‹ Traité d'histologie et d'histochimieChapitre 5 sur 50 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

PKmCIPES IMMfaXAÏS ET Éf.ÉMT.NIS UII CORPS HUMAIN TtïK

P R I H CTPfS-HIHIII ÉD I A T s

Lftt cUimUtes noua onl fail cotniaitrc un nomlirc considérabk' rln siilisUnci-s organiques ou inûr^aiiiqiics qui cntrt-nl dans la composition du corps humain, ot dont les progrès rapides de la scienctt viennent tous les ins grossir le nombre.

Cependant ces substances ne sont point disposées pour toujours dans le wiu de l'organisme. Car tous les élénjcnts qui consUtuent le corps liumaiti nnt soumis à des transformations et à des échanges incessants.

Les substances qui eoncourent â la rormation des tissus de notre (wps iORt : de l'eau, quelques sels minéraux, des matières organiques, telles

2 je les substances albuminoïdea et leurs dérivés. Parmi ces dernières, il at surtout citer les tissus élastiques et ceux qui donnent de la gélatine fu la coction. Nous trouvims en outre des graisses cl des substances colorantes. Les composes chimiques qui constituent la base rondamentale de 'organisme ne sont pas en grand nombre.

Mais ces substances ne restant pas toujours tes mêmes, s'usant et se transformant à la longue, sont soumises h des échangea continuels : aussi la matière subit-elle des substitutions chimiques très-étendues dans les différentes voies qu'elle parcourt. Il ne faut donc pas s'étonner de voir sortir du nombre fort restreint des substances histogénétiques une série imiombrable de produits de substitution et de désassimilation. Les sub-

stances qui viennent remplacer les produits éliminés serrent à de nouTelles transformations chimiques.

Nous devrions, dans Tétude des principes immédiats, nous fonder sur toutes ces données. Il faudrait suivre les modifications chimiques par lesquelles passent les éléments nutritifs pour devenir tissus et organes, ou, en d'autres mots, il faudrait étudier le développement df s substances liistogénétiques.Nous devrions également, pour connaître les produits de desassimilation si nombreux de l'organisme, étudier les différents processus qui président à leur formation, suivre enfin toutes les transformations par lesquelles ils passent jusqu'au moment de leur élimination définitive. Ce serait là la seule voie à suivre pour arriver à comprendre le développement et la destruction chimiques de notre corps.

Malheureusement, Tétat actuel de la science ne nous permet pas de suivre une pareille marche. Nous connaissons, il est vrai, les lois gc^ nérales qui président à rechange des masses du corps entre elles; mais nous sommes loin de posséder aussi bien celles qui règlent les échanges des différents tissus et des organes entre eux. Nous sommes conduit tout naturellement à admettre que cet échange de substances organiques est fort variable dans les différents tissus, qu'il augmente dans Tétat d'activité pour diminuer, au contraire, à Tétat de repos; mais nous ne possédons aucim fait qui permette de déterminer avec exactitude, dans un tissu quelconcpie, la force qui [)réside à cet éoliange.

Les modifications qui surviennent dans les substances organiques, sous rinfluence des échanges nutritifs, nous sont encore bien peu connues ; il est même parfois difficile de dire si telle substance est destinée à l'assimilation, si elle est un résidu, ou bien si elle est simplement en excès. En outre, il est tels corps inorganiques que nous rencontrons dans les tissus sans pouvoir dire s'ils y entrent comme éléments constitutifs, ou s'ils y sont simplement par le fait du hasard. C'est à la physiologie qu'il incombe de poursuivre ces échanges de la matière dans leurs détails, et de rechercher quel est leur but dans la vie animale. Cependant, rhistodiiinie sera toujours obligée d'empiéter sur ce terrain physiologique, car c'e*t le seul moyen à l'aide duquel il soit possible de connaître les différentes substances qui forment les tissus et les organes.

La signification physiologique d'une substance dépendant en première ligne de sa constituti(m chimique, nous avons suivi une division toute chimique dans Tétude des principes immédiats du corps humain.

A. — Sabstanees protéiqaes oa albamlMoIdes.

Ces substances occupent le premier rang dans la vie animale; elles appartiennent à tous les organismes, à tous les tissus; elles constituent les

matières alimentaires les plus importantes de notre corps. Elles forment, pour ainsi dire, le substratum de la vie. Dans le corps de l'embryon, la nature (1) formatrice et histogénétique de ces tissus se montre à un degré plus élevé encore que chez Tadulte; car, chez ce dernier, nous trouvons, outre des substances albuminoïdes, des substances collagènes, chondrigènes, élastiques, des graisses, tandis que, dans la première période de son développement, il n'était formé que de corps proiéiques. Du reste, ces substances ne sont que des dérivés des substances albuminoïdes ; ces dernières se transforment et se désassimilent avec une grande facilité; aussi* trouve-t-on dans l'organisme un nombre considérable de substances dont les unes prennent encore part au développement des tissus, tandis que d^autres, devenues inutiles, traversent en tous sens les liquides de l'économie jusqu'au moment de leur élimination définitive.

