MARCHE DES INJECTIONS D'ASPHALTE DANS LA CORNÉE
port ni avec les fentes linéaires ou leurs confluents, ni avec les cellules fixes qu'on supposait occuper les canaux du suc (fig. 767). Jamais on ne les voit pénétrer dans un confluent lacunaire en refoulant là cellule fixe contenue par celui-ci. Autour d'eux, les prolongements protoplasmiques des cellules fixes, plus ou moins déviés, s'enlacent en les contournant sans jamais les traverser. Enfin, sur
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FiG.767. — Rapports des traits d'une injection iulérstitielle d'aspbalte, à leurtenninaison, avec les cellules fixes. Cornée du Bœuf. Méthode de l'or après Tinjection interstitielle. Conservation dans la glycérine. — (Ocul. 1, obj. 7 de Vérick; chambre claire.)
I,r, bases dos cônes formés par les traioées d'asphalte; — i\i', pointes de ces mêmes cônes; — C,C, cellules axes dont les prolongenu'ots contournent les traits de l'injection; — c, cellule fixe directemeal 8oale\ée par le trait d'injection; — /f, point où le trait dMnjectiou s'est morcelé et laisse un espace vide à simple contour entre les fragments.
les quelques points où une série de traits de l'injection se croisent de façon à simuler grossièrement des corpuscules cornéens injectés, on reconnaît que le croisement se fait dans plusieurs plans séparés par une mince épaisseur du tissu de la cornée. Les « tubes de Bowman » sont donc le simple résultat d'une série de décollements; ils ne répondent nullement à un système quelconque de canaux préexistants. De même que les assises du derme des cj'clostomes, les lames delà
LAMES CORNEENNES.
cornée ne sont pas superposées à la façon des feuillets d'un livre réglés en long et en travers alternativement, et qu'on aurait ensuite collés en faisant varier de feuille en feuille l'écart angulaire des lignes de réglage. De distance en distance comme dans le derme primitif, les lames se rejoignent et passent les unes dans les autres. Ceci se voit très bien dans la cornée du Ghien-de-mer. Elle est formée par la superposition de dix ou douze lames épaisses, disposées les unes audessus des autres parallèlement à la courbure antérieure de la cornée,
FiG. 768. — Trois lames de la cornée d'un poisson (Chien-de-mer). Fixation par le bichromate d'ammoniaque à 2 p. 100; c^oloration à la glycérine hématoxylique ; conservation dans la glycérine salée. — (Obj. 2 (ancien) de Nachet, ocul. 1 de Vérick ; chambre claire. Etude des détails avec Tobj. 8 à 4 lentilles de Hartnack.)
Ici, le tissa de la cornée est formé d'assises constituées chacune par de véritables faisceaux conjonclifs iadividualisés. — Z,Z, assises sectioonéeMdans le sens de la longueur des libres; — M, M, assise sectionnée perpendiculairement au sens des Abres conncotivoi ; — z,z\ noyaux compris dans Tassiie coupée en long;— yi^n,»», noyaux répondant au plan de cellules régnant entre les assises (homologues des plans intorlamellaires des cornées ordinaires;; —Pp,/'p, fentes perpendiculaires; — ce, confluent lacunaire renfermant une cellule fixe; — F», flbres arciformes.
et telles que seraient des coins réunis par les pentes de leurs angles dièdres respectifs. La face inférieure du biseau terminal d'une lame s'applique sur la face supérieure du biseau de la lame à laquelle elle doit s'accoler : de telle façon que, sous un faible grossissement, chaque assise semble se poursuivre d'un bord à l'autre de la cornée comme une lame unique, tranchée en un point de son parcours par une incisure oblique. Les cellules fixes occupent les intervalles des assises et, au sein de celles-ci, quand on a affaire à une lame dont les faisceaux conjonctifs ont été coupés en travers, on voit la sectioD de ces derniers sous forme d'une multitude de petits cercles arrondis qui se touchent tous (Eloui). De distance en distance, entre eux ou