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partie movenne (g 88), sont revêtus par Tépithélium pavimentcuxdu

surface de la muqueuse se modifie également dans les différentes ré-

de l'organe. Elle est lisse et dépourvue de papilles au niveau du et du corps de Tutérus; dans le col, elle présente de nombreux plis versaux (pUae palwata;) ; dans la partie inférieure du col, on observe mibreuses papilles muqueuses (6), qui renferment chacune une anse

«54 TRAITE D^mSTOlOGlE ET DWSTOGillIllE.

Tasculaire ; elles sont nombreuses au niveau du museau de tanche, ei sV tendent même dans le vagin.

Les glandes sont également distribuées d'une manière inégale (7). A« tond et dans le corps de Tuiérus, on trouve des glandes nombrease^ warées les unes contre les autres et soumises à certaines modificalioas iadtviduelles; on les appelle glandes utérines, glJ utrkmlare$; ce sonl'dci culs-de-sac, tantôt simples, tantôt ramifiés, tapissés, de cellules cjHnèiques, longs de 1",2, sur 0",04 à O'^.Oô de lai^e ; qudqudcHa, cependant, les deux dimensions sont beaucoup plus considérables. IlsrappeUent, pir leur disposition, les follicules gastriques (g 250) ou les glandes de Lid>a>kûhn de Tintestin grêle ; mais ils sont souvent repliés sur enx-mèmei dans leur partie inférieure. Us sont complètement dépourvus de membrus propre ; quand elle existe, elle n'apparaît que vers Torifice de la glande. Chez ,1e cochon, les glandes utérines sont recouvertes d*épithélium a db vibratiles. [Leydig (8).] Ces glandes disparaissent au niveau du eol;UioB trouve, entre les plis de la muqueuse, de nombreuses excavations du tiflia muqueux, tapissées de cellules cylindriques.. On attribue aux deuxespèeo de glandes, mais surtout aux dernières, la sécrétion du mucus alcalin de l'utérus. Quelquefois Forifice des glandes du col s'oblitère ; elles se dibtent alors et augmentent de volume par suite de l'accumulation du nuK» dans leur intérieur ; elles se transforment ainsi en petites vésicules arradics connues sous le nom d^œufs de Naboth.

Les vaisseaux sanguins sont.très-abondants dans Tuténis ; les plosgni canaux artériels, sont placés principalement dans les couches muscnlaini externe et moyenne. Les réseaux capillaires, assez îrréguliers, sont composés (le tubes plus épais dans les parties profondes de la muqueuse, plu:' minces dans les])arties superricielles. Les artères, de même que les capillaires, ont des parois très-minces dans la muqueuse du corps de Tuténis fort épaisses, au contraire, dans celle du col; (llenle.) Les racines veineuse sont larges et leurs parois intimement soudées avec le tissu utérin. Elb forment des plexus considérables, surtout dans les couches moyennes. Enlin les veines utérines sont dépourvues de valvules. Uouget trouve encore ici, comme dans les ovaires, des dispositions qui rappellent celles des corps caverneux.

Les vaisseaux lymphatiques de l'utérus méritent d*clre étudiés à nouveau.

Les nerfs de Tutérus proviennent principalement du plexus hypogastrique; il faut y ajouter les branches de plusieurs nerfs sacrés. On ne connaît pas encore leurs terminaisons dans le parenchyme (9). Pour les gan* fçlions et les nerfs utérins nous renvoyons au g 189.

Les ligaments larges possèdent, entre leurs deux feuillets, des faisceaui formés de fibres musculaires lisses; ces libres sont peu abondantes dans les ligamenls de l'ovaire; les ligaments ronds présentent, au contraire, des faisceaux nombreux, et contiennent également des fibres striées.

Pendant la menstruation, l'utérus reroit une quantité plus grande à

sang; en même temps il augmente de volume et devient plus lâche. Les capillaires de la muqueuse se gonflent, leurs parois se déchirent et le sang s'épanche. Le sang menstruel (g 76) est mélangé d^une quantité assez abondante d'épithélium de la muqueuse utérine, qui a été entraîné (10).

Dans la grossesse, la masse de Futérus augmente considérablement; cette augmentation porte principalement sur les couches musculaires, et consiste, comme Ta appris Tanalyse microscopique, en un développement Irès-notable des (ibrcs-cellules contractiles (g 165) que Ton peut alors isoler très-facilement ; ce développement est accompagné, au commencement de ta grossesse du moins, d'une prolifération de ces mêmes fibres-cellules (il). 11 est évident que les vaisseaux sanguins et lymphatiques participent également à cette augmentation de volume. Le |)criné prend également de l'extension. Ce fait présente un intérêt particulier ; il en résulte que les troncs nerveux de l'utérus deviennent plus épais et plus gris, les libres elles-mêmes offrent des bords plus foncés, et Ton parvient alors à les poursuivre dans le parenchyme proprement dit. (Kilian.) 11 est fort douteux qu'il y ait augmentation du nombre des libres primitives.

Nous avons encore à parler de la transformation la plus importante, c'est-à-dire de la métamorphose de la nmqueuse. Même avant Tentrée de l'ovule dans la cavité utérine, la muqueuse devient plus épaisse, plus molle, plus vascularisée ; ses éléments fibreux prolifèrent, ses follicules prennent une extension très-considérable et deviennent trois ou quatre fois plus longs qu'ils ne Tétaient primitivement ; la muqueuse elle-même se détache de la face interne de l'utérus et recouvre l'ovule; on la désigne alors sous le nom de membrane caduque ou decidna (12). Après l'accouchement (1*)), une nouvelle nmqueuse et de nouveaux follicules muqueux se forment à la surface de la cavité utérine ; en dehors de ce cas, on n'observe jamais de régénération de ces deux tissus dans les conditions normales. Les fibres-cellules contractiles éprouvent dans cette période une régression graisseuse; elles diminuent de volume et se détruisent même en partie.

Remarques. — (1) Voy. Kœllikrr, Mikrosk. Aiiatomits voL 11, H* partie, p. 44U;GEn- UCH, llandbuch, p. 398; Todd et Bow-man, bc. cit., p. 554; Farrk, dans son article: « Utérus, » (laiis Cyclopspdia, vol. V, p. 597 et 0'2o; puis Kilian, dans llenle's und PfeuftT's Zeitschrift, vol. VIII, p. 55, et vol. IX; p. 1 : enfin Henlb, dans Eingeweidelehre, Traité de aptauchnologie, p. 4Gô et 4^0, oITyleb Smith, On Leucorrhœa. London, 1855, pM. — (2) IIerlk^ qui a donné de belles ficaires de ces dispositions, croit que Tainpoulc est le point où a lieu la fécondation, et la désigne sous le nom de reteplaculum semirnis (p. 470). Pour la strui ture de Toviducle des mammifères, voy. Meyerstein, dans Henle's und Pfeufer's Zeitschrift, 3 R., vol. XXIII, p. (io. — (5) Assez souvent une des franges s^allonge et forme une petite vésicule à long pédicule qne Ton a appelée Thydatide àê Morg:igni. — (i) Kœlijkeii, loc. nt., p. 441, jiinsi que Kasper, De structura fibrosa Qteri nongravidi. Vratislavia*, 1840, Diss., et Schwartz, Observationes microscopicae de decursu musculorum uteri etvaginic hominis. Dorpati. 1850, Diss. — (5) On a décrit fort difTéfemment la disposition de l'épithélium dans Tutérus. D*après Hesle, le tissu mu-" queux du corps de l'utérus se rapproche beaucoup du tissu conjonctif lymphoïde réticulé ; tandis que dsïns le col ce tissu est plus ferme et mêlé de faisceaux de tissu conjonctif ordi-

G5() TKAITÉ D1J1ST0L0G1E ET D*HISTOCHl]il£.

iiairc. — ({')) Yoy. Tyler Smith, Med. chir. Transact., vol. XXXV, p. 357 ; Kolliker, Ge»ebelehre, Histologie, 4* édit.,p.566; IIknle, Eingeweidelehre, Traité de splanclmoloçit • p. 46t2. — (7) BisciioFF, dans Muller*s Archiv, 1^<46, p. Ili ; Wekbr, Ziisalse lorM» vorii fiau und den Verrichtungcii dcr t-eschlcchtsnrgane. De la structure et de$ foncnv^y des organes (jêr.ilaux, Leipzig, i8i6; Hobin, dans Archives générale? de médeàK. série 4, toine XVIL p. Ilû et 405, et tome XVIII, p. i86;RKicHEiiT, dans Muller's Aitiv. 1848, p. 78. — (8) Mùller's Arcliiv. 1852, p. 375. — (1^) A côté des ouvrages noate» cites p. 585, note 15, consultez encore : S.>ow BtcK. dans Phîl. Transat t, 1K40, put. H. p. 21»; Lek. Lectures on ihe theory and practice of uiidwifer)'. London. 1844, p. 98, et Memoirs on tbe ganglia and nervos of the utérus, london, 1840; Kilia^, (oc. ci^.toIA p. 41. — (l(t) Pondant la menstruation, de véritables lambeaux de la mu([ueuK. oi même cette membrane tout entière, peuvent être détacbés (Farre, loc. cit. y p. 644).- (11) Kœlmkei',, dans Zeitscbr. f. wiss. Zoologie, vol. 1, p. 72. — (12) W'lbcii, /«h*, fir.. p. 30, et Robin, Heichert, ainsi que Tood et Bowmah, p. 570. — (43) Ici enc^ire il règv des doutes, et beaucoup d'auteurs admettent que la muqueuse se régénère dans une pémôe antérieure de la grossesse.

Va(j'ni. — Le vagin est un tulie extensible qui ofTre à peu près la niénir structure que celle des organes génitaux internes. On y trouve d'abordunt tunique de tissu conjonctif, lâche extérieurement, plus résistante intê rieurement, et abondamment pourvue d'éléments élastiques ; au-desson» de cette membrane est située une couche musculaire formée de faisceau ainiulaires extérieurs et de faisceaux longitudinaux internes. La muqueuse vaginale est pourvue de nombreux plis et de saillies (columnae rugarum); iià- ' dessous de Tépithélium pavimenteux stratifié, dont nous avons déjà |Mirié. on observe de nombreuses papilles analogues à celles du col de rulérus. Ou ne trouve aucune glande dans cette muqueuse; la sécrétion vaginale i une réaction acide.

L'hymen est formé par un repli de la muqueuse.

Les vaisseaux sanguins du vagin ol'frent une disposition différente dan» les trois tuniques de I organe. Les réseaux veineux y sont surtout développés. Les vaisseaux lynq)hatiques sont peu connus (2). Les nerfs proviennent (lu grand sympathique et du plexus honteux ; leure fibres se divisent et, chez Thomme, on ne les voit pas se lerminer dans les papilles. Cliezie lapin on observe des masses terminales.

Les organes génitaux externes de la femme se composent du clitoris, des grandes et des petites lèvres.

Le capuchon du clitoris est formé par un dédoublement de la nluqueu^e; le gland est recouvert par une muqueuse pourvue de nombreuses papilles. Les corps caverneux offrent une structure analogue à celle des parties caverneuses des organes génitaux de Thomme (Voy. plus bas).

