l'épithélium cornéen. Quand on place la cornée d'une grenouille dans le sulymphatique d'un animal de même espèce, on voit les cellules lymplioïdes pénétrer daœ tout le système caiialiculé de la cornée [loc. cil.. Archives de Virchow). — (10) Voyez la Monographie de Ibs, p. 55.

f)n comprend dans le lissn conjonctif formé :

1" Les tendons. Ils sont formés par un tissu solide, peu élastique, composé de faisceaux longitudinaux de tissu conjonctif, cylindriques, à structure fibreuse trcs-uctle; ces faisceaux réunis constituent des cordes solides qui sont séparées les unes des autres par du tissu conjonctif lâche, dans le(|uel rampent les vaisseaux, du reste fort peu abondants.

TISSU CONJONCTIF.

Lcb tuidont. n nferment des corpuscules dt tissu Lonjoiittif it dis Jil les elasliigucs 1res liiies En certains points un observi d m» les iLiidons des cellules lie tartiUf^e (1) Les tendons sont unis iu\ or^aneti voisins par du tissu u)njunctif ordmain. ce tissu st condense queiqucroia a la pen phene et forme une gaine connue sous le nom de gdine muqueuse ou synoviale du tendon Nous avons deja parle a propos de la synovie du liquide n.nfern)i.]dans ces gaines

La stnRture intime d(.s tendons est dirilcilc adcterniner cette eti I a donne lieu d beau ; de conlroMrsts (21

Quand oncxamtneui coupe du tendon disséché d'un enfant iii>iivcau-né, rûinollie dau^ du liquide, on otiseni!

une série d'clcnients anguleux, dentelés, munis de deux à quatre prolongements, et rappelant tout à fait un réseau de cellules (lig. 209. «).

Quand on fait des coupe»

obliques {c, ri), cet aspect devient encore beaucoup plus frappant. Mais quand on exauiine des coupes longitudinales , les cellules étoilées disparaissent et font place à des stries allongées qui ^ sont occupées de distance en distance par des corpuscules assez volumineux |^).

Ileaucoup d'observateurs ont pris les figures que Ton voit sur des coupes transversales pour un système creux de cellules anastomosées (Douders, Vîrchow, etc.); d'autres auteurs, et notamment Henle, ont voulu voir là un système de lacunes renfermant des noyaux libres ou des corpuscules aplatis analogues à répitliélliiiii |)avinjeiiti'u\, mais pas de cellules étoilées.

Cefieiidiint, en étudiant les tendons à la période embryonnaire (lig. 210), on voit, sur des couples longitudinales (A), des cellules de tissu conjunctir minces, fusilbrines, sans enveloppes, contenant des noyaux allongés de 0",018a 0"',22 de long sur U-'OOS de large; les ramilications de

958 TKAITÉ U'IilSTOLOGIE KT U'HISTOCHmiE.

c<;»C(>llule!> aiiastoinosécs entre elles EonnRnt des lignes parallèles séparées les unes des autres par une dislance deO',006 à 0^,004, comblée pir de la substance fondamentale fibrille.

Jl Sur des coupes transrerBales (B), onvôl

des cellules contenues dans des lacoBe irrégulièrement arrondies et anguleuse»:

^ à cette période, on ne trouve quelquefoi:.

■^^k. pas de prolongements étoiles. Il est dooc

^Hb|l0^ évident que les tendons renferment d» ^^^^^^Hi éléments cellulaires chez le fœtus. ^^^^^^H^ Si l'on examine une coupe transrenale ^^^B^^B d'un tendon de nouveau-né, on voit que I^^JHv les lacunes étoilées sont anastomosée; ^■np^^ entre elles ; la substance intercellulairv ^ s'est, en effet, décomposée en faisceau

ti^. 110. c«ipe> fait» *at h-' tendou cylindrlqucs de tissu conjonclif dont le> d'*riiii].- d'un ciiii.rTon de codnn de iiuii pgrois limitantes Ont subi une modifical>ou«s Je loDg. ^, 1 - - < ■ I >T

