TISSU GLANDULAIRE
Le diamètre des tubes nerveux diminue dans les nerfs atrophiés, et la substance médullaire est remplacée par des gouttelettes et des granulations graisseuses. ^,
Remarques.— (i) Voy. le trayail de Schwann, p. 169; Kœllikbr, dans Annales des sciences naturelles, 5* série, Zoologie, tome YI, p 10^ ; ainsi que dans sa Mikrosk. Anatomie, Anatomie microscopique, vol. Il, 1** partie, p. 533; Handbuch, 4* édition, p. 360, et ses Vorlesungen ttbcr Entwicklungsgeschichte, Lectures sur Vhistoire du développement, p. 226; RBiiAK,dansEntwicldungsgeschichte, fftstotre du développement, p. 154, etc.; BioDER et KuPFER, daus Untersuchungcn ttber die Textur des Rûckenmarks, Recherches sur la texture de la moelle épiniére. Leipzig, 1857, p. 48 ; Hrnsbh, dans Virchow's Archiy, Tol. XX)[I, p. 51. — (2) Voyez la description donnée dans Entwicklungsgeschichte, Histoire du développement de Kœlliker, p. 253 et 264.— (3) Hensen cherche à expliquer la chose par une hypothèse ingénieuse, pour laquelle nous sonunes obligés de renvoyer à ronginal (/oc. cit.). — (4) Voy. pour les nerfs du chabot, les recherches de Kœlliker, dans Annal, d. scienc. nat., et pour la torpille, Ecker, dans Zeitschrifl fUr wissensch. Zoologie, Journal de zoologie scientifique, vol. 1, p. 38. — (5) Voy. Recherches micrométriques, p. 74. — (6) Pour ces expériences exécutées parScHWAMi, Stbineuck, Nasse, Gûnthee, et ScHŒN, BiDDER, Stanhins, vovez Valcntin*s Phys., vol. I, p. 717 (2* édition). — (7) Wal- LSR, dans Comptes rendus , tomes XXXUI , XXXIV et XXXV ; Mûller's Archiv, 1852, p. 392 , et Nouvelle méthode anatomique poiu* Fétude du système nerveux, P* partie, fiem, 1852; Scbifp, dans Archiv ftir phys. Ueilkunde, Archives de physiologie médicale^ 1352, p. 145, et dans Zeitschrifl fUr wissensch. Zoologie, Journal de zoologie scientifique, vol. Vil, p. 338; Bruch, id., vol. VI, p. 135, et dans Archiv fttr wissensch. Heilkunde, Archives des sciences médicales, vol. II, p. 409 ; Lent, dans Zeitschrifl fttr wiss. Zoologie, Journal de zoologie scientifique, vol. VII, p. 145, et la dissertation de KOtt.^er déjà citée plus haut. — (8) Voy. Scbipp, Lent. — (9) Voyez son travail dans Virchow's Archiv, vol. XIX, p. 352. — (10) La régénération des cellules nerveuses fut soutenue par Valextin (Hcnle's und Pfeufer's Zeitschrifl, vol. II, p. 242), par Waller, Waltsr (De regencratione gangliorum. Bonn, 1853) ; elle fut, au contraire, niée par Schrader (Eiperimenta circa regenerationcm in gangliis nerveis. Gœttingae, 1851). — (11) Voyez VircBow, dans Wttrzburger Verhandlungen, vol. I, p. 144, et vol. U, p. 167; TAnatomie pathologique de Fœrster, vol. I, p. 261. — (12) Fœrster, toc. cit., p. 344.
!•• Tlssv glandnlalrea
Jusque dans ces derniers temps il fut très-difHcile de déterminer le sens exact du mot glande (1). C'est donc avec raison qu'un spirituel anatomiste put dire il y a plus de vingt ans : qu'il est facile, à une science encore dans son enfance, de créer, à la légère, une classe d'organes désignés sous le nom de glandes, mais qu'il est bien plus difficile à cette science, une lois développée et mûrie, de fonder, et de justifier sa classification.
