‹ Traité d'histologie et d'histochimieChapitre 7 sur 50 · W TRAITÉ D'H1«TC«/*L^ ET · texte numérisé non relu

W TRAITÉ D'H1«TC«/*L^ ET

p[tfr/»^^rKfjoiioun rôle très-iiDf>«ijai. ^■•. du ^iimr dans U» foie. Il esl fienui* ô^ *«k ^Mop^ yzr la iléœrnposition d ooe tr.i

^ptf'f^-'. T^t^iut'îti ffi lame« qui <«pparti<:fa>^*:i la <y?têcji^ kfiates^ W>itK>

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rliloiure de ««jdiam poor former de? pyn-

mide« cTi^ulline^ à quatre ei â six pans. En

pré>ence d^ ïiib>UiKe« azolêr», comiu

l'alliumin*^ ou la ca^^^ine, et même en (•r^-

sence d** ba**-^. \^ ïKco^e fermente et j^

n 2 ^ Cri. taux de givcose provenant Iraris^forme €*n acîde lactique et, plus Uni.

•^" '"'"*• en acide butyrique.

\.o mjrn*cle raisin est très-répandu dans le rè^ne végétal ; il se développe

/•iiv dépens d'autres corps liydrocarbonés, de l'amidon, par exemple, srki

Pfiiv ferments contenus dans les produit» de ^^écrétion des glandes de b

JMMirtie, dans le suc ]>ancréatique et dans le »uc i^te^tinal. Cest ait»

rpi/ilHorhé dans le tube digestif, le ^lycose [lasse dans le chyle et dansk

4?in</. fiornrne il disparait bientôt dans ce dernier liquide, on a admis qu*il

h\ bride en passant à l'état dacide carbonique et d'eau, sans donner lin

;i rlHiiires produits de décomposition.

Te j^lyrose se trouve également dans le tissu hépatique. Nous avons parlé de ce fait à propos de la substance glycogène |2i.

l/iiriiie normale peut renfermer quelques traces de glycose. Chez le< iinirnaux, à la suite de Tirritation de la moelle allongée (CI. Bemards oo driufres points des centres nerveux, on le trouve en abondance. A Fétal p'ritbob»|riqiH>, on observe des quantités abondantes de sucre non-seulement dans Turine, mais dans les différents liquides du corps des âiobi-

HffUfH.

SlT.llK MUSCUUIRE, l>(WITK, Ci^Hj^O,, -f" ^H^-

Te corps, découvert par Scbcrer (5), est tout à fait identique àb pbii<éoinainiite observée dans le règne végétal, dans les fèves surtout. |Vrdd fi).\

L inoHÎie (lig. S) foniu»des prismes klinorcctangulaires, qui perdent, ah tempénilure de 10(1° cent., 4 équivalents d'eau de cristallisation, el ne désagrègent à Tair. Dissous dans de Talcool bouillant, Tinosite cristal-

MUICIPES IMMËDIATS.

lise en lamelles brillantes. L'inosite se dissout facilement dans Teau, et forme avec la caséine de Tacide lactique et de lacide butyrique.

L'inosite ne réduit pas Toxyde de cuivre, mais se colore en rouge très-intense quand on Ta fait chauffer presque jusqu'à dessiccation avec de Tacide azotique, et qu'on y verse un peu d'ammoniaque. (La réaction est surtout prononcée en présence du chlorure de chaux.)

L'inosite semble très-rcpanduc dans l'organisme . On la rencontre dans les muscles du cœur, dans les muscles du chien, dans le [tancréas, dans le thymus (Scherer) ; Cloëtta (5) Ta trouvée dans les poumons, les reins, la rate, le foie; enfin Mûller (6) Ta observée dans la substance cérébrale. L'inosite peut passer dans Turine; on la trouve dans le diabète et dans la maladie de Bright. (Cloëtta, Neukomme. )

L'inosite est le produit de la décom- ^ , .

, ■ , . , f.' '■'•g- 3. — Inosile provenant des inuMii's

position de substances histogenetiqucs. du cœur de rhomnip.

SrCRE DE LAIT, CijHjjOj, -f 110.

Le sucre de lait se distingue du corps précédent par sa composition, par sa cristallisation en prismes obliques à quatre pans, et par sa faible solubilité dans Teau. 11 dévie également la lumière polarisée à droite, et réduit Toxyde de cuivre comme le glycose. La caséine et d'autres ferments le transforment on acide lactique et en acide butyrique.

Le sucre de lait n'existe pas dans le règne végétal ; il est une des parties constituantes du lait des mammifères et de l'homme. Son abon- >^ dance dépend de la proportion des corps hy- 1 ^ drocarbonés absorbés ; il persite dans le lait des / carnivores, même quand ils se nourrissent ex- ^.^ 4. --Cruiaux de sucro de ia»t. clusivement de viande, comme Bensch l'a montré, contrairement à Dumas. On n'en a pas démontré la présence bien certaine dans le sang des mammifères; il semble au contraire y faire défaut.

La mamelle agirait donc comme ferment (2) dans la production du sucre de lait, il est permis de supposer que le sucre de lait se développe aux dépens du glycose, avec lequel il présente tant d'analogie.

Remarques. — (1) Nous signalerons en particulier les ouvrages suivants ; G. Bernard, Leçons sur la physiologie du svsl. nerveux, tome I, p. 467 ; Gorup-Besanez, Annales, Tol. CWUI, p. 227 ; Hensen, Wiirzburger Verhandlungen, vol. VU, p. 219, et Virchow's Archiv, vol. XI, p. 595; Pelouze, Comptes rendus, tome XLIX, n* 20 ; ScniPF, Archiv fur physiol. Heilkunde, vol. I, p. 263, et Comptes rendus, tome XLVIII, nM8; C. Bernard,

28 TRAITÉ DHISTOLOGIE ET D HISTOCHDflE.

Comptes rpndujs, 1859, tome SLVIII, n*!2 ; Annal, d. se. nat- série lY, tome X« p. lll,>t Journal de pliysioL, tome II, p. 31 ; Rolcet, Comptes rendus, tome \LVII1, n* 16, et Journal de physiol.y tome II. p. 85. — (2) Cl. Re&!iard et R\rresii:l, Ccuiiptes rmàus. tome XXVII, p. 514. Voy. au»si les Traités classiqutH^ de physiologie et de chimie phy»»logique. Nei»$?(er (Ccettinger Naihrii-hten. 1862, p 157) prétend avoir troiiré une nouvelle espèce de sucre dans les muscles, « sucre iiiusi-ulaire ; » il jouerait le rôle de femipnt. — (3) Annales, toI. LXXIU, p. 322. — (4) Annales, vol. G, p. 50. — (5) Vierteljahr^hrilt der naturfoi-schenden Gesellscliaft in Zurich, vol. 1, p. 205. — ^G) Annales, toI. Cl. p. 151.

P. — AeMei» gnui et §■■!■■€■>

Les acides gras se présentent dans Torganisme soit à Tétat de liberté, soit en combinaison avec une base organique (savons), ou unis à une substance organique jouant le rôle de base (graisses neutres).

Cette substance organique est la

Glycérine , C^jH^Og ou „' } Og.

