I. ^ ■ailes éthérées et Stéaropténcs
Ces corps ont une importance peu considérable dans le règne animal ' aussi n'en signalerons-nous que quelques-uns.
TRilTÉ rrHISTOLOGIF, ET rrHISTOCHMlF..
AaDE raiiriLiuoE, ilO.C,,ll,0
Cet acide se produit dans des circonstances très-variées. On l'obtionl m distillant {|uelqu<?s substances organiques; il s'en forme des traces daa'' l'oxydation de la colle ; il possède des propriétés toxiques sur l'honuiic On Ta ohservé chez l'homme et les mammifères. [Stœdcler (1).J
AciriE TiDRTi.iQUf: , C,,E],Oj.
On a ohtenn cet acide dans les mômes circonstances. On n'a pu cncon' le présenter à l'état de pureté parfaite (Stsedeler),
CRM.FST£HnR, C,,H„0, + 2H0.
On peut ranger cette substance parmi les bulles éthérécs solides mi
stéaroptènes, qui sont, du reste, peu étendues {ambrinc ou succinc,
castorinc, cantharidinc) (2).
La cliolestérinc cristallise en lames rbomboîdales extrêmement mincfs
(angles obtus de 100°30'i angle aigu de
7S''30'. (Schmidt.) Les cristaux se recouTrent
généralement les uns les autres ; leurs angles
sont souvent brisés (5).
La cholestérîne est complètement insoluble dans l'eau, solublc au contraire daiL« l'alcool bouillant et dans l'éthcr. Elle se dissout dans les graisses, les huiles éthérées, les combinaisons sodiques des deux acides
FiB.SI.-Cri^m deAolttlérint. '^'^ '^ ''''«' t^^ t'a"» ''<^au de savOD. Ccs foiU
sont importants h noter, puisque la cholestcrine, malgré sa grande insolubilité, se trouve dans le corps liumain.
Tes cristaux de choleslérine, traités par l'acide snlfurique, se colorent en rouge rouille ou pourpre, ou en violet, à parlir des bords. L'acidr sulfurique concentré les dissout peu à peu à l'état de gouttelettes colorées. Quand on ajoute de l'iode au réactif précédent, on observe des colorations beaucoup plus intenses.
La cbolestérine a été oliserrce dans ces derniers temps dans le règne végétal. (Beneke (4), Kolbc.) Elle n'a pas de propriétés histogénétiques CAmme le faisaient, du reste, prévoir ses tendances à la cristallisation. Elle a tous les caractères des produits de décomposition; mais on ne sait si elle provient de la transformation des graisses ou des substances azotées. Elle est trt-s-rcpandue dans l'organisme; mais il s'en élimine de trè»faibles quantités. Aussi subit-elle probablement dans l'économie des transformations qui nous sont encore inconnues.
On trouve la cbolestérine dans le sang, mais en faible abondance ; dan; la plupart des liquides animaux, notamment dans la bile ; mais non dans
PRINCIPES IMySMATS. 57
l'urine. On Tobsenre également dans la substance cérébrale ; elle concourt, CD effet, à la formation de la myéline et peut-être même à celle de la substance amyloïde. On la trouve également dans les liquides pathologiques, dans les tumeurs, dans les calculs biliaires. Elle est éliminée par la et se retrouve dans les excréments.
Remarqdrs. — (i) Annales, vol. LXXVll, p. 17. — (2) La séroline, découTcrle par Boudbt dans le sérum sanguin, serait, d'après Gobley, un composé de différentes graisses. — (5) Voyez, pour les différentes formes cristallines de la cholestérine : Wirchow's Archiv, Tol.Xlï.p. 101. — (4) Annales, vol. CXXIÏ, p. 249.