Au début des études anatomiques on donnait le nom de glande à tout organe dont la forme était arrondie, et dont le tissu était mou et vasculairc; plus tard, au contraire, ce fut la fonction physiologique qui devint le caractère essentiel du tissu glandulaire ; on avait remarqué que les glandes empruntent au sang des matériaux qu'elles n'emploient pas à leur propre
nutrition, mais qui deviennent utiles au corps tout entier ; soit qu'il k débarrasse par cette voie de substances décomposées, ou qu'il enélihon d'autres, nécessaires aux besoins de la vie. La glande devint alors un organe de sécrétion, et on attacha une grande importance au canal eicré leur. Plus tard, des études d'anatomie comparée prouvèrent rimportim relativement faible du canal excréteur, et on donna également le nom de glandes à des organes clos, dont les sécrétions ne s'écoulent jimati n dehors.
Dans ces derniers temps, l'analyse microscopique nous a fourni daiaractères qui permettent de distinguer les glandes d'une manim o cependant, il est beaucoup de détails de texture qui no encore.
1/ étude du dcvcioppemcnt nous a également fourni, dans ce cas, la caractères les plus importants. Les parties essentielles, au point de vh physiologique, de toutes les glandes vraies, se développent anx d^woi des cellules sécrétantes des feuillets corné et muqueux du blastoderme {"i).
Enlin, en approfondissant l'étude du système lymphatique, on i reconnu qu'une série d'organes développes aux dépens du feuillet mojm du blastoderme, et considérés autrefois comme des glandes, devaient être rangés parmi les organes lymptioïdes.
Examinons, à présent, les caractères liislologiques des glandes. Ces organes (fig. 50 i et 50&) sont constitués par deux espèces d'éléments :
Cul-di'-Hc glxiduld»! r«mp1i ilccvllulei. (Jualrr «ulrci mltiic-HCiTHln, KIT li'iir mcinlininF jiropre. rlr|ue.
1° une membrane transparente, mince, sans structure, désignée sous \t nom de membrane propre on de membrane glandulaire ; de cette membrane dépendant la forme et les subdivisiouH des glandes ; 3* une substance intérieure, envcinppée par la membrane propre, et constituée pir dea cellules glandulaires (iig. 504, 300 et 507). Il existe un traisièiur clément indispensable, c'est le réseau vasculairc qui tapisse la face'èxté-
TFSSU GLASBCUIRE. 419
rieiire de la momliraiio propre (fîg. 308). La glande puise dans ses vais-
\ «eaux les substances nécessaires à sa niilrilion propre et à la sécrétion.
Deu\ de ces trois éléments sont constants, ce [sont les vaisseaux sanguins il les tellules la niemlirane propre nian<|ue du reste bien rarement
Signalons enlin les norFb qui vont se ramifier dans la glande, les vais- Kcau^ lymphatiques, I tnieloppe otterieure formée de tissu conjonclif, et même quelquefois de tissu musculaire; puis l'existence fréquente d'un conduit extieleur spécial, souvent très-compliqué.
liEiiiHQOta — (1) 11 serait boa <li. cnnsulter, à ce sujet, ncn-seulemcnl tes ouvrages récddU mais encore le [mail de IIull dais Allgcmeine Aoiitnniie, A/iatomie générale, ]) 880 pour U partie |pchni[|ue vo; Frkt Da» NiliriMkop, le Microscope, 3* édition, p 251 — (3) VoJ lou>r3j,c connu de Rbii*k. Une ilécouïerto irËs-imporLintu a élé faiitt lout roteinment |iar H s il a trouve que les c«tlules qui fiiniient les corps de WolfT el les f,laiidL-s qui en luiMKat cest-à-dire les oraïrei el lus Uuticules. se dételoppent égaleinuDt aux dépens du Teuillet Chirac; Isudis que. auparavant, on ataît élé obUxé, d'aprit» les duunées do Hbh*k, du leur aUribuer une aulre orifjine el d'adtneUre qu'elles prenaient naiMancc dans le feuillel moyen du blasUxlertRe. Voyci l'article de lits, dsnit Arcbiv tût mikrwk. AnaL., AriAives ianaiomie mîcroscopiqm; vol. I, p. 1&7.
