STRIE VASCULAIRE
blant (1) ou plutôt étendant le périoste interne de la lame des contours, dont son relief comble un peu la concavité, laquelle regarde le canal cochléaire. Les cellules de répithéliura sont plus basses sur la marge du ruban que sur son plein, ce qui comble davantage encore le sillon et favorise le déploiement des vaisseaux sanguins à l'intérieur delà lame épithéliale. Les cellules épithéliales ne sont pas toutes pigmentées. Celles qui renferment du pigment s'intercalent aux autres par petits groupes et même le plus souvent isolément. Quand on a injecté les vaisseaux avant de détacher le ruban épithélialet vasculaire, on les voit aborder l'épi thélium par leurs branches artérielles et vei~
FiG. 846. — Ruban épithélial vasculaire et pigmenté (strie vasculaire) du canal cochléaire du Cochon d'Inde, isolé par dissociation sur un animal dont le système vasculaire a été injecté par faorte abdominale. tk)loration au pfcrocarminate. Conservation dans la résine Dammar.
a, artériole;— tj, veinule; — c, capillaire grftle fermant ane maille ; — e^e, cellules (Spithé liales non pigmentées; — p, cellules épithéliales pigmentées.
neuses afférentes et efférentes, et déployer à l'intérieur de celui-ci, parallèlement à sa surface, un réseau de capillaires engagés entre les plans-côtés des cellules et marchant tangentiellement. Ces capillaires (Bg. 846) concourent entre eux exactement à la façon de ceux du névraxe, en interceptant des Y anastomosés et contrariés. 11 s'agit bien d'une pénétration vasculaire secondaire, qui donne à Tépithélium pigmenté de la cochléela signification « para-épithéliale » tout comme au neuro-épithélium du névraxe ou à celui de l'organe olfactif. En effet, comme l'a indiqué Ranvier (2), certaines branches capillaires sont communes au ruban épithélial et au ruban conjonctif qui le double. La
(1) Prenant (Internationale Monatschrift, 1892) considère le ruban vasculaire comme un tissu réticulé d*ôrigine épithéliale.
(2) L. Ranvier, Traité techn. d^ Histologie, 2« édition, p. 768-769.