K. — Sabalaiiccs eoloraoten AiiliiiAlea.
On désigne sous ce nom une série de substances azotées qui manquent dans le règne végétal, et se caractérisent surtout par leur coloration. Ces matières colorantes sont en partie des produits de décomposition artificiels et préexistent en partie dans Torganisme vivant. Elles se trouvent à Tétat diffus ou en dissolution dans les liquides glandulaires et les tissus, dont elles colorent les cellules et les éléments. Elles se présentent sous forme de granulations ou de cristaux.
Les propriétés chimiques de ces substances nous sont inconnues. La plus importante, sans contredit, est la matière colorante du sang ou hénaliney qiie Ton pourrait considérer comme la source de tous les autres pigments.
HéMATiNE, CgeHsiNeFejOig (Ifoppc).
On obtient artificiellement Thématine qui existe dans les globules du sang des vertébrés où elle se trouve combinée à rhématocristallinc. L'hématine du sang veineux, et non point celle du sang artériel, comme la démontré Brûcke (1), est dichroïque; elle est, en effet, verle à la lumière transmise et rouge à la lumière directe. Dans cet état de solubilité, on ne saurait la séparer de la globulinc; on y parvient d'une manière incomplète quand il y a coagulation (2). On ne sait encore jusqu'à quel point Thématine ainsi obtenue se rapproche de Thématine qui existe dans l'organisme.
La matière colorante du sang coagulé se présente sous l'aspect d'une substance brunâtre, à reflet métallique peu intense, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, mais soluble dans l'alcool traité par un peu d'acide sulfurique ou d'acide chlor hydrique. La couleur de l'hématinc ainsi dissoute est d'un brun rouge, mais passe au rouge vif quand on neutralise le liquide par les alcalis. Les solutions d'alcalis caustiques ou de ciirbonatcs alcalins, légèrement diluées avec de l'eau ou de l'alcool, dissolvent également Fhématine et se colorent en rouge brun. Quand la potasse est en excès, la cuisson donne souvent à la solution d'hématine une coloration verdàtre. L'hématine, en suspension dans l'eau, est décolorée par le
oH TRAITÉ D'HISTOLOGIE ET D^HISTOCHIMIE.
chlore, qui forme un chlorure de fer ; le chlore verdit rhématinc desscchw On peut soustraire à Théniatine tout le fer qu'elle contient, en la traitant par de Tacide sulfurique; cette substance nVn conserve pas moins sa ailoration et ses propriétés. (Mulder et van Goudœver (3).)
La constitution et le développement de Thématinc nous sont complètement inconnus. Cependant la physiologie nous fait supposer qu'elle pourrait se former dans les globules blancs du sang (voyez Sang), An point de vue chimique, l'héniatine semble résulter de raccouplementd'oi produit de désassimilation des substances albuminoïdes avec une autre substance qui renfermerait du fer. La première de ces substances poumï bien être la tyrosine. On a émis plusieurs hypothèses pour expliquer b présence du fer dans riiématinc.
Les autres matières colorantes de Torganisme ne sont très-probable ment que des transformations de Thématine. On ne conoait pas les autres changements chimiques que l'hématine pourrait subir dans le cturps.
La matière colorante qui baigne les muscles semble être identique à rhématine des globules du sang.
IlésiixE, C^eUsiNeFesOiglICl (Hoppe).
Teichmann (4) nous a fait connaître une cristallisation particulière du sang. Le sang desséché, même putréfié, traité par de Tacide acétique.
puis chauffé, produit une quantité considérable ^^ VK de cristaux brunâtres, brun foncé ou presque J^ ^ ^^ noirs, qui apparaissent sous forme de colonnes
Jàu X '^^ rhomboédriques (rappelant ainsi rbématoîdinet
^^^ ^^r ou d'aiguilles groupées en étoiles (fig. 52).