Les substances protéiques sont des corps très-CQpiposés : le carbone, l'hydrogène, Toxygène, une quantité assez considérable d'azote, ainsi que du soufre, entrent dans leur constitution. On avait admis à tort autrefois quils renfermaient du phosphore. lisse gonflent tous quand ils sont plongés dans Teau ; ils se combinent aux acides et aux bases ; mais on ignore si c'est en proportions fixes. Ils se dissolvent dans les alcalis, sans doute en se décomposant. Ils sont précipités par les acides minéraux. Sous l'influence de l'acide azotique, ils se colorent en jaune par la formation de Tacide xanthoprotéique. Quand on y ajoute une solution de nitrate acide de mercure (réactif de Millon), ils se colorent en rouge ; l'iode les colore en brun jaunâtre. Mêlés à de l'acide chlorhydrique concentré, ils se dissolvent en prenant unexoloration violette. Traités par un mélange de sucre et d'acide sulfurique concentré, ils prennent une coloration d'un rouge pourpre, puis violette (Schultze), réaction qui leur est commune avec Tacide cholique et l'élaïne^

La plupart des substances protéiques se présentent sous la forme de deux modilications isomériques, l'une dissoute ou soluble dans Iqs liquides de I organisme, l'autre insoluble ou coagulée. Elles peuvent passer de la première à la seconde forme par la cuisson, par l'action d'acides puissants ou même spontanément. Sous la première forme, les substances protéiques î«ont facilement reconnaissabics à l'aide de réactifs déterminés. Lorsqu'ils sont coagulés, ils sont bien plus difficiles à reconnaître.

Remarques. — (1) Coiiiiiic exemple, nous citerons la quantité de substances albuminoïdes contenue dans une série de tissus solides et liquides.

Ut cristallin en confient 38,5 p. 100 ; la substance musculaire, 16,2 ; le thymus, 12,5; If foie, H,7; le cerveau, 8,7; la moelle, 7,5; le sang, 19,0; la lymphe, 2,5; le chyle,

* M. A. Frôhde (Ann. d. Chiinio u. IMiarmacie, gxlv, 576) a indiqué deniièrctnent un nouveau n-atlif des substances albuminoïdes solides, qui se coloreraient en bleu intense lorsqu'on los traite |»ar de l'acido sulfurique additionné d'acide molybdique. C^tle réaction serait très-nette fOQf les fruits des grtoiinées et les fibres musculaires. R.

4,1 > — (S) Yoici, d'après Fanalyse exacte de quelques substances albuminoïdes, comiNe elles contiennent pour cent de carbone» d'iiydrogène, etc.

Albumine.

Fibrine.

SyQtonine.

GlobuUne.

Ca:»^ine

La composition si compliquée des substances dont nous nous occupons leur nature indifTércnte, les changements et les désassimilations si rapide auxquels ils sont soumis, expliquent comment leur constitution intim nous est encore inconnue. Aussi est-il impossible d'indiquer d'une manier exacte le nombre des substances albuminoïdes, bien qu'elles prennent L part la plus large dans la constitution des substances de nos tissus.

On a pense que les substances albuminoïdes étaient formées d'une com binaison chimique avec un des corps du groupe des hydrocarbonés, peut être une variété de sucre : bien que cette opinion ne soit pas matérielle ment prouvée, elle est cependant plus que probable. A Tappui de celt théorie, on pourrait invoquer quelques phénomènes physiologiques, tel que la formation du sucre de lait cbez les carnivores, la présence du suer de raisin dans le foie (Cl. Bernard), et d'une substance assez analogue ai sucre, rinosite, dans les nmscles, dans différentes glandes, et même dan le cerveau .

Les transformations rapides des substances protéiques donnent Heu a 1 formation d'une série assez considérable de produits de désassimilation dont le développement et le but nous sont encore partiellement inconnus Nous citerons entre autres : l'urée, l'acide uri(|ue, l'acide hippurique Tacide clîolique, la taurine, la glycine, la leucine, la tyrosine, la sarcine la créatine, la créatinine, la substance glycogénique, le sucre de raisin e de lait, Tinosite, etc. Il est impossible aujourd'hui de tirer de Tanalyse d< ces corps une connaissance exacte sur la constitution des substances pro téiques. Nous laissons à la chimie le soin de comparer ces produits de dés assimilation avec des produits artificiels ou avec les résidus de la décom position des substances albuminoïdes.