1^ membi-aue propre ou membrane glandulaire apparait sous forme (Pune couche transparente, sans structure ; elle est quelquefois tellement mince qu'on ne peut en mesurer l'épaisseur, d'autres fois, elle atteint (("jOÛU, rarement Û'",0025 d'épaisseuri souvent elle est enveloppée et renforcée par une Couche extérieure de tissu conjonclif ; la paroi ainsi forniéi! a de 0"',004 il (l'°,0046 et O'",00i) d'épaisseur. Dans quelques cas assei rures, on ol)ser^'e entre ces deux membranes une couche de muscles
420 TRAITÉ D^HL^TOLOGIE ET D'HISTOCHIMIE.
lisses, comme par exemple dans les glandes sudoripares très-voluniineu:!e< de Taisselle. Quelquefois, comme dans les follicules sébacés, la membrane propre est remplacée par du tissu conjonctif non développe.
Du reste, la membrane propre possède une solidité et une êlasticiUconsidcrable ; elle résiste très-longtemps à Faction des acides faibles: d des dissolutions alcalines étendues ; aussi se sert-on des alcalis pour démontrer l'existence de cette membrane. Sa composition chimique n'e$t pas encore bien connue. Il est probable qu'elle est généralement fonDêe de tissu élastique ou d'une substance analogue.
Sous le rapport anatomique, la membrane propre sert à déicrminiTla forme de l'organe, comme nous l'avons déjà dit; au point de Tue physiologique, elle préside à la filtration et à la transsudation du plasma sanguin. Les histologistes avaient pensé que cette membrane était excrétée par les cellules glandulaires et qu'elle durcissait ensuite ; forniée dans le> premières périodes de la vie, elle survivrait néanmoins à plusieurs générations de cellules glandulaires. Depuis, on a émis une autre hypotbè^ qui parait mieux fondée ; la membrane propre serait une simple couck modifiée, plus ou moins indépendante du tissu conjonctif adjacent, et ferait partie des tissus développés aux dépens du feuillet moyen du blasli^derme. Cette liypotbcse explique l'existence et l'absenee alternative de b membrane propre. De plus, les cellules glandulaires semblent présenter un caractère qui les distingue des autres éléments cellulaires de ^o^g^ nisme, c'est qu'elles ne sécrètent jamais de produit organisé par leur face extérieure.
La membrane propre, ou couche limitante du tissu conjonctif, se présente, comme nous Tavons dit, sous des aspects forts variés. On peut, «d général, distinguer trois variétés de membrane propre, auxquelles com^ pondent trois formes de glandes; mais cette division n'a rien de fixe, car on observe des formes intermédiaires, et les glandes peuvent constituer des appareils tantôt simples, tantôt compliqués.
1** Dans la première variété (fig. 308), la membrane propre forme un canal étroit, de longueur inégale, presque toujours fermé à Tune de ces extrémités et ouvert à Tautre. Cette extrémité peut être libre et terminer immédiatement la glande, ou bien s'unir à d'autres éléments semblables, de manière à former un appareil compliqué. La membrane propre forme dans ce cas un cul-dc-sac glandulaire. La glande porte le nom de follicule. On distingue les glandes folliculaires simples, ou tout Torgane se compose d'un seul cul-de-sac microscopique, et les glandes folliculaires composées, dans lesquelles quelques culs-de-sac, ou un grand nombre d'entre eux, se réunissent pour former une nouvelle unité anatomique, dans ce cas, les conduits glandulaires se divisent en rameaux, qui mémt se réunissent quelquefois entre eux, de manière à constituer un véritable réseau. Quand les culs-de-sac glandulaires ont une longueur considérable, comme cela a lieu pour deux glandes composées du corps de l'homme, le rein et le testicule, on peut les considérer comme une variété
spéciale, et les désigner sous te nom de canaux glandulaires (fig. 311, a. c).
Il est enfin d'autres Tollicules dont l'cxtréinité supérieure non divisée et terminée en cul-de-sac s'enroule en formant un véritable glomérule (iig. 509). On a désigne ces glandes sous le nom de follicules glomérulés [Meissner (1)).
2* Dans un second groupe de glandes, la membrane propre se présente sous forme d'une petite vésicule glandulaire ouverte, c'est-à-dire d'un cul-dc-sac plus court et plus large, et de dimension microscopique
Pi(.308.
Fis- m
Fig. SIO.