Comme Teichmann Ta signalé avec raison, b
^ m présence des chlorures alcalins est indispensable
^^Ê A j- quand on veut obtenir cette cristallisation. Ces
^^F^^ cristaux d hémine sont très-fixes; ils nesedé-
^^ ^^P é^^ composent pas n l'air et ne se dissolvent ni dans
^m Peau, ni dans Talcool, ni dans Téther, ni même
Fig. 52. - Cristaux dhcminc. ^f^^ l'acide acétiquc. L acide azotique bouillanl
dissout riiémine. Cette substance est très-soluble dans Vacide sulfurique, Tammoniaque et les solutions étendues de potasse. Sous rinfluence de solutions concentrées de potasse, les cristaux d'hémine se gonflent et noircissent. Les cristaux d^hémine ont une grande importance pour reconnaître des quantités très-faibles de sang.
Ilope nous a fait connaître dans ces derniers temps la composition de riiémine. Il a tiré Thémine de rhémétoglobulinc et a pu la transformer de nouveau en hématine (5).
HéMATOIDINE, CjoHigNjOo. (?)
Le sang sorti des vaisseaux et en stagnation dans les tissus subit peu
PRINCIPES IMMÉDUT8. TiV
à peu des transformations ultérieures. 11 se forme, dans ces circonstances, une matière colorante cristalline, très-voisine de Thématine , mais rpii ne contient pas de fer. C'est Vhématoidine (6), qui cristallise en prismes rhomboïdaux(tig. 53) **«»
ou en aiguilles. (Robin.) A Texamen microsco- A ^ ^ "^ ( ^ pique, ces cristaux présentent une coloration ^9^^ I fc^
orangée ou rouge ponceau au centre ; sur les ^J| ^^ J|^ ™ .^. bords et aux angles, ils sont colorés en carmin ^k 0 ^m ^ ^ ^ foncé. Les angles des cristaux sont de 1 1 8"" w\)|b^• ^^ ^^^
et 62'. ""^^^^^^
Les cristaux d'hématoïdine sont insolubles f*'# ■• ^^m
dans Feau, Talcool, Fcther et lacide acétique, ^m
solublcs au contraire dans les alcalis. La solu- ^
lion ammoniacale d'hématoïdinc a une teinte ^'"^' ^" - ^"*''"'' d'hématoTdine. (l'un rouge amarante, qui passe plus tard au jaune ou au brun. Les dissolutions de potasse et de soude sont rosées ; Tacide azotique s'unit aux cristaux d'hématoïdinc avec un dégagement de gaz et en prenant une teinte d'un rouge foncé. Les cristaux ne se dissolvent pas dans Tacide sulfurique, qui rend seulement la couleur des cristaux plus foncée.
Remarques. — (4) Wiener Sitzungsberichle, vol. X, p. 1070, et vol. XÎH, p. 485. — (2) Vo^ex les Traités de chimie pour les différents moyens à l'aide desquels on obtient l'hématinc , ainsi que les nouve^iux travaux de Witticr (Erdmanns Journal, vol. LXI, p. H) et de Lebmami (Handbuch, p. 159). — (3) Erdmann's Journal, vol. XXXIl, p 186. - (4) Henlb et Pfeufkr, Zeitschrift fur rationelîe Bledizin, 1854, p. 375. — (5) Voyez Virchow's Archiv, vol. XXIX, p. 233 et 597, ainsi que le travail de Buchner et Simon dans bi même Revue, vol. XVII, p. 50. — (6) Roni:«i, (pii a analysé rhématoïdine (Erdmann's Journal, vol. LXVII, p. 161), lui donne pour formule HO.CiJlsISO,, et Topposc à l'hématine dont la formule serait C,4lIgN0,Fe. Pour cet observateur , rhématoïdine serait une matière colorante du sang dans laquelle 1 H|uivalent de fer serait remplacé par 1 (équivalent d*HO. Mais la formule que Robin a donnée pour rhématoïdine ne saurait être exacte, car elle renferme 1,5 p. 100 de C de moins et 0,5 p. 100 d*H de plus que ne Tindique l'analyse. La formule donnée par Stiedeler ( C5o!l,gN/)6 ) ( Annales, vol. CXVI, p. 89) est bien plus en accord avec les résultats fournis par l'incinération. Voyez également le travail de ViRcnowdans les Wiirzhui'ger Vcrhandlungen, vol. l,p. 303. U temps nécessaire à la formation dos cristaux d'hématoïdine semble être fort variable. Ils n*apparaissent généralement pas avant l'espace de deux semaines (Fkibdreich, Virchow's Archiv, vol. XXX, p. 380) ; on en a cependant trouvé au bout de deux jours (Billroth's l ntersuchungen ûber die Entwicklung der Blutgefîisst*, Recherches sur le développement des vaisseaux sanguins. Berlin, 1856, p. 23, Anmerkung). — IIolh a publié récemment de nouvelles recherches sur l'hématoidine dans le Journal de chimie pratique, vol. C, p. 142.
