FORMULE CLASSIQUE DU NEURONE
protoplasmique réceptif d'une cellule mitrale, auquel il propage l'onde nerveuse sensorielle.
Enfin Gajal pose en principe absolu que : 1^ le filament axile se termine toujours par des extrémités libres après avoir ou non fourni une arborisation prélerminale; 2*^ les prolongements protoplasmiques (dendrites) se terminent également toujours par des extrémités libres. Un neurone ne peut se mettre en continuité organique avec un autre neurone. Le neurone est une cellule nerveuse dont tous les prolongements, y compris celui qui joue le rôle de cylindre d'axe, se terminent toujours librement après s'être plus ou moins arborisés. Jamais les branches de cette arborisation ne confluent pour former des mailles closes, ni entre elles dans un même neurone, ni avec celles émanées d'un autre neurone. — Le neurone est ainsi engagé dans l'organisme comme le sont les arbres et les animaux dans la nature, lesquels ont entre eux des rapports de voisinage ou de contact, parfois même étroits, mais en demeurant des individus isolés. Les prolongements d'un neurone peuvent toucher une autre cellule (musculaire, glandulaire, etc.) ou ses prolongements, le corps d'un autre neurone ou ses prolongements : c'est « l'articulation » de Cajal. Mais il ne saurait y avoir entre eux fusion ni continuité de substance, même opérées secondairement. Telle est l'affirmation dogmatique qui ressort de l'examen des éléments nerveux fait à l'aide d'une méthode unique (fig. 633), celle de l'imprégnation par le chromate d'argent (1).
(1) La réduction du chromate d*argent sur les corps cellulaires des neurones des divers ordres et sur leurs prolongements se fait d'une manière massive. Elle donne naissance à un précipité d*UQ brun noir, opaque et ne laissant apercevoir, sur l'élément distingué au milieu des autres, aucun détail de structure utilisable en histologie analytique. Mais cette méthode, imaginée par ^îolqi, est positivement admirable au point de vue des résultats topograpbiques qu'elle fournit. Elle détache en silhouette, sur des préparations où aucun autre détail n'est marqué, les cellules nerveuses et leurs expansions, soit une à une, soit par petits groupes. L'orientation des prolongements protoplasmiques récepteurs, la marche des filaments axiles primitifs, leurs raaiilles collatérales, enfin, l'intrication des expansions des divers ordi^es les unes avec les autres, là oii Timprégnation a réussi, sautent aux yeux d*eniblée. Etant donné un netii*one, la méthode de Gouu permet aisément de déterminer où vont ses prolongements récepteura, où va son filament axile primitif. C'est avec son puissant appui que GoLGi, puis ses élèves Mondino, Fusari, Tartufbri et ensuite Gajal et son école, G. Bbtzius et enfin Kollikbr, sont arrivés à débrouillfr, d'une manière satisfaisante et extraordinaire comparativement à ce qu'on savait auparavant, ce que j appellerai la systématique du système nerveux central et périphérique. Mon admiration pour cette méthode, et pour h s travaux réellement révélateurs qu'elle a suscités, ne saurait donc être mise un instant en doute.
Cependant ti l'on se place au point de vue de l'histologie analytique, on est rapidement amené à reconuatirj que tous les problèmes pendants ne sont pas tranchés. La méthode de Golgi, comparable à ce point de vue à celle de l'imprégnation par le nitrate d'argent, pourrait conduire aisément à des interprétations erronées. En premier lieu, elle est absolument insuffisante pour trancher la question de la terminaison