Les |)elites lèvres ou nymphes sont également formées par des replis de la muqueuse. On y trouve de nombreuses papilles et du tissu conjondif trcs-vasculaire, mais dépourvu de cellules adipeuses. On y rencontre aussi de nombreux follicules sébacés, que Ion observe, du reste, déjà à Tentrée du vagin (3i.

Les grandes lèvres sont formées par des replis de la peau très-riches en tissu adipeux; leur face interne présente encore la consistance d*une membrane muqueuse, mais leur face externe possède la structure de la peau proprement dite. Elles logent de nombreuses glandes sébacées qui viennent s'ouvrir à la base des follicules pileux.

Dans le vestibule et à l'entrée du vagin on trouve des glandes muqueuses en grappe ; elles offrent la structure ordinaire de ces glandes. Les deux glandes de Duverney ou de Bartholin, dont les dimensions sont beaucoup plus considérables, puisqu'elles atteignent jusqu'à 12 millimètres de diamètre, offrent la même structure, et possèdent des conduits excréteurs assez longs qui débouchent dans le vestibule. Elles correspondent aux glandes de Cowpcrde Tappareil génito-urinaire de Thomme ; elles sont revêtues de cellules cylindriques peu élevées et contiennent un liquide clair, épais et muqueux (4).

Les vaisseaux sanguins ne présentent rien de particulier, si ce n'est dans les corps caverneux. Les vaisseaux lymphatiques ne sont pas suffisamment connus ; il en est de même des nerfs qui proviennent du grand sympathique et du plexus honteux. D'après Kœlliker, ces nerfs se terminent dans quelques papilles du clitoris, d'une manière analogue à celle des corpuscules du tact ; Krause a du reste démontré l'existence de masses terminales et de corpuscules terminaux, en forme de mûres, dans la muqueuse du clitoris (5).

Remarques. — (1) Outre les traités cités dans le paragraphe précédent, voy. encore Masdt, dans Uenle's und Pfeufer*s Zeitschrift. voL Vil, p. 1. — ("2) Teichmarn, loc, cil,, p. 100. lisME trouva quelques follicules lymphatiques dans la muqueuse vaginale (/. c, p. 450). — (3) Wenpt, dansMùller s Archiv, 1854, p. 284; Burckuardt, dans Foriep's N. Notizen, vol. VI. p. 117 ; Ulguier, dans Ann. de se. nat., série 3, vol. XIII, p. 239. — (4) TiEDEMAxx, Von den Duverney'schen, Bartholini'schen oder Cowper'schen DrUsen des Weibes, elc, Des glandes de Duverney, de Bartholin ou de Cooper, chez la femme. Heidelberg, 1840. — (5) A. Polle, Die Ncrven-Verbreitung in den weiblichen Genitalien bei Mensch und Saugethieren, Les ramifications nerveuses dans les organes génitaux femelles chez l'homme et les mammifères. Gottingen, 18(55.

Mamelles. — Les glandes mammaires (1) n'atteignent leur entier développement que chez la femelle et, par suite, la faculté de sécréter; elles appartiennent au grand groupe des glandes en grappe, comme nous Tavons déjà dit plus haut, mais elles s en distinguent, parce qu'elles ne débouchent pas dans un conduit excréteur unique ; elles possèdent, en effet, de 1 8 à 2U canaux excréteurs connus sous le nom de canaux galaclophores. Ces canaux conduisent au dehors le liquide sécrété par les dilïérents lobules, ou, pour mieux dire, par les différentes «glandes qui composent la mamelle.

Nous avons déjà décrit la structure des glandes en grappe ; il nous sufiira donc de dire ici que les culs-de-sac terminaux de la glande mam-

058 TBAITË D'EUSTOLOGIË ET D'HISIOGHOUE. 1

maire sonl formés par une membrane propre homogène et se diatiDganl | nettement les uns des autres ; ils sont arrondis ou piriformes, et ont, « moycnoe.de O-.lîàO^.W de diamètre (fig. 484,), s, a). Les lobules et W lobes de la glande sonl eoveloppés par du Usau codjonctif très-riche en cellules adipeuses; c^ett î cette enveloppe que lein»

melles doivent leur fonu arrondie et leur sotba lisse. Ici nous trouvons encore autour des vésiculo le réseau vasculairc qui caractérise les glandes m grappe. Ou n'a obsenr jusqu'à présent quelért peu de ner& dans riolérieur de la glande duidmaire ; d'après les ei{Kricnces laites sur les m» mifèrcs, ces nerfs ne soublent exercer aucune ictîoa sur le phénomène de h sécrétion lactée |2). Li face interne des vésicul»

est revêtue par des cellules ordinaires, cubiqoet ' ou polygonales, d'enTÎnm ': O-.Oiâ de diamètre.

Les canaux excréle<lr^ se terminent entre les ride!

du mamelon par des orifices dcO'°,t)dc diamclre environ.

Si on les poursuit dans la glande, on les voit traverser )e nuiaeloa sous Torme de canaux de l"*,! à 1 millimètres de diamètre ; à la base du mamelon ilss'élargisïentel forment des ampoules allongées, de 4à6iRillimètres de diamètre, auxquelles on a dunné le nom de réservoirs ou de divorticulcs des canaux galoctopliorcs (sacculi lactiferi). Ces canaux k rétrécissent de nouveau, et n'ont plus alors que 2 à 4' millimètres de diamètre ; ils se bifurquent bientôt et vont se rendre aux difTérents lobe* de la glande.

Les canaux galactophores de gros calibre sont tapissés par une coocbc de cellules cylindriques, tandis que les plus étroits sont revêtus par dei cellules glandulaires ordinaires. La paroi est formée pai* du tissu coa-

APPAREIL GÉMTAL. 659

jonctif, avec une couche intérieure de fibres élastiques annulaires ; quelquefois aussi on rencontre des fibres musculaires lisses près des lobules. {Heale <3).|

Le mamelon et l'auréole, qui se distinguent par leur coloration plus foncée, et qui sont conlractiles, renferment beaucoup de fibres musculaires lisses. Dans le mamelon, on trouve surtout des fibres transversales entre- croisée s et peu de libres longitudinales ; dans l'auréole, ces fibres sont surtout circulaires et sont croisées par des faisceaux rayonnants. (Henle (4).] Dans le mamelon on trouve de nombreuses papilles et dans l'auréole des glandes sébacées.

Noua indiquerons de suite le mode de développement de la glaude mammaire. Elle se forme au dépens du feuillet corné qui lui donne naissance comme aux autres glandes cutanées {% 200) ; dans le quatrième ou le cinquième mois de la vie intra-utérine , la glande apparaît sous forme d'une masse solide, arrondie et aplatie, enveloppée par la couche fibreuse de la peau; elle est composée de cellules du réseau muqueux deMalpighi. (Langer, Kœlliker(5).| Après quelques semaines (fi^. 485) on remarque que, les cellules continuant toujours à se multiplier, le premier mamelon central (a) se couvre de bourgeons (&, c) qui constituent les premiers vestiges des conduits galactophores. Plus tard ces bourgeons se ramilient à leur tour et forment de nouveaux bourgeons (c) ; mais jusqu'au moment de la naissance (lig. 4)i4, 3) on n'observe aucun rudiment de vésicule glandulaire.

A partir de ce moment la glande se développe surtout par ses parties périphériques. Ce fait est, sans doute, en rapport avec la forme discoïde de l'organe. (Langer.) Les canaux galactophorcs de la glande mammaire des nouveau-nés sont composés d'une paroi fibreuse tapissée d'une couche de petites cellules. A l'extrémité de ces canaux, on observe des amas de cellules en forme de massue, destinés à la l'onnalion de nouveaux conduits glandulaires. .

Pendant l'enfance, les vésicules terminales ne se développent pas. Les canaux seuls se divisent et se multiplient ; ce fait s'observe aussi bien diez les garçons (lig. 4S4, t) que chez les filles (5). Cependant, même chez l'enbnt, la glande mammaire de la femme est plus développée que celle de l'homme.

Les vésicules glandulaires ne conunencent ii .se fermer, chez la feiume, qu'au moment de la puberté ; elles apparaissent alors en grand nombre et d'une manière assez rapide, aussi les mamelles devieuneut-elles plus

bombées à cette époque. Mais pendant toute la période vii^nale, Iwgane est encore loin d'atteindre son entier développement, qu'il nacquiert qu'au moment de la première grossesse. Cet état se mainiieni ensuite pendant toute la période de fécondité de la femme ; seulemcnU quand la glande est à l'état de repos, sa masse diminue de volume et une partie des vésicules glandulaires se détruisent. Enfin, quand Tappireil génital de la femme cesse de fonctionner, la glande mammaire éprouve une dégénérescence : toutes les vésicules terminales disparaissent peu à peu, les petits canaux glandulaires se détruisent, et tous ces éiémeoU sont remplacés par du tissu adipeux.

Chez riiomme, la glande mammaire |fig. 484, 6 (6)] n'atteint jamiis le même développement que chez la femme, abstraction faite de quel- (|ues exceptions fort rares (7); les canaux seuls se ramiOent et s'étendent; quant aux vésicules sécrétantes de la glande, elles ne se forment jamai;». (Langer.)

Remarques. — (1) Outre les ouvrages déjà cilés, voy. Â. Cooper, The auatoniT of tk brenst. London, 1839; Fetzbr, Ueber die >^'eiblichen Brûste, Sur les mamelles de It femme. Wurzbui^g, 1840, Diss. ; Lakqer, dans Denkschriflen der Wiener kkaÀeak, vol. 111, II* partie, p. 25. — (2) Eckiiard. BeitrUgc zur Ânatomie und Physiologie, voLL cah. 1. Giessen, 1855, p. 12. — (5) Jahresbericht de 1850, p. 41. — (4) Voy. sonTiaiir de splanchnologie, p. 525 ; ëberth, dansZeitschriftf. mss. Zoologie, vol. Xli, p. 365. — (5) Lakgbr, loc. cit. ; Kœllikek, p. 475. — (6) Outre le travail deLàiCGEit, consuUei «■core celui de Luschka, dans Mtiller's Archiv, 1852, p. 402. — (7) Voy. Uoschkb, Emge veideleiire. Traité de splanchnologie. Leipzig, 1844, p. 530.

Lait. — Le lait est un liquide opaque, blanc bleuâtre ou blanc jaunâtre, d'une saveur faiblement sucrée ; il offre une réaction légèrement alcaline; son poids spécifique est, en moyenne, de 1,028 à 1,0.14. Quand il est expose à Tair pendant un certain temps et en repo«. il se séparé en deux couches : Tune supérieure, plus riche en graisse, plus épaisse et plus blanche, c'est la crème, l'autre inférieure plus fluide. Après un temps plus long la réaction devient acide, par suite de la transformation du sucre de lait en acide lactique, et la caséine se coagule tout aussitôt ; nous avons déjà vu que cette substance peut éprouver la même transformation quand elle est mise en contact avec la muqueuse stomtcale (g 12).

Au point de vue anatomique (1 ) le lait est composé d'un liquide transparent, qui tient en suspension un nombre considérable de globules de graisse ; le lait est donc une énmlsion.

