GLANDES DE LA ZONE DU PYLORE
muqueux qui leur correspond s'enfonce comme un long tube à très large lumière jusque dans la couche sous-muqueuse en trouant la musculaire muqueuse. Ce tube se termine par une sorte de glomérule de canaux sécréteurs ramifiés et enroulés, dont Tépithélium ejst identique à celui des tubes sécréteurs des glandes pyloriques intra -;nuqueuses. Ranvier a désigné ces glandes sous le. nom de ((glandes pyloriques accessoires ».
Pour bien comprendre leur signification, il convient de les étudier sur le pylore du Hérisson, au voisinage du point de passage de la muqueuse gastrique à celle de l'intestin . On voit d'abord parmi les autres des glandes pyloriques dont Tinfundibulum est plus profond, les tubes sécréteurs plus développés et plus nombreux que ceux des glandes ordinaires. La masse des tubes sécréteurs est volumineuse et se projette partiellement au-dessous de la ligne générale delà sous-muqueuse en divulsant celle-ci, qui l'enveloppe encore toutefois de ses faisceaux éparpillés. Un peu plus loin, d'autres glandes semblables, mais encore plus volumineuses, occupent tout Tespace séparant la musculaire muqueuse du muscle moteur général de l'estomac. Ces glandes sont donc inter-musculaires. — La lignedes glandes pyloriques intra-muqueuses se continue directement dans le duodénum avec les glandes de Brunner aussi intra-muqueuses. A celle des glandes pyloriques intermusculaires, fait suite l'assise inter-musculaire des glandes de Brunner. Les deux séries de glandes sont d'ailleurs histologiquement toutes semblables et l'on ne peut les distinguer, sur le point de passage, que parce que les cryptes répondant aux duodénales sont tapissés par l'épithélium de l'intestin, tandis que ceux qui répondent aux glandes pyloriques sont revêtus d'un épithélium dont toutes les cellules sont caliciformes.
Ces faits, joints à ceux que j'ai déjà énoncés : à savoir que les épithéliums sont toujours du même type, chez un même animal, dans les tubes sécréteurs des glandes pyloriques et dans ceux des glandes duodénales, justifient jusqu'à un certain point l'opinion de Schiffer- BEGKER (1), qui propose de les désigner sous le nom collectif de glandes de la zone du pylore. Toutefois, il importe de spécifier qu'il ne s'agit ici que d'un rapprochement exclusivement fait au point de vue morphologique, et qui ne préjuge rien du rôle physiologique respectif des deux ordres de glandes, pyloriques et duodénales.
Masculalre maqucutie et tissa con|onctir de la moqueuse gastrique.
— La musculaire muqueuse est, ici comme dans le reste de l'intestin entodermique, le muscle propre de la membrane muqueuse. Elle est formée exclusivement de fibres musculaires lisses, et passe droit à une petite distance au-dessous de la terminaison des tubes sécréteurs des
(1) ScHiPFBRDECKBR, Nachrichteti ton d. Kônigl, Gesellsch. d. Wiss, Gœttingen, 1884.
Rbnaut. — Histologie pratique, II 82