Les substances protéiques doivent en outre être considérées, à cause d leur décomposition rapide, coirmie des ferments. Nous ne citerons qu quelques exemples de ce fait si comnum. Des ferments de nature alhuiui noïde ou des dérivés de substances protéiques contenus dans la salive, I suc pancréatique et le suc intestinal, transforment l'amidon en dextrine c en glycose ; une substance albiiminoïdc contenue dans le suc gastrique la pepsine, transforme en ])eptones solubles les substances protéique elles-mêmes, ainsi (|ue leurs dérivés ou substances collagènes ; une sub

PRINCIPES IMMÉIHATS. 15

stance contenue dans le suc intestinal agit d'une manière analogue. Certaines substances albuminoïdes transforment le sucre de lait en acide lactique et en acide butyrique. Le tissu du testicule, ainsi que les substances proiéiques ordinaires, Talbuminc, la fibrine, la caséine, de même aussi le tissu rénal et pancréatique, transforment la glycérine et la mannite en une espèce de sucre. [Berthelot (1).] Les substances protéiques transforment les acides de la bile en glycène, taurine, en acide cholique et choloïdinique; ils transforment de même Turée en acide carbonique et en ammoniaque ; les graisses neutres en acides gras et en glycérine.

Voyons cnfîn quels sont, au point de vue de Thistogenèse, les caractères les plus importants des substances protéiques et de leurs dérivés. Retenons bien les faits suivants : *

i . Les substances protéiques ne sont jamais ou presque jamais cristallisées (2) ; elles se présentent donc, pour parler comme Graham (3), sous la forme de substances colloïdes : ces deux propriétés leur permettent de revêtir la forme spécifique des éléments anatomiques et de la conserver.

2. Elles ont une grande tendance à absorber Veau et à s'y gonfler : elles auront donc de la tendance à représenter les masses aqueuses, molles ou demi-molles, de bien des tissus. Elles se gonflent surtout dans de Teau légèrement acidulée ou alcaline. Cet effet est moins prononcé dans des solutions de sels neutres que dans Teau pure.

5. Elles passent rapidement dune de leurs modifications à Tautre, de Tétat liquide à Tétat gélatineux ou solide, et inversement : aussi peuventelles se séparer à Tétat solide dans les liquides de Téconomie, et s'éliminer plus tard en redevenant liquides.

4. L'eau et les substances cristalloïdes diffusent facilement dans les substances protéiques gonflées ; mais ces substances o[)posent une résistance constante à la dilTusion des substances colloïdes.

5. Les substances albuminoïdes ont de la tendance à se mélanger à d'autres corps, aux graisses, au phosphate de chaux ; elles les retiennent avec résistance et leur servent d'abri.

6. La désassimilation rapide des substances albuminoïdes ne leur per-' met guère de prentfre part d'une manière constante et invariable à la formation des tissus : aussi ces derniers n'ont-ils qu'une durée éphémère. Il n'en est pas de même pour quelques-uns de leurs dérivés, dont les transformations semblent plus limitées, par exemple, le tissu corné, le cartilage, la substance élastique. Ces tissus sont bien durables : ils servent de menîbranes indifférentes pour le passage des liquides animaux, pour les contenir, etc.

ReiARQUEs. — (1) Journal i1*Erdmann, vol. LXXl, p. 507. — (2) Voyez § 15 : Les inV Uiux du sang ; Deer, Ccntralblatt fur die mediz. Wisscnch., 18(34, p. 555. Cet auteur pn>tend avoir pu réduire toutes les substances albuminoïdes à la forme cristalline. Boettchbr a confirmé ce fait pour le sperme et le blanc d'œul', Virchow's Archiv., vol. 52» p. 525. — (i) Voyez le travail fort intéressant de cet auteur dans les Annales, vol. CXXI, p. i .

16 TRAITÉ DfllSTOIXNHE ET D'HISTOCHIMIE.

§10. — ALBUMINB.

L^albumine est la substance protéique la plus importante de Torganisine. Elle se coagule entre 55 et 75^ cent, à Tétat de flocons; quand la solution est très-étendue, il Faut une température plus élevée. La coagulation n'est pas spontanée comme celle de la fibrine.

L'albumine se présente sous la forme solide et liquide. La forme solide est fort variable. Mais ces différences s'expliquent facilement par le mélange d'autres substances alcalines ou acides.

L'albumine soluble est précipitée par l'alcool, les acides minéraux, l'acide tanni(|ue et la plupart des sels métalliques. Un courant d'acide carbonique précipite également une quantité plus ou moins considérable d'albumine.

Elle passe à l'état insoluble par la coction et l'action des acides ; cependant tous les acides ne la précipitent pas (1). Les alcalis ne précipitent pas l'albumine, mais la transforment, en général, en une substance difficilement soluble (2).

L'albumine ne se trouve point à l'état de pureté dans les liquides animaux; elle est toujours unie à un peu de soude, et les liquides salins de l'organisme la maintiennent à l'état de dissolution. Cette albumine a une réaction légèrement alcaline; elle ne coagule pas en flocons, mais se prend en masses gélatineuses. Elle est, en général, plus facilement soluble que l'albumine pure. Quand l'albumine renferme une plus forte proportion de soude, sa coagulation à la chaleur est souvent modifié.