§ 57. — Matière colorante de i/crine, Froerythrine ou llRonéMATiNE.
On trouve dans l'urine une matière colorante rouge, peu abondante, qui donne à ce liquide sa couleur jaunâtre et aux sédiments de Turine une teinte d'un rouge vif. Cette matière se décompose facilement ; il est difiicilc de l'obtenir pure; aussi nous est-elle imparfaitement connue. Scherer ( I ) s'était déjà occupé de cette question ; Harley (2) a analysé cette
60 TRAITÉ D^mSTOLOGiË ET D'HISTOGHIMIE.
substance dans ces derniers temps. Il a obtenu une matière colorante^ presque insoluble dans Teau, qui se dissout dans Furine fraîche et chauffée, en lui donnant une couleur jaune ; elle se dissout également daib l'étheret Falcool, et les colore en rouge magnifique. Ilarley a trouvédy fer dans ce pigment ; il le considère comme de la matière colorante de sang modifiée. Il a en outre observé dans T urine plusieurs autres matières colorantes.
On trouve quelquefois dans Turine humaine des matières colorantes bleues ei violettes; elles y sont toujoui*s peu abondantes. On a obserré, dans certaines circonstances, de V indigo dans Turine (Scherer), sans que cette matière eût été introduite du dehors. On trouverait constauunent dans Turine, d'après Hoppe (3), Yiudican C^fl^y^O^^^ ou chromogène.
Pigment noir, Mélanine.
Le pigment noir se présente dans Torganisme sain sous forme de trèspetites granulations, ou granulations pigmentaircs. A Tétat pathologique,
on a observé des cristaux noirs, sous forme de lames l
rhomboédriques aplaties, à angles très-aigus. (Vir- 1
^^,^\ chow (4).] »
'^^^^^^ La mélanine normale se caractérise par sa Gzité e(
^ ^^ par la difficulté qu'on éprouve à la dissoudre. Elle e$t insoluble dans Teau, Talcool, Téther, les acides minéraux Fig. 54. - Crisuux de étcudus ct Tacidc acétique concentré. La mélanine se dissout à chaud dans une dissolution étendue de potasse, mais au bout d'un temps assez long. L'acide azotique concentré dissout la mélanine en la décomposant. Les cendres contiennent du fer.
Les observations faites jusqu'à ce jour sur la constitution de la mélanine doivent être accueillies avec réserve: il est, en effet, très-difficile d'obtenir la mélanine pure, et, de plus, l'analyse chimique prouve qu'il y a des différences énormes entre le pigment noir de l'œil et le pigment noir pathologique.
La mélanine, qui possède, ainsi que la matière colorante du sang, des propriétés histogénétiques, s'observe en général dans l'intérieur des cellules polygonales ou étoilées; elle est rarement en, liberté dans les tissus. Elle est surtout abondante dans l'œil. On la rencontre en quantité considérable chez quelques vertébrés inférieurs, par exemple, chez les grenouilles.
A l'état pathologique, la mélanine se produit dans certains organes, dans les tumeurs, etc.
On suppose généralement qu'elle se développe aux dépens de la matière colorante du sang. Il est, en effet, des productions pigmentaircs pathologiques qui proviennent bien évidemment de l'hématine. D'autre part, il est évident que nous désignons sous le nom de mélanine plusieurs substances analogues. Les produits de décomposition de la mélanine sont inconnus.
