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ORIGINE ET TRANSMISSION DU MOUVEMENT B&THÉSIOGÉSE

des ondes de 1 ether lumineux ni les transmettre aux cellules bipolaires après les avoir modifiées.

dj Dans les conditions normales, la cellule sensorielle dont Textrémité excitable est frappée par un rayon lumineux donné qu'elle est préparée à recevoir, subit, de par le choc de Tonde lumineuse, une variation de son mouvement moléculaire propre : variation élective et spéciale pour les divers rayons du spectre, capable à son tour — et seule capable — de susciter le mouvement nerveux dans la ou les bipolaires correspondantes; tandis que directement la lumière resterait sans effet sur cette ou ces mêmes cellules nerveuses. Autrement dit, la cellule visuelle est mise en branle par Téther lumineux; et son mouvement propre, d'un rythme donné commandé par celui de l'onde lumineuse, mais tout différent de celle-ci, agit comme excitant électif du neurone bipolaire dont les extrémités réceptives sont à sa portée. La cellule visuelle est donc un élément récepteur du mouvement physique lumineux, et transformateur de celui-ci en un mouvement excitateur du premier neurone sensoriel, la cellule ganglionnaire bipolaire.

e) Il est aujourd'hui possible de faire une hypothèse sur le rôle des cellules bipolaires (1). Elles constituent évidemment, comme Ta affirmé Ramôn y Cajal, le neurone radial par excellence, conducteur et, je pense, aussi transformateur de l'excitation qu'elles ont reçue des cellules visuelles et qu'elles projettent sur les cellules du ganglion optique. Je dis transformateur : parce que l'excitation du ganglion rétinien, sous quelque mode qu'on la tente, ne suscite pas l'éclair lumineux perçu par le cerveau. Au contraire, l'excitation ou la section du nerf optique provoque cet éclair. C'est donc entre les cellules visuelles et les cellules multipolaires du ganglion optique que prend naissance le mouvement nerveux esihésiogène. Ce sont les grosses cellules multipolaires du ganglion optique qui parlent aux centres, cérébraux le langage des formes et des couleurs. C'est au-dessus d'elles que s'opère la transformation de l'excitant, puisque leur cylindre d'axe ne sait transmettre autre chose qu'un mouvement qui, dans les centres, suscite la sensation lumineuse.

Le pôle d'application des cellules bipolaires répondant aux bâtonnets est situé dans l'intrication plexiforrae qui règne au niveau de la rangée des corps des grosses cellules multipolaires du ganglion optique. Il répond à des entrelacs de fibres perlées, formant des enveloppements à ces cellules ganglionnaires et toujours extérieurs à leur capsule propre. Ce pôle d'application résume l'impression reçue par un ^rand nombre de bâtonnets. 11 localise dans chaque cellule du ganglion optique des aires visuelles plus ou moins étendues, dont l'impression

(1) Cf. Ranvier, Traité technique (Thisiologie, 2e édition, p. 759.

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