Les globules du lait (fig. 486, a), dont nous avons déjà indiqué les caractères optiques, ont, en moyenne, de 0'",002 à O'",009 de diamètre. Ces globules ne se confondent pas immédiatement ; mais on peut obtenir leur fusion en ajoutant un peu d*acide acétique au liquide ; du reste, chacun de ces corpuscules possède une enveloppe fort mince, com-

posée d'une substance protéique, la caséine. Les caractères fournis par le colostrum^ lait qui se forme dans les derniers temps de la grossesse et dans les premiers jours après l'accouchement, ou n^ o

morne encore plus tard, dans des conditions anor- ^^ \q''

nnales, ne sont point les mêmes. Il est plus alcalin, o^

plus riche en substances solides et en sels ; il renferme ^

de plus, outre des globules de graisse, des corpuscules du colostrum (b) ; ce sont des corps arrondis, de

0",013 à 0'",04 de diamètre, qui sont formés par un ^^^^^

amas de fflobules de graisse maintenus réunis par une Fig- *^- - Éléments fi>r.

- ^ . .r\i P'-i . n • '"^'* *^""* *^" suspension

substance unissante. (Juelqueiois ils sont renfermes dans in lait do rhommc dans une enveloppe ; ils peuvent même présenter un "' ^^J^^lZ au io\o>intm^' noyau au milieu des globules de graisse (2).

A l'analyse chimique (5), on trouve dans le lait de Teau, un corps proétique, la caséine (g 12), des graisses neutres (§ 19) et un sucre, le sucre de lait (§16). Il faut y ajouter des matières extractives et des substances minérales, ainsi que des gaz libres, surtout de Tacide carbonique, mais aussi de l'azote et de Toxygène. (Hoppe.) Comme principes anormaux, on peut trouver Turée, Phématine et la matière colorante de la bile. La caséine est combinée à la soude ; une partie de ce corps est dissoute, le reste est coagulé, comme nous l'avons déjà dit, et forme l'enveloppe des globules. Ce qui est remarquable, c'est la for le proportion de phosphate de chaux contenu dans le lait. Il n'est pas certain que le lait renferme do l'albumine ; mais cette substance existe sûrement dans le colostrum. Les graisses neutres sont représentées par les graisses ordinaires ot d'autres qui donnent, par la saponification, les acides butyrique, caproïque, caprylique et caprique (g 19). Nous hvons déjà parlé de la forme sous laquelle ils se présentent. Le sucre do lait est en dissolution, ainsi que les matières extractives et la plus grande partie des substances minérales ; ces dernières sont : les chlorures de sodium et de potassium, des phosphates alcalins et terreux, la potasse et la soude combinées à la caséine, et du fer. Les sels insolubles sont ordinairement en quantité prédominante (4).

On désigne sous le nom de « lait de sorcière » un liquide laiteux qui est sécrété pendant quelques jours par les glandes mammaires des enfants nouveau-nés (5).

Quant aux proportions de ces différentes substances, elles sont trèsvariables chez l'homme suivant les individus, et le mode de nutrition ; ces variations sont plus grandes encore chez les différents mammifères. Comme exemple nous citerons une analyse de Simon. 1 ,000 parties de lait contiennent :

Eau 880,6

Caséine. 37,0

Sucre de lait 45.4

Corps gras 54.0

Matières extractives et sels 3.0

60i TRAITE DinSTOlûGIE n D'flmOCHIlUB.

D'après Simon, la proportion de caséine contenue dans le lail de la fenune est, en moyenne, de 3,5 pour 100 ; celle des corps gras est de 3,5 à 4 pour 100 ; celle du sucre de lait, de 4 à 6 pour 100 ; les sek (parmi lesquels les phosphates terreux prédominent) y entrent dans la propoitioD de 0,16 à 0,20 pour 100.

Dans le colostrum on trouye 4 pour 100 de caséine, 5 pour 100 de graisse, et, immédiatement après la naissance, jusqu'à 7 pour 100 de ncre de lait. (Simon.)

La quantité de lait sécr^ par la femme qui allaite dépasse, en moyenne, 1 ,000 grammes par jour ; en deux heures une glande mammaire sécrète environ de 50 à 60 grammes de lait. [Lampérierre (6).]

Le lait est destiné, comme on le sait, à former la nourriture de Teofant à ia mamelle, aux dépens des principes nutritifs du sang maternel; le lait est Taliment type.

Si nous comparons les principes du lait avec ceux du plasma sanguin (§ 75), nous trouvons que les substances minérales sont les seules qui traversent simplement l'organe, à peu près comme Turinedans les reins. Les trois séries de substances organiques ne sont pas préformées dans le sang, ou ne le sont du moins qu'en partie ; parmi les premières, nous trouvons la caséine et le sucre de lait, auxquels donnent sans doute naissance les substances albuminoides et le sucre de raisin. Les corps gras préeiistent dans le sang. — Il est donc probable que la glande mammaire poisède les propriétés d un ferment ; une partie des corps gras du lait doit également se former dans Tintérieur des cellules.

La formation du lait dans l'intérieur des vésicules glandulaires (7) se fait à peu près comme celle de la matière scbacôe de la peau. Les cellules glandulaires deviennent plus volumineuses, se remplissent de graisse (fig. 484, 2, b), et arrivent ainsi à se détruire d'une manière physiologique. Comme le colostrum ne se forme qu'avec une faible intensité, on trouve encore dans ce liquide des cellules, ou au moins leurs débris; mais la production du véritable lait est beaucoup plus abondante ; aussi les cellules se dissolvent-elles complètement dans l'intérieur de la glande, et les gouttelettes graisseuses, devenues libres, apparaissent sous forme de globules du lait. C'est aussi dans la cellule que doivent se former la caséine et le sucre de lait. Du reste, les cellules glandulaires doivent constituer nécessairement des éléments fort peu stables chez la femme qui allaite.

Remarques. — (I)Henle, dans Froricp'sN. Notizen, vol. XI, p. 53; Nasse, dansMûllers Ârcbiv, 1840, p. 259; vak Blere!!, Observationes microscopicx de lacté. Trajeoti ad Rhenum, 1849, Diss. — (2) Donné, dans Miiller\s Archiv, 1839, p. 182 ; Simon, id., 1839, p. 10 et 187 ; Reinhardt, dans Virchow's Archiv, toI. I, p. 52. — (3) Parmi les ouTrages très-nombreux, nous mentionnons seulement : Lehmarn, Pbysiol. Cbemie, ¥ol. U, p. 287. et Zoocbemie, p. 246; Simon, Die Frauenmilcli nach ihrem chemischen und phjsiologi- .schen Verhalten dargestellt, Le lait de la femme au point de vue chimique et physidogique, Berlin, 1838, et du même, Handbuch der med. Ghemie, toI. II, p. 276; Scherib, dans son article : « Milch, » Lait, dans Handw. d. Phys., vol. II, p. 449; Haidlen. dans Annalen,vol.XLV,p.273;ScHLOS8BRRGER. id.,Tol. LI,p.431, et LXXXVil. p,317; Terroir

et BioQUEREL, dans le journal de Krdmann, vol. LYIII,p. 418 ; Boedeceer, dans Annalen. vol. XCVIl, p. 150, et dans llenle's und Pfeufers Zeitschrift. N. T., vol. VI, p. 201, et 3 B,, vol. X, p. 161 ; IIoppe, dans Virchow's Archiv, vol. XVII, p. 417 ; Gorup, Physiol. Cheniie, p. 385. — (4) Avec le lait de la vache, Weber (Annales de Poggendorf, ▼ol. LXXXI, p. 412) a obtenu, sur 100 parties de cendres, les proportions suivantes : chlorure de potassium, 9,49; idem de sodium, 16,23; potasse, 23,77; chaux, 17,31; magnésie, 1,90; oxyde de fer, 0,33; acide phosphorique, 29,13; acide sulfurique, 1,15, et silice, 0,09. — (5) Gubler, dans Gaz. méd. de Paris, 1856, p. 225; Schlossberger, dans Annalen, vol. LXXXVIÏ, p. 324. Voy. aussi Scanzoni, dans Wtirzburger Verhandlungen, vol. Il, p. 300. — (6) Comptes rendus, tome XXX, p. 173. — (7) BEiNnARDT, loc. cit.; WiLL, Ueher die Milchabsonderung, Sur la sécrétion du lait, Erlangen, 1850, Programme.

Appareil génital de t homme. — L'appareil génital de l'homme se compose des deux testicules, qui sont enfermés dans les bourses ou scrotum, des conduits éjaculateurs qui débouchent dans l'urèthre, de l'appareil de la copulation, et enfin des organes accessoires. Ces derniers sont : la prostate, les deux glandes de Cowper et les vésicules séminales.

Le testicule, testis^ teaticulus (1), qui est coiffé d'un appendice, Tépïdidyme, est une glande formée par l'agglomération d'un grand nombre de tubes étroits, très-contournés, que Ton appelle canaux séminifères ou canalicules spermatiques, îubuU séminales. Le testicule est recouvert, en premier lieu, par une tunique fibreuse, solide et résistante, très-épaisse et blanchâtre ; c'est la tunique albuginée ou tunique propre du testicule (§135). — Celle-ci est enveloppée par un sac séreux mince, la tunique vaginale propre, dont le feuillet interne (t. adnata) est soudé avec la membrane albuginée. Enfin, le testicule et le cordon spermatique sont encore entourés par la tunique vaginale commune ; c'est une dernière membrane extérieure, résistante, composée de tissu conjonctif ; elle est séparée de la tunique vaginale propre et de l'épididymepar une couche de fibres-cellules contractiles [Kœlliker (2)] ; extérieurement, elle est recouverte par le crémasler, qui est formé de fibres musculaires striées. La tunique vaginale commune du testicule communique extérieurement, par du tissu conjonctif non formé, avec la couche musculaire du scrotum ou le [iartos (§ 163), qui est lui-même recouvert par la peau.

En enlevant la tunique albuginée, on remarque des cloisons nombreuses, mais incomplètes, formées de tissu conjonctif, qui pénètrent dans l'intérieur de la glande.

Ces cloisons divisent le parenchyme en lobules (fig. 487, fr), de forme conique, et dont le sommet est dirigé en arrière et en haut; puis elles pélètrent dans la partie supérieure de l'organe, dans une masse conique Tès-compacte, appelée corps d'Highmore, et dont la base se prolonge dans a tunique albuginée.

Chacun des lobules que nous venons d'indiquer est composé de plurieurs canaux séminifères, excessivement longs et diversement contour-

Wi

nés, de (}"',\iàO'',\^ de diamètre ; ces canaux se divisent, R'anastamoEtnl, et se terminent en cul-de-siic ou en formant des anses. Au sommet dutobuie, ils se réunissent ensuite en un conduit plus large, droit, de (r,3 i O",? de diamètre ; c'est le canal séminifère droit (c), qui pénètre dans \t corps d'IIighmore, s'anastomose sous forme de réseau avec d'autres tuLa semblables, et constitue ainsi le rete vaseulosum testis (d). De ce dernitt naissent neuf à dix-sept conduits plus larges, les vaisseaux eflërenls («); ils sont d'abord droits et perforent ainsi la tunique albugince, puis il> »

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rétrécissent de nouveau, deviennent fiexueui et ondulés, et forment alon un certain nombre de lobes coniques, ou coiii vasculost ('/), qui cotutilucnt la tête de l'épididyme.

