‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 227 sur 489 · PILIERS DE CORTI · texte numérisé non relu

PILIERS DE CORTI

Piliers de Corti. —Chacun sait aujourd'hui que les piliers de Corti sont des cellules épitliêliales de soutien modifiées par la différenciation, puis la mise en forme dans une certaine portion de leur étendue, et enfin la transformation rigide d'une substance comparable à celle des fibres

FiG. 843. — L*épithélium de Corti vu en coupe sagittale, daos ses rapports avec les nerfs et avec la membrane réticulaire vue en perspective à sa sur&ce (figure de démonstration).

E, L'épithéîium de Corti. — ffi\ épithéliuin do la pcnto interne, formant le revêtement du sillon spiral; — et, cellule auditive interne; —pi, pilier interne do Corti; — a/, atriation de la léto et du corps du pilier interne; — pe^ pilier externe: — cl,e2,c3, les trois cellulos auditives externes; — «l,s>,«3, les trois cellules de soutien des cellules auditives externes : à ces cellules font suite les cellules de la ponte externe epe; — 6, membrane basilairc.

R, la membrane réticulrire^ portant Tempreinte des pôles libres des cellules de répithélium do Corti. Elle est vue eo fuite et à vol d'oiseau. —c'i\ empreintes très légères des cellules auditives internes; — s't', empreinte delà tète des piliers internes; — p' i\ empreintes dt>8 tètes et des bourrelets des piliers externes; — al,fi2,a3, les trois rangées d*anneaux répondant à Tcmpreibte des pôles libres des trois rang:} de cellules auditives externes; — ph.p^ la première rangée do phalanges intercalaires aux anneaux, et répondant A Tempreinte des prolongements phalanges de la tête des piliers externes; — pA, les autres rangées de phalanges, répondant à rcmpremte du pôle libre des cellules de soutien ; — epe^ surface libre de Tépithélium do la pente externe de répithélium de Corti.

n, fascicule amyélinique du nerf cochléaire; — n', masse compacte de filaments nerveux entre l'orifice de la membrane basilaire et la cellule auditive ioterne ; — n", fibre nerveuse amyélinique traversant Tare de Corti pour gagner les plexus spiraux externes sl,xS,«S, d'où partent les gerbes de fibrilles nerveuses terminales enveloppant par leur fond les cellules sensorielles

névrogliques. Cette substance est une édification particulière du protoplasma, et c'est d'elle que dépend la figuration même de chaque pilier sous forme d'une / d'intégrale peu accusée. Elle forme le corps allongé, réfringent et fibrillaire de chaque pilier, son renflement supérieur, et son pied d'insertion où la fibrillation du corps s'épanouit en

"Vr-n

PILIBR EXTERNE DE GORTI.

gerbe comme sur rentonnoir basai d'une cellule de soutien de la rétine . Ce pied, vu de profil sur une coupe, s'élargit lui aussi en cône. Vu de front par sa face de base, il est quadrangulaire, si solidement implanté sur la membrane basilaire que le plus souvent, auparavant qu'il ne s'en détache, le corps du pilier se rompt par son travers.

Le pilier externe (fig. 844), plus robuste et plus long que Tinlerne, porteunetête volumineuse, qu'on a comparée à cellede l'astragale. Cette

tête est arrondie pour s'articuler avec celle du pilier interne, excavée en sens inverse. Elle est munie d'un bourrelet en forme de fer à cheval qui la limite en dedans et sur les côtés.

De la concavité de ce fer à cheval part une expansion en forme de bec (Lœwenberg), plate, et dont l'extrémité libre est découpée en tète de phalange.

C'est V expansion phalangée du pilier externe. — Dans la concavité de la courbe dessinée sur la face interne du pilier par l'évasementde son pied, se loge la masse de protoplasma renfermant le noyau de la cellule de l'épithélium cochléaire primitif qui a édifié le pilier. Cette masse protoplasmique s'étale au-dessus du pied sur la membrane basilaire comme l'ont montré Bcettchbr, puis Hensen (1); elle rejoint souvent celle de la cellule homologue placée en regard sur le pied du pilier interne. Il y a donc continuité du revêtement épithélial de la membrane basilaire, même sur le plancher des arcades de Corli.

Le pilier interne, plus grêle que l'externe, porte une tête aplatie, recourbée comme une cavité sigmoïde de cubitus pour recevoir la tête arrondie du pilier externe. Elle projette comme cette dernière, à la surface du neuro épithélium, une expansion externe non plus phalan-

Fig. 844. — Les piliei-s de Corti dans leurs rapports réciproques.

PI, pilier interne; — c^c\ les deux masses protoplasmiquos du pilier ioterno renfermant chacune un uoyaa; — /", expansion en forme de rame de la tète du pilier interne; — PE, pilier externe ; — c" masse protoplasmique du pilier externe renfermant un noyau; — S, striation du corps et de la tète t du pilier externe; — p, expansion phalangée du pilier externe. — Par leur réunion, les deux piliers forment l'arcade de Corli dont le plancher répond à la roerobraao basilaire.

(1) Hensen, Zur Morphologie der Schnecke des Menschen u. d. Sàugetldere (Siebold's und Kôlliker's ZeitscJir. /*. wissensch. Zoologie, t. XIll, p. 481, 1863).

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