PÉNÉTRATION DBS VAISSEAUX SANGUINS DANS LE NBUROÈPITHÉLIUM
considérer les cellules olfactives comme des cellules nerveuses ayant conservé leur position épithéliale primitive et envoyant de là, aux cellules nerveuses du névraxe, un prolongement ayant la signification d*uTi filament de Deiters. Ce sont donc des cellules ganglionnaires périphériques et intra-épithéliales: les seules, d'ailleurs, qu'on coii naisse chez les animaux supérieurs.
w«i«uanMn9ain« du Bcnro-épiihéUiiiii. — Un fait démontrant bien que le neuro-épithélium olfactif est réellement un petit centre nerreux périphérique, c'est la présence de vaisseaux sanguins dans son intérieur, signalée il y a quelques années par Bovier-Lapierre chez certains animaux, tels que le Cobaye (voy. flg. 796 — v, s). Ils maoquent, au contraire, dans l'éminence olfactive des batraciens, ainsi du reste que dans leur rétine. Il est probable que lorsque les fonctions olfactives, de même que celles du névraxe, deviennent très actives ou que le neuro-épithélium est très épais sur un point donné, les vaisseaux pénètrent en dépit de la barrière morphologique que leur oppose la vitrée. Ils se jouent de cet obstacle et introduisent avec eux la vie par le sang dans Tépithélium olfactif, ainsi réduit à l'état para- épi théliah
Chez le Cobaye, c'est en effet dans les portions les plus épaisses du neuro-épithélium, répondant au plein du léger relief produit à la surface par la crête olfactive, que les vaisseaux sanguins franchissent la vitrée. Ce sont tous des capillaires vrais à parois d'une fragilité extrême et, m'a-t-il semblé, non doublés par les éléments ordinaires
G. Découverte d^la formation basale et du plexus basai (1877). Exner, faisant es cela une erreur complète, rejette la signification sensorielle des cellules fusifoi mes. Il les considère comme de jeunes éléments destinés à remplacer les cellules priat»atiqueSf qu'il regarde comme des cellules épitbéliales ordinaires. GeUe opinion avait déjà été soutenue par Ecker (Bericht ûber die Verhandlungen zur Befœrd, d. NaturucUsenschaft zu Freiburg t. Brisg., 1855, no 12). Mais il entrevoit la formation baaale comme une nappe de protoplasma percée de trous et semée de Doyaui, Il en Mi une plaque nerveuse intermédiaire au-dessus de laquelle le mit plfoctif te termine en un plexus.
D. Hamvler (Traité technique d'Histologie^ l""® édition) donne une description licfinitive des cellules de soutien et des cellules olfactives, ainsi que de Tasiise des cellules bAsale», Il voit les fibres nerveuses du nerf olfactif former un plexus au-dessus de U l\^ae des cellules basales. Il reconnaît qu' <c au moins en certains points, les prolongements centraux des cellules olfactives sont en rapport de continuité avec les fibrei du plexus hapal » (loc. citât., p. 940).
E. Ej^mon y Gajal (Origen y terminacion de las fibras nerviosas olfatorias, Gaz, Sankar, de Barcelona, décembre 1890), par la méthode du chromate d'argent, montie que le ^j i^longement central des cellules olfactives est V origine des fibres auttles du nerf olfactif, et que celles-ci se terminent par une arboiisation en rapport avec Tarborisation terminale d'un prolongement proloplasmique des cellules mjtrales dai^s le bulbe olfactif. Gette conception a été ensuite confirmée et développcc par ses élèves, puis par van Gbhuchten et Martin, Kullikbr, G. Ret- £tus, Caluja, etc.
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du tissu coujonctif. Us ressemblent absolument à ceux d'une rètîne. Ils sont de très grand diamètre, et beaucoup semblent répondre à des capillaires veineux. Ils montent droit dans le neuro-épithélium en franchissant la vitrée, puis les cellules basales. ils décrivent ensuite une anse rétrograde, et sortent de Tépilhélium sans s'être engagés dans la zone répondant aux noyaux ou aux portion a supranucléaires des cellules de soutien. Quelques-uns de ces capillaires suivent un trajet horizontal plus. ou moins étendu sous la ligne de ces noyaux. D'autres se renflent en une sorte de massue qui semble souvent terminale, à la façon des bourgeons des veines dans la phase fœtale du dèvelop pement des vaisseaux (voy. t. I, p. 861).
Flbro-mn^aeuse, vaisseaux, glandes elaerii d«« pég Ions oll»ril vra ^ —
Le derme muqueux subjacent aux crêtes olfactives est à peu près constitué comme celui de la muqueuse de Schneider- Il adhère intiraement aux pièces osseuses ou cartilagineuses des cornets et de la cloison par sa face profonde. Dans sa portion superficiille, terminée par une surface lisse que double la vitrée sous le neuro-épithélium et répithélium cilié qui lui fait suite, il renferme un grand nombre de troncules du nerf olfactif et donne passage aux tubes glandulaires, ainsi qu'à un certain nombre de libres nerveuses venues du rameau nasal de la branche ophtalmique. Ces fibres vont se terminer, tant dans répithélium ordinaire que dans le neuro-èpîtlièlium, par des arborisations fibrillaires sur lesquelles Brdnn, puis G. Hetzics ont attiré l'attention. D'après ce que j'ai observé, ce sont surtout ces fibres amyéliniques qui, prenant durant un certain parcours une direction tangentielle au-dessus des cellules basales, y interceptent avec les prolongements nerveux des cellules olfactives le plexus sur lequel insiste Ranvier. On voit nettement ces fibres tangenlielles même sur les préparations légèrement dissociées du neuro-épithêlium fixé et durci par les bichromates. — Dans l'étage moyen du derme sont compris de très nombreux vaisseaux sanguins dirigés en tous sens. Les veines adhèrent au tissu fibreux, et afiectent par suite une disposition en sinus. J'ai d'ailleurs insisté déjà (voy. t, 11, p. ÂGH) sur cette particularité qui introduit dans la muqueuse des fosses nasales un véritable dispositif érectile, ici comme dans l'organe du goût extrêmement favorable au développement des impressions sensorielles. Les écarts de ces vaisseaux sont presque entièrement comblés soit par des glandes, soit par de petits troncs du nerf olfactif .
Les glandes difi'èrent beaucoup de celles des portions non olfactives de la muqueuse. Elles ont été découvertes par Bowman et portent son nom. Elles n'existent que chez les vertébrés à respiration aérienne, où leur présence signifie probablement que Tolfaction, de même que la gustation, l'audition et la vision, ne peuvent s*effectuer que lorsque les cellules sensorielles agissent dans un milieu liquide ou semi liquide.