On peut regarder la glycérine comme un alcool triatoroiquc, dont le radical serait ^lycéril=CeH5. La glycérine se présente sous Taspect d'un liquide incolore, sirupeux, cristallisable, qui peut se mélanger à Teau en toutes proportions. On peut la distiller en prenant de grandes précautions. A une trop haute température, elle se décompose en eau et en acroléxne QH^O,, substance d'une odeur très-forte et qui attaque Tivement les yeux. (L'acroléine peut servir à reconnaître la glycérine et les graisses qui en contiennent, car les autres acides gras ne développent pas cette odeur.)

La glycérine se combine aux acides; elle forme ainsi Tacide glycophos' phorique; elle forme également des combinaisons neutres qui peuvent s'unir a des acides gras et former les graisses neutres de Torganisme.

On a désigné ces combinaisons sous le nom de glycérides. De même que Talcool s'unit à différents acides, de même la glycérine se combine aux acides organiques en formant de Teau.

1 éq. de glycérine 4- i éq. d'acide — 2 éq. d'eau (Monoglycérid). i éq. de glycérine -+- 2 éq. d'acide — i éq. d'eau (Diglycérid). l éq. de glycérine -h 3 éq. d'acide — 6 éq. d'eau (Triglycérid),

Le dernier groupe seulement, composé par les triglycérides, représente quelques graisses neutres naturelles.

La glycérine pénètre dans l'organisme avec les graisses neutres des aliments. Lors de la saponification de ces graisses, la glycérine est mise en liberté; elle se combine de nouveau aux acides gras dans Tinténeur

PRJiNGlPES IMMÉDIATS. 29

des tissus, pour former des graisses neutres. Ces transformations sont aussi peu connues que les produits de décomposition physiologique de la glycérine.

Acide cLYcopDospnoRiQUE, 2iIO.CeH7O5.PO5.

Cet acide est un produit de décomposition du Protagon et de laLécithine qui existent dans le cerveau, les nerfs et dans d^autres points du corps; c'est au même titre qu'on Ta rencontré dans le jaune de l'œuf de la poule.

Les acides gras de l'organisme appartiennent à deux séries naturelles, dont la première est composée d'après la fornmle C„Hb04, et la seconde d'après la formule C,H,,04.

Parmi les acides hydratés du premier groupe, il est plusieurs acides gras, inférieurs ou liquides, qui ne constituent point des éléments des tissus, mais hien au contraire des produits de décomposition.

r HO )

AaDE FORMiQUE , HO.CjllOj ou *.. * [ 0,.

On l'a trouvé (Scherer, Mùller) dans le liquide qui baigne les muscles, le cerveau et la rate, dans le thymus (Gorup-Besanez), dans la sueur et même en assez grande abondance; enfin, dans le sang de chiens nourris depuis longtemps avec du sucre (Bouchardat et Sandras), et dans le sang pathologique. Quelques-unes de ces observations demandent à être vérifiées.

Acide acétique, HO.C4H.O- ou * * * 0^.

Il entre dans la composition du liquide musculaire et de celui de la rate (Scherer) ; on le rencontre dans le thymus ; on Ta également observé dans la sueur. On l'a trouvé dans l'estomac et peut-être même dans le liquide céphalorachidien ; en(in, il apparaît dans le sang après Tabus des alcooliques.

r u 0 \ Acide bityhique, HO.CgU^Os , ou ' * [ 0,.

il se trouve dans le liquide des muscles et de la rate (Scherer), dans le lait, dans la sueur, dans le produit de sécrétion des glandes sébacées de plusieurs points du corps, par exemple, près des organes génitaux ; dans l'urine (?). La présence de cet acide dans le sang (Lchmann) est plus que douteuse. On le trouve dans l'estomac et dans l'intestin, comme produit de fermentation des substances hydrocarbonées.

30 TRAITÉ D'fflSTOLOGlE ET D-HlSTOCniMIE.

Combiné à la glycérine, sous forme de Tributyrinej ^ .p „*^* | t\, il concourt à la formation de la graisse neutre du beurre.

ÂCIOE CAPROICIQUE, HO.C|,H,,0, OU ^* *' iîi^«*

r H 0 \ Acide capryuque, UO.G10U15O3 ou *® "lî}^^*-

Acide caprlmqle, HO.G^lligOs ou ^" ** m 1 ^*'

On a trouvé ces acides dans le beurre, en combinaison avec de la glycérine, et même en liberté dans la sueur.

Les acides d'un ordre plus élevé qui composent le groupe dont nous nous occupons, sont solides à la température ordinaire. Ils forment les graisses neutres de l'organisme, et sont, par conséquent, des éléments liistogénétiques. Ils pénètrent dans Torganisme avec les graisses. Ils se décomposent probablement en acide d'un ordre inférieur, et s'oxydent finalement, en produisant de Tacide carbonique et de l'eau.

ACIDK l'AI.NITIQl'E, HO-Cj^H-jO- OU ^* *'* * > 0,.

Il entre dans la composition de la plupart des graisses neutres du règne végétal et animal. Il fond à la température de 62® cent. Il cristallise en écailles brillantes comme la nacre.

Cet acide forme, avec la glycérine, une combinaison naturelle qui se trouve en abondance dans les matières grasses de Thomme ; c'est la

Tripalmitine, CollA+r>(C,JI-,o,)-6DOou ^ i^)' ) <^V

Acide stéahique, HO.C^uH.jO- ou "** '*' ! > 0^.

Cet acide entre également dans la composition des graisses neutres de réconoiiiie, mais en moins grande abondance que Tacide palniitique; on le rencontre dans les masses graisseuses solides du mouton, du veau (i). Il fond à une température plus élevée que les acides précédents, c'est-àdiro à 09*^ cent. Il cristallise en aiguilles on en lamelles blanches, brillantes comme Targent. Il forme, avec la glycérine, une combinaison neutre, la

TinsTÉARisE,CA06H-3(C3«UsoO,)-OllO ou 3/(^h3I) 1 ^^••

Parmi les acides du second groupe, un seul présente de rintérct pour l'organisme de Tliomme ; c'est

L Acide oléique (Acide élaïque), HOX^eHs-O^ ou ^ '^ * } 0^. L'acide oléique pur est un liquide qui ne se ()rend en lamelles qu'à It

PRmCIPES IMMÉDIATS. 31

température de — 4** cent. D n'a ni odeur ni saveur; on ne peut le volatiliser sans le décomposer. Les sels qu'il forme ne cristallisent point.

L'acide oléique se comljine à la glycérine pour former une des graisses neutres les plus importantes de Téconomie, la

TmoiiiRE, CeH,0e-4-3(C56H5A)-6H0 ou ,.^ „^*ï* î (V

Il forme des savons avec les alcalis.

il pénètre dans l'organisme avec les graisses neutres des aliments. Ses décompositions physiologiques sont très- variables.

Remarqces. — (1) On croyait autrefois que V acide margnrique était Tacidc ^ras le plus répandu de l'économie. Mais, comme beaucou|) d'équivalents des acides palmitiquc et stéariquc ont la même composition que l'acide margarique HO. C54H35O5, on avait cru devoir nier l'existence de ce dernier; c'est à tort, car on est parvenu à obtenir tous ces acides artificiellement (Becker, IIeintz). Mais on ne sait au juste si l'acide margarique et Tacide trimai^arique entrent dans la constitution des graisses normales. — L'acide inyristi- (\u HO . C^i|lf J7O5 serait également très-répaudu dans les graisses animales, suivant les recherches de lleintz. 1

Les graisses neutres sont le produit du mélange de différents acides gras avec une base organique, qui se présente chez Thomme sous forme de glycérine. 11 est impossible de séparer les différentes combinaisons de graisses neutres ; aussi nous sont-elles peu connues. Du reste, Fimportance de ces combinaisons dépend de Tacide gras combiné.