Glgndt» taU>nibirt> timp\t> d< lu muqneuM de
dclaconJoailiTO
Cdb-de-uc d'une gb « ,;r,pp,, (Gbnde
( tiff. 51 0) . Ces culs-de-sac présentent souvent la forme d'une bouteille à n col court et à ventre très-large ; d'autres fois ils ressemblent à une baie arrondie ou à un petit cœcum.
Ce qui caractérise surtout ces glandes, c'est la réunion des vésicules par groupes. Ces groupes, souvent peu considérables, peuvent constituer à eux scnis une petite glande microscopique, ou bien se réunir à d'autres masses scinblables pour former un tout organique (^ig. 305 et 512). On désigne ces groupes de vésicules sous le nom de lobules ou d'acinus (2). Les culs-de-sac glandulaires constituent, de cette manière, toute une série de glandes, dites en grappe, dont les formes et les dimensions sont très-va-
m TRAlTfi D'IllSTOLOGiE ET D^ISTOCHUIE.
ri&blcs, mais qui présentent, au microscope, une structure clémenUiR
tout à fait uniforme.
11 e5t (liflicile d'établir unelignc dedémarcation nette entre cesglaiHie<el les foUiculcs. Si ta panii de ces derniers cesse d'être lisse, si au contrairv,
elle devient inégale, bosselée, si elle se couvre de dépressions de fomir spliérique, si, en même temps, le conduit glandulaire se ramifie, il poum en résulter des formes intermédiaires aux deux espèces de glandes. On ne saura donc à quelle Tariêté le rattacher.
3° La troisiènne variété comprend les glandes dont la tnoie de tissu conjonctif semble constituer des capsules arrondies, bimècs de toutes parts (fig. 515), ri de dimensions souvent assez ron- ^idcrables. Ces capsules poivent se vider par la rupture de leur enveloppe, c'est-à-dire par déhi»ccnce ; dans ce cas, elles se détruisent, ou bien elles reslod constamment fermées, et le li< u coq» iiivroidc quidc conteuu transsude à traven . -..^r^-j. . SSr r , , '*' P^™'- ^ premier cas s'iAservt
■,Diauefondaincnliikdr tutu n>njoiiFiir;i, capsules, j ■• ■ , , , ,
4, uiiui» Riinduiiim. dans 1 ovaire, le second dans w
corps tliyroïde.
Mais jamais chez l'homme une capsule glandulaire fermée ne coostituf h elle seule une glande complète, comme nous l'avons vu pour le follicule.
Fig. »3. — CapiDlei ^liniliili
TISSU GLANDULAIRE. JM
Les quelques organes qui rentrent dans la variété de glandes dont nous parlons sont toujours composés d'un grand nombre de capsules, plongées dans une masse fondamentale de tissu conjonctif .
Remarques. (!) — Voy. Mawz, dans Uenle's et Pfeufer's Zeitschrift, 3* série, vol. Y, p. i22,elMEi88XBR, id., p. 129. — (2) On désigne également les culs-de-sac glandulaires sous le nom d'acinus; aussi, pour éviter toute équivoque, vaudrait-il mieux rejeter çotor plétement cette expression.
Le second élément constituant des organes qui nous occupent, et le plus important, est la cellule glandulaire ; ces cellules se développent aux dépens des feuillets corné et muqueux du blastoderme, et conservent tou« jours le caractère épithélial dA à leur origine.
Chez certains animaux inférieurs, les cellules glandulaires offrent une importance tout à fait spéciale. On a découvert, en effet, chez ces animaux, des organes glanduleux composés d'une scul^ cellule.
Les cellules glandulaires sont situées dans les espaces vides des glandes; tantôt elles les remplissent sans ordre et sous forme de masses serrées, tantôt elles en recouvrent la face intérieure, comme un épithélium, et elles prennent, dans ce dernier cas, une forme polyédrique. Elles sont disposées en couches simples ou stratifiées.
Dans les parties de la glande qui remplissent le rôle d'organes excréteurs, les cellules glandulaires se transforment en cellules épithéliales, sans qu'il existe souvent de ligne de démarcation bien tranchée entre ces deux variétés d'éléments. Les cellules glandulaires pourraient donc être considérées comme des cellules épithéliales modifiées. Il existe en effet plusieurs organes glanduleux dont les cellules diffèrent à peine de Tépi* thélium, au moins au point de vue anatomique.
