ÉMAIL
plus c|>ais et il atlciiil sa pliin t^ramlu |)iiis»ince au milieu de la couronne ^voyez lîg. SiOl. En souiiititlant l'email ;'i l'exanien de la lumiiTo polarjnée, on voit qu'il prL'sente une rérraction (liiuiilc Iteaucuup plus lousid érable qm* celle tie ta ileiiline et du céuient. [Iloppe (3), Valt^uliu (i).|
Eu examinant l'êuiail auv des coupes très-lincs ou sur des masses qu'où a d'abord l'ait macérer dauË des solutions l'iiildciiient acidulées, on trnuv<^ i|ue le tissu se compose de longues libres ou colonnes) polyédriques (lïg. 250,6) qui jij
sont serrées étroitement les unes contre les
autres et reliées euseuiUt! [tar une substance fj^. i:>u.—Caupv •crucik de réunissante Irès-peu aliondante. On les appelle I|"u^'IÎB^,,jîî,"tL°'rî»min'i;'' fnismes de l'émail. La plupart traversent toute a, eui.rui«de. rémiii; t, prismci l'épaisseur de la couche adamantine, l'une de ^ iiinuii, c, inicnnUei osir" leurs extrémités venant s'arrêter à la dentine, «vp/'e' i^iàiiràiBi'!*" tandis que l'autre sert à l'ornicr la surfacu de
rêmail. Cependant il est possible de reucontrer aussi 'des prismes plus courts, qui se terminent à l'intérieur à une distance plus ou uiuins jp-juide de la dentine. L'épaisseur des prismes est de O'",0025 !t O'",0()4 , et leur longueur ust appruximativemeut la même <pie l'épaisseur de l'émail.
Lorsqu'on coupe tranRversalenjcnt une couclie adamantine, lu section des prismes se présente sous Tonne d'une élégante mosaïque composée de carrés cl d'hexagones qui rappellent Tépithélium (fig. 251). f,^, g,,
Enfin, la surrac« du l'émail est encore recou- pninieu>iinuiiii«'»ii>>'i<>"u^. verte et protégée par une membrane minw,
hiunogènc, excessivement dure et résistant» (flg. 250, a). C'est la caticule de l'émail (Koelliker) ou la membrane pi-éformative, qui existait déjà à l'époque dt! la vie ejnbryonnaire |g 15'i).
Kbhahooks. — (I) (Àmpui'ut luK ouvrages indiqui'» à pro|iiis ilc ladenline, surloiit celui de Oieuhak. — {'i) L'i'^iimil quï convient le mieux [■our cel etaiiien csl t'ùinuil mou dus denl^ qui n'mil pas eninre percû. — (3) \o^et l'nrtiule de cet auteur dans les Archirca dp Virclmw. *ol. XXIV, |i. U!l. — (4) Vojei son ouvrage : Uutersucliungun di'i- tieweiio im pnInrisîrU'R Lîchlc. Etude dct iUius à la lamUri' polaruic, p. 363.
^~ En étudiant l'émail de plus près, on y observe des détails de texture tout piirlieuliers.
<,>iii'lipies groupe.'i des fibren de l'émail pénêlrent plu^ profondément que d'iiulres dans la muclie extérieure de In denirne; il en résulte i^iie la
.Huiiaee de ei-lie-i'l ilevieul inê^'^le el raboleiise. Comme lu surface inlerne
596 TRAITÉ DHISTdUWlE ET irUISTOGHIUE.
(le l'émail est plus petite que sa surface extérieure et libre, on s'est d^ iiiaïKlé si les prismes tlu l'éiuail s'élargissaient par leur extrémité fènpliéi'iquc, lin s'il n'y avait \u\s un certain nombre de prismes plus cinirl< que les autres et se terminant digà avant d'avoir atteint la surface deli dentinc. Beaucoup d'autours ont admis l'existence de ces petits prisiD» intcrmédiairos, quoiqu'il soit à peine possible de décider cette queslioo à cause de la marche ondulée des prismes. En outre, CxermakHt * ««»vent observé que les colonnes s'élargissaient rns
I jM l'extrérieur.
Iw À ^'^^ colonnes elles-mêmes présentent ordiniirc-
II « ""^"' ''^^ ''^''^ transversales plus .ou moins nelles Il M cl plus ou moins éloignées les unes des autres: llv elles gnnt ducs, sans doute, soit à des nodosités, IBl soilà l'existence de couches stratifiées. \v* I Enlin, si nous considérons en détail le trajet des
colonnes, nous voyons qu'il est des plus variés; 1» prismes sont eu effet onduleux ou diversomenl primes iii>!Vina"^rhîm«io. c(mtournés; et souvent des groupes tout entiers se croisent avec d'autres, de sorte qu'en bisanl des coupes longitudinales de l'émail^ la surface ainsi obtenue présente une apparence rayée, parce que les prismes deviennent visibles, suivant des sections longitudinales pour les uns , transversales pour d'autres, obliques pour d'autret^ encore.
L'émail manque de canaux nutritifs spéciaux; mais on y trouve un sj»tèmc de lacunes accideiilclles (lig. 250, c); leur longueur et leur largeur sont Irès-varialilM; elles sont tantôt simples, tantôt ramiliécs, et elles s'étendent ordinairement dans le sens de la longueur des prismes, niaij quelquefois aussi dan» une direction transversale ; elles sont surtout nombreuses dans la partie de l'émail qui touche au cément. Les fentes et les crevasses qui se produisent quand on fiât des coupes dans un émail cassant peuvent donner lieu à dos ligures analogues. Enfin, quelque» Tilircs de Tomes et quelques riinalicules de la dentinc pénètrent isolément dans l'émail, comme nous l'avons déjà dit plus haut, et se prulongeni à une petite distance au milieu des colonnes, pour se terminer ensuitr dans les lacunes ou pour se perdre au milieu dos prismes (2).
Rehahqui:!!. — {i)Loi:. cit., \>. S99. — (2) D'apràs Gihuch (Gewebclehre, p. 16»), mi Irouverail mi'iiic dmis ri'mail des anncaui formés par des unaliculei dentaires. ?uti'i encoi'e l'oniragc de Tokes (Phil. Transaot., p. 522).
Composition chimique de l'émail. — L'émail étant une masse très-dure et tros-compacte constitue une excellente couche prolecUice pour la dentinc qu'il recouvre, et, roub ce rapport, la cuticule de rémail présente encore plus d'avantage que les prismes.