62 TRAITÉ I) IIISTOI.OGIE ET DllISTOCUIMlE.
biliprasinc. Il est facile de voir, par la formule, quels sont les rap|»ort> de la bilirubine et de la biiiverdine.
Bilirubine C^^Hj^N^O, H- 2110 -+- 20 = biiiverdine.
Cette substance n'est pas cristalline : elle se dissout dans de Teau qu contient de la soude ou de Taninioniaque, en se colorant en brun fonce. Elle n'a, paraît-il, qu'une importance fort secondaire. Elle se distingue de la bilirubine, parce qu'elle contient 2 équivalents d'eau en plus.
Pigment amorpbe, verdâtie; se dissout dans les alcalis en prenant une teinte brune, contrairement à la biiiverdine qui verdit. La formule cor- [ respond à celle de la biiiverdine -h 2 équivalents d'eau.
Stxdeler a décrit, sous le nom de bUihumiue^ une substance dont b j formule est encore inconnue, et qui peut être obtenue par la déeompoàtion des différentes matières colorantes de la bile.
Pour n'être point accusés d'oubli, nous dirons un mot des substances extr actives. On désigne sous ce ntmi des corps qui sont préformés dan> Porganismo, ou qui résultent de manipulations chimiques. Ces ci>rps n'onl ])as (le propriétés caractéristiques, ils ne cristallisent point, ne s'unissent ])as à d'autres substances en pro|)ortions fixes, et ne se volatilisent pas à des tem])ératures déterminées. Ni la chimie, ni la pliysiologic n'ont d'action directe sur ces substances. Aussi nos connaissances chimiques sontelles fort restreintes à ce sujet. Au point de vue physiologique, on b considère comme des produits intermédiaires de décomposition. Dans ce# derniers temps, on a trouvé parmi ces corps quelques bases, quehpK^ acides, etc., dont nous avons parlé.
Remarques. — (1 ) Voyez, pour les matières colorantes de la bile, les anciens truvaui i IlEiriTz dans les Annales de Poffgendorff. vol. LXXMV, p. 106; puis les belles expéricncts deST£DELEn (Annales, vol CXXXU, p. 5'25). — (2) Les rristaux de bilirubine obtcnnspi le cblorofonne sont lieaucoup plus petils. Ce fait explique l'erreur do Yalektikkr (Guiubur-^'s Zeitschrifl, 1808, p. it»), qui désignait (es cristaux sous le nom de cholêpvnhiik'. et les rangeait à côlé des iristaux d'Iiéniatoïdine. Du reste, (es derniers cristaiu n(»nl jamais de faces conv(îxes. — (5) D'après les ('onnnuni( ations intéressantes de Hoppe (Virchow's Arcbiv, vol. XXIX, p. 597), on peu! fonnuler ainsi les rapports qui existent enlft riiéniatine et la bilirubine :
Uriiiatinc. HilirUbiiu'.
•2lC ,6"..\F.-50„) + CIK» = 6 (CjJI„N,(l„) + OFiO. — (t) Wiener ined. Wuehciiselirifi, 1863, ii" 58 el 59.
G4 TMITÉ D^UISTDLOGIË ET DJIlSTOCHlMfE.
trouve en liberté dans les cavités remplies d'air de Torganisme. On le trouve également dissous dans les liquides organiques.
Gaz acide ciRbONiQUE, CO^.
Ce gaz est, ou bien combiné aux bases inorganiques, ou en liberté, soit à Tétat de gaz, soit en dissolution dans les liquides de l'organisme. Le gaz acide carbonique se trouve en abondance dans l'air expiré, ain» que dans toutes les cavités qui renferment de Tair. 11 existe à l'état de dissolution dans plusieurs liquides organiques, surtout dans le sang, où il est en partie à Tétat de liberté, en partie combiné aux éléments (4). L'acide carbonique est apporté en petite quantité de Textérieur dans Porganisme; il est le produit terminal le plus important d'un nombre considérable de décompositions organiques. Ce gaz s'élimine surtout par les poumons, et en petite quantité par la peau.
