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MODE DE SUSPENSION DES CELLULES SENSORIELLES

Les phalanges du dernier rang correspondent aux derniers anneaux et ne séparent pas de cellules sensorielles le long de la crête. Plus en dehors enfin viennent les cadres allongés et irréguliers répondant aux cellules épithéliales du genou, déjà mal imprimées sur la cuticule mourante : c'est le cadre terminal. On voit ainsi nettement comment sont calées, sur leur pôle libre , les cellules sensorielles des deux rangs externes. Chacune d'elles répond à quatre phalanges, dont deux les embrassent par leurs longs côtés et se succèdent dans le sens de marche de la crête acoustique dans l'intervalle des cellules auditives consécutives dans chaque rang ; tandis que les deux autres complètent Tembrassement en butant contre elles par leurs bouts dans le sens du travers de l'épithélium de Corti (voy. flg. 845).

Ce dispositif de soutien aboutit, en somme, fonctionnellement au même résultat que dans une crête acoustique de cyclostome. Les quatre prolongements phalanges des cellules de soutien qui interviennent ici, suspendent en quelque sorte la cellule sensorielle en la saisissant, par le voisinage de son bord libre et aussi par ses côtés, tout comme le feraient des doigts. Mais l'espace libre entre le fond de la cellule sensorielle et le corps des cellules de soutien n'existe plus. La cellule sensorielle prend appui sur le corps déjeté de la cellule de soutènement. Une substance cimentaire semi-liquide, tenace et visqueuse, englue les deux sortes d'éléments du neuro épithélium. Ce ciment interstitiel mou, analogue à celui qui unit et sépare les cellules épithéliales de la cornée transparente, constitue également la voie de marche des filets nerveux acoustiques terminaux engagés dans l'épithélium de Corti .

Strie vasculaire, ou ruban épithélial vasculaire et pigmenté, — Entre le reflet de l'épithélium cylindrique clair de la membrane basilaire, prolongé sur la face cochléaire du ligament spiral, et la membrane de Reissner, elle aussi revêtue d'un épithélium non différencié, mais prismatique bas, le canal cochléaire est adhérent au périoste interne de la lame des contours. Dans ces limites, c'est-àdire entre l'insertion de la membrane de Reissner et la membrane basilaire, il est tapissé par un épithélium dont les cellules sont chargées de granulations pigraentaires, et renfermant dans son épaisseur même un élégant réseau de capillaires sanguins. Cet épithélium repose sur une couche de tissu conjonctif richement vascularisé. C'est là ce que les auteurs nomment la strie vasculaire^ et Ranvier le « ruban épithélial vasculaire et pigmenté » — parce qu'il est facile de le détacher de la lame des contours sous forme d'un ruban qui monte tout du long d'elle en hélice dans le limaçon, juste en face de la crête spirale située sur la lame spirale à son opposite.

L'épithélium, formé de cellules cylindriques peu élevées, repose sur le (i ruban vasculaire », lame de tissu conjonctif sous-jacente et dou-

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