‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 202 sur 489 · GANGLION OPTIQUE · texte numérisé non relu

GANGLION OPTIQUE

l'assise plexiforme, et leur attribuer la signification d'un second ganglion tangentiel. Ramôn yCajal, qui a vu monter et se terminer, dans la couche des grains unipolaires, un certain nombre de fibres nerveuses centrifuges amenées àla rétine par la voie du nerf optique, pense qu'elles ont pour fonction d'actionner les spongioblastes, éléments de ce ganglion tangentiel interne. En outre, comme il l'a également indiqué et qu'on le peut aisément voir avec le bleu de méthylène (fig. 826, cg)y la couche des grains renferme aussi quelquefois des cellules ganglionnaires du type ordinaire, engageant leurs prolongements protoplasmiques dans le plexus cérébral et leur cylindre d'axe dans l'assise ganglionnaire plexiforme. 11 s'agit évidemmentlà d'éléments établissant la communication entre l'assise la plus interne et l'assise la plus externe de la rétine : ganglion optique et ganglion horizontal. Remarquons également que les bipolaires qui, par leur ensemble, constituent le ganglion radial de la rétine, se projettent entre deux formations ganglionnaires accessoires et à disposition tangentielle : le ganglion horizontal et la zone des spongioblastes (1).

IV. — Assise ganglionnaire Interne. Ganglion optique. — Il COU—

vient de réunir sous ce titre la couche des cellules multipolaires des auteurs et la couche moléculaire ou plexus cérébral de Ranvier. La couche moléculaire ou neurosponge n'est, en effet, autre chose qu'un plexus stratifié comparable au plexus basai. C'est le lieu du déploiement des arborisations protoplasmiques des grosses cellules multipolaires (fig. 827) de la rétine et de l'expansion parallèle des arborisations cylindraxiles des cellules bipolaires répondant aux cônes et aux bâtonnets, ainsi que des prolongements des spongioblastes marchant tangentiellement dans chaque étage du plexus. Il y a donc lieu de considérer dans l'assise interne deux formations tout comme dans les précédentes : 1® la couche des cellules multipolaires, séparée seulement de la vitrée rétinienne par les fibres optiques formées par leurs filaments axiles ; 2® le plexus cérébral, interposé entre les cellules multipolaires etlacouchedes spongioblastes, et constituant l'intrication

(1) Les caractères des spongioblastes (grains internes) tels qu'ils viennent d*être exposés dans le texte, la propriété surtout qu^ils possèdent sans exception de »e teindre par le bleu de méthylène injecté sur le vivant, ne permettent plus de les considérer, ainsi que le faisait W. Mlller, Ueber die btaromesentwicklung des Sehorgans der Wirbelthiere (Beitrâge zur Anat. u, PhysioL als Festgahe Cari Ludv>ig gewidmetf Leipzig, 1875) comme des cellules du ceuro-épithélium non différenciées et destinées seulement à sécréter la substance propre de la couche moléculaire ou « neurosponge ». Cest Ramvier qui, dès sa première édition du Traité technique d* histologie^ les a ramenées formellement à la signification de cellules nerveuses, tout comme la couche moléculaire à la signification d*un plexus analogue à celui qui occupe la substance moléculaire des ci rcoiivol niions cérébrales. U Ta fait aTCC les méthodes ordinaires, et les lecherches ultérieures n*ont fait que développer 868 premières conceptions à ce sujet.

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