, . ,. , „ , , tion chimique spéciale (5). Une coupe de

,», coupa longitudiiule; tHIuk» iict de T r \ I "• ".-""j^ -

cW, aui>M.-inre fondiiJiFnuic RbriHiiKi tcnuon peut ctre Comparée alors à une «."r,,».""""^'' """■'"""'"" membrane de tissu c»iyonctif contenaal des cellules étoilées. Les cellules de lisni eunjonclif allongées apparaîtront sous forme d'un noyau coupé transversalement. Inutile d'expliquer l'image que l'on aper^-oit en examinant une coupe longitudinale,

Chez l'adulte il existe une quantité plus abondante de tissu conjondif entre les faisceaux des tendons. Les lacunes sont séparées les nues des autres par une distance de 0^,06 à 0°',09, elles sont crénelées, et leur lamifications ont pres({uc toutes disparu. Le contenu de la cellule semble avoir subi des modifications plus profondes encore (4). Sur des coupes longitudinales, on aperçoit dans les lacunes des cléments allongés deO^jOtdf diamètre environ, ([uclquefois contournés, et dans la substance fondamentale un réseau de rd>res élastiques lincs allongées, et à mailles très-large«. Un est obligé d'admettre que des portions du corps de la cellule sv prolongent dans les ramifications étoilées des lacunes. Suivant Kœlliker. les corps des celintcs s'allongent surtout dans le sens de U longueur dc^ tendons, et forment |>ar leur union des rubans aplatis ou des stries qui communiqui.<nt également entre elles par des prolongements irréguliers, aplatis, membraneux ou ndtannés; suivant Langhans, les lacunes des tendons des bwufs ne renfermeraient que des cellules fusiformes. J'ai ob- Kcrvé dcK noyaux allongés, minces, un peu aplatis, avec des restes de corps cellulaire, ^aw» forme de point, au niveau des pôles. Il serait nécessaire d'étudier les éléments contenus dans ces lacunes qui semblent être, sous l'inlluencc de l'inflammation, le siège de proliférations cellulaires nouvelles. Ou Irotiveru probablement dos méthodes d'investigation qui modifient moins l'état des tissus.

, TISSU CONJONCTIF. 35U

Remabqoes. — (i) U f^ul ranger éjtalement ici les corpuscules sésamoïdes que l'on observe dans certains tendons ; ils sont formés par un amas de cellules cartilagineuses unies par de la substance fondamentale conjonctive. Voyez Kœixiker, Anatomie microscopique, vol. Ily p. 250. LEHMAifif a décrit le cartilage contenu dans le tendon d'Achille de la grenouille (Zeitschrifl fUr ^ss. Zoologie, vol. XIV, p. 109). Voyez, pour rossification des tendons, le chapitre du tissu osseux. — (S) Outre les travaux de Dondkrs et de Virchow, on fera bien de lire la description de Hbnle dans son compte rendu de i85i, p. 22, et i858, p. 53; Kceluxer, in der Wttrzb. naturw. Zeitschrift, vol. II, p. 159; Rollbtt, in den Wiener Sitzungsberichten, vol. XXX, p. 66; Langhars, même source, vol. V, p. 86. — (3) Quand on détruit la substance conjonctive intermédiaire^ à Taide des acides minéraux concentrés, on obtient une image qui correspond aux prétendus réseaux cellulaires. Yoyei, pour les autres détails, la cornée, le tissu osseux et Tivoire. — (4) Quand on traite, par l'acide acétique dilué, des coupes de tendons desséchés, on aperçoit des images bizarres, sur lesquelles Donders a depuis longtemps appelé le premier l'attention (HolISndische Beitrâge, vol. I, p. 259). On voit une série d'images qui serpentent en forme de mbans, des cellules de tissu conjonctif fusiformes, puis des fragments de fines fibres élastiques. Les fibres sont les rebords renversés et gonflés des faisceaux sectionnés. Voyez, i ce sujet, Kœlliker, Anatomie microscopique, vol. II, p. 215; Geruch, Traité, p. ii4; Bêla Machix, in den Wiener Sitzungsberichten, vol. XXXIV, p. 91.

2^ Les ligamentSj dont il laut cependant exclure les ligaments élastiques, offrent une structure analogue à celle des tendons.

S"" Les fibrO'Cartilages^ qui peuvent être étudiés en même temps que le cartilage à cause de la nature toute spéciale de la substance fondamentale.

