I. II
Eau 962,85 955,13
Parties solides. . . . 57,17 44,87
Albumine 21,62 24,68
Fihrino — 0.81
Matières extractives. . 8,21 12,69
Sels 7,34 6.69
Lehmann n a trouvé que 8,79 d'albumine, 0,93 de matières organiques et 0,89 de substances minérales.
La substance fondamentale et les faisceaux du tissu conjonctif sont formés par une substance coUagène (4) ; la composition chimique des cellules est inconnue ; les éléments éfastiques sont formés par de la substance élastique ; la cornée seule fournit de la cliondrine. Ces quelques lignes résument tout ce que nous savons de la composition chimique du tissu conjonctif.
TlSSi) CONJONCnF. S65
Schwann et Schlossberger ont étudié successivement la composition du lisBu conjonctif embryonnaire ; Us n'ont pas trouvé de gtutine en traitant ce tissu par la coction, et pensent qu'il est formé par une substance jirotéîque. Le tissu conjonctif embryonnaire que l'on observe dans les néo-formations pathologiques oiTre une composition chimique analogue; on pourrait donc faire un rapprochement entre la composition du tissu conjonctif embryonnaire et celle du cartilage non développé (g 112). Comme le tissu conjonctif adulte se transforme en plus ou moins grande proportion en glutine, quand il est traite par la coction, il faut admettre que, pendant l'inlervalle qui sépare la période embryonnaire du développement complet du tissu, la substance fondamentale albuniinoïde se transfunne en substance collagène. Les substances întennédiaires qui se forment pendant cette transformation et le mode de transformation en lui-même nous sont inconnus. Les cbimistes ne sont pas encore parvenus à transformer artiOciellemenl des substances protéiques en colle ou en substances colla/^ènes. La composition clumiqnc de tous les tissus h substance conjonctive flbrillaire, ù l'exception de la cornée, nous est du reste inconnue. La cornée elle-même ne renferme pas de chondrine cliex le fœtus.
La substance fondamentale du tissu conjonctif ne s'altère pas daiis l'eau froide, l'alcool et l'éther; traitée par l'acide acétique à froid, elle se gonfle comme de la gélatine et ne se dissout qu'après avoir subi pendant longtemps l'action de la chaleur. La potasse dinisout cette substance même à froid. La substance in tercet lu lai re, traitée par l'eau bouillante, se transforme en ^lutine. Le temps nécessaire à cette transformation n'est pas le même pour toutes les parties formées de tissu conjonctif. On ne sait pas comment se fait cette transformation du tissu coilagêne en glutine. La composition du tissu conjonctif normal est identique à celle de la colle obtenue par la coction de ce tissu ; mais ce fait prouve simplement l'impuissance de la technique chimique. Il est au reste impossible de déterminer, de quelque manière que ce soit, la composition de la substance iotercellulaire, car nous ne pouvons parvenir, avec les moyens dont nous disposons, à la séparer des nombreux éléments (corpuscules de tissu conjonctif, fibre» élastiques, etc.) qu'elle renferme, sans compter les cellules adipeuses, les vaisseaux, nerfs, etc. La substance qui unit les fibrilles se dissout dans l'eau de baryte et dans l'eau de chaux ; les fibrilles ellesmêmes, étudiées dans les tendons, donnent une substance albuminoïde à réaction tout à fait spéciale. [Rollett (5).|
La composition des corpuscules de tissu conjonctif est fort mal connue ot a été déduite des réactions que l'on observe dans ces éléments au microscope. Les noyaux résistent à l'action de l'acide acétique; le protoplasma, altéré facilement pnr l'eau, résiste pendant assez longtemps aux acides; il résiste encore aux acides minéraux concentrés à un moment où la substance intercellnlaire fondamentale est réduite en véritable bouillie ou même dissoute. On se sert de ce procédé pour isoler les cellules de
entre ce conduit et Tappareil respiratoire. On doit aussi ranger à cùi^ de ces tissus les ligaments jaunes de la colonne vertébrale et le ligament cervical des mammifères.
Remarques. — (1) Voyez le travail de cet auteur: in den Wiener Sitzungsberirblai, vol. X\X, p. 50. — (2) "Archives de Virchow, vol. XVI, p. 258. Yoyex aussi la Monopv phie de Lukhka sur les artères du cerveau, IHe Adergeflechte des tnenschlichen Gehirtis, Berlin 1855. — (3) Nous renvoyons, pour plus de détails» aux chapitres subséquents de cet ouvrage.
Composition chimique du tissu conjonctif. — Le tissu conjonctif est baigné pendant la vie par une petite quantité de liquide qui doit évidemment renfermer les éléments nutritifs et les produits de désassimilation du tissu. L'excès de ce liquide, sorti du système vasculaire sanguin, est absorbe par le système lymphatique dont les voies d'origine se trouvent répandues dans le tissu conjonctif. Mais ce liquide est trop peu abondant pour qu'il soit possible d'en recueillir en assez grande quantité pour en faire une analyse cbimique complète. Il est des cas où ce liquide est fort abondant, notamment dans Tœdème; mais on ne saurait conclure de la composition de ce liquide tout à fait pathologique à celle du liquide normal.
Les cavités séreuses renferment un liquide analogue, plus ou moins abondant, qui peut être considéré comme une transsudation du liquide intercellulairc du sang; ce liquide contient de l'albumine, quelquefois même de la fibrine (1), des substances extractives et des sels. Gonip- Resanez (2) et Lehmann (3) ont étudié la composition du liquide contenu dans le péricarde de suppliciés. Les résultats obtenus par ces observateurs ont été différents. Gorup-Besanez a recueilli, dans deux cas, un liquide légèrement alcalin, d'une coloration jaunâtre.
1000 parties de liquide péricardique contenaient :