IMPLANTATION DBS CELLULES DE SOUTIEN EN ORDRE EPITHÂLIAL
Au-dessous des grosses cellules multipolaires, il s'effectue toutefois une pénétration plus facile du nitrate d'argent, et le corps de la cellule nerveuse correspondante est souvent teint en noir (fig. 832). Il s'agit donc ici d'un ciment de charpente ou polaire qui, comme celui de la couche génératrice du corps de Malpighi, réduit le nitrate d'argent avec élection sur la ligne d'implantation des cellules épithéliales. A l'intérieur de la rétine, règne seulement un ciment interstitiel et mou qui ne réduit pas l'argent, puisqu'alors que les cellules ganglionnaires sont atteintes par la diffusion de ce réactif et colorées, il ne dessine
pas de traits sur les points deconcours intra-rétiniens des cellules de soutien, dont les expansions se rencontrent pour intercepter des loges closes au pourtour des corps des cellules nerveuses . — En somme, de cette façon la rétine reste un épithélium continu dans toute son étendue et dans toute son épaisseur; bien que dans celle-ci il se soit différencié un centre nerveux très complexe, puisqu'il comprend troisformationsganglionnaires superposées, deux plexus concentriques et une assise défibres nerveuses optiques.
Dans leur portion ascendante et étroite qui traverse le plexus cérébral, les cellules de soutien des urodè-
FiG 831. —La limitante interne delà rétine du Chevreau, imprégnée de nitrate d'argent en solution à 1 pour iOO. Conservation dans le baume du Canada. — (Obj.7, ocul. 1 deVérick ; chambre claire.)
Les traits d^imprégnaiion limitant lei piodt doi coUulos do soution, sont tous jointifs en ordonnance épithèliale sur lonr ligne de base, répondant à la vitrée du névraxo rétinien. — La Irainéo de tout petits champs répond au passage d'un vaisseau sanguin. — Les petits groupes do champs où Targont s*est réduit on noir répondent à dos cellules ganglionnaires (voy. fig. 832).
les tels que la Salamandre terrestre et le Triton, qu'il est plus facile de dégager et d'observer à cause de leur grande taille, présentent des stries ou crêtes longitudinales en relief plus ou moins accusées. Chez les cy clos tomes (Petromyzon marinus), on trouve une disposition beaucoup plus intéressante, parce qu elle établit la relation entre les cellules de soutien et les cellules névrogliques
de le démontrer Ch. Bonne. Il a vu en effet que les champs de Schelske existent tout aussi bien chez le Chat que chez la Lamproie, à la surface externe d'une partie quelconque du névraxe sous la pie-mère.