Les graisses neutres et pures sont incolores, sans odeur ni saveur; leur réaction est alcaline; elles sont plus légères queFeau et sont de mauvais conducteurs de rélectricité. Insolubles dans Peau, elles se dissolvent dans Talcool et à la chaleur, ainsi que dans Téther. Elles tachent le papier, brûlent avec une tiamme éclatante et ne se volatilisent qu'en se décom* posant.

Les graisses neutres se décomposent en acides et en glycérine sous Tinlluence de la vapeur d'eau à la température de 220° cent. ; les ferments et les substances proléiques en putréfaction ont une action analogue. Expo* sées à l'air, les graisses neutres absorbent avidemment Toxygcne, et deviennent rances sous l'influence des ferments. Une partie de la base organique est décomposée, et l'acide gras est mis en liberté. Les acides gras volatils mis en liberté donnent alors aux graisses neutres une odeur et une saveur particulières. En présence des alcalis et de l'eau, les graisses neutres se transforment en savons ; la glycérine est mise en liberté, et I acide gras se combine à la base inorganique.

Nous avons déjà vu qu'il est impossible de séparer les différentes graisses neutres de la graisse naturelle. Dans ces derniers temps, Pelouze et Berthelot ont artificiellement composé les graisses neutres avec des acides gras et de la glycérine. Les propriétés de ces produits ai^tificiels sont en

» TRAITÉ D'HISTOLOGIE Et D-HmOCHDUE.

ttmt f^mblablen à celles des graisses naturelle» ; les graisses neutres d(

l'organinnie forment des combinaisons très-Tariées.

Itans toutes ces combinaisons on rencontre 3 équivalents d'addr! jçrafl. a^f.r 1 éfjiiivalent de glvcérine et 6 équivalenls d'eau. Cest «insi qw i'acidf oIéir)ii(! forme la Iriolé'me, substance liquide à la température oHinairp, et <\\i\ tient en dissolution deux autres graisses neutres cristallines, la iripalmitine et la trisléariiie. La Iri margarine peut également s'unir i ces derniers cor|>s. On n'est pas encore sûr d'avoir épuisé tons les composé» des graisses neutres de l'organisme. Dans le beurre nous trouvoib une combinaison d'acide butyrique, d'acides caprinique, caproniqne «t capr;lique avec de la glycérine.

Les ma-sses ^aisseuses du corps des animaux sont tantôt liquides, lao- Vtt solides, suivant qu'il y a plus ou moins de graisse neutre solide di$iioute dans la trioléitie : ces masses graisseuses prennent la consistance du suif après la murt. Pendant la vie et sous l'influence de la température du corps, elles restent toules molles ou même liquides. La graisse est répandue d'une manière fort inégale dans les différentes parties du corps cl chez les différents animaux.

Les graisses neutres sont trèsHrépandues dans l'organisme. Elles existent dans pre.s<|uc tous les liquides, dans tous les tissus; elles accompagnent toutes les substances protéiques e( histogénétiques. Leur quanltlé est, du reste,

♦ ^^^ k/ !/ "^'"i^'''*' (')■ Elles apparaissent en masse w /j dans le contenu des cellules du tissu adi-

 " peux, sous la peau, dans l'orbite, autour du

/'^^ .—^ f^^k cœur, dans les reins, les os, la myéline, •^ Hiri^ L^W ^^^F *"^ 'oi observe quelques graisses particu- ^iZ^ ^^-^ lièrcs encore peu connues. La propriété

m^ i';ÉMIb liislogénétique des graisses est due san; doute à ce que les combinaisons cristallines, en se dissolvant dans la trioléine, perdent '".„■". ,'"'~ lenrs propriétés de cristallisation.

■, iiKUilb>> i«.Ui.> ; t. en groupe ; c, lîrou- ■, . ■ . i

pn il'aiKuilin dau> j'ini.rkur rii cl- Uans Certaines circonstances, la graisse I.L..J ., ~ii..i. .-1 it. ggjjjj, f^rnie dans le cadavre des cristaux en aiguilles ou des groupes de crîstani

((ÎR. 5). On les a désignés sous le nom de ciistaiix de maryarine. On les

observe surtout dans l'intérieur des cellules adipeuses.

Urnahquks. — (I) Voici la quantité Ju graisse t|utJifr<)runts tissus coDlienneDt pour 100: lymplu', 0,1)5; cli>lc. tl.'i ; s»ng. 0,*; carlil.i;;.:. 1,3; os, 1,4; mslallin. 2,0; foie, 2,4; Mil» le, .'S,.'S; cerveau, 8,0 ; nerfs, Sâ,t ; mnellc, 'iô,6; lissu adipeu, 83,7; moelle da

prarfui ilncrltuui.

Voici les usages auxquels les graisses sont destinées dans Torganismc : 1. Grâce à leur nature liquide ou molle, elles égalisent les pressions, remplissent les espaces vides et jouent le rôle de coussinets. 3. Accumulées en masses, elles s'opposent à la déperdition du calorique.

3. Elles baignent et lubrifient certains tissus solides, tels que Tépidermc et les cheveux. La sécrétion des glandes sébacées est destinée à ce rôle.

4. Comme les graisses n'ont pas d'affinité pour Teau, elles se sépareront dans les liquides à Tétat de granulations ou de gouttelettes, et formeront ainsi les granulations élémentaires et les vésicules.

5. Leur indifférence chimique les rend aptes à former certains tissus qui ne prennent qu'une part très-faible aux différentes actions chimiques de Torganisme.

6. Soumises à l'action des ferments protéiques, et surtout à l'action de l'oxygène, elles se décomposent en acides gras et en d'autres produits, qui se décomposent à leur tour en acide carbonique et en eau. Le développement de calorique qui accompagne ces phénomènes a une très-haute importance.

7. D'après Lehmann, les graisses joueraient le rôle de ferments. Combinées aux substances protéiques, qlles transforment les liquides sucrés et amylacés en acide lactique. L'action de la pepsine dans* le suc gastrique serait due à une phénomène identique.

8. Les graisses neutres sont insolubles dans les liquides aqueux de rorganisme; les savons, au contraire, sont solubles; et ce fait est trèsimportant au point de vue du transport des acides gras à travers les différentes parties de l'organisme.

Les graisses neutres proviennent des aliments. Chez l'homnfe, la graisse peut se former aux dépens des substances hydrocarbonées. Liebig a prouvé que cette transformation avait lieu chez certains animaux. L'origine protéique des graisses est beaucoup plus douteuse.

§ 21. — GUAISSES CÉRÉBRALES, CÉRÉBRINE, PrOTAGOX, LÉCITBINK.

Les niasses graisseuses du cerveau et des nerfs renferment des substances particulières, très-peu (ixes, et conséquemment peu connues. Fremy (1) avait déjà trouvé dans la masse cérébrale des acides gras, de la cholestérine, puis un acide particulier, qu^il avait désigné sous le nom d'acide cérébrique.