L'albumine coogulée présente toutes les propriétés des substances protéiqucs solides.

L'albumine, (]ui provient des substances protéiques des aliments, entre dans la composition du sang, du chyle, de la lymphe et des différents liquides qui baignent les organes. La myéline semble être formée par de l'albumine unie à des substances grasses. Il est assez difficile, dans l'état actuel de la science, de déterminer toutes les parties de l'organisme con- «stituées par de l'albumine coagulée. Il serait peu raisonnable de vouloir nier sa présence, (*t le contenu granuleux de bien deis cellules animales pourrait bien être formé en tout ou en partie par de l'albumine coagulée.

Nous nous trouvons dans le même embarras pour déterminer dans ses détails la valeur histogénétique de l'albumine. Elle semble cependant être fort considérable, car c'est de l'albumine que naissent en partie les autres substances protéiques de l'organisme.

Remarques. — (1) Panum (Vircliow's Arohiv., vol. IV, p. 17) a montre qu'en faisant a^ir sur dr raihuniim^ do Tacidc iU'étiquc ou de l'acide phosphorique, on obtenait un nouveau eorp.s, l'aeidalbumine, facilement soluble dans l'eau, mais insoluble dans des solutions concentrés de si*Is alcalins neutres. La solution de ce corps dans de l'eau pure n'est point troublée par la chaleur. — (2) La (^ombinaison de Talbumine avec la potasse, ou albuminate . de potasse, a été étudié par Lieb^rkChn (Popffondorffs Annalen, vol. lAXWI, p. il 7), et par Rolb'tt (Wiener SitzunpbiTirhle, vol. XXXIX, p. 547).

PRmCIPES IMMÉDIATS. 17

§ il. — FlBRLNE, SOBSTAIfCE FIBRIXOGÈNE ET FlBRIlfOPLASTIQUE.

On a décrit autrefois sous le nom de fibrine une substance qui se Qoagule spontanément à Tair, lorsqu'elle a quitté les liquides qui la tenaient en dissolution pendant la vie.

La fibrine coagule bien plus rapidement à une température éle%'ée qu'à une température basse. L'oxygène contenu dans l'atmosphère ne doit pas avoir d'action sur la coagulation de la fibrine, car elle se coagule dans l'intérieur du corps, et dans des espaces fermés de toutes parts. On peut retarder la coagulation pai* l'acide carbonique : l'addition de sels alcalins, du sulfate de soude, par exemple, Tentrave d'une manière complète.

La fibrine coagulée spontanément n'est pas pure, car elle a englobé, au moment de la coagulation, tous les éléments cellulaires qui se trouvaient dans le liquide. Elle présente, du reste, des variétés fort nombreuses. Elle se gonfle sans se dissoudre (Liebig) dans de l'eau contenant de l'acide chlorhydrique : c'est le contraire qui a lieu pour la syntoiiine. La fibrine coagulée se dissout à une douce température dans les solutions de sels alcalins, d'azotate ou de carbonate de potasse, par exemple, et se trouve alors à l'état d'une substance analogue à'dc l'albumine. La fibrine se rencontre dans le sang, le chyle, la lymphe, en quantité variable : on la trouve également dans les exsudations séreuses.

On suppose généralement que la fibrine (1) est un dérivé de l'albumine : elle renferme un peu plus d'oxygène que Talbuminc ; aussi a-t-on pensé qu'elle était le produit de l'oxydation de substances albuminoïdes.

Voyons, en quelques mots, les différentes formes sous lesquelles se présente la fibrine coagulée. Les liquides qui en renferment deviennent rapidement filants, comme gélatineux. Plus tard, une partie du liquide enfermé par la fibrine est mis en liberté, et l'on obtient alors un coagulum de plus en plus petit et résistant. Au microscope, on observe des iilaments ou des fibres assez fines, entrelacées, qui enveloppent des éléments cellulaires. Quelques observateurs attribuent cet état tibrillaire au plissement de fines niasses membraneuses.

Il y a quelques années, A. Schmidt (2) a enrichi la science d'une découverte qui est venue renverser toutes les théories que l'on avait émises sur la nature de la fibrine K

Renabques. — (1) On ne sait trop sous quelle fomio la fibrine existe dans les liquides de rétoBomie avant sa coagulation. Yirchow admet qu'elle se trouve à Tétat de substance

* Bien avant A. Schmidt, Dains, de Gommerey (Mémoires sur In sang, considéré quand il est fluide, pendant qu'il se coagule et loi'squ'il est coagulé. Comptes rendus, 1^58. — Recherches 'arle sang, Toulon et Paris, 1861] déclara que la fibrine proprement dite ne préexiste pas dans le fang ; pour cet auteur c'est de la plasmine qui y existe normalement. Celte plasminc peut so dédoubler dans certaines circonstances : i" en une partie êponianément coagulable, et prenant l'aspect tibrillaire [fiùrine concrète) , et 2» en une autre qui reste liquide dans le sérum (fibrine iHÛoute}, â moins qu'on ne l'en précipite par le sulfate de magnésie. R.