Remarques. — (i)WOi'zburger Verhaiidiuiigen, vol. Vlll, p. 25i. — (2) Annales, toI. CllI. p. 193. — (5) Pour les élcineiits minéraux du coq)s, voyez Heintz, Lebrbuch der Zoorheinie, Traité de zoochimie. Berlin, 1853, et le 3' volume de Gorup-Bezanez . — (4) Surb gaz du san/, voyez : Magms, Poggendorifs Ânnalen, vol. XXXVI, p. C>85; vol. XVI, p. 477; puis L. Meyer, Henle*sund Pfeufer's Zeitschrift, N. F., vol. VIII, p. 256 ; Fe»«t, dans lesÂnn. d. X. nat., IV* série, Zoologie, tome VIII, p. 125 ; Setschekow, in der Mf'ieiier Sitzungsberichten, vol. XXXVl, p. 293, et He.nlk's und Pfeufer's Zeitschrift, 3 R , vol. X, p. 201, 285; Sciiœffer, Wiener Sitzungsberichte, vol. XLI, p. 519, et Pfluger, Ueberdie Kohlensacure des Blutes, Sur C acide carbonique du sang. Bonn, 1864; J. Sagbs, Archives de Rcichert et Du Bois-Reymond, 1863, p. 344; Nawrocei, Études physiologiques de rinslitut de Breslau, 11, p. 144, et Zeitschrift fur analytische Gbemie, II, p. 117; W. Preyër, Wiener Sitzungsberichte, vol. XLIX, et Zeitschrift von Henle und Pfeufer. 3* série, vol. XXI, p. 197; F. IIolengrkn, W'iener Sitzungsberichte, vol. XLVllI ; Sgieuov, Archives de Reichert et Du Bois-Reymond, 1864, p. 5i6; L. Hkrmarn, i865, p. 469; Saim-Pierre et Estor, Comptes rendus, 1864, 11, p. 1013; Hoppe, Virchow*s Archiv, vol. XI, p. 288, vol. Xlir, p. 104, el éludes médico-chimiques, p. 13Set 293; A. Schiidt, Sitzungsbericht der saclisisciu n Akadcmie, Cl, p. 30; Pflugkr, Centralblatl fur die med. Wissenschaft, 18G7, p. 521 vi 722. — (5) L'hydrogène, H, se tixiuve dans 1* intestin grélr comme produit de la digestion: on en rencontre i)eu dans le gros intestin ; Taridc suifhydrique, SU, se produit dans le gros inteslin après Tingestion de viande; rhydro^ène carboné, CII^, se trouve conslamment chez Thomme (Plaseb, Wiener Sitzungsberichto, vol. XLU, p. 308, el Ruce, Le, vol. XLIV, p. 739.
§ 40. — Eau, 110.
1/cau est indispensable ù toutes les combinaisons organiques, aussi est-elle répandue dans tout Torganisine : sans eau, la vie est impossible. Elle forme les hydrates; elle entre dans la combinaison des cristaux; elle sert à dissoudre quantité de substances organiques : elle permet les échanges de ces substances entre elles. Les matières alimentaires, dissoutes dans l'eau, pénètrent dans le sang et les tissus; les matières devenues impropres à la nutrition sont éliminées également à Taide de ce liquide.
Le corps contient une quantité considérable d eau. Elle forme les 70 centièmes du corps des adultes, les 87 et même 90 centièmes du corps de
66 TRAITÉ D'HISTOLOGK ET DUISTOCHIMIE.
sels neutres ; quand il se combine à 2 ou à 1 équivalents de base, le sel est acide. En s'unissant à 3 équivalents de chaux, il forme le phoifkât neutre de chaux ; il peut également se combiner à 2 équivalents de dm et à 1 équivalent d'eau basique. Enfin, il existe des sels qui contieimcsl une proportion encore moindre de cliaux.