Ces canaux se réunissent peu à peu et constituent un tube unique (g, g), de 0'°,'2 à 0'°,4 de diamètre, qui se replie plusieurs fois sur lui-même et constitue ainsi un corps allongé, appelé le corps ou la queue de l'épididyme.

Peu à peu le canal qui constitue l'épididyme devient moins contourné, plus droit, plus lai^e, et prend le nom de canal déférent {h). Il a alors près de 2 millimètres de diamètre. Souvent il reçoit encore une branche

); (, tunique idicDEiCF fw

latérale assez courte, flexueuse, terminée en cul-de-sac ; c'est le vas aber-

rans de Haller (i).

Passons maintenant à la texture de la glande séminale (3) . Nous y trou-

vonsd'abord une charpente molle, formée de tissu conjonctif (Tt)^. 489, !,(/),

riche en noyaux et en petites celhileR

chez les Jeunes animaux ; cette char- ' pente part de la capsule et des cloi- ' sons (5) et traverse tout l'organe.

Ses travées sont d'épaisseur variable; elles ont de O^.Oi à O^.OS

et 0"',01 de diamètre chei le veau.

Les lacunes de la charpente sont

occupées par les canalicules sémi-

nifères. Ceux-ci (fig. 488, 489, I,

0, 490, 0, b) présentent un diamètre moyen de 0",12 à 0"°,13. Le microscope nous apprend qu'autour

de la mpmbrane propre, qui est homogène et dont l'épaisseur est de O^tOOS environ (fig, 489, h, a), on trouve encore une autre tunique extérieure ; celle-ci se distingue nettement du tissu conjonctif interstitiel ; elle est résistante, de nature fibreuse; elle possède des noyaux allongés, et présente, en moyenne, de 0"',004 à O^.OOO d'épaisseur (fig. 488, 6, 489,

1, 2, b). L'espace central est rempli de cellules (lig. 488, b, 489, 1, a, 490, 6) ; celles qui sont à la périphérie rappellent la disposition des épiihéhums et recouvrent la membrane propre. Les cellules des canalicules ont, en moyenne, deO'-.Ol à 0",015de diamètre; elles sont, en général, arrondies ou polygonales, et contiennent, chez les sujets jeunes, une masse assez pâle et fine- r ment granuleuse ; chez l'adulte, les granulations graisseuses deviennent de plus en plus nombreuses dans le corps de la cellule.

Le canaliculc sémînifère conserve cette texture jusque dans le rote \ testis, où l'enveloppe fibreuse extérieure se soude, pour un instant, avec le corps (l'Hîghmore. Les canaux qui partent de ce réseau s'entourent peu à peu, à mesure que leur diamètre augmente, d'une couche circulaire de fibres lisses (4), qui se trouve renforcée plus loin, dans le corps de l'épididyme, par deux autres couches musculaires longitudinales situées en

liisetui unguitm

666 TRAITÉ D*HISTOLOGIE ET D'HtSTOCHIMIE.

dehors et en dedans de la première ; la même disposition s^obsene cbor dans le canal déférent.

Nous avons déjà parlé plus haut de répithélium à cils vibratiies deTeiididyme (§ 93).

Les vaisseaux sanguins du testicule sont formés par des brandmi l*artère spermatiquc interne. Ils arrivent dans Porgane par sa surfurotérieure et parle corps d'Highmorc, et se ramifient d'abord dans les disons, pour envelopper finalement les canalicules séminifëres par des nseaux capillaires assez larges, à mailles allongées, composés de tnhesi peu ondulés, de 0".0i à 0",004de diamètre (fig. 489, 1 , e; fig, 490,(l L*épididymc reçoit moins de vaisseaux ; ils sont fournis par l'artère à canal déférent. Les veines sont analogues aux artères.

Les voies lymphatiques du parenchyme testiculaire sont revêtues p les cellules vasculaires caractéristiques (Tommasi), et occupent le tii conjonctif interstitiel ; elles forment un réseau très-riche et continu, n» posé de véritahles canaux (iig. 489, \, e; fig. 490, </). Sur des Ht6m transversales on peut voir que les vaisseaux lymphatiques forment, anla des canalicules spermatiqucs, des anneaux complets, composés detab de 0'°,0i à 0'°,02 de diamètre, qui se renflent au niveau des anastOM» des canalicules.

Dans quelques points, le courant lymphatique enveloppe les sanguins. De ces canaux en partent d'autres, qui pénétrent dans les breuses cloisons des lobules. Ces canaux se réunissent au-dessous de k tunique albuginéc, pour former un réseau très-dévcloppé, composée tubes plus larges ; ces derniers traversent l'albuginée elle-même et y farment un réseau très-riche, dont les vaisseaux possèdent des vabik Enfin, ces vaisseaux se réunissent à ceux de répididyme (5) et des laques vaginales pour former plusieurs troncs lymphatiques qui soimllc trajet du cordon spermatiquc.

Les nerfs du testicule proviennent du plexus spermatiquc ; leur wùk de terminaison est encore inconnu.

Nous avons encore à parler de quelques organes qui sont en coimmi' cation avec les épididymes. Ce sont tout d'abord les hydatides de Il^ gagni (6). Elles se présentent sous deux formes différentes; tantôt c'ot une vésicule pédiculée, appliquée sur la face antérieure de la tête de répididyme; le pédicule est résistant, composé de tissu conjonctif; bfêàcule contient un liquide transparent, des cellules et des noyaux. D'aib» fois, et c'est le cas le plus fréquent., Thydatide de Morgagnî se préserie sous Taspect d'une masse en forme do massue, à peine pédiculée, «imfk ou lobulcc, et aplatie ; son siège est variable, et quelquefois elle comninique avec le canal de Tépididyme.

Enfin, on rencontre sur le bord postérieur du testicule, entrelateleA répididyme et le canal déférent, un petit corps aplati, composé de qidques nodules blanchâtres, lâchement réunis entre eux. Chacun decei*^ dules est fornu* par un petit tube, fermé à ses deux extrémilét, qui$Ml

'orgies ; ce tube est replié sur lui-même en forme de glomérule. Il contient un liquide clair ; la face interne de la paroi, formée de tissu conjonc- Hif, est recouverte par de l'épithélium pavimenteux dont les cellules ont lubi la dégénérescence graisseuse. Cet organe est connu sous le nom de 'leorps innominé [Giraldès (7)], organe de Giraldès [Kœlliker (S)], ou paré- ^pididyme [Henle (9)]. Chez le nouveau-né, et même encore chez les en- ■fimts de dix ans, on trouve cet organe dans tout son développement ; plus îtard il s'atrophie.

f L'histoire du développement (10) du testicule nous a fait connaître, en : partie, Torigine de ces organes secondaires.

I Le testicule se forme, comme rovaire(§ 277), sur le bord interne du eorps de Wolff; ses éléments glandulaires proviennent également du feuillet corné; la charpente et les vaisseaux sont formés aux dépens du I feuillet embryonnaire moyen. Les canaux du corps de Wolff, presque i sans importance dans Tappareil génital de la femme (le parovarium en reparésente un reste), se transforment ici en épididyme, tandis que le con- I doit du corps de Wolff donne naissance au canal déférent. L'organe de Gi- I laldès, Thydatide de Morgagni non pédiculée et le vas aberrans, sont également des débris du corps de Wolff.

Mais à côté du canal du corps de Wolff en apparaît de bonne heure un

f autre, c'est le conduit de Mûller. 11 subit également des transformations

I très-différentes, suivant le sexe. Chez la femme, il donne naissance aux

r ovaires et à Tutérus, c'est-à-dire à des parties excessivement importantes ;

1 il se détruit, au contraire, presque complètement dans l'appareil génital

[ de l'homme. Son extrémité supérieure se conserve seule et forme l'hyda-

tide pédiculée de Morgagni dont nous venons de parler; ses extrémités

inférieures se réunissent et constituent l'utérus masculin ou la vésicule

prostatique des anatomistes.

Remarques. — (1) A. Couper, ObserTations on the structure and diseases of the testis. London, 1830; Laoth, Mémoire sur le testicule humain, dans les Mém. de la Société d*hi8t. nat. de Strasbourg, tome i, 1830 ; G. Krausb, dans MtlUer's Archiv, 1837, p. 20. Toy. encore Geruch, Handbuch, p. 364; Kœlliier, Mikrosk. Anat., ¥ol. II, part. II, p. 388, ainsi que son Handbuch, 4* édit,, p. 540 ; Henle, Eingeweidelehre, Traité de $planchnologie, p. 3Î8;Ecker, Icon. phys., tab. 9, fig. 8 et 9. Ludwig cITomsa ont étudié les voies lymphatiques, Wiener Sitzungsberichte, toI. XLIV, 2, p. 155 (communication provisoire), et vol. XLVI, p. 221 (description détaillée), de même que Fret, dans Virchow's Archiv, vol. XXVIll, p. 563. G. Tommasi coopéra également (id., p. 370), — (S) Zeitschrift fUr wiss. Zool., vol. I, p. 65. — (3) Consultez à ce sujet les travaux de LuDwiG et ToMSA, et de Frey. Henle (Eingeweidelehre, Traité de splanchnologie, p. 358) rapporte que dans les interstices de tous les testicules qui produisent des spermatozoïdes, on trouve une masse fmement granuleuse, en quantité variable à la vérité, et qui renferme de petits noyaux sphériques pourvus de nucléoles. Quand cette masse se présente •DUS forme de blocs volumineux, elle serait composée de cellules aplaties. D*après Ukble, ' oa verrait quelquefois des traînées de ces cellules, recouvertes de distance en distance par des granulations et de petits blocs d*un pigment jaune rougeâtre, semblable à la matière colorante insoluble du sang. — (4) Zeitschr. f. wiss. Zoologie, vol. I, p. 66. — (5) 11 existe une communication assez restreinte entre les vaisseaux lymphatiques du parenchyme tetticulaire et ceux de 1 épididyme. — (6) Voy. Uuschkb, Eingeweidelehre, Traite de

668 TRAITÉ D'HISTOÏiOGlE ET D'fflSTOCHDIlE.

splancknologie, p. 380 ; Kobelt, Der Nebcneierstock des Weibes, Du earj» ée Bm. mûller, p. 13; Lusghea, dans Virchov's Archiv, ¥ol. VI, p. 310; 1Ie!Cle. Einencii^ lehre. Traité de splanchnologie, p. 563. — (7) Bulletin de la Société anatomiqH k Paris, 1857, p. 789. — (8) Gewebelehre, Histologie, Védit., p. 551. — (9) Lof.nî, p. 364. — (10) Yoy. J. Mûller, Bildungsgescbichte der Genitalien, Histoire delêftfmation des orgartes génitaux. Diisscldorf, 1830, p. 36; Kobelt, loc. cil,, p. iï;!^àSL, Zur Morphologie der Ham und Gesclilechtswerkzeuge des Wirbelthiere, McrpkoUfi des appareils génitaux et urinaires des vertébrés, UikWe, 1848, p. 5(i; K<elu&ei,T«W siin^en OIxîp Knlwicklungsgeschichle, Leçons sur Vhistoire du développement, p. \m.