18 TRAITÉ D'fflSTOLOGIE ET D'HISTOCHIMIE.

« librogènc, » qui no peut se coaguler spontanément : ce serait sans doute une oxydation qui la transf^innerait en véritable fibrine coagulable. Voyez Virchow's Gesammte Abhandlungen zur wissenschaft lichen Mcdizin, Francfort, 1856, p. 104. — Virchow disait dans son travail qu'il n'y avait aucune raison d'admettre que la fibrine coagulée n'existât déjà avant sa«oaguIation. Brûcke (Virchow's Archiv., vol. XII, p. 81 et 172) émit bientôt une autre opinion : pour cet auteur, la substance désignée sous le nom de fibrine solublc n'existe pas dans le sang à l'état de fibrine. La fibrine serait le produit de substances albuminoïdes contenues dans le sang, car une partie de l'albumine du sérum se coagule déjà à la température extérieure, tandis que la plus grande portion ne se coagule qu^à une température bien plus élevée. Bruckc fait observer en outre qu'au moment de la coagulation de la fibrine, il se précipite une certaine quantité de phosphates calcaires difficilement solubles, ainsi que do la magnésie et de la chaux non combinées au phosphore. Il suppose que ces substances minérales, si difficilement solubles, n'existaient point sous cette forme dans le sang, qu'elles sont, au contraire, produites au moment de la coagulation par b décomposition de combinaisons solubles. Il admet qu'un acide (?) vient décomposer, au moment de la coagulation, Talbuminate de soude, ainsi que les composés inorganiques du sang : il résulterait de cette décomposition une substance proléique insoluble et des éléments minéraux difficilement solubles. — Quand on s'oppose à la coagulation du sang de cheval en le plongeant dans un mélange réfrigérant, on y trouve une substance protcique qui présente tous les caractères de l'albumine ordinaire ; quand on laisse coaguler «xî même simg, la substance protéique se dépose sous forme de fibrine. Toutes les substances protéiques, l'albumine aussi bien que la fibrine, renfermées dans une certaine quantité de plasma, préalablement acidifié par de l'acide acétique, puis neutralisé par l'ammoniaque, coagulent à la température de 60*. — Enfin Briicke a obtenu, en saturant, d'après les indications de Lieberkiihn, un albuminatc de potasse avec de l'acide phosphorique et de Tacidc acétiqui', ou bien en le traitant par du phosphate acide de chaux, une masse très^-analoguc à de la fibrine coagulée. — (2) Cet auteur admet qu'il n'existe pas de fibrine fluide dans les liquides de l'économie. Elle se forme dans le sang et dans d'autres liquides par la combinaison chimique de deux substances fort voisines, qu'il désigne sous le nom de • fibrinogène » cl de « fibrinoplastique. » La substance fibrinogène est à l'état de dissolution dans le plasma sanguin ; la substance fibrinoplastique, au contraire, s'observe dans le contenu cellulaire des globules du sang, dans les cristaux du sang : c'est elle qui forme laglobuline et la sérumcaséine. (Panum.) En s'unissant, en petites proportions, il est vrai, à h substance fibrinogène, elle forme la fibrine. Li lymphe, le chyle, le pus, beaucoup de tissus composés de cellules (le cartilage et les tendons exceptés), le sémm du sang, la synovie, rhumeur vitrée et aqueuse de l'œil, la salive, contiennent tous de la substance fibrinoplastique. Li substance fibrinogène se trouve, à son tour, dans presque tous les liquides séreux de l'éconoinie, dans les liquides qui baignent le tissu conjonctif et les muscles. Du reste, les réactions de la substance fibrinogène sont fort analogues à a*lles de la substance fibrinoplastique. Les échan;:es rapides de substances, qui se font entre les différents liquides de l'économie, empêchent la formation de la fibrine (Kîndant la vie. Schmidt suppose en ouln^ que, lors de la combinaison chimique des deux su l)stances mères en fibrine coagulée, Talcali qu'elles renfermaient est mis en liberté. Les travaux de A. Sciimidt se trouvent dans les Archives de Keichert et Du Bois-Reymond, 1861, p. 545 et 075, puis 1862, p. 428 et 555.

§ 12. — Myosink, Fibrine musculaire ou Svntonine

Les cléments contractiles de Torganisme, le protoplasme, qui forme le corps des cellules jeunes, les muscles lisses vX striés sont formés par une série de substances albuminoïdcs qui se distinguent par des réactions spéciales, et qui se coagulent presque toutes à une température peu élevée qui varie de 55 à 50° c.

ji% TRAITÉ D HISTOLOGIE ET D^HISTOCHIMÎE.

