‹ Traité d'histologie et d'histochimieChapitre 32 sur 50 · EU AIL. S · texte numérisé non relu

EU AIL. S

Si nous passons maintenant à la constitution chimique de ce tiiisu (i ), lous trouvons que c'est de tout l'organisme celui qui contient le moins l'eau et leplusdesubstanceii inorganiques. La masse organique est de 2, i m 6 pour 100 ; on aperçoit la forme des prismes, quand on traite l'émail pw les acides; on n'obtient point de gélatine par l'ébullitton dans l'eau ; il y a de plus 81 à 90 parties pour 100 de phosphate de chaui, 4 à 0 de Bvbooate de chaux, plus 3 pour tUO de fluorure de calcium (d'après Senetiu») et i, 5 à â, 5 de phosphate de magnésie ('2j. Comme exemples, nous citerons deux analyses de Bibra qui ont été faites sur l'émail de deux molaires prises, la première chez un adulte, la seconde chat, une lanine de vingt-cinq ans.

Subdance organiqui- 5,39 (?) 5,97

Corps gns 0,20 (races.

Phosplute de chaui et fluorure de cakîuiii. . 89,82 81,03

Carbonate de chaiii 4,57 8,88

Phoipbalc de magnésie 1,54 3,55

Autres seb 0,88 0,97

L'émail en voie de dévcloppvtnenl est naturellement beaucoup plus ri^e en substances organiques,

La matière organique de la cuticule de réinaii se distingue par la gnnde résistance qu'elle offre à l'action des acides et des alcalis; elle ne Ktransforme pas en gélatine (Kœiliker).

Développement de l'émail. — On sait depuis longtemps que l'émail se Jèreloppc (5) aux dépens des cellules qui recouvrent la face concave de fo^ane de l'émail {(ig. 2i7, c); on sait également que chaque prisme de

I «ail correspond ,à une de ces cellules, mais on n'a encore aucune noiMasor la nature de ce mode de développement. Aiui que noua l'avons déjà vu, ces cellules apparaissent bous forme

d'éléments cylindriques poun^us de noyaux yésiculeux et d'un conteou très-fincmcnt granuleux, et ayant à peu près la même largeur que les prismes de Téniail. Plus tard, quand commence la calcification de b dentinc, on remarque que la surface de celle-ci se recouvre de prismes de rémail déjà durcis, mais encore très-courts (fig. 253, d). On admet que la membrane préformative (e), qui doit plus tard devenir la cuticule de rémail, vient se placer encore par-dessus ces rudiments de prismes, de sorte que ceux-ci se trouvent séparés de leurs cellules cylindriques. Ce n'est que par des hypothèses que l'on peut expliqua ce fait qui a été indiqué par Huxley et vérifié par Lent (4).

RKNARouts. — (1) Voyez rouvT*agc de Biuha, les travaux que nous avons cités h propose du tissu de la denline, ainsi que Tarticle de Uoppe (loc. ait,). — (2) Hoppe a fait une série (l'analyses des éléments minépux de l'émail; d'après lui, sur 3 atooies de phosphate de chaux, il y aurait en moyrnnc i atome de cbaux en combinaison avec Tacide carbonique, le fluor et le chlore. — (5) Voyez à ce sujet les ouvrages que nous avons mentionnés à propos du développement de la dentine. — (4) D*après des indications plus anciences. fournies par Scuwann(1oc. cit., p. 118), les prismes de Témail ne seraient que les cellnk^ cylindriques, qui recouvraient d*abord la face inférieure de l'organe de rêmail et qsi auraient été calcifiées. Une autre opinion, qui est certainement erronée, fait naître W prismes de Témail au-dessous du la membrane préformative, et indépendamment des cellules cylindriques. (Huxley, Robin et Magitot.) Kœlueer a proposé encore une antre théorie (lîandbuch der Ge\s-cbelebre, i' édition, p. 416). D'après lui, les prismes de l'émail seraient des sections de c«s cellules cylindriques, sections qui seraient toute formée et qui éprouveraient plus tard la calcification; leur développement serait donc analogue au formations épidermiques chez les animaux inférieurs (voyez W'Urzburgcr Verhandhmgen. vol. Vlll, p. 57). Ce n*est qu'après le développement complet des prismes que ces cellule» se détruiraient, après avoir produit, comme dernier travail, Toi^nisation de la cuticule de lénjail. Waldëyer, qui a observé ces phénomènes en dernier lieu, se range denoiveau de Pavis de Sciiwann. Les cellules cylindriques, tubulaires et ouvertes, se calcifieot eu s*iinprégnant de sels d<i chaux, d'abord sur leurs parois, puis dans leur subslaoee même. Quand on aura déterminé le siège et Tépoque d*appai*ition de la membrane préformative on sera près de trouver la solution de cette question. Pour nous, les iHÎsmes de rémail sont des parties calcifiées et allongées du corps des cellules de lemail ; d*après les observations qui ont été faites jusqu'à présent, et qui malheureusement sont encorr insuflisantes, nous sommes très-disposés h nous ranger de Tavis de Walubter, et i considérer la membrane préfoi mative comme la couche la plus récente et la moins calci6ér de rémail.

fS. Tîmmm evimUMÊmÊem.

I.e cristallin (1) se compose d^ine capsule qui enveloppe un tissu composé de tuites, n consistance vitreuse, excessivement tenus. Ces derniers résult<Mit d*une transformation du feuillet corné du blastoderme; tout Torgane présente un caractère essentiellement épithélial.

Son enveloppe, la capsule du cristallin^ capsula lentis (fig. 254, OK est une membrane parfaitement limpide et dépourvue de structure; ce

répiihi^lium i t

irSSU CRISTALLINIEN. 8»

n'est (|u'à de forts grossisacincnts qu'elle paraît finement Btriée; elle est

beaucoup plus «paisse dans sa partie antérieure (O^jOlô) ijue dans sa

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