Les trois formes de cellules épithéliales que nous avons décrites paragraphe 86, se retrouvent encore dans les cellules glandulaires. Cependant la cellule glandulaire est plus volumineuse, à cause de ses fonctions physiologiques. Aussi ces cellules ne se présentent-elles jamais sous forme d'écaillés aplaties comme Tépithélium pavimenteux; elles ont au contraire une forme cubique plus ou moins modifiée. Les cellules glandulaires à cils vibratiles n'existent pas chez Thomme, et sont du reste fort rares; jamais ces cellules ne renferment de granulations de mélanine ; on y observe par contre, assez souvent, des granulations de matières colorantes jaunes ou brunes.
Lescellules glandulaires peuventétre petites, sphériques, ou tout au moins arrondies ; tels sont les éléments qui tapissent les capsules de l'ovaire ; d'autres sont plus volumineuses, comme, par exemple, celles qu'on rencontre dans les glandes sébacées de la peau et dans les glandes de Meibomius des paupières. Très-souvent le corps de la cellule s*élargit, de sorte qu'en examinant une seule face on croirait avoir sous les yeux de l'épi-
4S4 TRAITR D'fllSTOUtGIE ET ireKIDCHIUE.
thélium pavimenteux. Les éléments cellulaires des glandes à suc gaslriqu
de l'eatotnac {fig. ^M), ainsi que les cellules du foie (Gg. 315) se pt-
Fig.SU,
j, cellule dJpourTUe d'eDtdopp«-, t, norin cnlouré par les ro^i/ï ilu corfi» de 1j cellule ; e, cellule iTtc deui nopui; i-f, cdiuin i lurdi Ir^-neU. renternuDl uns quantité
sentent sous c«tte forme. Quelquefois, en6n, les cellules gUndulaim sont cylindriques. On lesobservc dans les glandes de la muqueuse utérine, dans les glandes dites muqueuses dt l'estomac, et dans les glandes de Lieherkûlin de l'intestin (Gg. 316, d), etc. Les dimensions des cellules glandnlaircs sont très- variables. Les cellules qui tapissent les capsules de l'orairc ont de O',006 à 0-,009 de diamètit; les cellules polyédriques des glandes en grappe des muqueuses ont de 0",006 à 0-,0H de diamètre. Celles des follicules gastriques mesurent de 0",03 > B O'fOSO et celles du foie à peu près autant, etc. Ces cellules renferment des : noyaux de 0",004 â (r,006 cl O-,009 1 de diamètre ; on observe quelquefois ' deux noyaux; ils sont tuitAtrésiculevi, tantôt homogènes, et peuvent se dissoudre et disparaître complètement quand la cellule vieillit. L'enveloppe de CCS cellules est eu général fort mince et très-délicate. La masse contenue dans ces cellules est très-variable. Nous y reviendrons tout i riicure.
Fig. 316.
Les cellules glandulaires ne persistent pas longtemps à cause de leur structure très-délicate et des édianges nutritifs extrêmement actifs donl elles sont le siège ; celte destruction rapide constitue un nouveau point
TfSSU GLAflDULAIRE. 4»>
de rapprochement entre les éléments glandulaires et )cs cellules épithéliales. Il est facile de démontrer, dans certaines glandes, la courte durée de l'existence des cellules glandulaires, mais il en est d'autres où ce fait semble incertain et même contestable. Les cellules du foie (fig. 515) et des reins, par exemple, paraissent être des éléments presque permanents.
Les cellules glandulaires, de même que les cellules épithéliales, peuvent disparaître par voie mécanique, quand elles sont entraînées par le liquide excrété qui balaye une étendue plus ou moins considérable des cavités glandulaires. Quand on examine, pendant la digestion, la muqueuse stomacale, surtout chez les herbivores, on observe des quantités considérables de cellules entraînées par le suc gastrique excrété (1); de même, on retrouve dans la matière sébacée de la peau les éléments cellulaires des glandes qui la sécrètent. Il est probable que cette desquamation cellulaire est beaucoup moins intense dans certaines glandes, telles que le rein, les glandes lacrymales, les glandes sudoripares; dans la hile, il y a absence complète de cellules du foie.