/ AbmaiMi^ wm alcaline et pauvre en sels. A. Scbmidt la considère comme de la globolioe ^0t> ùf: xè yéMstm:*: fUcinoplastiquc.

§ 15. — Cr1STALU5E, GlOBCLHIE et HéMOGLOBULINE.

t^^mr t0fri^ins auteurs, la cristalline, substance qui se trouve dans le *T$*UiUn â l'état de solution concentrée, est identique à la globulîne.

ijê m^talline coagule par la chaleur ei non spontanément comme la tàmw^ >a coagulation exige une température plus élevée que pour TalimuÀuf.: la cristalline se dépose tantôt sous forme d'une masse globufeiWtMr^ tantôt sous forme d'un coagulum laiteux. Une solution de cristal- Hmm ^ mélangée à de Tacide acétique, précipite quand le liquide est ciMyiplétirment neutralisé par l'ammoniaque; de même, une solution am- $f$iimUai\ii ne précipite que |)ar Taddition d'acide acétique jusqu'à neutratifteàîMffi, L'acide carbonique précipite la cristalline.

LhéniatogloMine^ qui constitue la substance cellulaire des globules «m^fjins de Thomme et des vertébrés, peut former dans certaines circonitî^fH'j^» une substance cristalline colorée. On obtient ainsi les cristaux du ftgfig <fig. 1)9 dont on s'est surtout occupé dans ces derniers temps. DV prîf» les observations de Funke (I), Lehmann (2), Kunde (3), Teichniann (4), Bojanowsky (5), Rollett(6), lloppe (7), Bœttcher (8) et d autres, rjfi% liubstatices cristallines ne seraient pas identiques dans les différents groupes de vertébrés : la solubilité des cristaux du sang serait très-variable |Hiur les diflércntes formes. Leurs décompositions, leur mélange à des nubhtances étrangères, n'ont permis jusqu'alors d'en faire des analyses complètes. Ces cristaux sont dus sans doute à la cristallisation de substances albuminoïdes colorées par la matière colorante du sang ; mais cette supposition est loin d'être prouvée.

Les cristaux^ du sang affectent la forme de prismes, de tétraèdres, de lames hexagonales et de rhomboèdres. La première forme est la plus fréquente chez l'homme et la plupart des mammifères (Kg. 1 a et c) ; on y observe cependant aussi les lames rhomboédriques (b). L'hématocristalline se présente sous forme de tétraèdres chez la souris et le cochon d'Inde {d) ; on n'a observé jusqu'alors les lames hexagon les que chez l'écureuil (/); les rhomboèdres se rencontrent dans le sang du hamster (e). Cependant, en général, tous les cristaux du sang appartiennent au système rhomboèdrique. Les cristaux de Técureuil seuls appartiennent au système hexagonal. (Rollett, von Lang.)

Les cristaux du sang, quand ils sont isolés, ont une couleur rouge amarante qui rappelle celle de la (leur du pécher : réunis en masse, ils présentent légèrement la couleur du cinabre. Dissous dans Tcau, ils la colorent en rouge plus ou moins foncé. Les formes cristallines prismatiques se dissolvent bien plus facilement dans l'eau que les tétraèdres. Les cristaux sont insolubles dans l'éther et l'alcool. Ils se dissolvent facilemcMit dans l'acide acétique, en prenant une coloration d'un brun jaunâtre : ils

PRINCIPES DnËDUTS.

se dissolvent également dans rammonia([uc, mais non dans une solution de potasse roncentrée. Ils se décolorent rapidcmrnt sous l'influence du chlore. La chaleur et l'alcool les précipitent quand ils sont en dissolution dans l'eau ; le chlorure de sodium les précipite ijuand ils sont dissous dans de l'acide acétique.

Les cristaux du sang se décomposent très-facilement. Ils se désagrègent à l'air et à la température de \ 60° à 1 70° cent. , et brûlent en laissant 1 p. 1 00 de cendres dont 1 élément principal est de l'oxyde de fer. (Lehmann.) Les cristaux du sang se forment plus ou moins facilement, suivant les circonstances. Ils se produisent quand on fait passer un courant d'oxygène, puis d'acide carboniqnie, dans du sang dilué; il en est de môme quand on lais.'e éraporer lentement sur le porteobjet du microscope du sang auquel on a méié de l'alcool ou de l'éther, La lumière favorise, diton, la formation des cristaux. On les obtient également en faisant rongeler, puis fondre le sang, en le chaulant à 60° cent., en le soumettant il l'influence d'une decharge électrique. Les cristaux se forment aussi quand on place le sang sous la cloche dune machine pneumatique, quand on y verse quelques sels, le sulfate de soude par exemple, ou bien quand on y ajoute du chloroforme au contact de r»ir. Les cristaux se forment avec une facilité remarquable chez le cobaye. Le sapg de la rate cristallise également avec une grande facilité.