Spenne, — Nous venons d'étudier, dans le paragraphe précédent, h texture des canalicules spcrmatiques à Tétai de repos et de non-adifité. M.'iis, pendant toute la période de fécondité chez l'homme, et au niomeol du rut chez les mammifères, ces tubes glandulaires élaborent un liquide spécial, le sperme (I).

Le sperme de Thommc, tel qu'il est formé par le testicule, est un liquide blanchâtre, filant, sans odeur, d'un poids spécifique considérable, b réaction est neutre ou alcaline. Le sperme éjaculé au moment du coil i éprouvé des modifications, car il s'est mélangé aux liquides sécrétés pv les glandes accessoires de l'appareil génital, [^réaction du liquide séminl est alors plus fortement alcaline, et il possède une odeur tout à fait spéciale, que l'on a justement comparée à celle que répandent des os récemment sciés. Le sperme est également plus fluide et plus transparent à or

moment. Peu de temps après avoir été éjaculé, il » coagule en une masse épaisse, gélatineuse; après» temps plus long, il reprend de nouveau une consistante fluide.

En regardant au microscope du sperme humaio fraîchement éjaculé, on y voit une quantité innombrable d'éléments filiformes qui se meuvent avec uncité; on leur a donné le nom de zoospermes ou FiK.4ji.-spermaiozoïd.*s spcrmatozoïdcs (fig. 49 Ij. Ils sout suspendus dans UD de riiommc. Hquidc homogène. On y distingue une 'partie anté^

«f. TUS de face; . vum «• ^j^y^g pj^g large, appelée tète ou corps, et une fàJrtk

postérieure longue, effilée, la queue.

La tcte est ovale^ ou plutôt elle a la forme d'une poire renversée, c^està-dire que sa plus grande largeur est située en arrière, au point d*in$ertion de la queue, et qu'elle s'amincit ensuite en avant. La longueur moyenne de la télc est de U'",004 ; la largeur est moitié moindre. En exiniinant la tête de profil (b), on voit qu'elle est fortement aplatie (semblable à un corpuscule du sang. En effet, vue de face, elle semblait large, Mi'N bords étaient distincts, mais non foncés; maintenant, elle est touti fuit mince, ses bords sont tranchés et foncés. Son épaisseur varie entre ir,0t)i8 etO'",U01. (Kœlliker.) La partie postérieure du spermatozoïde, ou la queue (a, b), possède encore une certaine épaisseur k son origine.

^' et se trouve séparée de la tète par uu léger rétrécissement ; mais ensuite ^ elle s^amincit de plus en plus, et, à la fin, elle devient si ténue, qu'elle j échappe à l'analyse microscopique. On peut la poursuivre sur une longueur b de 0'",04 environ.

1 On a, pendant longtemps, considéré les spermatozoïdes comme des élé- ^ ments absolument homogènes; on n'y distinguait ni contenu, ni enve- ^ loppe. Des recherches nouvelles, faites avec les systèmes de lentilles plus puissants que nous possédons aujourd'hui, ne permettent pas de maintenir cette manière de voir ; cependant les recherches entreprises par Valentin, Grohe, Schweiggcr-Seidel, ont amené ces auteurs à des résultats qui ne ^f concordent que fort peu ou même pas du tout (2) . ^ Le sperme contient des éléments formés dans toute la série animale. ^^ Mais les spermatozoïdes , quoi()ue généralement filiformes , présentent * dans leur aspect des variations très-grandes et excessivement intéressantes; elles rappellent les particularités caractéristiques analogues à celles , que nous avons signalées en étudiant les globules colorés du sang (§ 68) ; mais elles sont ici beaucoup moins tranchées. Les Hmites restreintes de cet ouvrage ne nous permettent pas, malheureusement, d'entrer dans des détails ; nous ferons seulement remarquer que cette particularité caractéristique est sans doute destinée à éviter les fécondations hybrides et à garantir la conservation des espèces.

A l'analyse chimique, on trouve dans les spermatozoïdes des mammifères un corps albumiuoïde modifié, riche en chaux, et qui se rapproche de la substance qui compose le tissu élastique. Les spermatozoïdes résistent longtemps à la putréfaction ; les acides minéraux, même concentrés, ue les attaquent que lentement, et les alcalis caustiques ne les dissolvent pas avec facilité. [Kœlliker (3).] Leur grande richesse en substances minérales permet de les incinérer, tout en leur conservant leur forme caractéristique.

Frerichs a étudié la composition (4) du sperme pur, c'est-à-dire sécrété dans le testicule, chez le lapin, le coq et la carpe. Le fluide séminal était neutre, semblable ù une solution étendue de mucus, et renfermait peu d^albumine (5). La cendre contenait des chlorures alcalins et de petites quantités de phosphates et de sulfates alcalins; on y trouvait également du phosphate de magnésie.

Les spermatozoïdes renfermaient 4,05 pour 100 de graisse jaunâtre, semblable au beurre (phosphorée?), et 5,21 pour 100 de cendres, dans lesquelles on trouve de la chaux et de Tacide phosphorique.

Le sperme pur du cheval contient 18,00 pour 100 de substances solides; celui du taureau, 17,91, dont 15,158 pour 100 sont représentés par une substance protéique modifiée, 2,165 par de la graisse (phosphorée? (6)], et 2,6ri7 par des substances minérales. (Kœlliker.)

Le sperme éjaculc est rendu plus aqueux par Taddition du liquide fourni par les glandes accessoires. Vauquelin a trouvé que celui de l'homme contenait en tout 10 pour 100 de parties solides.

070 TBAITË D-HISTOLOGIE ET ITHISTOCBUIIE.

La substance qui détermine la coagulation du sperme cgicoléiik désignée autrefois par Vaaquelin sous le nom de «e spermaUne > ; eUtprait être formée par de ralbuminate de tagjt. [Lehtnann (7).]

On avait déjà indiqué autrefois que les ^ matoïoïdes (fig. 493) se développaient iunk cellules particulières des canalicules séminifîn mais Kœlliker a étudié le premier ce modr i développement avec une attention miDutieM-l l'époque de la formation du sperme (ao tond de la puberté cbez l'homme, du rut cfaraln» maux), presque tout l'épithélium glanduliireh canalicules spermatiques se multiplie elwdin demanièrcà former des cellules trèa-pàla,nB sivement délicates, transparentes et spbéri^ qui logent un ou plusieurs (10 Ji SO) nojiiii» siculeux de O^jOûl à 0",006 de diamêtre'(l,i,i|, et dont les dimensions, très-variables, suinrik nombre des noyaux, sont comprises entre ^Jl et 0"',06{8).

Les spermatozoïdes se développent dans cellules, et, comme on le sait déjà depoiitof temps, aux dépens de leurs noyaux. NaisaBW sait naître d'abord le spermatozoïde dans l'■l^ rieur de chaque noyau ; Kœlliker (9) monln |b tard que le noyau tout entier se traïufome « "il;»^-,;;,»;'!;!?"'^ .pcmutomide; il s'allonge d'abord et .'ilM anirti. dipcès Sœiiiiier. (j, 5 fl) ; pyijj on y distingue unc partie im '"no^u^ iT'Imie»^" Tl ^*^'''<!"''e «* ""c pa^lic claire postérieure (îi iioyouiinuuipie,; t, S. c, tel- c'cst sur Cette dcmièrc que se montre liqnw «iTt™ u^TJbt^«7pto- (8' "). *l"i s'allonge de plus en plus, UndisqMli (b; 7, («Uuie dti» Hiieiic on noyau lui-méme prend la forme caractéristiinti

ph» bnc» <t une p>ri» |k». la tétC (11).

térieurepiu)diirc.8.9,déve- Lcg Bpcrmatozoïdes aiusi formés sont

lopiieinRiil du nUniciil (ipor- i ii i i

miMioidi-iie iiur«*u);iu,H, «ans Ics ccllulcs (10, 11), et sy tromoil ■ IÏÏX'^t'n)'i''lt%i™=!^ nombre égal à celui des noyaux primitib; qHd uidn du ini^u'dins leur, ily sout nombrcus dans une même cellule, it '^u'™!'."' '''"'" '^ ^■"'i»i'- Bpnt généralement disposés d'une manière i^ lière, les têtes étant réunies ensemble, aimi^

les queues, qui sont parallèles et recourbées. Une partie des cellulnoi-

vent déjà dans les testicules, et les spermatozoïdes s'en échappent;

la plus grande partie de ces éléments ne sont mis en liberté qoe te

i'épididyme.

Les détails que nous venons de donner avaient été Considérés pendal

quelque temps comme de» faits acquis à la science ; maîs^ depnis, v

iction s'est opérée, soulevée par Henle et Grohe (10), qui ont soutenu BQÉun autre mode de formation.

Remarques. — (l)^oy. R. Wagner, dans les Abhandlungen der fiayerischen Akademie KJider Wissenschaflen, ¥ol. II, 1856, et dans MilUer's Archiv, 1856, p. 225; Siebold, dans iQller*s Archiv, 1856, p. 13 et 232, ainsi que 1837, p. 381 ; Kœlli&er, Beitrâge zur Kenntniss der Geschlecbtsverschiedenheiten und der Samenfliissigkeit, etc., wirbeUoser Thiere, Contributions à Vétude des différences que présentent les appareils génitaux et le li- ^^^ide spermatiqtte des animaux invertébrés, Berlin, 1841 ; puis dans Denkschriften der ailiachweiz. naturf. Ces., vol. VIII, p. 5; puis dans Zeitschr. f. wissensch. Zoologie, toI. YII, g^p* SOI; Wagner et Leuckart, article : « Semen, » dans Gyclopsdia, toI. IV, p. 472; J^Ubklb, Eingeweidelehre, Traité de splatichnologie, p. 355 ; Grohe, dans Virchow's Ar- , ^dÛT, vol. XXXU, p. 401; Scbweigger-Seidel , dans Archiv fUr mikrosk. Anat., vol. I, ■Xp. 309. — (2) Diaprés Grohe, le spermatozoïde se compose d'une enveloppe homogène ih||Cl d'une substance intérieure contractile réfractant plus fortement la lumière. Cette deiv y lanière se prolongerait depuis la tète jusque dans la queue, mais non jusqu'à Textrémité de oeUe-ci ; grâce aux contractions vitales de cette substance, les spermatozoïdes prennent ^' différentes formes. Telle est Topinion de Grohe. Schweigger-Seidel trouve aussi que la hi substance qui forme les spermatozoïdes n*est pas uniforme, mais présente constamment ^ ^dans différents points des particularités caractéristiques ; les éléments séminaux se décomr poBeraient donc en plusieurs parties différentes, tant au point de vue anatomique qu'au ^ point de vue chimique. D*après l'auteur, la tête et la partie antérieure de la queue se dis- B^^tinguent par leur pouvoir réfringent plus grand ; du reste, cette portion de la queue possède aussi un diamètre plus grand que la partie terminale. Celle-ci réfracte moins for- ^ylement la lumière, et serait seule contractile, contrairement aux indications de Grohe. Les , L deux parties antérieures de l'élément spermatique présentent en outre une enveloppe et "' vue masse intérieure. — Valektin a remarqué dans la substance de la tète des bandes transgrenades très-minces et légèrement brillantes; Uartmacx suppose que ces bandes correspondent à des sillons et à des saillies (voy. Valektin, dans Henle's und Pfeufer's Zeitj^<.schrift, 3 R., vol. XVIII, p. 217, et vol. XXI, p. 3Ô). — (3) Zeitschr. fur wiss. Zoologie, . ^icl. VII, p. 258. — (4) Lehmann, Phys. Chcmie, vol. If, p. 301, et Zoochemie, p. 273; ., Frbrichs, dans Wagner et Leuckart, loc. dt., p. 505, et KŒLLiKER,dans l'ouvrage nommé K>v en dernier lieu, p. 254. — (5) Lorsqu'on dessèche du sperme, il se sépare une grande tf' quantité de cristaux particuliers qui rappellent à première vue les carapaces siliceuses du tJB plturosiyma angulatum. A. Bottchbr a déclaré que c'étaient des albuminates cristalli-

^ (Virchow's Archiv, vol. XXXU. p. 525); on les trouve en effet ailleurs, et Ton peut

, les obtenir avec le blanc d'œuf. Van Deen (Centralbl. fur d. nied. Wiss., 1864, p. 355)

^' avait déjà soutenu que les substances albuminoïdes possédaient la faculté de cristalliser.

