‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 210 sur 489 · TAPIS A ÉCLAT MÉTALLIQUE DES POISSONS OSSEUX. HQQ · texte numérisé non relu

TAPIS A ÉCLAT MÉTALLIQUE DES POISSONS OSSEUX. HQQ

stomotiques entre eux. Chez la plupart des vertébrés, ils sont répandus dans toute Tépaisseur de la choroïde vasculaire et dans le feuillet viscéral de la petite séreuse, tapissée par un endothélium continu, qui prolonge la cavité arachnoïdienne régnant autour du nerf optique, jusqu'à la région antérieure de la choroïde vasculaire.

Chez les poissons osseux, tels queTEspadon, le Brochet, etc., la choroïde vasculaire se termine par une surface parfaitement lisse et d'un éclat de métal poli en dehors de la chorio-capillaire. C'est sur cette surface que repose la membrane fibreuse de la chorio-capillaire , sur le côté interne de laquelle les vaisseaux font relief vers Tépithélium pigmenté. Quand on a enlevé la chorio-capillaire comme une toile mince, on voit le segment postérieur de l'œil présenter l'aspect exact d'une cupule soit argentée (Espadon), soit dorée pour quelques poissons et constituant un véritable miroir, comme l'a fait remarquer Rouget. Ceci est dû à ce que la choroïde se termine, sous la chorio capillaire, par une mince membrane vitrée élastique et sans structure, mais doublée d'une couche de petits cristaux en forme de bâtonnets aciculés, joints parallèlement les uns aux autres et formant des assises superposées. C'est la membrane du tapis. On voit ainsi que l'éclat métallique du tapis peut être obtenu par un dispositif variable. Chez le Bœuf et le Mouton, il résulte du mode d'entrelacement des assises minces de faisceaux fibreux parallèles, et chez les poissons d'un dépôt de cristaux doublant en ordre régulier une membrane spéciale. Ceci semble bien indiquer que le tapis a un rôle fonctionnel, même relativement important. Déplus, chez les poissons, en dehors du tapis la choroïde vasculaire est fortement pigmentée. Son pigment, que de la sorte ne peuvent atteindre les rayons lumineux (tous réfléchis vers la formation épithéliale pigmentée, par la membrane du tapis agissant à la façon exacte d'un miroir), n'a donc pas à remplir de rôle dioptrique. Il s'agit probablement d'un rôle chimique, celui-là de toute importance puisque la pigmentation de la choroïde est constante.

La choroïde vasculaire exerce, outre qu'elle est le chemin des vaisseaux et le siège du pigment choroïdien, la fonction d'un tissu de soutènement par rapport à la rétine et à la chorio-capillaire qui double celle-ci. On en a la preuve morphologique par la façon dont elle est constituée chez les cyclostomes. Chez les pétromyzontes (ex. P. marinus)^ elle forme en effet derrière la rétine une véritable cupule, comparable à celle du gland d'un chêne par rapport au fruit. Elle renferme des cellules globuleuses qui viennent au contact les unes des autres, et dont le protoplasma, transparent chez l'Ammocète, se charge progressivement chez l'adulte de granulations graisseuses. C'est donc là une formation de tissu fibro-hyalin, et non pas une formation adipeuse. Entre les cellules hyalines globuleuses, passent les vaisseaux et s'engagent des chromoblastes. Sur une coupe sagit-

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taie du segment postérieur de l'œil, la cupule fibro -hyaline rétrorétinienne affecte la âgure d'un croissant, dont le plein est traversé par le nerf optique et dont les pointes, répondant à l'ora-serrata, servent d'appui à l'iris et au muscle ciliaire. Je ne décrirai pas ces dernières parties de l'œil, dont l'étude est faite dans tous les traités d'anatomie descriptive et qui ne présentent pas d'intérêt histologique direct.

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