Cet acide se présente sous forme d'une masse,blanchàtre, pulvérulente, cristalline, insoluble dans l'eau froide, mais se gonflant dans l'eau chaude comme Tamidon. L'acide cérébrique se dissout facilement dans l'éther et dans l'alcool bouillants. Il contiendrait également une faible quantité de phosphore, mais ce n'est sans doute qu'une impureté.

54 TRAITÉ D^HISTOLOGIË ET D HISTOCUIMIE.

Gobley |2) a étudié plus tard ce corps et Ta obtenu à Tétai neutre, (k le trouve dans le jaune de l'œuf. Quant à Tacidité, sur laquelle Frerov avait insisté, elle serait, d'après Gobley, le résultai d'un mélange impur avec une substance pbosphorée, lacide glycérophospboré ou oléophosphoré, par exemple. Aussi Gobley a-t-il donné à cette substance le nom de cérébrine. Pour ce chimiste, la cérébrine contiendrait également du phosphore : Mûller (5) ne croit pas cette assertion exacte.

I>ans ces dernières années, un chimiste bien connu, Hoppe (4), a décrit une nouvelle substance, à laquelle il a donné le nom de protagon.

Le protagon, qui a pour formule €„, H,„ N^ POj^, est une substana* neutre, qui formerait la presque totalité de la masse cérébro-spinale : la cérébrine et Tacide oléophosphoriquc ne seraient que les produits iv décomposition. Le protagon se dissout à peine dans Téther pur; mais il est soluble dans Talcool bouillant et dans les gi*aisscs. Mélangé à l'eau, il forme une niasse opalescente comme Tamidon. La solution concentrée do protagon forme une colle solide : quand on mélange ce corps à beaucoup d'eau, on obtient un liquide trouble. En faisant bouillir le protagon avec (le Teau de baryte, on obtient de 1 acide glycérophosphoriquc, de Tacide stéàrique, un troisième acide libre encore peu connu , et une base, la neurine.

On a trouvé le protagon dans d'autres points du corps; dans les globules rouges du sang, les globules de pus, le sperme, et même dans certaines plantes.

Cependant des expériences récentes semblent mettre en doute Tcxistence du protagon.

Gobley avait déjà décrit, sous le nom de lécithine, une substance qu^il avait trouvée dans le tissu nerveux, dans le sang et le jaune d'œuf, et (|u'il avait pu décomposer en acide élaïque, margarique ^?) et glycéro* phosphorique.

Or Diaconow (5) a trouvé, en étudiant la masse cérébrale et le jaunt' d'œuf, que le protagon devait en partie ses propriétés à la lécitliine qu'il renfermait. La lécithinc, quia pour formule C\^ 11,^ NPO, -f- HO, se déconq)ose en acide glycérophosphoriquc, en acide stéàrique et en neurine, produits de déconi|)osition que nous venons d'indiquer à Pinstant.

Diaconow a également obtenu une substance neutre, qui ne contient pas de phosphore, qui se gonfle dans Teau chaude, et qui présente, quand on la traite par l'acide sulfurique, les réactions du sucre. Cette substance rappelle assez la cérébrine, décrite par Mûller.

A tous ces corps, Virchow (4) est venu ajouter ja myéline. On désigne sous ce nom une substance d'une structure microscopique spéciale, qui se trouve dans des parties fort différentes du corj)s, et surtout dans les tissib en décomposition.

La myéline (fig. 6) a un éclat très-caractéristique ; elle se présente sous Taspect <le masses à double contour, an*ondies, ovales, filiformes, en mas- 6ue, en anneau, etc.

La myéline se gonfle dans Teau; elle se dissout facilement dans Talcool et dans Téther bouillants ; elle réagit peu en présence des acides faibles ou des alcalis ; elle revient sur elle-même dans les solutions salines concentrées. La teinture d'iode la brunit légèrement; sous Tinfluence de l'acide sulfurique concentré elle rougit et devient même quelquefois violette ^5).

La substance amyloide (6) est une substance homogène, d'un éclat mat, très-voisine de la précédente. Elle est un produit de décomposition de différentes parties, '^'fôrmerdc^h'^mycet surtout des organes glanduleux (dégénérescence ci- wnc reuse ou lardacée). La teinture d'iode rougit la substance aniyloïde ; l'addition d'acide sulfurique concentré la rend violette, et plus raiciuent bleue.

Nous rangerons encore ici les éléments connus sous le nom de corpusciies amyloides (7). Ce sont des éléments arrondis ou en forme de biscuits, (le volume très-variable, rappelant par leur aspect les grains d'amidon. De là leur nom. Ils sont quel- ^9 g^ ^L quefois formés de couches concentriques. Leurs w ^ ^^

réactions sont variables; tantôt ils prennent une ^^ ^^ ^^ teinte violette par Tiode et par l'acide sulfurique, ^^ ^^ ^^ tantôt ils bleuissent au contact seul de Tiode; rappelant ainsi tantôt les propriétés de l'amidon, tantôt ^^ celles de la cellulose, sans qu'on soit autorisé pour ^P cela d'admettre qu'ils sont un composé de l'une ou .^ (le l'autre de ces deux substances. fjLa'd^cc^SÎTderhommï'

Les corpuscules amylacés se trouvent dans les centres nerveux de cadavres en putréfaction ; leur nombre augmente avec le degré de décomposition. On les observe également dans certains cas pathologiques, dans le cerveau, dans la moelle et surtout dans la charpente connective de cette dernière ; enfin, dans la prostate. Ils acquièrent dansxet organe leur volume le plus considérable.

HEiiAnQt£S. — (1) Annal, de cliiin. et de phys., 5* série, tome II, p. 463. — (2) \jcn eipôrienccs de Gobley sont rapportées dans la même Revue, vol. Il, p. 409, et vol. \1L |i. 4. — (5) Voyez Annales, voL Clll, p. 131. — (4) Voyez Liëbreich, Virchow's Archiv, vol. XXXn, p. 287, et le traité d'analyse chimique de Hoppe, p. 213. — (5) Cenlralhlalt 1868, p. 1 et 97, et Uoppe, Expériences de chimie médicale, Tûhingen, 1867, 2* cahier, p. 215. — (6) Virchow's Archiv, vol. VI, p. 562. Bereke» Studien liher die Verbreitung, das Vorkominen und die Functiou von Gallenbestandtheilen in den thicrischen und pflanzlii'hen Oi^^anismen, Études sur la présence et la fonction des éléments de la bile dans Us organismes végétaux et animaux. Giessen, 1862. — (7) L'acide oléique, combiné à l'amnionbiquc, présente de Tanalogic avec la myéline. — (8) Au sujet de la substance arnyloïde, voyez les Traités d'anatomie pathologique. Ce corps a été analysé par G. Schmidt (Annales, vol. C\, p. 250), et par Friedrbich et Kékulé (Vii'chow's Archiv, vol. XVl^ p. 50). Ces auteurs lui ont trouvé une constitution analogue à celle des albuminatcs. — (9) Voyez Vircho^' ; WUrzburger Vcrhandlungen, vol. Il, p. 51, ainsi que Virchow's Archiv* vol. VI et Vllî. — DoHDEKs, Nederl. Lancct, 1854, oct.^ nov., p. 274^ et Stilling, Ncue

36 TRAITE D-DISTMiKlE ET D'AISTOCBIHIE.

UnlersuchuDgenliLcrdcnEhiudesntichenmarks, Nouvelles recherches iitr la ttructim de la moelle, Fraiicforl, 1856, page 45.

