CUPULE OPTIQUE - FISSURE INFÉRIKURB
laire et cristallinieDne au point de concours. La portion de la vitrée réfléchie autour de la vésicule cristallinienne est l'origine de sa capsule ou membrane cristalloïde(voy. fig. 803, v, éd.).
La vésicule rétinienne, tournée de plus en plus en bonnet double par , le refoulement que subit son hémisphère distal par suite de la poussée contre lui du cristallin qui s'en coiffe, arrive peu à peu à prendre, par rapport au cristallin, la disposition d'une cupule telle que celle qu'on formerait avec UDe balle creuse de caoutchouc, déprimée sur un point de sa surface par une bille de diamètre plus petit.
Elle devient ainsi la cupule optique. — Le feuillet proximal et le feuillet distal sont dès lors définitivement départis l'un deTautrepar le repli ou « genou » de la cupule optique, répondant au reflet de la double paroi de celle-ci tout autour de la vésicule cristallinienne. Le feuillet proximal sera lepit hélium pigroentaire, le feuillet distal la rétine, bien que tous les deux aient à ce stade exactement la même constitution. Us ne se touchent pas alors, quoiqu'ils se doublent l'un l'autre, l'ne large fissure, la « fente rétinienne x), les sépare encore; elle est remplie du liquide épendymaire et communique avec le troisième ventricule par le pédicule optique.
3** Ebauche du corps vitré, fissure optique inférieure. — Tandis que la vésicule cristallinienne se forme, la face inférieure de la vésicule optique primaire s'invagine sur une ligne qui s'étend de l'ectoderme au pédicule optique et se prolonge sur ce dernier. Ceci est dû à ce que, tout le long de cette ligne, le neuro-épithélium s'accroît beaucoup moins vite que dans le reste de la vésicule optique. 11 en résulte naturellement une gouttière en retrait dont le prolongement sur les lèvres de la cupule optique, une fois cette cupule formée, y déterm ine une échanerure par laquelle pénètre une anse vasculaire» et avec elle la substance du tissu conjonctif. Celle-ci esta ce stade entièrement lioinogène et semi- liquide, comme celle des « ilôts de substance f^ séparant les germes vasculaires sanguins de Wolff et de Pandef. Le tout prend place entre le cristallin obstruant l'orifice de la cupule et le feuillet distal ou rétinien de celle-ci. L'expansion du corps vitré dans cet espace ne tarde pas à accoler les deux feuillets, rétinien et pigmentai re de la cupule, par leurs surfaces libres en effaçant la fente rétinienne. Ce même mouvement, tout le long du pédicule optique, efface également la cavité de celui-ci, et le fait passer de l'état de tube à celui de manchon à double paroi, disposé tout autour du bourgeon connectivovasculairequi, plus loin, forme le corps vitré. Le vaisseau afférent deviendra Tartère centrale de la rétine, autour duquel les deux lèvres du pédicule 'tourné en manchon ne tardent pas à se souder. Vœit emÙTyonnaire est de la sorte constitué, individualisé; et la cavité désormais virtuelle de l'évagination optique est séparée de celle du tube neuraxiaL Eu même temps, le feuillet moyen fournit à la cupule
HGKJkUT* — Histologie pratique, II. "71
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rétinienne un réseau vasculaire enveloppant, homologue de celui du névraxe et origine de la chorio -capillaire. Puis i! édifie une formation squelettale également enveloppante, origine de la scléjotique, qui prend la forme d'une cupule cartilagineuse chez les anoures et devient osseuse chez certains oiseaux. Ce sont là les parties essentielles d'un « œil primordial ».
DlIférenelAtloBs dioptriquea et neuro-épIthéllÉtl^a A Im pbftwe l«el«le*
— CrisiaiiiB. — Un organe à la phase embryonnaire ne possède que des ébauches des diverses formations concourant à sa constitutioD ; à la phase fœtale, toutes ces formations sont reconnaissables à leurs caractères histologiques majeurs. C'est surtout à cette dernière période qu'on peut bien déterminer leur signification, tant morphologique qu'histologique, parce que, du moins sur la majorité d'entre elles, on peut aussi dégager leur processus histogénétique individuel et en déduire leurs homologies au point de vue élevé de Vanatomie gêné raie.
Chez le fœtus humain du troisième mois (11 centimètres), Yœiï possède à Tétat distinct toutes ses parties essentielles : rétine et nerf optique plein, parties qui lui viennent du système nerveux central ; cristallin solide qui lui vient del'ectoderme tégumentaire ; cornée et sclérotique, corps vitré vascularisé, chorio-capillaire et choroïde vasculaire, iris et corps ciliaire ensemble issus du mésoderme. De toutes ces parties, et les envisageant au point de vue de leur signification générale et da mécanisme de leur constitution histologique, je prendrai seulement les plus intéressantes pour les étudier à la phase fœtale, en commençant par celles qui, par leur concours, constituent le dispositif dioptrique.
La partie essentielle ou plutôt Torgane majeur de celui-ci est le cristallin, dont je parlerai ici une fois pour toutes ainsi que du corps vitré. Chez le fœtus du troisième mois et les divers mammifères arrivés à la phase correspondante, il constitue un sphéroïde solide entouré d*une capsule épaisse, transparente, sans structure aucune et continue sur tout son pourtour. A tous les stades antérieurs, on la retrouve avec ces mêmes caractères, séparant constamment en arrière le tissu cristallinien du corps vitré et des vaisseaux qu'il renferme alors, en avant de la membrane pupillaire et, chez rAraraocète, du tissu connectif occupant la chambre antérieure. C est une vitrée ayant son origine dans le reflet de celle de Tectoderme sur la fossette cristallinienne; je ne crois pas qu'on puisse actuellement lui attribuer une autre signification.