K Les cristaux découverts dans le sperme par des observateurs antérieurs, et considérés par

eux comme du phosphate de chaux, n étaient sans doute que des cristaux d'albumine. —

^ (6) GoBLET a trouvé de l'acide phosphoglyccrique dans le sperme des poissons (§ 17) (An-

nalen, vol. LX, p. 275); Kœi.liker a trouvé dans le sperme la myéline de Virchow. —

.. ' (7) l'hys. Chemie, p. 302. Pour Frericus, ce corps serait delà mucine. — (8) De la Va-

t!f iiKiTE Saint-Georges a observé des mouvements amiboïdes des cellules des canaHcules

^ séminiferes chez les manunifères jeunes et k l'état embryonnaire (voy. Archiv t. mikrosk.

. Anatomie, vol. I, p. 68). — Chez d'autres espèces animales, on observe également une

. oootractilité vitale des cellules des canalicules. — (9) Zeitschr. f. wiss. Zoologie, vol. VU,

^ p. 262. — (10) Uenus {Ion. cit.) admet dans les canalicules séminiferes deux espèces de

^if oellules , dont les unes ont un noyau à gros granules, les autres un noyau lincment

^ granuleux et des bords tranchés; la tète du spermatozoïde se forme aux dépens de ces

1^ derniers noyaux, qui sont situés dans la paroi ou tout au moins à la périphérie de la cel-

^ Iule. Les spermatozoïdes ne se forment pas dans l'intérieur des cellules (Schweigger-Seidel

est aussi de cet avis) ; les cellules qui contiennent les spermatozoKdes enroulés ne sont

^ point des éléments normaux. D*après Grohb^ les spermatozoïdes ne sont pas formés par

les noyaux de ces cellules, mais par des particules d'une substance oonlndik qû « trouve dans le corps de la cellule.

Rien de plus curieux que l'étude des mouvements (i ) des speniutozoïdes. On a considéré d*abord ces mouyements comme la preuTe d'u vie individuelle et indépendante (de là le nom d'animalcules dunné» spermatozoïdes) ; ils se raf)prochent beaucoup des mouvements des dk vibralilcs (g 97), et sont jusqu'à présent restés inexpliqués (2).

Si Ton examine le sperme des canalicules séminifères chez un aninl <|ui vient d'être tué, on n'observe ordinairement aucun mouvement. Mais si l'on porte sous le microscope une goutte de sperme qui vient d'dn éjaculée, on aperçoit d'innombrables spermatozoïdes qui s' entremêlai irrégulièrement et en désordre. Une analyse plus exacte montre que b ([ueue de chaque élément spermatique se replie et s'allonge allematiHmenton fait des mouvements ondulatoires par lesquels tout lecorp»» déplace. Au premier moment, on songe involontairement aux mouvemenfc indépendants des infusoires ; mais on s'aperçoit bientôt que les spemi' tozoïdes ne sont doués d'aucune spontanéité; ils ne se meuvent pas d» une direction déterminée; ils n'évitent nullement les obstacles, et jnnÎ! leur marche ne s'accélère ni ne se ralentit momentanément. Ils se dépbcent, du reste, avec une grande lenteur, et parcourent à peine la distua d'un pouce au bout de plusieurs minutes (3). Ce mouvement, semblikk aux ondulations des cils vibratiles, ne tarde pas à se ralentir et ménei s'éteindre : il arrive un moment où les mouvements ondulatoires de h ({ueue ne sont plus assez énergiques pour produire un déplacement di spermatozoïde; enfin tout mouvement cesse.

Voyons quelles sont les conditions qui président à la production de ce mouvements. Leur durée dans les organes génitaux niàles et dam \f sperme éjaculé est variable chez les diiiërents animaux. Ils cessent trêr rapidement chez les oiseaux, souvent même au bout d'un quart d'heure. Ils persistent plus longtemps chez les mammifères, quelquefois pendaul une journée entière. C'est ainsi que les spermatozoïdes de l'homme se meuvent souvent encore, après des pollutions, au bout de seize et de^in^ heures. Chez les amphibies, la durée de ces ondulations est plus longw encore; elles peuvent, dans des conditions favorables, persister pendant plus de quatre jours. (AVagner.) Nous avons indiqué la même analogie av sujet des mouvements des cils vibratiles. Le froid arrête les ondulation des spermatozoïdes ; il en est de même d'une température qui dépasse 40*^ Réaumur.

Quand on ajoute au sperme des liquides indifférents, faiblement concentrés comme, par exemple, des solutions de sucre, d'urée, de glycè rino, ou les sels neutres des bases alcalines et terreuses, les mouvement» sont en général conservés; ils sont au contraire détruits rapidement par des solutions plus étendues ou par des solutions très-concentrées; celleà^

opposent déjà, par leur viscosité, un obstacle mécanique à la production des mouvements. Telle paraît être aussi l'action des substances qui se gonflent dans l'eau, comme la mucine, par exemple. En général, les mouvements sont également suspendus quand on fait agir sur le sperme des réactifs chimiques, tel que les acides minéraux, les sels métalliques, les acides acétique, tannique, l'éther, l'alcool et le chloroforme. La production des mouvements est, au contraire, favorisée quand on ajoute au liquide du sérum sanguin, du blanc d'œuf, de Thumeur vitrée, le liquide fourni par les vésicules séminales, la prostate et les glandes de Cowper, liquide du reste mélangé naturellement au sperme. L'addition du liquide sécrété par les organes génitaux internes de la femme est également trèsfavorable à la persistance des mouvements des spermatozoïdes. Chez les mammifères, où cette condition se trouve encore aidée par la chaleur animale, les spermatozoïdes peuvent rester en vie pendant plusieurs jours. Les mucosités du vagin et la sécrétion visqueuse et transparente du col utérin semblent arrêter les mouvements des spermatozoïdes.

Le mélange de Turine supprime immédiatement les mouvements. Cette action est faible quand l'urine est neutre ou faiblement alcaline, rapide quand elle est acide ou plus fortement alcaline. Le lait et le mucus alcalin entretiennent les mouvements. La salive exerce le même effet que Teau; celle-ci produit d'abord une accélération tumultueuse, mais courte, des mouvements; les spermatozoïdes s'entremêlent confusément, les ondulations se succèdent plus rapidement, puis bientôt tout s'arrête. Dans ce cas, l'extrémité supérieure de la queue s'enroule presque toujours autour de la tête, comme le fouet autour de son manche. Ce qui est remarquable, c'est qu'en ajoutant des solutions saturées de sucre, d'albumine, de sel de cuisine, sur des spermatozoïdes, ainsi privés de mouvement, on les rappelle à la vie; on produit le même phénomène en versant de Feau dans une solution trop concentrée. Ces faits prouvent que Tendosmose exerce une grande influence sur le phénomène.

Dans un paragraphe précédent, nous avons vu que les alcalis caustiques ont une action vivifiante spéciale sur les mouvements des cils vibratiles. Kœlliker a démontré que ce fait était vrai aussi pour les spermatozoïdes (4).

Les recherches les plus récentes (5) ont démontré que, dans le cas do fécondation, les spermatozoïdes pénètrent, au nombre de plusieurs, dans l'intérieur de l'ovule chez les mammifères. Chez ces animaux, et les vertébrés en général, cette pénétration est active et déterminée par les mouvements des spermatozoïdes. On n'a pu trouver, jusqu'à ce jour, un orifice spécial ou micropyle dans la zone pellucide de l'ovule des mammifères; il est donc probable que les spermatozoïdes perforent cette enveloppe pour arriver dans le vitellus, où ils perdent leurs mouvements et finissent par se décomposer (6).

Remarques. -*-(!) Les spermatozoïdes furent découverts dans l'enfance des études microscopiques. C'est en 1677 qu'un étudiant de Leyden, L. HanMi les aperçut pour la

première fois; c*est du moins ce que nous rapporte Leeuwekhobk, qui fit les preottre» recherches sur ce sujet. Ehrenberg a réuni tout l'historique de la question dans son 14vrage intitulé : Die Infusionsthierchen als volkomnienc Organismcn, Les infusoirn eotsidérés comme des organismes complets. Leipzig, 1858, p. 465. Le nom de filamrat spermatique (Samcnfadcn) a été proposé par Kœlliker, qui a fait de beaux travaux surre sujet. — (2) Suivant Grohe, la contractililé de la masse intérieure détcrmiDC égaleiont les mouvements des spermatozoïdes. Schweigger-Seidel a combattu cette opinion et prétend, comme nous l'avons dit déjà plus haut, que la tête et la partie moyenne de UqucK sont privées de la contractililé vitale, qui appartiendrait exclusivement à rextréroit^ ffiforme de la queue. Il considère le spermatozoïde comme une cellule vibralile (lac. àL p. 333). — (3) D*après les calculs de Henle, un élément speiinatiquc parcourt ane distance de 1 pouce en 7 minutes .1/2 (Allg. Ânatomie, p. 954). Yoy. encore KRiEMEa, Obsemtiones microscopicaî et expérimenta do motu spermatozoorum. Gœttinga^, 1812, Dîm. — (4) Wagner, Physiologie, 3* édit., p. 19; Lecckart, article : « Zeugung, » Fêc^mdati». dans Handw. d. Phys., vol. lY, p. 822; Akkerman, De motu et evolutione iilorum spermaticorum ranaruni. Re<(imonti, 1854, Diss.; Kœlliker, dans Zeitscbrifl fur wisseûch. Zoologie, vol. VII, p. 181. — (5) C'est M. Barrt qui a découvert cette pénétratioD 4b spermatozoïde dans Tovule, et qui a décrit la marche de tous ces phénomènes. Vo;. ses articles dans Phil. Transactions, 1840, part. II, p. 532; 1843, part. I, p. 55, et dansProceedings of the Royal Society, de juin 1858. Nbwport observa ce phénomène cbezle« çrvnouillcs; voy. dans Phil. Transact., 1851, part. I, p. 169, et 1853, part. Il, p. 255 -ri 271); pour les helminthes, voy. Nelson, id., 1852, part. Il, p. 565. La découTerte deB&iu fut confirmée par Meissner (Zeitschriit f. ^iss. Zool., vol. VI, p. 245) et Bischofp (BessUàigung des von Dr. Newport bei den Batrachiem und Dr. Barry bei den Kaninchen bthaupteten Eindringon der Spermatozoiden in das Ei, Confirmation de la découvertt faite par Barry ctiez le lapin ^ et par Nev/port chez les batraciens, sur la pénétratim des spermatozoïdes dans l'ovule. Giessen, 1854, p. 7). — (6) Probablement par ve dégénérescence graisseuse.