E. — AeMcB arsBBlqaeB dépoBriwi d'*B*t«.

On trouve clans le corps humain deux acides qui appartiennent ù la série homogène des acides dont la furmule eiitC.H,Oi. Ces acides sont l'aride lactique ut lauide paralactique.

At^lllK LACTIQUE, 110X^11,0,.

Cet acide se produit facilement lors de la fermentation de TainidoR m de liquides sucrés; l'inosite peut également lui donner naissance. On le

# rencontre dans le suc gastrique, dans l'intestin (où il

résulte de la décomposition de produits liydrocarhi>nés), dans le cerveau et dans beaucoup de liquides t glandulaires. Il Tornic <tes seU en se mélangeant aui

liases.

Nous citerons entre autres le lactate veuire àt c/idiij:, CaU.(:.ll^0.4-MI0 (lig. 8). Il crisUllii^e es faisceaux de très-i.ncs aiguilles.

Cet acide forme également un autre sel, fort important au |)oint de vue du diagnostic de l'acide luimême : je veux parler du laetate de siiic, ZNO.t^lljO, + 5H0. Il cristallise en prismes obliquement taillé») (piatrc pans, cjui affectent pendant leur dévcloppemcnl ^'f-rirùi!Ï.L^'cn'!a>îi!ÎM,"' """^ forme caractiTÎsliquc en massue.

l/aeide lactique est lantôt le résultat d'une ferniCDtalion, tantôt le produit de la décomposition de substances hi:<togénttiques.

Cet acide se rap|>rocUe beaucoup de l'acide lactique ordinaire , mais en ditïère par la constitution des sels, qui n'imt point la même solubilité ni le même itjuivalent d'eau.

Le paralaclate de chaux, Ca'I.C,UiO, -I- 4110, cristallise comme le lactate correspondant ; mais le sel est moins solublc.

Le paralaclate de zinc, ZnO.CtlIJJj + '2110, présente également li ■iicme forme cristalline que le lactate ; mais il en diffère |)ar sa plus grantic solubilité dans l'eau et dans l'alcool.

L'acide paralactique s'observe dans les muscles, et donne au liquidr qui les liaignc après la mort une réaction acide. Il se trouverait ^lemcul dans la bile. (Strecker.)

D'autres acides, composés d'après la formule Ci,H„,08, sont également représentés dans le corps humain par l'acide oxalique et Facide succi-

nique.

Acide oxALiQiE, 2H0.C40g ou *9u}^4-

Cet acide est très-répandu dans le règne végétal ; il résulte de l'oxydation de la plupart des substances végétales et animales. L'acide oxalique, combiné à 2 équivalents de chaux, forme Voxalate neutre de chaux ; c'est à peu près la seule combinaison saline de l'acide oxalique qui se trouve dans l'organisme. (Dans certaines circonstances, l'acide oxalique se présente en combinaison avec les alcalis.)

OXALATE DE CHAUX, SCaO.CA+^HO OU ^1.^* | O^-f- 4H0.

Cette combinaison est insoluble dans Teau et dans l'acide acétique, solubie dans l'acide chlorhydrique et l'acide azotique. Chauffée au blanc, elle se décompose en carbonate de chaux et .cristallise en octaèdres rectangulaires, mousses ou quelquefois très-aigus, qui apparais- . ^^ sent au microscope, et à un faible grossissement, sous la y^n forme d'enveloppes de lettres (fig. 9). J^^

L'oxalate de chaux n'existe jamais en quantité considé- ^J^ rable dans l'organisme. Il peut s'en trouver des traces dans l'urine normale. C'est après Pingestion d'aliments végétaux Jl ou de boissons riches en acide carbonique, qu'on a le plus V

fréquemment observé cet acide. On I observe également Fig. g. — cri?lorsque les fonctions respiratoires sont altérées, et il peut uux doxaiate donner lieu à la formation de calculs muraux. On le rencontre également dans la vésicule biliaire et dans le mucus utérin. iSchmidt.)

Les sources d'origine de l'acide oxalique sont donc fort nombreuses : d'une part, la nourriture végétale; d'autre part, la décomposition des substances animales. L'acide oxalique se forme pendant l'oxydation de l'acide urique. (Wœhler et Liebig.) Ce fait est importante noter, car après avoir injecté des urates dans le sang, on voit la quantité de l'urée et de l'acide oxalique augmenter dans l'urine. [Wœhler et Frerichs (1).]

Acide succlmqce, 2HO.C8H4O6 ou * * * j O4.

Cet acide se forme pendant l'oxydation des acides gras et la fermentation de différentes bases organiques. 11 cristallise en prismes incolores.

38 TRAITÉ D^mSTOLOGIE ET D*HlSTOCinMIE.

monoklinoinétriques (fig. 10), et se dissout dans Tcau ci dans Talcool.

On considérait autrefois cet acide coronf un produit pathologique. On Tavait, en effet, observé dans les épanchcments abdominaoi et les hydropisies. Gonip-Besanez <2) l'i trouvé dans une série de sucs ' glandulaim, dans la rate, le thymus et le corps thyroïde.

Remarques. — (1) Voypx Annales, vol. LXV, p. ô3À Fip. 10. — Cri!4aux d'acide succiui«|up. — (2) Annales, vol. XCVIII, p. 1.

F. — Alealoldes on baaes oripaBiq

On désigne sous le nom d'alcaloïdes des hases cristallines orgaiiiques,df constitution et de nature chimique fort variables. Ils ont une compositira au moins ternaire, car ils renferment C, 11 et X. Au groupe des bases noo oxygénées vient s'opposer un second groupe, celui des bases oxygénées, dans lesquelles Toxygèue entre encore en combinaison. Enfin, il existe it> hases organiques qui, outre C, II, N et 0, renferment encore du soufre.

Ces hases organiques se combinent avec les acides à la manière dr Tammoniaque, bien que leurs autres caractères soient fort différents. Enfin, il en est un certain nombre qui se combinent non-seulement au acides, mais encore aux bases.

On a créé toute une série de bases organiques artificielles. Les lia$(s organiques naturelles appartiennent prescpie toutes au règne Tégétal. (Ni les désigne sous le nom de bases végétales, ou alcalmdeSy dans le sens t plus étroit du mot. On n en trouve qu'un nombre relativement peu cob- I sid^rable dans l'organisme animal ; on les connaît sous le nom de ba$p 1 animales. Klles ont généralement les caractères des produits de décom- 1 position des parties azotées de Torganisme : le développement intime (k I ces hases nous échappe. On a pu déterminer une série de bases animaks. comme la leucine, la créatinine, Turée, par exemple.

nous

Les hases oxygénées, mais dépourvues <le soufre, dont la constitntioi )us est encore presque complètement inconnue, ont des représentant^ très-nombreux dans l'organisme animaj. Telles sont, chez T homme, b glycine, la leucine, la tyrosine, Turée, Thypoxanthine, la guanine, h xanthine, la créatine, la créatinine.

Créatise, Qn,,>V>4 i 2110.