Hais la cellule glandulaire peut encore disparaître d'une autre manière, pendant la formation même du liquide Récrété. Nous ne faisons pas allusion au développement tout à fait spécial des spermatozoïdes dans les cellules des canalicules spermatiques, mais à cette dégénérescence graisseuse physiologique que l'on observe dans certaines glandes : le corps les cellules subit une transformation graisseuse, la cellule se détruit, se lissout, et la matière grasse formée se mêle au liquide sécrété. Ce phéno- Dwne ae produit dans les jbndes sébacées de la peau, dans la mamelle dans les i^landes de Meibo mius et du conduit auditif externe, ainsi que dans beaucoup de glandes su doripares (2)
Ainsi donc, les culs d( lac des glandes sébacées (fig. 51 7 , a) sont tapissées par une couche de cellules ^ (a), qui peut être considérée comme un prolonge- b ment modifié de la couche cellulaire de Malpi;jhi ; ce-
j , ,, , ■ ae gouueieiuii ■, ceiiuie remplie uune groise gouiie an
pendant, les cellules qui gr.ii«;r.r, «■Uule»donll«gr»iH«.wl tn p^riieéchippée.
la composent se distinguent des dernières parce qu'elles renferment beaucoup de molécules graisseuses {b, a). Quand la quantité de graisse déposée dans le corps de U cellule devient plus considérable, cette dernière augmente de volume (fi, 6, 0, et se détache de la membrane propre (A,b); aussi trouve-t-on,
dans les cavités glandulaires, des cellules de 0°',023 à O'^yOéS de diamètre, remplies de granulations graisseuses (fi, b), ou de gouttelettes de graisse (c) ; quelquefois même la graisse se rassemble en une masse unique, ce qui donne à la cellule T aspect d'une véritable cellule adipeuse a. Pendant cette transformation, les noyaux et les enveloppes des cellules se détruisent peu à peu. Aussi trouve-t-on dans la matière sébacée de b peau, de la graisse libre et des cellules chargées de graisse comme celles dont nous venons de parler.
Des phénomènes tout à fait analogues se passent dans les glandes mammaires de la femme qui allaite. Le colostrumj c'est-à-dire le lait qui se
forme dans les derniers temps de la grossesse, renferme
O^o^o ^ a des globules connus sous le nom de globules du colos-
O Q*^ trum (fig. 318, b) ; ce sont de petits corpuscules sphé-
0 ^ riques, de 0'",013 à 0'",045 de diamètre. Us sont formés
#par des gouttelettes de graisse de volume variable, ao cumulées et maintenues ensemble par une substance ^ unissante; quelquefois ces petites masses ont une en* Fig. 318. -Globules du vcloppc ct uu noyau. Il est évident que ces globules
bit du la femme. sout dcs ccllulcs glaudulaircs, qui Ont subi la d^éoé-
* V^^'iT"^*^ rcsccnce graisseuse, ct qui sont en voie de dissolution.
lôstrum. Peu de temps après F accouchement, le lait renferme
une quantité innombrable de globules (a), c'est-à-dire de gouttelettes de graisse entourées d'une couche extrêmement mince de caséine coagulée ; leur diamètre très-variable est compris entre 0*,003 et 0"S009. A cette époque, la sécrétion devient également plus active, ce qui amène la rupture des cellules glandulaires dans l'intérieur de ^o^ gane.
Quand le corps des cellules est chargé de fines granulations composées de substances albuminoïdcs, il est plus difficile de se convaincre de la disparition de la cellule pendant la formation du liquide sécrété. Cependant on observe dans les glandes salivaires et dans les follicules gastriques un certain nombre de molécules mises en liberté, des noyaux nus, et des cellules dépourvues d'enveloppe. L'existence de ces éléments semble indiquer, d'une manière évidente^ qu'il y a eu destruction de masses cellulaires considérables. On avait déjà observé ces débris cellulaires, mais interprété à rebours Tordre des faits ; car on pensait qu'ils servaient au développement de nouveaux éléments cellulaires.
Dans d'autres organes glanduleux, au contraire, dans les reins, par exemple, les substances destinées à former le liquide sécrété filtrent à travers la membrane cellulaire ; les phénomènes se passent donc ici comme dans Tépithélium (3).
