‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 13 sur 489 · CELLULES MULTIP0I-AIRE8 DO TYPE DE DBITERS · texte numérisé non relu

CELLULES MULTIP0I-AIRE8 DO TYPE DE DBITERS

laire dans les prolongements protoplasmiques où elles sont distribuées d'une façon plus ou raoîns uniforme ; ou bien elles se groupent en n:inces fascicules dont les uns occupent une position marginale par rapport au prolongement, tandis que d'autres filent dans son axe. Chez les vertébrés supérieurs (mammifères et oiseaux), la fibrillation est le plus ordinairemeot fasciculéêp Elle est au contraire uniforme chez les vertébrés inférieurs (ganoïdes, cyclostomes) : les fibrilles courant parai lèlement les unes aux autres de façon à dessiner une striation longitudinale à peu près régulière du prolongement. Quand les prolongements sont mal tendus, la fibrillation devient onduleuse. Enfin, les fibrilles ou groupes de fibrilles, au niveau des divisions et subdivisions des prolongements, soit se groupent en faisceaux divergeant en Y pour s'engager dans chaque branche de division, soit passen d'une branche de division à l'autre, en formant de la sorte des chiasmas aux points de bifurcation. Dans les intervalles des fibrilles règne le protoplasma interfibrillaire.

Au fur et à mesure qu'en s'arborisant, les prolongements protoplai^miques deviennent plus grêles, la fibrillation devient moins distincte. Il faut à ce point de vue (et à d'autres comme nous le verrons plus loin) distinguer divers ordres de prolongements (fig, 624). Ceux qui émanent du corps cellulaire, et qui sont tous assez volumineux et souvent rubanés ou même membraniformes,' seront appelés branches de l'arborisation protoplasmique. Les branches se subdivisent en rameaiiW qui donnent eux-mêmes une série de ra-

Fir.. 024. ~ Cellules ùû Pmkiuje du cervelet de rHonime impiegnoes par la méthode de Oolgi. '^ (OcuL i, obj, 3 de Vùik'k, cliauibro claire.)

branches 4e fiif boriaatiou prou^pliamlijufl ; — r j-, c-aiii«aux dA ct^ttà arborisiUon ta pourBuivint [is.T dc^ racniiacules entouK'^s d'UQe ^iue de givre dfi UdJL rjui leur dâiiiE.iL- une

ËiJ'i^iii u\-V

PRO' ONGBMENTS PROTOPLASMIQUES. — FILAMENT AXILB PRIMITIF, 651

musculeSy exactement comme un arbre très touffu. La fibrillation peut être, d'ordinaire, nettement suivie sur les branches et les rameaux. Sur les râmuscules, qui sont eux-mêmes de divers ordres, on ne peut plus la suivre. Les râmuscules apparaissent comme des fils d'une extrême ténuité et irréductibles en fibrilles, bien que ce soit là probablement une apparence puisqu'eux-mêmes se divisent et se subdivisent à Tinfini.

Sur le cône d'émergence du prolongement de Deiters, on voit d*abord s'engager un pinceau de fibrilles, issu de l'embrouillement fihrillaire du corps de la cellule nerveuse. Puis, quand le cône s'effile, il cesse d'avoir une apparence fibrillaire et se poursuit (par exemple dans les cellules du ganglion optique de la rétine des mammifères) par le filament d'une excessive ténuité dont j'ai déjà parlé, lequel prend un peu plus loin un diamètre un peu supérieur pourlegarder ensuite constant jusqu'à son engagement dans une fibre nerveuse proprement dite. Jusqu'au point précis où s'opère cet engagement, le prolongement de Deiters représente ce que j'ai appelé le filaînent axile primitif, et non point un cylindre-axe ayant la même signification que celui des fibres nerveuses que chacun connaît.

Mstlaetlon londamentale entre le filament axiie prlmlllf et le ejlln-

dre-axe des flbres nerveuses. — Dans la rétine des mammifères dont les cellules nerveuses ont été colorées sur le vivant et par injection intra-vasculaire au bleu de méthylène, on voit, aux extrémités de l'épanouissement des fibres nerveuses optiques, sur la marge de la rétine, les prolongements de Deiters issus chacun d'une cellule ganglionnaire distincte se grouper en cylindres-axes proprement dits, c'est-à-dire occupant plus loin l'axe d'une fibre à myéline du nerf optique. Us ne le font pas d'emblée. Ils se rapprochent, s'éloigjient tour à tour en une fasciculation d'abord plexiforme, dont les traits échangent une série de fois des filaments de Deiters. Un cylindre-axe proprement dit, celui individualisant une fibre nerveuse, ne peut donc être dans ce cas considéré que comme un faisceau de filaments de Deiters ou filaments axiles primitifs dont chacun répond à une cellule ganglionnaire prise en particulier. Le cylindre-axe proprement dit rassemble donc sur un mêmechemin des filaments axiles commandés chacun par une cellule différente, et marchant simplement de conserve (voy. fig. 622, a; j avant de s'éparpiller derechef pour prendre chacun leur terminaison particulière. Tel serait un câble téléphonique groupant des fils émanant de postes divers, et se rendant à d'autres postes ou bien à un poste unique selon les cas et les besoins du fonctionnement, par un chemin, commun et en utilisant les mêmes moyens de conduction et d'isolement durant un certain parcours.

En d'autres termes, de son origine à sa terminaison, un filament axile primitif est commaindè par un seul neurone: celui qui lui a

Page 1