Ce corps, déjà connu autrefois, mais étudié d'une manière plus complète par Liehig (I), est neutre; il se dissout difficilement dans \m

PRINCIPES WMÉDUrrS.

SO

froide, plus facilement dans Teau chaude. Il est insoluble dans Talcool anhydre et dans Téther. Il cristallise en prismes rhomboïdes transparents (fig. 11). A la température de 100** cent., il perd

son eau de cristallisation ; à une température plus

élevée, il fond et se décompose. Mélangée aux

aeides, la créatine forme des sels acides.

Certaines décompositions et transformations

ih la créatine sont importantes à noter. Dissoute

clans les acides et chaufTée, elle se transforme, en

perdant 2 équivalents d'eau, en un corps assez

voisin, la créatinine QH^NsO,. Chauflee avec de

Veau de baryte, la créatinine absorbe 2 équiva- Fig. ii.^Crisuuxdecriîiit.ne. lents d'eau et se transforme en urée CjlUNjO,, cl en une autre base qu'on n'a pu trouver encore à l'état naturel, la sarcosine CeH^NO*.

La créatine s'observe en petite quantité dans le liquide qui baigne les muscles de l'homme et des vertébrés ; dans les liquides du cerveau (chez le chien) ; il y serait mêlé à de l'urée; dans le testicule Stœdeler (2) (?). Verdeil et Marcet (3) prétendent avoir trouvé la créatine dans le sang. Elle ne serait pas un produit immédiat de l'urine d'après Heintz (4), mais proviendrait de la créatinine.

La créatine peut être considérée comme un produit de décomposition (les muscles et de la substance cérébrale ; elle est éliminée par l'urine . Peutêtre la créatine se décomposerait-elle en grande partie dans l'organisme, Je manière à former l'urée? L'expérience que nous citions tout à l'heure, cVpropos de l'eau de baryte, semblerait appuyer cette hypothèse.

Crkatikine, CgU^NjO,.

Ce corps, très-voisin de la créatine, cristallise en colonnes incolores, rhomboïdes, obliques, appartenant au système monoklinique (fig. 12.) Contrairement à la créatine, la créatinine a une réaction alcaline; elle est facilement soluble dans l'eau. Combinée aux acides, elle forme des sels généralement solublcs.

On obtient la créatinine en traitant la créatine par les acides. D'autre part des solutions aqueuses de créatinine se transforment à leur tour en créatine.

lia créatinine se développe sans doute aux dépens de la créatine dans le sein de l'organisme ; elle entre dans la composi-

,• 1 I . 1 . r Fiff. 12. — Cristaux de créatinine.

tiun du suc musculaire ; on la trouve ega- ^

lement dans l'urine. Elle peut exister en quantité assez considérable dans

TBAITÊ VrmSfOUXXE ET

KiL m;u

ee liquide^ et s\' tnnsfomie en créitiiie. Verdeil ei Maroet prélenkit aroir trooTé la anéatinine dans le sang.

Gltqse , CJâ^yO^ ou * u* » i^i •

La glvcim' ou glyco^olle, î^ucrc de colle, ne se présente pas dans Torganîmie à l'état de liberté. Elle est le résultat de la décomposition de deux aeidei^ organicf ues : Tacide hippurique de Turine et Tacide glycodiolique. On la rencontre quelquefois associée à une base naturelle^ la tyro- $ine. Enfin, la glycine se produit artificiellement dans la décomposition de la glutine et de la chondrine.

\a givcine cristallise en colonnes incolores, rhomboïdes, appartenant

au système monoklinométrique (fig. iS/. Ces n Et r) cristaux ne perdent point d'eau à la températore

(le 100 cent.; à 178** cent., ils fondent et se décomposent. La glycine a une sapeur sucrée; sa r"v ■-' '^ Ix^ réaction n'est pas alcaline ; elle est soluble dans \ \ Il { V Teau, presque insoluble dans l'alcool et l'éther.

\ \ \ 1 V3 n Combinée aux acides, elle forme des sels à.

v3 w \ I I réaction acide ; elle peut également se combiner

aux bases.

On peut considérer la glycine comme de Tacide amidoïque, c'est-à-dire comme un acide acétique FiK. 13 ~ uifT^rrnte. fonnp» j^g \^ radical duQUcl 1 équivalent d'H est rem-

m^laUiDc de la glycino. ^ ^

place par AmidiNHt = IIO.C4H,(!Ml,)Us.

Il doit se produire dans Torganismc un corps assez analogue à la glycine, et qui doit provenir de la décomposition des substances collagènes. C(; corps, combiné à Tacidc cholique, formerait Tacide glycocholique, et, combiné à l'acide benzoïquc, il produirait Tacide hippurique. Quand ces deux acides se décomposent, ce corps absorbe de Teau et est mis vw liberté sous forme de glycine. 11 peut également former la tyrosine en se combinant à la saligénine. La glycine est éliminée par l'urine, par T intermédiaire de l'acide hippurique; une autre partie, combinée à Paride glycocbolique, passe dans le sang [Bidder et Schmidt (5)], où elle subit des transformations encore inconnues (6).

IlEMARQtKS. - (I) Annales, vol. LXII,p.!257. — (2) Journal d*Erdniann,vol.LXXH, p. 256 — (5) Journal (h* phamiacin cl de rhimie, 3' st;rio, lomo XX, p. 91. — (4) Annales de l'of(f(endorfr, vol LXX, p. 470. — (5) Voyez l'ouvrage intitulé : die Verdaungssâfle und der StofTwecliHcI, les Siwn digestifs et la nutrition. — (6) Sirecker a trouvé dans la bile du ciX'hon une nouvelle hase à laquelle il a donné le nom de choléine : Cio Hi, NO,. Elle est |Hni alMmdante. (Atnialcs, vol. CXXHI, p. 553.)

8 26. - Lkucine, C^H.jNO^ ou ^""««M^ . La leucine se produit lors de la décomposition artificielle des substan-

PRINCIPES DIMËDUTS.

ces proiéiques, collagcnes ci élastiques, par les acides ou les alcalis. Les substances albuminoides putréfiées lui donnent également naissance, ainsi qu'à la tyrosine dont nous parlerons plus loin. (Proust.)

Les expériences de Frerichs et de Stsedeler (1) ont donné une grande importance à cette substance, en démontrant qu'elle est le produit d'uae décomposition physiologique très-étendue de l'organisme. Cloëtta (2) et Virchow (5), puis Gorup-Besanez (4), sont venus confirmer ces mêmes faits.

La leucine cristallise tantôt en lamelles klinorbombiques, très-fines quand elle est pure, tantôt en

géodes arrondies (fig. 14), ca- /;;^==^i^ ^0 £^

ractéristiqucs. Les masses de Im^SÊk ^^ ^^0 leucine cristallisée se présentent sous la forme de petites sphères fl, de demi-sphères frt, de petites boules agglomérées ccd; trèssouvent plusieurs segments de sphères viennent couvrir la surface d'une boule plus considérable def. Tantôt les masses de leucine sont formées par des couches concentriques gggg^ tantôt elles sont homogènes et ressemblent alors quelque peu à des ^'K- **• — Masse» crIslaUines sphériques de leucine.

cellules adipeuses. La surface «• petite sphère;**, clemi-sphères; rr, petite* sphèm

" , . agglomérées ; d, sphère plus grande recouverte par

des petites sphères de leucine deux demi-sf^ères; ef, grosse;» sphères tapissées de

e<ît flniivpnt riidp o\ \nôaa\o segments de sphères; gggg, sphères de leucine à coû-

tât Buuvt:iii luuc Cl lucgait.. ^^^^^ concentriques et à surface unie ou bosselée.