Il serait difiicile de dire aujourd'hui comment se reproduisent les cellules glandulaires; de nouvelles recherches sont nécessaires pour élucider cette question. Il est probable, néanmoins, que les cellules nouvelles se forment par le dédoublement des anciennes. On observe du reste fré-
TlSSIi GUNDULAIRE. 137
quemment dans beaucoup d'organes glandulaires des cellules à deux noyaux.
HifMJiRqi'Es. — (1) Vayci l'artido ■ Di^eGlion • de FnEntCHï, dans Mandw. d. Phys., »fil. m, I, p. 750. — (S) Voj. surtout !a Pathologie cellulaire de Vircbow, 3" édition, p. 300. — (3, Les cellules du foie éprouvent souvenl une infiltration graisseiue, loit h l'état nnrmal, chez l'cnlànt à la mamelle, soit à l'état pathologique, et qui jamais n'eD* traine la destruction des élémenls cellulaires. Ce fait rappelle les cellules adipeuses, b la fois remplies de graisse et de nénim (§ 131). Voyei, pour la dégénérescence graisseuse du foie, Fherichs, Maladiei du foie, vol. 1, p. 385; Ksilkeb, Wûnburger Terbmdlungen, toI. V|], p. 179,
La riclieesc du i-ùscau vaeculairo des glandes est cq rapport avec Tim- ])orlancc des fonctions végétatives i]e ces organes ; la forme de ce réseau est très-variable, car elle varie suivant l'agencement des éléments glandulaires entre eux. Les glandes en grappe, qui sont constituées par des culM-de-sac de forme sphérique.ont nu réseau capillaire arrondi (fig. 519) analogue à celui qui enveloppe les cellules adipeuses réunies en masse. Dans les glandes en tubes le réseau vasculaire s'étend le long des parois
n.'»«ii ïawuli
(fig. Ô06 et 520); il ressemble beaucoup à celui des muscles striés et ne reprend une forme arrondie que dans les |H>ints où les ori lices glandulaires sont étroitement serres les uns contre les autres (fig. 520 en haut et fig. 521, c(. l'ans le foie le réseau vasculaire est tréa-richc (frg. 322); les cellules de cet organe sont enveloppées par des mailles tantôt arron-
438 TRAITÉ B'HISTOUtGIE ET tmsrOGHDIIE.
dics, tantôt étoilécs (voy. (ig. 507). En dehors des organes dont nous venons de parler, les vaisseaux ne pénètrent jamais entre les cellules, iU ne font ijue tapisser la membrane propre ou les enveloppes de tissu conjonctif qui les cntourenl.
Quand les vaisseaux sanguins pénètrent dans l'organe en traversant les tuniques enveloppantes, comme par exempic dans les ganglions hinphatit|ucs, dans les glandes de Peyer , etc. , cet organe n'est pas une glande sécrétante et on le range parmi les organes lymphoïdcs.
Les échanges nutritifs trèsactifs dont les glandes sont le siège, font comprendre que ces organes soient presque toujours pourvus de vaisseaui lymphatiques. On les a étudiés d'une manière plus approfondie dans ces demio^ temps. Comme exemples nout citerons les testicules el le corps thyroïde (fig. 531 d et 523 d,/-).
Les nerfs des glandes sont encore mal connus; ils sont formés par des 6bres de Remak et par des fibres à suh- Ri-^u ïiuuiairi: du roie au ia|>in. staucc médullaire. Ilsaccom-
pagnent les vaisseaux sanguins de la glande, les canaux excréteurs, et se trouvent en rapport immédiat avec les éléments sécrétants de l'organe. Les nerfs sont en général isolés et peu nombreux dans les glandes. Nous avons vu cependant, dans un chapitre précédent (g 189), que certaines glandes, telles que les glandes sulivaires et lacrymales, possèdent un grand nombre de nerfs. Nous avons également parlé (g 185) de la terminaison des nerfs dans la membrane propre. L'étude des terminaisons nerveuses des glandes offre du reste du grandes diflicultés.
Les libres musculaires lisses jouent également un rôle important dans la composition des glandes. Elles existent tout d'abord dans la paroi du conduit ctcrétcur; puis elles forment des faisceaux déliés entre les glandes, comme par exemple dans la nmqueuse de l'estomac. On les observe également dans le tissu conjonctif qui enveloppe les culs-de-sac