4* Le grand groupe des membranes fibreuses; elles sont formées par des faisceaux de tissu conjonctil entre-croisés en tous sens ; leurs éléments élastiques semblent identiques à ceux des tendons, mais sont généralement plus nombreux et plus larges. Les vaisseaux sanguins y sont fort peu abondants. On fait généralement rentrer dans le tissu

fibreux :

(a). Les membranes blanchâtres, formées d'un tissu très-dense, qui forment l'enveloppe extérieure des viscères. A cette variété, composée de faisceaux de tissu conjonctif fortement entre-croisés appartiennent la sclérotique, la dure-mère cérébro-spinale avec ses fibres élastiques nombreuses, la portion fibreuse du péricarde, Tenveloppe fibreuse des ovaires, du testicule, des reins, de la rate, d^ la verge, du clitoris. Les fibres élastiques sont généralement très-nombreuses dans toutes ces parties. Du côté de la face viscérale, et notamment dans les organes génito-urinaires, la rate, les ganglions lymphatiques, le tissu peut se continuer par un réseau de trabécules dans lesquelles on voit apparaître quelquefois des fibres musculaires lisses.

(b). Les aponévroses^ qui se continuent à l'extérieur avec du tissu conjonctif lâche et pénètrent entre les libres musculaires. Les aponévroses offrent plus généralement la texture des tendons; quelquefois les libres élastiques prédominent, et peuvent même former des réseaux très-riches.

t260 TRAITÉ D HlSTOLOGiE ET D*U1ST0GHD1IE.

(f). Le pévinèvre ou, comme on Pappelle d'habitude, névritème ^ confond également en deliors avec du tissu conjonctif lâche, et devient plus homogène entre les faisceaux neneux. Le périnèvre des gros Irono nerveux est formé par des faisceaux de tissu conjonctif accolés, longitudinaux, dont les contours ondulés donnent aux nerfs cet aspect brillant, rubanné, puis par de nombreuses fibres élastiques. A mesure que le tronc neneux devient moins large, l'épaisseur du périnèvre diminue ; cette enveloppe perd bientôt le caractère fibrillaire; on voit apparaître de> corpuscules de tissu conjonctif fusiformes isolés, et bientôt on n^obserre plus, au niveau des petites ramifications nerveuses, qu^une membrane transparente, homogène, dans laquelle se trouvent emprisonnés quelques noyaux. Le tissu conjonctif bien formé se trouve doue remplacé alors par une masse de tissu conjonctif très-incomplétement développé.

(d). Le périoste et le périchondre. Le périoste est une membrane solide qui tapisse la face externe des os; il est traversé par de nombreux vaisseaux qui servent à la nutrition de l'os. La portion la plus externe du périoste renferme beaucoup de tissu conjonctif; la portion interne contient un grand nombre de libres élastiques Unes. Le périoste est uni à Tos sous-jacent par Tintermédiaire des nombreux vaisseaux qui pénètrent dans le tissu osseux. La face externe du périoste se continue avec du tissu conjonctif lâche, des tendons, des aponévroses et des ligaments. Dans les points de Torgai^isme où des cavités osseuse:^ sont tapissées par des muqueuses, comme dans Torgane de rolfaction, par exemple, on admet que la muqueuse se confond avec le périoste, mais rien ne démontre ce fait. Le périchondre est une membrane analogue au périoste; il est également traversé par des vaisseaux destinés 'a la nutrition du cartilage (g 112). Dans le cartilage réticulé, on voit le^ fibres élastiques de la substance fondamentale se continuer d*une manièn' directe avec les éléments élastiques du périchondre.

b*" Membranes séreuses. — Klles sont formées |)ar des faisceaux de tissu conjonctif entre-croisés en différents sens et qui constituent au niveau de la surface libre une couche homogène ; on y observe en outre des réseaux souvent fort serrés de fibres élastiques fines. Les vaisseaux sanguins y sont peu abondants. Dans les parties profondes, les séreuse^ sont formées par du tis.su conjonctif lâche ou sous-séreux ; leur surface libre est tapissée par une couche d*épithélium pavimenteux, dévelop|)ée aux dépens du feuillet moyen du blastoderme (g 98). Un admettait autrefois que les séreuses formaient de véritables sacs, clos de toutes parts et emboîtés les uns dans les autres ; mais ce fait est tout au plus vrai pour les .véritables sacs séreux tels que le péricarde^ la plèvre^ lepéritoiney la tunique vaginale. L'arachnoïde, que l'on range généralement parmi les sacs séreux, n'a pas do feuillet pariétal. Les capsules synoviales des articulations ne sont tapissées par une membrane séreuse formée par une couche de tissu conjonctif, recouverte d'épithéliuni, (ju'au niveau des

TISSU (XtHJWiCTlF. 3(ii

parties latérales; le plancher et la voûte de l'article sont I'oiiijil's par le cartilage articulaire complûtettjent nu.