La leucine n*agit pas sur les matières colorantes végétales; elle se dissout facilement dans Teau, Tacide chlorhydrique et les alcalis; difficilement dans Talcool froid. Elle est insoluble dans Téther. On peut la volatiliser quand on la chauffe avec précaution. Chauffée rapidement, elle fond et se décompose. L'azotate d'argent seul la précipite dans ses solutions.

Il faut distinguer la leucine, qui est le produit de la putréfaction de substances histogénétiques, de la leucine qui résulte d'une décomposition physiologique dans le sein de Torganisme. Cette dernière est souvent unie à la tyrosine, et s'observe dans beaucoup de liquides organiques et glandulaires, tantôt en abondance, tantôt en faible quantité. Dans certains états pathologiques on la voit apparaître dans des organes qui en contenaient à peine des traces à Tétat sain : nous citerons, par exemple, le foie.

On trouve également la leucine dans la rate, le pancréas, le suc pancréatique, les glandes salivaires, la salive, les ganglions lymphatiques, le thymus, le corps thyroïde, le poumon. On en a observé des traces dans le foie normal. Elle semble manquer dans la substance cérébrale et dans

nUITÊ D-BISTOLOGIE RT D'KISTOCHQIIE.

les muscleR. On la rencontre cependant assez souvent dans le cœur, commF produit pathologique. Elle est souvent fort abon^lante dans le rein. (Slatdeler.)

Tous CCS faits ont leur importance physiologique, car ils nous permettent de suivre des subslilutions histogénctitgues dans les difTérents organes. C'est ainsi que la lencine est un produit de désassimilation glandulaire et non musculaire. Il est probable que la leucinc se produit au sein de l'organisme aux dépens des Gubt«tancps proléiqucs, collagène». élastiques, et sous l'inlluence d'un des ferments si nombreux de l'économie. I.a leucinc est éliminée en partie par les sucs glandulaires; elle apparaît alors dans l'intestin : une autre partie serait sans doute transfonn«c dans l'organisme. Il est un fait fort singulier, c'est la présence simultanée de la Icucine et de l'ammoniaque dans les ganglions lymphatiques et lt« glandes vasculaireg. Aussi t'rcrichs etSteedeler ont-ils admis que la leucinc pouvait se transformer en ammoniaque et en arides gras volatils. Do restp, la leucinc, qui parvient dans la {lartie inférieure du tube digestif, subit une décomposition tout à fait identique.

REH*iig[iEB. — (1) Commuiitriilions de h Socicté d'histoire nnturelli! de ZOiich, toI. III, |i. 445. cl vol. IV, p. SO. — (3) Vicrlcljahrssrhrifl der Tiaturf. Gcs. in Zîiricb, vol. 1, p. 305. — (3) UeuUrhi.- Klinik, 1855, p. 3à, et Yirrhnw^ .^rchîv, vol. Vill, p. 555. — (4) Anna K vol. XCVIII, |). t.

§ 27. — Ti»osi»K, (;„H„?iO„.

Ce corps est une base faible <jui se produit comme la précédente, mais ' en plus petite quantité, sôus' Tin- Huence de la décomposition arti- Ticiellc des substances protéiques ( mais non collagèncs et élastiques) ot de leur putréfaction. Il accompagne la teueine dans ses transformations ctiimiques, et Frericlis el St.'edeler (1) ool prouvé qu'il partageait également les rùles physiologiques de la leucinc, et qu'il existait dans l'organisme normal mufsi bien que dans 1 organisme malade. La lyrositic est cependant moins répandue que la Icucine.

La tyrosine criiitallisc en aiguilles blanches, brillantes a (fig. 15), qui forment souvent des dessins très-gracieux bb. Elle se dissout ,iKMiii,Wp,r.-ci».»*p.i>>«B™up,v,eB«™bi.. très-difficilcmcnt dans l'eau ; clic est insoluble dans Téther et dans l'alcool quand elle est pure. ChaufTée, elle fond et se décompose. Elle s'unit en proportions fixes aux acidps et

PRINCIPES DIHËRIATS. 45

au bases. Chauffée avec de l'acide sulfurique concentré, elle fnrme plusieurs acides, et notamment l'acide tyrosinomlfariqtie HO.SOj + C,|HioNOj.SO*, i|ui se colore en beau violet, ainsi que ses sels, par le pcrciilorure de fer iràclionde Piria) (2). ■

Cette réaction rappelle celle des composés de la salicylc, substance à laquelle la tyrosinc se rattaciie d'une manière évidente, bien que sa conslilulion chimique ne soit pas encore bien connue.

A l'étal physiologique la tyrosine est aussi répandue que les l)ases que noud venons d'étudier. Elle manque dans le foie normal, ainsi que la ■ leucioe, parce qu'elle est sans doute immédiatement décomposée. On la (oit cependant apparaître dans cet organe sous l'influence de différents états pathologiques, la tyrosine manque également dans lieaucoup de jiointsoù existe la Icucine.

On a trouvé ta tyrosinc en abondance dans la rate, ainsi que dans le pancréas.

la valeur physiologique de la tyrosine se rapproche beaucoup de celle delà leucine. La tyrosine, avons-nous dit, se décompose probablement dans le foie ; si nous considérons la glycine comme une substance congénère, nous pouvons admettre que la tyrosinc est employée à la productioode l'acide glycocholique. (Frericlis et Stœdelcr.)

RuinquES. — Voyez sur i-oltc linae les travaux Ho Fhehichs et do StjEdi.er, /. c. (V, Ledcke). — (S) Voici It meilleur procède pour obtenii' cette réavtinn : ou arrose quelques fransrfe tjrmsinp, du volume d'une tète d'éjiin^de, avec qui'lquesgiiuttt» d'aride sulfuriqufl ^nr«Dln: ; puis on (.'hautfe doucement à la lampe ; la ttrnsine sn dissout liîeutât, en prcninlunc teinte rougfi passagère. On ajoute ensuite de IVaii, et on neuli-alise la solution lier du carbonate du baryte ou avec de bi cbaux. On rhaulTe ensuite jusqu'à ébullitinn, et lonSlin- r le liquide liltré présente bientôt la réaction indiquée, surtout quand on a eu «in dp le concentrer par révaporation. — (5) Salifténine (:nll,0,+GlïcineC,H, NO* -ÎH0=TîrosineC„H„NOs.

- Uré

, CjH,N,"i '

Ce corps manque complètement dans If règne végétal et abonde, au con- Iraire, chez l'homme, dont il concourt en partie à former l'urine. 11 est neutre linsi que la créatine, la glycine et la Icudne. Il cristallise en longues colonnes à quatre pans, terminées à leurs fitrémilés par une ou deux faces obli- (|iies (Dg. Ifi). Il est trcs-soluble dans leau et dans l'alcool; insoluble, au mnlraire, dans 1 clhcr. •■rXTbirr..Ci?r:K."r

L urée forme avec les acides oxygénés des combinaisons salines qui contiennent toujours un équiva-

Fig. 16. -Cri!.Ull

U TaAITÉ D-HISTOLOCFE RT D-HISTOCHIHIE.

lent d'eau; il s'unit, par exemple, à l'acide azotique et à l'adde oiilique.