Comme nous l'avons déjà vu plus haut, les canaux déférents, vasa deferentia (1), font suite au canal de Tépididyme. Leurs épaisses parois présentent aussi une structure semblable à celle de l'épididyme; on y trouve une couche extérieure de tissu conjonctif, une tunique musculaire semblable à celle du Cimal de l'épididyme, mais plus forte, avecle< trois couches stratifiées que nous avons déjà mentionnées, c'esi-a-dire deux couches de fibres longitudinales, Tune extérieure plus épaisse, Tautre intérieure plus mince, et une couche moyenne de fibres circulaires; cette dernière est la plus épaisse. La muqueuse est tapissée de cellules épitbéliales cylindriques de 0'",04 de hauteur. Vers l'extrémité inférieure do canal déférent, on trouve un renflement fusiforme (ampoule de Hcnle). En ce point, on voit partir du canal principal, et sous des angles très-dgus, des diverticules terminés en cul-de-sac qui se prolongent vers le haut dans les parois du canal. La muqueuse se niodifie au niveau du renflement ampullairc : elle devient |)lus épaisse, se plisse; on y observe un grand nombre de dépressions et d>xcavations. On voit apparaître aussi dans b paroi de Tampoule des glandes en forme de cœcum ; elles sont tapissées par des cellules arrondies, polyédriques, et renferment des molécules d'une matière colorante, jaunâtre et brunâtre. (Ilenle.)

Les vésicules séminales (2), dont les parois sont plus minces, offrent une structure analogue. Elles représentent en quelque sorte des diverticules plus développés et ramifiés eux-mêmes, mais semblables, du reste, à ceux de Tampoule du canal déférent; ce sont des réservoirs du sperme, mais ils sécrètent également un liquide spécial. Dans leur enveloppe on trouve des faisceaux de libres musculaires lisses. Le liquide qu'elles contiennent est transparent, se coagule comme de la gélatine et redevient ensuite fluide; ce liquide est évidemment identique au sperme éjaculé (§ 285). D*après Gerlach (3), la muqueuse, couverte de dépressions réunies en forme de réseau, contiendrait de nombreuses glandes muqueuses composées. Henle prétend, au contraire, que ce sont des glandes en tubes. La structure de la muqueuse est, du reste, semblable à celle de Tampoule.

Les conduits éjaculateurs ont la même texture que les organes précédents.

En passant par la prostate, les canaux éjaculateurs offrent un calibre bien plus petit. La muqueuse des canaux éjaculateurs présente des plis, et renferme des glandes en tubes, avec leurs molécules jaunes et brunâtres, tout comme celle de Tampoule et des vésicules séminales. Dans la prostate, la couche musculaire du canal éjaculateur est remplacée peu à peu par du tissu caverneux (Henle); à ce niveau, la muqueuse devient également plus mince, plus lisse et perd ses glandes.

La prostate (4) est le plus volumineux des organes qui communique avec l'appareil génital mâle; la prostate appartient aux glandes en grappe, mais offre quelques particularités de structure. On peut distinguer dans cet organe, avec Henle, trois parties : la portion glandulaire et les deux sphincters de la vessie; le sphincter interne, composé de fibres musculaires lisses, et le sphincter externe, formé de fibres striées. Outre son enveloppe, formée de tissu conjonctif et parsemée d'éléments musculaires, la proslate possède encore une membrane résistante et jaunâtre, composée essentiellement de fibres musculaires lisses. Celte membrane pé« nètre dans la glande et y constitue une charpente épaisse, qui forme une partie considérable de l'organe. Les masses glandulaires, dont le nombre varie entre 15 et 50, et peut s'élever jusqu'à 50, sont formées de glandes en grappe. On y trouve des vésicules piriformes de 0",1 à 0'",2 de longueur, recouvertes de cellules pavimenteuses. Les conduits sont étroits; leur paroi offre des couches musculaires, et ils sont tapissés d'épithélium cylindrique. Ils débouchent séparément dans l'urèthre au niveau du veru montanum.

Cet organe est très-vasculaire, et ses vésicules glandulaires sont embrassées par un réseau capillaire à mailles serrées. Les vaisseaux lymphatiques et les terminaisons nerveuses ne sont pas encore connues.

Le liquide sécrété par la prostate est probablement très-analogue à celui des vésicules séminales. On trouve dans l'un et l'autre une substance albuminoïde qui se dissout facilement dans l'acide acétique*

Cette substance compose également les calculs prostatiques, concrétions arrondies, stratifiées, de 0'",06 à 0",2 de diamètre, qui cxislenl presque toujours dans la prostate des hommes âgés, et qui sont fréquemment situées dans les canaux excréteurs.

La vésicule de la prostate (vesicnla prostatica, sinus prostaticHS) ou, comme E. H. Weber Ta appelé, Tutricule prostatique, est un canal de 5 à 4 millimètres de long, terminé en cul-de-sac et situé dans le tissu prostatique. Il est tapissé d*une couche épithéliale composée de cellule cylindriques, et possède une paroi de tissu conjonctif mêlé d'éléments musculaires lisses ; une mince couche de tissu caverneux Fenvcloppe. H débouche au sommet du veru montamim^ entre les orifices des deoi canaux éjaculateurs.

Les glandes de Cowpei'' (7) sont de petits corps arrondis, plus ou nioios lobules, de quelques millimètres de diamètre. Elles possèdent une enf^ loppe de tissu conjonctif, traversée par quelques faisceaux muscuiaireii striés, et pré^entent la structure des glandes en grappe. Leurs lobule>, séparés les uns des autres par du tissu conjonctif mêlé de fibres-celluiff contractiles, sont composés de petites vésicules glandulaires revêtues de cellules cylindriques. Les conduits excréteurs des lobules sont un pn plus larges et sont tapissés par des cellules épithéliales moins élevées. Ib se réunissent bientôt au centre de la glande, en un certain nombre de conduits plus gros ; aussi , en examinant l'organe sur une section transversale, on dirait qu'il renferme une cavité simple ou cloisonnée. Ces canaux se réunissent enfin à angle aigu et forment un tronc unique.

Remarques. — (1) Consultez le grand ouvrage de Kœlliker, p. 404, et son article di» IIexle, Eingeweidelehre, Traité de splanchnologiCy p. 365; Toy. encore L. Fia. à» Muller's Archiv, 1856, p. 473. — (2) Yoy. C. J. Lamperhoff, De vesiculanim sominalniB naturaetusu. Bcrolini, 1835, Diss.; Kœlliker, dans son ouvrage cité p. 404; UEXU.iAr. cit,^ p. 368; ViNER ËLLis, dans Med. chir. Transact., vol. XXXIX. p. 527 ; L. J. HEKUfrath, Bijdrage tôt de Kcunis van den bouv^ en de verrigtiiig der vesicula seininalis. .Amsterdam, 1858, Diss. Pour les vésicules séminales, la prostate et les glandes de Co^rperdes mammifères, voy. Leydic, dans Zeitschrift f. wiss. Zoologie, vol. II, p. 6. — (5) Haoibuch, p. 373. — (4) Kœlliker, dans Zeitschr. f. wiss. Zool., vol. I, p. 67, el 3likr«k. Anat., p. 406; Uenlb, loc. ciL^ p. 376; Jarjavay, Recherches anatomiques surrurHluv de riiomme. Paris, 1856; V. Elus, loc, cit. — (5) Yirchow, dans ses Archives, vol. T, p. 405; \Vtirzburgcr Verhandlungen, vol. II, p. 52; vol. VII, p. 227; Pauliiikt. [^ prostalae degeneratioue amyloidea et concrelionibus. Berolini, 1857, Diss. — (C) E. Il; Webeu, Zusatze zur Lehre vom Bau und den Yerrichtungen der Geschlechtsorgane, De ^ structure et des fonctions des organes génitaux, dans Abhandl. der Jablonowsk*sdMi Gesellsch., 1846; Kœlliker, dans Zeitschr. f. wiss. Zoologie, vol. 1, p. 67, et Mikr. Anal, p. 406; 11. Meceël, Zur Morphologie der llani und Geschlechstwerkzeuge^ Sur la nmphotogie des appareils urinaircs et génitaux , p. 58; Leuckart, article: c VeMb prostatica, » dans (^clopajdia., vol. IV, p. 1415; Henle, Eingcv^eidelehre, p. 385.— (7) Kœllikkr, Mikrosk. Anat., p. 407; Uenle, loc. C(7., p. 592. Ce dernier auteurno^ les glandes de Cowpcr dans Tappareil urinaire .

Canal de Vurèthre. — Veige. — Il nous reste à parler du canal de l'urèthre et de l'appareil copulateur chez l'homme {\).

On divise généralement l'urèthre en trois portions distinctes : une portion prostatique, enveloppée par la glande prostate; une portion moyenne, indépendante, portion membraneuse, et une portion spongieuse ou caverneuse qui parcourt la verge. Cette dernière portion est enveloppée par le corps caverneux {corpus cavetiiostan s. spongiosum urethrœ), qui se termine en avant par le gland. A ces parties viennent s'ajouter les corps caverneux de la verge, qui ^nt tapissés par la peau ; ils renferment, en outre, des fibres musculaires striées spéciales (m. m. ischiorcavemosi et bulbocavemosi)^ et constituent l'appareil de la copulation proprement dit.

La muqueuse qui recouvre intérieurement l'urèthre, chez l'homme (2), est tapissée par de l'épithélium cylindrique (g 99). La muqueuse est enveloppée par une couche de tissu coujonctif riche en éléments élastiques, dont la consistance est lâche et dont les mailles forment le tissu caverneux. (Ilenle.) A l'extérieur apparaissent des fibres musculaires lisses, les unes longitudinales et intérieures, les autres transversales et extérieures.

Mais les trois portions de l'urèthre méritent d'être examinées de plus près.

Dans la portion prostatique, on remarque d'abord le veru montanum (colliculus seminalis), que nous avons déjà mentionné en parlant de l'orifice des conduits éjaculateurs et de la prostate. A ce niveau, la muqueuse offre des plis longitudinaux; le veru montanum est formé par un tissu élastique traversé par des faisceaux de fibres-cellules contractiles, et présente tous les caractères du tissu caverneux. Près de la surface, cette masse caverneuse est remplacée en partie par de petites glandes semblables à celles do la prostate, et situées les unes dans la muqueuse, les autres plus profondément. (Ilenle.) La muqueuse de la portion prostatique de Turèthre présente des glandes tout à fait analogues à celles dont nous venons de parler ; la muqueuse offre des plis très-fins réunis sous forme de réseau ; ces plis ont généralement une direction longitudinale.

Dans la portion moyenne et membraneuse de l'urèthre, nous retrouvons, au-dessous de la muqueuse, le tissu caverneux à mailles longitudinales ; les couches de fibres nlusculaires lisses y sont plus faibles et sont enveloppées par les faisceaux du muscle uréthral, dont les fibres sont striées et, en général, disposées transversalement.

