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MUSCULAIRE MUQUEUSE

glandes, en séparant la muqueuse du. tissu sous-muqueux. Elle est nettement formée de deux assises. L'une, superâcielle, confine au tissu conjonctif sous-glandulaire et ses fibres ont une direction générale annulaire. L'autre, profonde, confine au tissu conjonctif sous-muqueux et ses fibres sont en général longitudinales. Ces deux directions des fibres ne sont pas tout à fait exclusives dans chaque plan. Les fascicules de fibres lisses tombent les uns sur les autres à incidences variables, de manière à constituer une sorte de rets. Il est facile de mettre cette disposition en évidence par les injections interstitielles de mélange osmio-picrique et de nitrate d'argent dans la sousmuqueuse; après quoi on isole des lambeaux de la musculaire muqueuse sur des coupes épaisses, à l'aide des ciseaux et des aiguilles. On voit alors les fascicules de fibres musculaires imprégnées d'argent s'intriquer en forme de nattes, tout en conservant dans le plan un sens général annulaire ou longitudinal. Dans les intervalles des vaisseaux qui les traversent, l'injection interstitielle clive les deux plans sur nombre de points. Il existe donc entre eux une mince lame de tissu conjonctif qui les rend indépendants. En revanche, le tissu conjonctif sous-muqueux et le tissu conjonctif sous-glandulaire de la muqueuse font corps solidement avec les assises respectives de la musculaire qui sont à leur contact. Chez le Chien et chez l'Homme, ce qu'on appelle la « lame de Zeissel » n'existe pas.

Chez le Chien, l'Homme, l'Ane et le Cheval, on peut aisément étudier les relèvements très intéressants de l'assise superficielle, ou à fibres annulaires, autour des glandes tant cardiaques que pyloriques. Ces relèvements existent du reste chez tous les animaux à glandes gastriques difiërenciées que j'ai eu l'occasion d'étudier. Ils jouent, comme je l'ai déjà indiqué en parlant des glandes en général, un rôle très important et même ici capital dans le phénomène de l'excrétion exo -glandulaire (1).

Feuillets musculaires, — De distance en distance, on voit se détacher sur les coupes des pinceaux de fibres lisses (fig. 863) qui, se dégageant de la musculaire muqueuse, montent droit ou obliquement dans l'épaisseur de la muqueuse ensuivant le trajet des grosses veines en Y. Ce sont là les feuillets musculaires iyitra-muqueux principaux. En efiet, on peut se convaincre, en dissociant des coupes un peu épaisses (2), qu'il ne s'agit ici nullement de pinceaux de fibres lisses isolées, mais bien dei feuillets comme je viens de les appeler : c'està-dire de lamelles minces, au sein desquelles les cellules musculaires étroites comme des fils suivent un trajet parallèle ou plutôt diver-

(1) Voy. t. II, p. 134.

(2) Injection interstitielle de mélange osmio-picrique et de nitrate d'argent dans la sous-muqueuse. Alcool fort. C!oloration par Téosine hématoxylique.

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