TOUCHER
suffire à mettre un iudividu en relation avec le monde extérieur, est, chezlamajoriLôdes animaux supérieurs et chez l'Homme, répandu à la surface de tout le tégument proprement dit, répondant aux limites de la lamelle fibro cutanée de l'embryon. La peau et les muqueuses du type tiialpighien sont par excellence le siège de ce sens, qui est celui fi^spres.siom el des contacts. Les autres surfaces muqueuses, telles par exemple que celles de l'intestin entodermique, ne jouissent, par contre, que d'une sensibilité diffuse, obtuse et rudimentaire qui — à la façon de la sensibilité interstitielle, — ne se révèle ordinairement
FiG. 764. — Le fond d'un bouchon épidermique interpa pillai i-e du groin du Porc Méthode de l'or. (Très fort gi-ossisscnient.)
n, rtbre nerveuse afférento au point où elle s^arborisc on branches qui porlcnl les ménisques lactiles f, /, comme des feuilles; — c, cellules èpithélialea ordinaires du corps de Malpighi.
d'une manière précise que par la douleur, c'est-à-dire dans des circonstances d'exception.
Dans certains points particuliers, les nerfs sensitif:^, abordant les surfaces tégumentaires, prennent un dispositif terminal plus compliqué que l'arborisation de leurs branches ultimes dans Tépithélium. Ils donnent ainsi naissance aux organes différenciés du toucher y qui est un perfectionnement du tact diffus et constitue, à proprement parler, le sens des formes. Sans aucune exception, les organes vrais du toucher — les disques ou les ménisques tactiles (fig. 764) — sont disse minésdans l'épaisseur de Tectoderme ou du derme, où ilssont disposés en surface. Ils donnent à l'individu des sensations tactiles beaucoup plus parfaites et commencent à se grouper dans certaines régions (face palmaire ou plantaire des mains et des pieds, lèvres, muqueuse oculaire, etc.). De plus, par un artifice consistant simplement dans une modification particulière du régime circulatoire de la région occupée