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TERMINAISONS NERVEUSES MOTRICES

Une cellule nerveuse motrice est celle dont le pôle d'application, répondant aux extrémités de son filament axile, est en rapport avec un organe différencié du mouvement : par exemple une fibre musculaire lisse ou striée. Par son pôle réceptif, cette même cellule est mise en relation avec le pôle d'application d'une ou plusieurs cellules sensitives qui lui transmettent la notion d'une impression dont l'origine première est toujours extérieure. C'est cette notion qui la sollicite à entrer en jeu et à faire fonctionner l'organe du mouvement. Entre Torgane du mouvement et la cellule motrice s'étend le cylindre- axe de celle-ci, déployant un dispositif terminal à son point de contact avec celui-là : — c'est là ce qu'on appelle une terminaison nerveuse motrice.

Les diverses terminaisons nerveuses motrices varient avec les organes différenciés du mouvement auxquels elles viennent s'appliquer pour les actionner. Suivant que la fibre musculaire est striée ou lisse, le dispositif change. D'autre part, les organes du mouvement ne se réduisent pas chez les animaux aux cellules musculaires lisses ou striées. Chez certains poissons, tels que les Raies et les Torpilles, il se développe dans des organes spéciaux de véritables mouvements électriques, suscités par des cellules motrices spéciales : celles du « lobe électrique ». — Enfin le mouvement organique intérieur se traduit, dans certaines circonstances, comme mouvement mécanique proprement dit avec une intensité et une netteté toute particulières. De prime abord, il ne semblerait pas qu'on fût fondé à admettre que les glandes, lors de leur fonctionnement, agissent comme de véritables organes du mouvement. Si pourtant on excite la corde du tympan après avoir au préalable mis son canal excréteur en rapport avec un manomètre à mercure, on voit le produit de sécrétion soulever énergiqaement la colonne mercurielle. Ce qui soulève cette colonne, c'est évidemment la somme des actions motrices développées par le travail

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