Ces deux combinaisons sont importantes, car leur forme cristalline ciractéristique sert .i reconnaître l'urée.

l'azotate d'urée C,1UN.0,.H0.N0, (fig. 17, aa) crisUUise en écaiil» nacrées ou en lamelles d'un blanc éclatant, qui se présentent sous le microscope sous forme de tablettes rhoniboïdalcH on hexagonales.

L'(?a:fl/a(crf'Mr^e-2(C,H»NA-llOt.CA + 4HO(fig. i7, M) se présenlei

lœil nu sous l'aspect de lamelles minces allongées, ou de prismes, qui apparaissent généralement au microscope sous la forme de lames hexagonales ou de prismes à quatre pans. Ces deux sols appaKicnnent au système monoklinique.

L'urée s'unit de même aux oxydes métalliques et aux sels, comme le cblorurc de sodium, par exemple.

L'nréc se transfurme, en absorbant de l'eau, en acide carbonique et en ammoniaque.

Les substances protéiques, salines, etc., produisent également cetlc décomposition, et c'est là la cause de l'alcalinité de l'urine qui a été éliminée depuis un «.ertain temps.

Certains alcaloïdes, tels que la créatine, l'allantoïne, traités par \cf alcalis, donnent naissance à l'uri-e ; l'acide uriquo se transforme égalemenl en iirée quand il est soumis à l'aclion d'acides oxygénants et de polas.<o concentrée.

On ]ieut également préparer l'urée à Taide de procédés artificiels.

Bien des opinions ont été émises sur la composition de l'urée ; nous abandonnons cette discussion aux traités do chimie. On peut, du reste considérer l'nrée comme uitb combinaison amidique de l'acide carbonique, d'après notre formule.

L'urée est le composé le plus important de l'urine humaine. )| ti'v

trouve dans la proportion de 2 1/2 à 3 pour 100, et l'urine en élimine journellement une quantité assez considérable. On en trouve également en petite quotité dans le sang (Strahl et Lieberkùhn (1), Lehmann (2)^ Ver- (leil et DoUfuss) (3); dans le chyle et dans la lymphe des mammifères (Wurtz) (4). Millon (5; prétend avoir trouvé Turée dans les liquides de l'œil; Stœdcler (6) Ta observé dans le cerveau du chien; Favre, Picard (7) et Funke (8) l'ont rencontré dans la sueur normale. Dans certains états pathologiques, il abonde dans l'organisme.

L'urée, de même que tous les corps voisins, est un produit de décomposition, et ne peut être utilisé pour la formation des tissus. Elle se dévelop})€ aux dépens des substances protéiqucs de Torganisme et des substances albuminoïdes que la nutrition a amenées par excès dans le sang. Les efforts musculaires, une nourriture animale très-riche, augmentent ainsi la quantité de Turée. Certains alcaloïdes, la théine, la glycine, I alloxanlinc et la guaninc ont également la propriété d'augmenter les proportions d'urée quand ils pénètrent dans l'organisme. Enfin, quand 011 injecte de Tacide urique dans le sang, la proportion d'urée augmente tians l'urine. [Wœhler et Frerichs (9) '.|

En somme, la formation de Turéc dans l'organisme nous est peu connue. Nous savons bien, il est vrai, que l'urée est un produit de décomposition des substances protéiques; mais les transformations chimifjues qui président à ces phénomènes nous échappent. Il est cependant deux faits importants a noter : la créatine, comme nous l'avons déjà vu, est un produit de désassimilation des substances protéiques, et se décompose en sarcosine et en urée sous rinlluence des alcalis. Laguanine, soumise à différents moyens d'oxydation, se transforme en différentes suIjslances et en urée. (Strecker.) (iitons encore l'acide urique, qui est une des sources les plus ordinaires de l'urée dans l'organisme.

Remarques. — (1) Preussisihe Voreinszeilunir, 1847, n'47. — (2) Lchmaim*s physiol. Chemie.vol I, p. 165.— (3)Annales, vol. LXXlV,p. 21 4-i.—(i) Comptes rendus, loineXLIX, I'. 52. — ;5) Comptes ivndus, tome XXVI, p. 121. — (6) Èiximann's Journal, vol. I.XXII, p. 251. — (7) De la présence de l'urée dans le sang, etc. Thèse, Strasbourg, 1856. — l«) Funke's Physiologie, 2 Auflagc, vol. I, p. 470. — (U) Annales, vol. LXV, p. 537.

Nous réunissons dans ce même chapitre trois hases qui peuvent être considérées comme les memhres d'une série de décompositions de substances histogénétiqnes. Ces trois bases, en subissant des transformations physiologiques ultérieures, peuvent former de l'acide urique.

Ces bases sont insolubles ou difiieilement solubles dans Teau ; facilenient solubles dans les alcalis et dans les acides, avec lesquels elles for-

* Gallois a n'p«Hé les expérÎRnces de Frerichs et Wœhler et n'est pas arrivé aux mêmes résultats. Après ringestion d'urales de .«onde les urines sont plus concentrées, contiennent par le fait plus d'urée, mais la quantité de cette substance rendue dans les vingt-quatre heures, est moij» coa«>itlérable que d'habitude. R.

TRMTË U'HISTOLOGIB ET ll-HISTOCHmiE.

ment des conibinaisons cristallines en {tartie décoinposables par IVn Trail4Îcs par l'acide azotique, |miséva]>orées,elletiapparaissent sousfonu

de substances jaunâtres, qui se colomt i en rouge par l'addition de la polaire '

froid, et en rouge pourpre trè»-Tiràli

chaleur.

La guaniae, découverte par Iium dans le guano, forme, aveu t'acidc aïotiqiie, un sel cristallisé ea aiguilles obli- (liienicnt taillées à leur extrémité, ou en laines pai'alléli|iipèdes (système kli norhombique) (lig. iS). Strcckcr (^ parvenu, il y a quelques années, i transformer la guanine en xanthine. fj guaninc n'entre pas dans la composi- (I), mais on la trouve dans le pancréas (2).

lion de l'ui'ine

K (Sarc

le), (;,„H,.\,0,.

L'Iiypoxantliine, découverte par Scherer, est identique à la sarciiir, décrite i>ar Strecker. Sa formule indique que cette base est très-voi^iiw de la guanine et de la xaa-

lliine. Les sels qu'elle formi avec l'acide azotique et avec l'acide chlorhydrique sont caractéristiques (fig. 19).

Quand l'azotate de sarcinr cristallise rapidement, ce sel forme des lamelle!) rhomlioidales; quand il se dépose lu contraire lenlcment, il foniic dt's prismes aplatis, à cxlrémitcs obliquement taillées, uu bien des cristaux rhomliuidaux. A une douce évaporalion, il se forme, outre <lv l petits cristaux en forme dr ^ concombres, d'autres masses |>lus considérables, foncées, striées en travers, tout à fait analogues à du cristal de roche. Le chlorhydrate de sarcine forme tantôt des prismes à quatre pans,

la (Iguri;) «t de chlarlijrilral

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