Dans les bourses muqueuses, dans les gaines tendineuses, il n'existe souvent pas de paroi proprement dite ; elle est remplacée jiar une coutlie de tissu conjonctif très-lâclie qui se condense peu à peu à la périphérie. Lorsque les bourses muqueuses uu les ijaînes tendineuses sont mieux limitées, on voit apparaître en certains points une couche d'épithéliuni pavimenteux qui tapisse le tissu conjonctif de la paroi.

Ces sacs séreux complets et incomplets se forment aux dépens dos lacunes du tissu conjonctif làcbe dont nous avons eu à parler (g 08). Les sacs séreux complets se développent dans les cavités plus considérables qui .se trouvent dans le feuillet moyen du blastoderme. Les espaces sousarachnoidiens représentent une sorte de transition entre les sacs séreux vrais et faux.

Le liquide séreux qui imbibe le tissu conjonctif làclie lubrifie également la surface de toutes ces cavités. Ce liquide est en général fort peu abondant à l'état normal; la synovie peut néanmoins se former en grande quantité.

6" Derme. — Le derme {fip.

21 1 ) est un tissu résistant , solide, qui renferme de nombreux vaisseaux; il est formé par un feutrage de faisceaux fibrillaires de tissu conjonctif, accompagnés Je libres élastiques et de cellules de tissu conjonctif.

Dans les corpuscuirs du tact (Tig. ^l'iletà la surface du derme, les libres élastiques semblent disparaître, et le tissu prend alors un aspect plus homogène; les Gbres forment une trame tellement serrée qu'elles ne laissent plus aucun espace entre elles. [RolleU(l).| Cette structure spéciale explique comment on avait pu admettre en ce point l'existence d'une couche limitante amorphe, d'une membrane intermédiaire (Henlej ou d'une basement-menibrane. (Todd et Bowmann.) Le derme est recouvert par l'épidcrme qui se di

eloppc aux dépens du feuillet

entre ce conduit et Tappareil respiratoire. On doit aussi ranger à côté <lc CCS tissus les ligaments jaunes de la colonne vertébrale et le ligament cervical des inanimifères.

Remarques. — (1) Voyez le travail de cet auteur: in den Wiener Sitzungsbencfaten. vol. X\X. p. 50. — (2) Archives de Virchow, vol. XVI, p. 258. Voyez aussi la Monognphie de Luschka sur les artères du cerveau, Die Adergeflechle des menschltchen Gehirns, Berlin 1855. — (3) Nous renvoyons, pour plus de détails» aux chapitres subséquents de cet ouvrage.

Composition chimique du tissu conjonctif. — Le tissu conjonctif est baigné pendant la vie par une petite quantité de liquide qui doit évidemment renfermer les éléments nutritifs et les produits de désassimilation du tissu. L'excès de ce liquide, sorti du système vasculaire sanguin, est absorbé par le système lymphatique dont les voies d'origine se trouvent répandues dans le tissu conjonctif. Mais ce liquide est trop peu abondant pour qu'il soit possible d'en recueillir en assez grande quantité pour en faire une analyse chimique complète. Il est des cas où ce liquide est fort abondant, notamment dans Tœdème; mais on ne saurait conclure de la composition de ce liquide tout à fait pathologique à celle du liquide normal.

Les cavités séreuses renferment un liquide analogue, plus ou moins abondant, qui peut être considéré comme une transsudation du liquide interccllulaire du sang; ce liquide contient de l'albumine, quelquefois môme de la fibrine (1), des substances extractives et des sels. Gorup- Besanez (2) et Lehmann (3) ont étudié la composition du liquide contenu dans le péricarde de suppliciés. Les résultats obtenus par ces observateurs ont été différents. Gorup-Besanez a recueilli, dans deux cas, un liquide légèrement alcalin, d'une coloration jaunâtre.

1000 parties de liquide péricardique contenaient :

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