Dans la portion caverneuse, le tissu musculaire lisse est encore plus rare. La muqueuse est revêtue de cellules cylindriques qui, à une distance plus ou moins grande de l'orifice de l'urèthre, cèdent la place à de l'épithélium pavimenteux stratifié. Au-dessous de ce dernier, on trouve aussi des papilles muqueuses.

Cette dernière portion de l'urèthre renferme également des excavations

678 TRAITÉ D^HISTQLOGIE ET D^HISTOGHOIIE.

irrégulières, non glandulaires, appelées lacunes de Morgagni, et de peltte<; glandes en grappes isolées, non développées ; ce sont les glandes de Littre. dont les culs-de-sac et les conduits excréteurs sont revêtus d'épitbéliuB cylindrique. Ces glandes paraissent manquer dans la portion niembnneuse. (Hcnle.)

Nous dirons un mot ici de la peau qui enveloppe la verge. Elle est mina et lâche jusqu'au rebord libre du prépuce. Elle porte, dans sa partie antérieure, de petits poils de duVet dans les follicules desquels débouchai des glandes sébacées. Le tissu conjonctif sous-cutané est très-extcnsiblf: il est traversé par des faisceaux longitudinaux formés de fibres musculaires lisses qui sont des prolongements du darlos ; on ne trouve pas de cellules adipeuses agglomérées dans ce tiss^. Il recouvre tout Torgane jusqu'à la base du gland (fascia petite). Cette couche se transforme, a li base de la verge, en un ligament élastique connu sous le nom do ligament suspenseur.

Cette grande extensibilité se retrouve encore dans le tissu conjonctif qn relie les deux feuillets du prépuce; il ne renferme pas de cellules adipeusM et loge du tissu musculaire lisse.

A la surface du gland, on trouve une membrane délicate et mioee, solidement unie au tissu caverneux sous-jacent. Cette membrane renfennf de nombreuses rangées de papilles qui convergent vers l'orifice de Turèthre, et qui disparaissent sous Tépithélium pavimenteux qui revél cei parties. Les plus grandes de ces papilles mesurent en moyenne un demimillimètre, et sont ordinairement situées près de la couronne du gland; on les voit à travers la peau, sous forme de petites taches blanches, H quelquefois elles lui donnent un aspect mamelonné.

Le feuillet interne du prépuce est lisse, dépourvu de plis, et présente la consistance d'une muqueuse: Il est dépourvu de poils et de glandes glomérulées, mais il est couvert de nombreuses papilles villeuses.

On désigne sous le nom de glandes de Tison^ glandes préputiales on encore de Littre, des glandes sébacées (3) de forme diverse, que Ton trouve en nombre variable sur la face interne du prépuce et la surface do gland, principalement dans le voisinage du frein. Le liquide sécrété par ces glandes se mélange aux écailles épidermiques qui se détachent de ces parties, et forme la matière caséeuse qui enduit le prépuce [smegm prseputii (i) ,]

Les corps caverneux (5) possèdent chacun une tunique composée de tissu conjonctif et de nombreuses fibres élastiques, mais pauvre en muscles lisses ; de cette enveloppe partent vers le centre de nombreuses travées et lamelles formées de libres de tissu conjonctif et de fibres élastiques et musculaires. Celles-ci se divisent et s'anastomosent entre elles, et constituent un système de lacunes ou de cavernes qui communiquent entre elles et rappellent par leur ensemble une éponge ; toutes ces cavités sont revêtues par les cellules vasculaires caractéristiques , et constituent un réservoir particulier destiné à recevoir le sang. On pourrait comparer ce

tissu caverneux à un réseau capillaire qui se serait développé et élargi considérablement aux dépens du tissu adjacent. Dans les travées et lamelles ^ sont logés les vaisseaux artériels adducteurs et les capillaires ordinaires. ' Les différents corps caverneux de Thomme possèdent en général une

structure analogue; ce sont les corps caverneux de la verge qui ont servi à notre description ; le bulbe uréthral s'en distingue par son enveloppe, qui est plus mince ; par ses capillaires, qui sont plus étroits; par ises travées, qui sont plus délicates; enfm, par sa plus grande richesse en fibres élastiques. Le corps caverneux du gland possède un système lacunaire encore plus étroit.

Les réservoirs dont nous venons de parler sont constamment remplis de sang ; mais ils peuvent aussi en être surchargés : c'est ce qui produit l'érection de la verge.

Pour comprendre ce phénomène, nous devons examiner d'abord la disposition des vaisseaux dans les corps caverneux. Les branches artérielles proviennent de l'artère honteuse commune ; elles ont un parcours flexueux dans l'intérieur des travées caverneuses et s'y décomposent en petits canaux qui Gnissent par déboucher, pour la plupart, dans le système lacunaire ; une petite partie seulement de ces canaux artériels se prolongent dans un réseau capillaire destiné à la nutrition des trabécules, et dont les rameaux veineux abducteurs débouchent également dans les cavernes.

A la base du pénis on trouve, dans tous les organes caverneux, comme J. Mùller Ta découvert il y a longtemps déjà, des vaisseaux artériels particuliers que l'on a appelés artères hélicines (6); ces artères ont été le sujet de longues discussions non encore terminées; elles sont formées par des tubes contournés et repliés sur eux-mêmes en tire-bouchon ; elles pénètrent dans les cavernes du tissu érectile; elles sont rarement isolées, presque toujours réunies en groupes. Mais elles ne se terminent pas en culde-sac, comme l'admettait J. Mûller (et comme Henle le soutenait encore récemment) ; elles se transforment plutôt en d'autres tubes beaucoup plus minces, qui aboutissent également dans le système lacunaire, ou bien elles arrivent finalement dans les travées, où elles reprennent leur forme normale. (Rouget.)

Les vaisseaux lymphatiques de Turèthre de l'homme communiquent avec ceux de la vessie, et forment des réseaux développés et longitudinaux qui se continuent sans interruption avec les canaux lymphatiques du gland. Ces derniers sont très-nombreux, mais plus minces que dans Turèthre (7). Ils communiquent avec ceux du prépuce et de la peau de la verge, dont ils suivent la face dorsale. Ils vont se rendre en partie dans le petit bassin, puis dans les ganglions inguinaux.

Les nerfs de la verge proviennent en partie du système cérébro-spinal (nerf honteux), puis du grand sympathique (plexus caverneux). Ces derniers nerfs paraissent destinés exclusivement au tissu caverneux ; les premiers se terminent également dans ce tissu ; mais surtout dans la

peau et dans la muqueuse. La peau du gland surtout est riche en neib. Krause y avait trouve, il y a longtemps déjà, des masses terminales. Tomsa en a observé de plus compliquées (g 184. remarque 2) ; il a êgaWment indiqué, pour les nerfs du gland, un autre mode de terminaison plus simple (g 187).

Quant à la théorie de l'érection (8) Kœlliker a expliqué ce phénomène, il y a longtemps déjà, par un relâchement des éléments musculaires dfe corps caverneux, relâchement soumis à l'influence du système neneux. Il a pour but d'amener la dilatation des vaisseaux sanguins des corps caverneux, à peu près comme la section (g 53) des nerfs d^une artère détermine la dilatation de ce vaisseau, ou comme Texcitation du pneumogastrique amène celle du cœur (g 221). Mais pour qu'il y ait érection, il est nécessaire que l'écoulement du sang par les grosses veines soit diminué, mais non complètement arrêté.

Cet effet est produit par les contractions du muscle transverse du périné. En se contractant, il arrête le sang à la racine de la verge, tandis qu'il facilite au contraire son écoulement par les veines superficielles. (Henle.i

Remarques. — (i) Kœlliker, Nikrosk. Anat., p. 409 ; Zeitschrifl f. wiss. Zool., vol. l p. 67, et W'iirzburger Verhandlungen, vol. Il, p. 118; Korelt, Die mttnnlichcn uod «viblichen Wollustorgane, Les organes de la copulation de Vhomme et de la femme; Henle, Eingeweidelehre, Traité de splanchnologie, p. 396. — (2) Voy. encore Jauatit, loc. ait, — (3) Pour les glandes de Tyson ou de Littre, voy. IIerlb, EîngeweidelpfarF. p. 418; Kœllikkr, Mikrosk. Anat., vol. II, 1, p. 184; G. Simon, dans Muller's Arofaiv. 1844, p. 1 ; C. Krause, dans Ilandw. der Phys., vol. H, p. 127; IIyrtl, Œstr. Zeitschrift f. prakt. Ileilkunde, 1859, n* 49. — (4) Les analyses nous apprennent que le smegmaM compose de corps gras, d*albuminatcs, d'urée et de substances minérales (Toy. LEiDun et Weber, dans Froriep's Notizen,5 R., vol. IX, p. 103. — (5) IIenle (/. c.j p. 596) distingue, outre le tissu caverneux ordinaire, qui ne se trouve regorgé de sang que passif rement, une autre variété de tissu caverneux presque toujours gonflé de sang; Tétai h réplétion est, pour ce tissu, Tétat habituel: Tétat de déplétion, au contraire, est passai^. Parmi les tissus qui appartiennent à cette seconde variété, Tauteur range une ooucfaf particulière qui enveloppe des canaux destinés ù vider rapidement, et pour ainsi dire d'os seul coup, le contenu d'un réservoir vésiculaire; la paroi de ces canaux doit, par conséquent, opposer une résistance aussi faible que possible au liquide qui traverse. Il cit«, à ce sujet, la couche caverneuse de l'urèthre de la femme, et, chez rhomme, le condait éjaculateur ainsi que les portions prostatiques et membraneuses de Turèthre. 11 donne i ces tissus le nom de tissu caverneux compressible , par opposition aux tissus caverneux de U verge et du clitoris qu'il désigne sous le nom de tissus érectiles. Le bulbe uréthral de l'homme participerait des propriétés des deux tissus k la fois. — (6) Voyei, pour la disposition des vaisseaux dans les corps caverneux, et pour les artères bélicines, J. MciLCt, Physiologie, vol. I (1"* édit.), p. 213, et Archives de Muller, 1835, p. 302; YALisini, dans le Repertorium, 1836, p. 72, et dans Mttller's Archiv, 1838, p. 182 ; C. Kiiausi, id., 1837, p. 30; Henle, Allgem. Anatomie, p. 485, et Ringeweidelehre, p. 396 et 402 ; Erol. dans Muller*s Archiv., 1841, p. 421 ; Kœlliker, Mikrosk. Anat., p. 412; Gbrlacb. daos son ouvrage, p. 386; Rouget, Journal de la phys., tome I, p. 526, et Lahger, Wiener Sitzungsberichte, vol. XL VI, p. 120; Rorin, dans la Gaz. méd., 1865, p. 167, etc. D*apfêt Valemin et Langer, on voit encore, dans le tissu spongieux des corps caverneux de h verge, des branches artérielles de 0",06 à 0'',08 de diamètre, très-courtes, qui déboncbent dans les cavernes par des orifices en forme d'entonnoir. — (7) Lœ, cit.^ p. 09. — (8) Kœlliker, dans Wûrzburger Yerhandl., vol. II, p. 121 ; Herberg, De erectione pénis. Lipsise, 1841, Diss. ; Korelt, loc. cit.

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