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TERMINAISONS NERVEUSES DANS LE CORPS DE MALPIGHI

qu'on peut se rendre compte de leur nombre dans le corps muqueux de Malpighi, et par suite de l'importance qu'acquiert, dans l'ectoderrae tégumentaire, le dispositif intra épithélial.

Toutes les fibres nerveuses intra-épithéliales sont des arborisations amyéliniques du type fibrillaire, exactement ici comme dans l'épithé-

lium antérieur de la cornée (fig. 771). Elles proviennent, dans les intervalles des papilles, de fibr-es nerveuses venues de la profondeur du derme. Celles-ci, après avoir longé la vitrée durant un certain parcours, émettent des branches amyéliniques perforant cette dernière et montant droit dans le corps muqueux. Les cylindres d'axe de ces fibres nerveuses préterminales sont soit régulièrement cylindriques, soit légèrement variqueux ; mais aucun n'est régulièrement perlé, tandis que les fibres intra-épidermiques le sont toutes. Au niveau des papilles, les fibres nerveuses afiférentes gagnent la surface de celles-ci en nombre variable. Très souvent, elles dégagent sous la membrane vitrée des fibres amyéliniques qui montent et enveloppent le corps de la papille comme d'un filet à mailles très lâches.

Fig. 771 . — Distribution des arborisations nerveuses sensitives dans répithéliuni malpighiendes lèvres d'un fœtus humain. (D'après G.

Retzius, méthode rapide de Gol- Gi ; figure empruntée à Déjerine.)

recommande avec raison de le modifier comme il suit quand on veut employer sa méthode de l'or. On découpe des fragments très petits (2 à 3 millimètres de côté) delà pulpe du doigt d'un nouveau-né avec un rasoir bien tranchant; on les débarrasse du tissu adipeux et on les plonge directement pendant une heure dans la solution de chlorure d'or à 1 pour 100. On détermine la réduction lentement dans l'eau légèrement acétifiée, à la lumière diffuse; puis on achève le durcissement dans l'alcool et Ton pratique les coupes après inclusion dans le mélange de cire et d*huile. Ce procédé, tel qu'il est indiqué par Ranvier, ne réussit pas toujours. Il en est de même du procédé rapide de Golgi-Cajal. Ce dernier a Tavantage de montrer en un point de la peau, le plus souvent non pas tous les nerfs intra-épidermiques, mais quelques branches de végétation des arborisations nerveuses avec leurs rameaux et leurs ramuscules terminaux. On reconnaît ainsi qu'il n'y a pas de résfau nerveux dans l'intérieur du corps muqueux, mais bien sur certains points un entrelacs plexiforme entre les divers rameaux et ranmscules de branches nerveuses de végétation d'origine distincte.

Quand on veut voir dans leur ensemble les nerfs intra-épidermiques, il faut employer la méthode du bleu de méthylène injecté sur le vivant, soit dans les artères, soit dans les veines. Dans ce cas, il n'y a absolument que les nerfs colorés en bleu. Sur le Lapin, il est facile d'obtenir ainsi des parties de la peau (lèvres, museau, muqueuse labiale et buccale) où les nerfs sont colorés. Je conseille de faire des coupes sur la peau ou les muqueuses fraîches, prises dans une fente de moelle de sureau ; puis après

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