L' hématocristalline formerait les 7 centièmes de la masse totale du sang, d'après Lehmann.

Re»»im(Deî. — (1) Hmlk el Pfbtfiii. Zeilschrifl, 1851, p. 172 ; 1852, p. Iîl8 ct288. — (2) Chimie ph\siologi(|ue, lol. I, p. 564, el Zoorliinili-, p. 135. — (3) IIehle et I'feuf», Zfilvhrift. 1852, p. 971. — (4) M^me ouvrage, 1853, p. 375. — (5) Zeitschrift fUr wis- «ensch. Zoologie, vol. XTl, p. 515. — (6) Wiener Silïungsberielile, vol. Xl.VI, II* pirtic, p, 65. (7) Virehoir's Archir., vol. XXIX, p. 255 el 597. — (8) Icber Blul-Kryslalk, Sar tes critlaux du tang. [torpal, 1862 ; et Virchow'a Archîv., vol. XXXll. p. 126. ~ Toici. d'après C. Sthmidl, la composition dcscrisUui pour cent : 054,2, 117,2, N 16.3, FfOO.iî, S0.67. 020,2; Hoppeadonné une analjse anologiie. — (9) Lhrmatoerjstaliie t des propriélés Bbriiioplastique« analogues ï celles de la globuline. (A. Scbniot.)

TUVITÉ D'HISTOLOGIE ET D'HISTOCHIMIE.

Dans» ce diapitre nous indiquerons quelques substances peu étudiées, mais analogues aux substances protéiques dont elles dérivent dans Terganisme.

En première ligne nous trouvons des ferments dont Taction est plus ou moins bien connue : la ptyaline (salive), la pepsine (suc gastrique), la pancréatine (i^uc pancréatique).

Dans les vieilles cellules des tissus cornés, des épithéliums, des ongles ou des poils, et dans les tissus analogues des animaux, on trouve une substance insoluble dans Tcau, et assez difficile* à obtenir à Tétat de pureté : elle contient près de 5 p. 100 de soufre, et se dissout en partie dans les alcalis ; ses produits de décomposition offrent une grande analogie avec les substances protéiques (1). On a donné à cette substance le noiu de substance cornée ou kératine.

On désigne sous le nom de sttbstance muqueuse ou mucine une substance qui se trouve dans les détritus des membranes muqueuses, tantùt à Tétat floconneux, tantôt en dissolution ; on la rencontre également dan& la synovie, dans Thumeur vitrée, dans la gelée de W'harton, enfin dan» certains produits pathologiques (tissu muqueux). La mucine ne se coagule pas par la chaleur. L'acide acétique la trouble ou la précipite en flocons; elle n'est point soluble dans un excès d'acide. L'alcool versé dans une solution de mucine y produit une coagulation (ibrineuse, soluble dans Teau chaude. Quant aux autres caractères de la mucine, ils sont identiques à ceux des autres substances protéiques : réaction avec le sucre et l'acide sulfurique, etc. La mucine ne semble pas contenir de soufre, mais elle est très-riche en phosphate de chaux. [Scherer (2).] La mucine agit à la manière des ferments.

Nous dirons également un mot de la substance colloïde. Elle se présente sous la forme d'une matière homogène, consistante, insoluble dans Teau et dans Tacide acétique; cet acide ne la précipite pas comme la mucine; les alcalis la dissolvent généralement. On Tobserve dans les produits de transformation des tissus pathologiques (dégénérescence colloïde) ; mais on la rencontre également à un certain âge dans la glande thyroïde de riiomme.

WvM kHtjvt.fi. — l\) Annaiffs dr* la chimie, vol. LXXXIII, p. 552. Scherer et van Laeront publié di's ints'éux sur la substance cornée, vol. NL, p. 59, et vol. XLV, p. 162. — (2) Voy. AiinaUrs, vol. LVII. p. VJCf.

B. — Bérfvé* Uiii«géaétiqveti des mibsUuices protéiqi

Nous trouvori4( t^Mit d'abord les masses collagènes qui jouent un rôle si important dam TorgantHme en formant la substance intercellulaire des tissus

PRINCIPES niMËDUTS:. 23

conjonctifs, cartilagineux et osseux. On désigne sous le nom de substances collagènes des corps riches en azote et en soufre, insolubles dans I^eau froide, soluhles après une coction prolongée dans l'eau, et donnant alors, après refroidissement, une masse gélatiniforme, connue sous le nom de colle, La composition de cette substance ne subit pas de modification en passant sous cette forme, bien que nos connaissances chimiques soient encore bien arriérées à ce sujet.

Les substances collagènes se distinguent des autres substances protéiques par leur solubilité dans Teau bouillante et par la consistance gélatineuse qu'elles prennent alors. De plus, le mélange de sucre et d'acide sulfurique leur donne une teinte d'un jaune brunâtre au lieu de les rougir. L'acide azotique les colore en jaune comme les autres substances protéiques.

