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TISSU CONJONGTIP ET VAISSEAUX DES GANGLIONS SPINAUX

de capillaires qui l'entoure d'un petit rets en dehors de sa capsule. Ici les mailles sont petites et serrées, ce qui indique une vie active par le sang (Chien, Lapin, Veau, etc.). Chez la Grenouille, au contraire, les mailles sont plus larges et entourent chacune un groupe de cellules ganglionnaires. De plus, chaque ganglion y est coifiFé par un petit appareil vasculaire particulier : ce sont des veines sinueuses, anasto raosées entre elles en une sorte de plexus où vont se jeter les veinules ganglionnaires. Ce dispositif semble bien être l'homologue des plexus veineux rachidiens des mammifères et des sinus de la dure-mère; il satisfait comme ceux- ci au besoin de décharge rapide éprouvé par les centres nerveux, dont la vie est très active. Les ganglions se débarrasent ainsi très vite du sang altéré par les échanges organiques, en même temps qu'arrive du sang artériel nouveau.

Fonccionnaiité des gongiions spinoiix. — Ceci suppose, comme dans les autres centres nerveux d'ailleurs, un haut degré de fonctionnalité ; pourtant on ne connaît pas encore exactement les fonctions des gan glions spinaux. Les racines postérieures sont aussi sensibles au-dessus du ganglion qu'au-dessous de lui. Sectionnées au-dessus ou au-dessous puis excitées, elles sont également sensibles ; et le temps perdu entre le début de l'excitation et celui de la réaction douloureuse est exactement le même (Morat). L'excitation n'acquiert donc ici aucun caractère nouveau en traversant le centre, si toutefois on limite ce centre pour chaque fibre excitée à la portion globuleuse de l'unipolaire à prolongement en T qui renferme le noyau (cellule de Ranvier). Pour cette raison, Moràt a admis que cette portion du neurone n'a d'autre fonction que de présider à la nutrition du neurone entier ; c'est-à-dire qu'elle excerce une fonction purement trophique.

Ranvier (1) avait formulé une tout autre hypothèse. Partant de ce fait qu'on trouve généralement les racines postérieures plus sensibles que les nerfs mixtes qui en proviennent, il avait été conduit à supposer que les cellules ganglionnaires agissent sur les fibres sensitives avec lesquelles elles sont en rapport, non pas pour aiguiser leur sensibilité, mais pour l'atténuer. En pareil cas, le temps perdu devrait être plus grand lorsqu'on excite l'origine du nerf mixte que lorsqu'on excite les fibres radiculaires entre la moelle et le ganglion; or, il n'en est pas ainsi (2). Rien ne s'oppose toutefois à modifier l'hypothèse en admet-

(1) L. Ranvier, Traité technique d* histologie^ 2« édition, p. 804.

(2) Il convient do faire remarquer que lorsqu'à vec un courant d'égale intensité, Ton excike d*une part, soit les racines postérieures entre la moelle et le ganglion, soit d'autre part l'origine du nerf mixte, on n'est pas du tout, malgré l'apparence, dans les mêmes conditions. Dans le dernier cas, l'excitation se répartit sur un plus grand nombre de fibres nerveuses. lillle agit en effet sur les fibres motrices du nerf mixte et celles-ci en prennent leur part quand bien même, le nerf étant coupé au delà du ganglion, elles n'expriment l'action électrique reçue par rien du tout. En outre, il

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