En avant, dans les limites d'une calotte sphérique comprenant un peu moins de la moitié de la surface cristallinienne, cette vitrée est doublée d'un rang unique de cellules cubiques, transparentes bien que présentant une striation délicate suivant leur hauteur, et renfer-
EPITIIELIUM ANTERIEUR ET FIBRES DU CRISTALLIN. * Jl2j
mant un noyau unique. Ceci constitue Vépit hélium antérieur du criyitallin, tel qu'il restera définitivement. En arrière, sur la vitrée 5*implarjteDt de longues fibres ayant chacune la forme d'un cylindre droit, rendu prismatique par les contacts de ceux qui lui sont juxtaposés. Leur section transversale est hexagonale ou pentagonale. Sur une coupe sagittale de Tœil fœtal, les fibres cristalliniennes forment deux séries par rap[)ort à Taxe antéro-postérieur du cristallin supposé en place. Dans chacune de ces séries, elles sont légèrement courbées en arc à concavité externe. Toutes leurs extrémités antérieures butent sur une ligne continue, répondant à la ligne de cudcnlisationdeVèfi- Ihélium antérieur. Ivatéralement, entre les fibres cristalliniennes et répithélium antérieiip, il y a une région de /passage des unes à l'autre. Là, on voit les cellules de Tépithélium antérieur commencer par s'allonger et à renfermer deux noyaux ; la ligne épithéliale s'épaissit. Puis, brusquement la ligne de cuticulisation, qui arrête toutes au même niveau les extrémités libres des cellules épithéliales, cesse d*exister: et les cellules, continuant à s'allonger et à renfermer des TîoTaux multiples, s'ijifléchissent légèrement en S pour la contourner et venir buter ensuite contre elle par leur pôle libre. Dans la zone de transition, les noyaux sont très nombreux et semblent superposés, c'est pourquoi on l'appelle « zone des noyaux ». Dans la région moyenne, chaque libre cristalHnienne renferme un ou plusieurs noyaux, allongés et placés dans son axe exact (fig 806).
Les fibres cristalliniennes sont donc des corps cellulaires, des cellules de rectodenne tégumentaire qui se sont modifiées pour leur fonction dioptrique. Le mouvement qui aboutit à leur diflférenciation est le suivant : Vectoderme, primitivement formé d'assises multiples, se réduit à une seule dans les deux hémisphères, tant antérieur que postérieur, de la vésicule cristallinienne. Le centre est occupé par un plasma entièrement liquide chez les oiseaux, et renfermant chez les mammifères des cellules résultant de Texfolialion épidermique, qui continue de s'opérer la vésicule une fois close. Mais très rapidement, toute la région qui doit répondre à Tépithélium antérieur est délimitée par la formation de la ligne de cuticulisation répondant à celle des pôles libres. La, les cellules ne grandiront plus jamais ; leur croissance sous forme de fibres est arrêtée par la ligne de cuticulisation.
La preuve qu'il en est bien ainsi est fournie par l'examen du cristallin de l'œil de la Taupe, lequel a épuisé son évolutilité dès le début de son stade fœtal et a achevé son développement comnre tel. Il faut faire des coupes sagittales sur cet œil fixé par la méthode de l'or. On y voit répitljéliura antérieur formé par une rangée unique de cellules, limité par irn ligne de cuticulisation nette et comme tracée à Teocre. En arriére, cène sont pas des fibres cristalliniennes qui viennent buter contre Tépithélium antérieur, mais un nombre variable de
daiSTALLlN DE LA TADt*E.
groupes âocculeux terminés par une extrémité arrondie, répondant chacun à une série de cellules en calottes qui résultent de révolution d'un petit nombre de cellules à pied, implantées sur la cristalloïde postérieure et commandant la végétation de chaque groupe. L'épithélium du segment postérieur du cristallin, au lieu de prendre la
ea
O CTc-M
Fia. 806. — Coupe sagittale de Foeil d'un embryon de Mouton au pi*emiei* stade de la période fœtale (âge iDdéterminé). Fixation par le bichromate d*ammoDiaque à 2 pour 100; coloration à Téoine hématoxylique. Conservation dans le baume du Canada. Faible grossissement.
PfP, bourgeons palpcbraax; — e, ecloderme téf?umen taira devenu l*épithèUum antérieur de la cornée; — esc cul-de-sac conjonctivai; — c, limbe cornéen fœtal; — v, vaisseaux embryonmires du limbe cornéen; — e '7, é])ilhéliuin antérieur du cristallin; — -* n, sone des noyaax du cristallin; — fc^ libres du cristallin; — cf, corps vitré renfermant à ce sta<]a des éléments cellulaires étoiles et des vaisseaix; — cr^ crista'loid-j (membrane propre du crittallin); — /V, feuillet rétinien de la rétine; — epr, feuillet pigmsntaire, déjà très pigmenté, do la rétine ; — o, vaisseau sanguin du tissu conjonctif périoculaire.
forme de fibres montant droit d'arrière en avant pour combler le vide de la vésicule cristalliiiienne (comme c'est le cas même chezrAmmocète), a ici végété en formant des séries élévatoires par le mécanisme des cellules à pied. Il s'ensuit que l'intérieur du cristallin est occupé par les têtes de tous les bourgeons épithéliaux, groupés derrière la ligne nette et continue de Tépithélium antérieur avec des inflexions