On n'a pu jusqu'alors transformer artificiellement les substances alburoinoïdes en substances collagènes, et réciproquement.

COLUGÈSE KT GlUTIXE.

La substance collagène, qui se transforme par la cuisson en colle ordinaire ou glutine, est encore peu connue. Les réactions de la glutine ont été, par contre, beaucoup étudiées. Les acides et les alcalis ne précipitent pas la glutine dans ses solutions ; Tacide tannique seul donne un précipité. Le chlorure de mercure et de platine, le sulfate de fer, précipitent la glutine; Tacétate de plomb n'a pas la même action.

La glutine ap])arlient au grand groupe des tissus conjonctifs et forme la base organique des os et des cartilages ossifiés. La substance collagènê est donc très-répandue dans l'organisme. On n'en a observé qu'une fois dans les liquides de l'organisme, dans le sang d'un leucémique [Scherer (1)); il faut donc admettre que la substance collagènê dérive des substances protéiques ; il en est de même du tissu conjonctif, qui ne donne point de glutine à Tétat embryonnaire, et semble formé à cette époque par une substance protéique. (Schwann.) Quant au mode de transformation chimique, il nous est complètement inconnu.

Substance chondrigène, ou Ghondiiine.

La chondrine, qui se rapproche de la glutine, se trouve dans les cartilages permanents, les cartilages des os avant leur ossification, et dans un produit cartilagineux pathologique, l'enchondrome. La substance de la cornée de l'œil semble être sinon identique, du moins très-analogue à la chondrine. Les acides précipitent la chondrine dans ses solutions : elle est soluble dans un excès de réactif, excepté dans l'acide acétique, dont le précipité reste insoluble. L'alun, le sulfure et le sulfate de fer, le sulfate de cuivre, l'acétate neutre et basique de plomb, l'azotate d'argent, l'azotate de mercure précipitent également la chondrine. La substance chondrigène nous est peu connue.

14 IKUTt ITHISTOIjOGIE ET ITHISTOCHDDE.

La chondrine est nn dérÎTé des sabstances proléiques, de même que h glutine. On a parlé d'uoe transformation de la chondrine en glutiiie ii moment de l'ossification. Mais cette hypothèse, plus qu'invraisemblable, ne saurait être vérifiée dans Tétat actuel de la science.

Ces deux substances ne semblent pas être les seules substances colbgènes de l'organisme.

Sc»TA3(CE ÉLJkSTIQCE, OC ËliSTHIE.

On trouve dans plusieurs tissus de Téconomie une substance qui diflere des substances collagènes (2), et qui se caractérise par sa fixité et sa difficulté à se dissoudre.

Cette substance élastique ne donne pas de colle, même par une cuissoD prolongée, à moins qu'elle ne soit mélangée à du tissu conjonctif. L'acide acétique ne l'attaque point et ne la dissout qu'après plusieurs jours de coction. L'acide chlorhydriquc dilué la dissout à une température peu élevée. L acide azotique la colore en jaune après avoir formé de Tacide xanthoprotéique. La potasse ne la dissout que fort lentement. L'acide sulfurique et le sucre ne la colorent pas en rouge.

I^ substance éla.stique, dont les limites sont difficiles à déterminer au microscope, constitue des fibres et des plaques dans le tissu conjonctif: dans d'autres organes, elle limite des culs-de-sac, des canaux; elle sert d'enveloppe aux cellules, sans prendre cependant part à la formation du corps cellulaire lui-même.

I^ fixité de la substance élastique, son indilTérence chimique, lui p^mettent d'arrêter les liquides de Torganisme, de les filtrer, etc. L'élasticité de a*tte substance est également d'une haute importance (5).

L'origine de la substance élastique nous est à peu près iuconnue. Mais elle dérive très-probablement des substances protéiques.

RniAKQOEs. — (1) Yerhandlungen der physikalisch medizinischen Gesellschaft zu WûnbuiTç, Comptes rendus de la Société de médecine de Wurzbourg, vol. Il, p. 321. — (2) Voy. Chimifî pin siolo^'iquc de Mulder, p. 595. — (5) Do.nders (Siebold's und Kœllik«r'sZ«'itsclirift fur wissenschafllichc Zoologie, vol. lll, p. 548. et vol. IV, p. 242) a étendu le domaine de la sul)stana* élastique bien au delà du tissu élastique proprement dit : quelques opinions de ret auteur sont fondées, mais il a peut-être poussé l'analogie un peu trop loin. Pour cet auteur, les membranes de toutes les a»llules, les enveloppes des faisceaux pnmitifs des muscl(*â, les gaines des nerfs, les parois des capillaires, certaines membranes sans stnicture, la membrane de Descemet, la capsule du cristallin, sont formées par de la substance élastique. Nous reviendrons sur ce point dans la partie histologique de notrfî travail.

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