CELLULES DES BOURGEONS DU GOUT
osmiques, les bourgeons gustatifs de Tépithélium ordinaire au sein duquel ils sont contenus. On les isole en bloc comme de petils bulbes qui, en général» s'ouvrent plus ou moins largement par leur base, répondant au pôle d'insertion des cellules quiles composent, à la façon d'une fleur à demi épanouie (fig. 790). Parleur pôle libre au contraire, les cellules restent ordinairement réunies, parce que les bâtonnets gustatifs disposés les uns à côté des autres en un cône serré ont été plus ou moins soudés entre eux par la fixation — On a ainsi réunies par leur sommet toutes les cellules d'un même bourgeon ; et après les avoir soumises aux colorations électives, il est facile d'étudier leurs caractères histologiques.
Toutes ces cellules ont une configuration générale fusiforme et, rassemblées pour former un bourgeon ovoïde, elles prennent l'empreinte les unes des autres. Leurs plans-côtés sont irréguliers et creusés de fossettes plus ou moins accusées répondant à des loges ou portions de loges imprimées à leur surface par le relief des noyaux des cellules voisines, qui prennent place dans l'ensemble à des étages différents. D'une manière générale, les cellules centrales montent comme des fuseaux droits dans le bourgeon ; leurs noyaux sont ovalaires^ bien développés et occupent le ventre du fuseau : ce sont eux dont le relief fait des empreintes sur les plans-côtés des autres cellules. Les cellules marginales sont incurvées en forme de côte de melon; leurs noyaux sont larges, étalés sur le plan-côté correspondant à leur convexité, laquelle répond aussi à la surface extérieure du bourgeon. Elles sont irrégulièrement découpées sur les plans-côtés répondante leur cour* bure ; ceux-ci s'engagent à l'intérieur du bourgeon, et envoient entre les cellules fusiformes des lames de protoplasma diversement découpées et portant des empreintes en fossettes. Elles réalisent ainsi une formation de soutien. Toutefois, les cellules fusiformes centrales portent également des empreintes, et certaines parmi elles envoient entre les autres cellules des expansions concourant à former les fossettes. — D'autre part, et c'est là un fait très important à spécifier, le pôle libre de la grande majorité des cellules marginales porte tout aussi bien, chez les têtards, un bâtonnet gustatif que celui des celluleiï fusiformes centrales. Toutes sont donc ici neuro-épitliéliales sensiblement au même titre; seulement, certaines d'entre elles jouent plus particulièrement, par rapport aux autres, le rôle d'éléments de limitation et de soutien : ce sont les cellules marginales.
De même pour le pôle d'implantation de toutes ces cellules chez le têtard. La portion des corps cellulaires située au-dessous du noyau s'étire en un prolongement basai très diversement configuré, tant dans les cellules centrales que dans les marginales. Il est ou cylindroïde, ou rubané, plus ou moins découpé et déformé par des empreintes. Ou bien il se subdivise en prolongements grêles, délicats, semés de