Phospbate heutre de chaux, SCaO.PO,, et Phosphate acide de chaux , 2GaO.B0J(V
Le premier de ces sels est presque insoluble dans Teau ; il est cependant légèrement soluble dans Teau qui renferme un peu d'acide carbomque ou des acides organiques, ainsi que dans les solutions de sels ammoniacaux, de chlorure de sodium et de gélatine. Il entre dans la composition des os et des dents ; il doit être également répandu dans le reste de l'organisme, car on le rencontre dans Turine.
Le phosphate acide de chaux, qui provient en général des substance» alimentaires, entre dans la constitution de toutes les parties solides A hquides de Torganisme. Ce sel, en infiltrant les organes, leur donne uœ consistance pierreuse. Il est éliminé à Tétat amorphe.
On a trouvé le phosphate acide de chaux dans le sang, l'urine, le soc gastrique, la salive, le sperme, le lait, ainsi que dans les liquides qui baguent les différents organes. De plus, le phosphate de chaux accompagne constamment les substances histogénétiqucs dans les tissus et les liquide» de l'organisme. C'est ainsi qu'il fonnc une des parties les plus considérables de la masse osseuse. On en trouve encore de plus grandes quaih tités dans Témail, substance la plus dure du corps (1).
Le phosphate de chaux jouit évidemment de propriétés histogén^iques. puisqu'il est un des composés indispensables des tissus organiques.
Carbonate de chaux, GaO.CO,.
Ce sel se présente à Fétat amorphe dans les os et dans les dents. Qi le rencontre également dans quelques liquides, dans la salive, dans rori»
^^^22. alcaline. On l'observé i l'^t cristalBB
v^ *^J^^<ro ^ dans l'oreille interne de rhomme; il y
^^xy^'^'^^s forme les concrétions auditives comme!
^é^f^ yx é? ^<^ws le nom d'otolithes. On le troim
^S ^ T) iA^^^ ^ nouilles, par exemple, il existe dans te
^ plus fréquemment encore dans le corps
^JjJ^ des vertébrés inférieurs ; chez les g^
^ o(^^ n*^ ^ enveloppes cérébrospinales, à la p«1if
^i>fep ^ ^S? antérieure de la colonne vertébrak,
'^^ aux points d'émergence des nerfe spi-
" naux.
Fig. S6. — Otolithps formés par du carbonate i ^„ «»^i:»K .« /n« ^Ct\ - «
de chaux. ' es otohthes (fig. 56) sont des w
taux ([ui ont la forme de petites (^ lonnes épaisses, constituées par la combinaison d'un rhomboèdre avec 0
combine au phosphate de magnésie pour former une substance crîstilline, le phosphate ammoniaco-magncsicn.
^ Ce sel (fig. 37) se présente sous la forme
fondamentale d'un rhomboèdre : ce wd généralement des prismes à trois pans, Aub^ lesquels deux des extrémités qui correspoiH dent à une même arête sont taillées obliquement, en forme de couvercle de cercueil. Ces cristaux peuvent subir d^autres modi- '""■ 'L;;:^!T:.fn^'""' fications : on Toit quelquefois deux aiigfe
polaires opposés et taillés; les deux angles restants sont quelquefois eux-mêmes coupés.
On observe des cristaux de phosphate ammoniaco -magnésien dans les fèces, dans l'urine alcaline et les matières animales en putréfaction.
Carbonate de magnésie.
Ce sel joue un rôle peu important dans l'organisme. On le rencontre dans Turine des herbivores à l'état de carbonate double : MgO.IIO.%0,. Il existerait peut-être dans les os. Il est, en effet, difficile de dire si ces organes renferment du carbonate ou du phosphate de magnésie.
Chlorure de magnésium, MgCI.
Il existerait dans le suc gastrique.